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mercredi 20 mai 2026

Le vagabond de Séoul de Kim Ho-Yeon

Le vagabond de Séoul de Kim Ho-Yeon
Auteur : Kim Ho-Yeon
Maison d'édition : Picquier
Date de sortie : Avril 2025
ISBN : 978-2-8097-1681-8
Pages : 320
Prix : 22

Résumé :
Madame Yeom est une vieille dame très digne et énergique qui veille avec sollicitude sur le bien-être des employés de sa supérette. Un jour, elle perd sa pochette contenant ses biens les plus précieux dans la gare de Séoul. C’est un vagabond qui va la retrouver et la lui rendre. Un homme abîmé par la vie, qui a oublié son passé et presque l’usage de la parole, mais se fait une idée très précise du bien et du mal.
Cette rencontre imprévue va opérer un tournant décisif dans leur vie à tous les deux.
Ce roman qui a conquis le cœur de plus d’un million et demi de lecteurs en Corée nous fait partager l’existence des employés et des clients d’une petite épicerie de quartier, qui est un îlot de chaleur humaine dans la solitude et l’âpreté de la capitale. Une jeune dramaturge en panne d’inspiration, un père de famille au bout du rouleau, un détective vieillissant un peu paumé… A chacun, Dokgo le sans-abri, désormais embauché par Madame Yeom pour le service de nuit à la supérette, va donner une clé pour dénouer la situation. Et nous, lectrices et lecteurs, savourons cette plongée dans la vie quotidienne d’un quartier de Séoul, et nous attachons à cet homme bourru à la carrure impressionnante et à l’identité mystérieuse, qui entame une renaissance, renoue avec lui-même et les autres, et avec la seule force de sa sincérité et sa bienveillance, accomplit des merveilles.

MON AVIS : Je ne remercierai jamais assez Élise de m'avoir parlé de ce roman à côté duquel je serai passée sinon. On rencontre Madame Yeom qui a perdu son portefeuille. Heureusement, un SDF, Dokgo, de la gare de Séoul l'a trouvé. Elle va décider de l'engager dans sa supérette. Dokgo est décrit comme un grand ours bégayant. Au début, il n'est pas franchement accepté. On lit même des clichés sur les SDF, des choses auxquelles on a tous pensé. 

Pour nous lecteurs, Dokgo semble être serviable et un peu naïf. Il croit en la gentillesse et le bon côté de chacun. Son arrivé va nous permettre de rencontrer d'autres personnages qu'il s'agisse d'employés ou de clients. Tous sont réfractaires mais au fur et à mesure, chacun va être confronté à lui-même. La force de ce roman est que l'auteur ne dévoile rien du passé de Dokgo avant la fin. On essaie donc par certains mots ou certaines phrases de deviner quelque chose mais rien. 
 
Par ce roman, on a un aperçu de la vie quotidienne de Séoul. On découvre le fonctionnement d'une supérette mais aussi les attentes de la société sur chacun et ses conséquences plus ou moins fortes. Je pense à ce père de famille ou au fils d'une employé. Même cette dernière est sous l'emprise de ces clichés si je peux m'exprimer ainsi. Madame Yeom, quant à elle, est une dame adorable et généreuse. Par contre, son fils est exécrable.
 
En bref, ce roman est un coup de cœur. Je ne m'attendais pas à une telle histoire. L'auteur a réussi à me surprendre en cassant les clichés sur les SDF avec brio au second plan pour mieux parler de la société coréenne par ces personnages secondaires.

mercredi 18 juin 2025

Bienvenue à la librairie Hyunam de Hwang Bo-Reum

Bienvenue à la librairie Hyunam de Hwang Bo-Reum
Autrice : Hwang Bo-Reum
Maison d'édition : Picquier
Date de sortie : Août 2024
ISBN : 978-2-8097-1675-7
Pages : 360
Prix : 22

Résumé : Quand certains ont imaginé le paradis comme une bibliothèque, d’autres choisiront sans hésiter une librairie. En garnissant les rayonnages de sa nouvelle librairie, Yeong-ju y met tout son cœur, comme si elle essayait, avec les livres, de renouer avec une amie perdue de vue depuis sa jeunesse. Elle répond aux demandes des lecteurs, même les plus surprenantes, elle cherche un livre pour dégeler le cœur et glisse parfois dans les volumes de petites notes de la taille d’une paume, qu’elle conclut par « ce roman m’a donné ce plaisir ».

Elle découvre aussi le plaisir d’organiser des rencontres avec des écrivains, d’animer un club de lecture, d’accueillir un atelier d’écriture, de conseiller des livres avec la joie d’éteindre souvent des chagrins avec une heure de lecture. La librairie devient rapidement le cœur battant du petit quartier de Hyunam où se nouent des amitiés, des interrogations sincères sur le sens de la vie et le pouvoir des livres.

Il y a à ses côtés le barista Min-jun, qui trie les grains de café comme les mauvaises pensées, Jimi la torréfactrice passionnée, sans compter les habitués qui ont élu domicile parmi les livres, comme Jeong-seo qui tricote des éponges en forme de pain de mie entre les bibliothèques.

Une belle déclaration d’amour à la librairie.


MON AVIS : Ma pauvre libraire n'a pas eu le temps de le mettre en rayon. Je l'ai réservé dès que j'ai su qu'elle l'avait reçu. Je savais que j'aimerai ce livre mais pas à ce point-là. En même temps, rien qu'en voyant le titre du livre, on sait déjà ce qu'on va lire mais c'est tellement plus que ça. Lorsqu'un passage me plaît particulièrement, je mets des post-it. Pour celui-ci, j'en aurai mis partout.

On suit Yeong-ju, une jeune femme qui tient une librairie. Les débuts ont été compliqué. Elle a embauché un barista Min-jun qui a trente ans. On imagine une librairie chaleureuse dans laquelle les clients deviennent vite des habitués, un endroit qui permet d'appuyer sur pause. Et ça fait du bien. On suit essentiellement la libraire mais certains chapitres sont écrits du point de vue d'autres personnages. Celui de Min-jun m'a beaucoup parlé.

Ce roman est un hymne aux librairies. L'autrice y aborde beaucoup de choses sur la vie en librairie mais également les difficultés qu'elles rencontrent. Celle dont il est question ici se trouve dans un quartier calme et éloigné du centre ville. J'ai le souvenir d'un extrait parlant des influenceurs littéraires que je trouve intéressant. Forcément, l'autrice distille des références littéraires dont deux totalement fictives. Elles sont recensées à la fin du livre.

D'autres personnages apparaissent au fil des pages. La toréfactrice Jimi nous apprend énormément sur le café. Jeong-Seo, une jeune femme atypique, tricote des éponges. On apprend à les connaître au fil des pages. Il y a également un adolescent que j'ai apprécié. Il est exemple typique de la personne perdue qui va découvrir un monde grâce à la librairie.

En bref, je pourrai probablement en écrire plus tant il y a de sujets abordés. Je retiendrai un livre magnifique qui permet aux lecteurs de prendre une pause au sens propre du terme. Je ne peux que le recommander aux amoureux des livres et encore plus à ceux qui soutiennent les libraires indépendantes.


vendredi 7 mars 2025

Le goûter du lion de Ogawa Ito

Le goûter du lion de Ogawa Ito
Autrice : Ogawa Ito
Maison d'édition : Picquier
Date de sortie : Août 2022
ISBN : 978-2-8097-1598-9
Pages : 272
Prix : 19

Résumé : Ce qui fait de ce livre grave et pudique un roman solaire, c’est d’abord le lieu  : l’île aux citrons dans la mer intérieure du Japon, qu’il faut gagner en bateau  ; et encore, l’image magnifique de l’union de la mer, du ciel et de la lumière : la   mer scintillante, illuminée par un incroyable sourire, surplombée par la Maison du Lion, ce lieu de paix où Shizuko a choisi de venir pour vivre pleinement ses derniers jours en attendant la mort.
Avec elle, nous ferons la connaissance des pensionnaires – ses camarades, ses alliés et pour tout dire, sa nouvelle famille – ainsi que de la chienne Rokka qui s’attache à elle pour son plus grand bonheur. En leur compagnie, il y aura aussi les goûters du dimanche où grandit peu à peu son amour de la vie quand on la savoure en même temps qu’un dessert d’enfance, une vie qui aurait le goût de la fleur de tofu, d’une tarte aux pommes ou des mochis-pivoines.
Avec la délicatesse d’écriture que nous lui connaissons dans ses précédents romans, Ogawa Ito entraîne peu à peu Shizuko sur un chemin de poésie dont la mélodie possède la voix grave et conciliante d’un violoncelle  ; un chemin apaisé comme pour dire la gratitude d’exister.

MON AVIS : Je suis fan de cette autrice. Pour être franche, j'ai acheté ce roman un peu les yeux fermés. "Un peu" parce que j'ai lu le résumé. Si ça n'avait pas été elle, je n'aurai pas pris de risque. Le thème abordé est difficile : la fin de vie. On suit Shizuku, une femme de 33 ans atteinte d'un cancer en phase terminal. Avec l'aide de son médecin, elle décide d'arrêter les soins et de finir sa vie à la maison du Lion. Ce lieu est spécialisé pour ça. Les résidents font ce qu'ils veulent. La seule obligation : assister à l'heure du goûter le dimanche à 15h.

Ce livre est loin d'être déprimant même si je vous conseille quand même de prévoir des mouchoirs pour la fin mais j'y reviendrai. Au début, j'ai eu du mal. Ça fait plusieurs lectures comme ça. J'ai besoin d'un temps d'adaptation pour renter dans l'histoire. Ici, je pense que j'étais en empathie totale avec l'héroïne qui a le même âge que moi. Ce qui pourrait expliquer l'émotion qui m'avait envahi. Aimant pratiqué l'art de la fuite émotionnelle, j'ai pausé le livre. Pour mieux le reprendre. En apparence, on pense que Shizuku a accepté la situation. On découvre qu'il n'en est rien. Les décisions qu'elle a prise vont plus ou moins se retourner contre elle.
 
On suit son quotidien dans ce lieu pas comme les autres. On imagine cette maison donnant sur la mer, un ciel bleu limpide proche des vignes. On image l'atmosphère calme et détendu dont tout le monde rêve sur cette petite île des citrons. (elle s'appelle vraiment comme ça). Cet endroit est géré par une infirmière pour le moins atypique. Je vous laisse découvrir son nom. Ça m'a fait rire au début et j'ai été surprise à chaque fois que je l'ai lu. L'explication nous est donnée. L'histoire de cette infirmière qui tient en un paragraphe est vraiment touchante. C'est l'art des japonais de savoir en si peu de mots vous toucher en pleins cœur.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, la nature est très présente mais la nourriture tout autant. Tous les résidents ont la possibilité de remplir un document pour demander un dessert en particulier. Chaque dimanche, l'infirmière tir au sort l'un d'entre eux. Elle lit le texte avant la dégustation. Cette idée merveilleuse a un réel impact sur tout le monde et pas seulement sur la personne concernée. Il y en a qui donne vraiment envie. J'aurai adoré y goûter. Ces japonais et la nourriture...

Concernant Shizuku, bien qu'elle soit en fin de vie, va évoluer psychologiquement au contact de tout le monde. Il y a une vrai philosophie de vie dans les réflexions. On sait tous que c'est plus facile à dire qu'à faire mais elle accepte tout ce qu'elle a vécu que ce soit positif et négatif. Elle arrête surtout de se mentir à elle-même tout au fin de son cœur. On a tous des désirs enfuies qu'on ignore. Et c'est ce dont ce livre nous parle : comment leur permettre de s'exprimer.

La fin est sublime. J'aime lire ces livres qui sublimes la mort tout en pudeur et montre qu'il y a un après. Je vous laisse découvrir ce que je sous-entends par là. Pourtant, l'autrice ne cache pas ce que le cancer implique. Les symptômes sont décrits mais avec douceur. Je ne sais pas comment elle fait tout comme la traductrice (on oublie trop souvent de saluer leur travail) pour exprimer tant avec des mots si simples. Je suis toujours ébahie.

En bref, même si le début a été un peu difficile pour moi, la suite a été une pure merveille. Je ne le mets pas en coup de cœur parce qu'à mon sens, ce n'est pas le meilleure roman de l'autrice. Je salue la capacité d'écrire avec tant de douceur et de joie sur un sujet si difficile.

vendredi 8 mars 2024

Éditions Picquier

Depuis quelques temps, je travaillais sur un projet avec Élise du blog Élise in a book. Elle m'a proposé de co-gérer un groupe de lecture consacré à l'Asie sur facebook. Mercredi, nous avons proposé une présentation d'une maison d'édition emblématique : les Éditions Picquier.
 


Tous les pays d'Asie et genres littéraires y sont représentés. Les livres sont disponibles aussi bien en grand format qu'en poche. Chaque année, pour le nouvel chinois, pour deux livres achetés, une estampe vous sera offerte. Souvent, c'est celle de Hokusai.

Parmi les auteurs les plus réputés, vous trouverez Ogawa Ito, Edogawa Ranpo, Mo Yan ou encore Chi Zijian. Des auteurs classiques comme contemporain font parti de leur catalogue. Des auteurs occident sont également publiés mais toujours autour de l'Asie. 
 
J'ai lu pas mal de romans de cette maison d'édition. Je vous propose mes coups de cœur sachant que d'autres ne sont pas passés loin de l'être. Vous trouverez mes avis sur le blog de ceux lus ici.

Et là, j'ai bien ri lorsque Élise a suggéré que l'on fasse chacune un article sur nos blogs respectifs avec nos PAL. La mienne est un peu trop grande pour que je puisse tous les affichés ici. Je me suis dit qu'une sélection de ma PAL étant un bon compromis.


vendredi 1 mars 2024

Le grand magasin des rêves de Lee Mi-Ye

Le grand magasin des rêves de Lee Mi-Ye
Autrice : Lee Mi-Ye
Maison d'édition : Picquier
Date de sortie : Janvier 2024
ISBN : 978-2-8097-1648-1
Pages : 320
Prix : 22

Résumé : Il existe une ville où l’on ne peut se rendre que dans son sommeil. L’endroit le plus populaire de cette ville est le Grand Magasin des Rêves, qui semble un immense paquebot tout miroitant de lumières et haut de quatre étages où l’on propose et vend tous les rêves imaginables : rêves d’enfance, de voyage, de nourriture délicieuse, mais aussi cauchemars, songes prémonitoires ou consolateurs. La jeune Penny vient juste de réussir son entretien d’embauche, elle commence son travail à la réception du rez-de-chaussée, et c’est avec elle que nous allons découvrir l’univers chatoyant du Grand Magasin des Rêves, où, chaque nuit, une foule de dormeurs humains et animaux viennent choisir les rêves qu’ils désirent vivre.

MON AVIS : J'ai repéré ce livre à sa sortie. La couverture est sublime, le titre accrocheur et le résumé m'a achevé. Le rêve est un thème que j'adore. Ici, on est servi puisque l'histoire se déroule dans une ville n'existant que dans le sommeil. On suit Penny, une jeune femme qui postule pour un emploi au sein du grand magasin des rêves. Elle s'est préparée à cet entretien. Dès la première page, on est empathie avec ce personnage. Elle est comme tout le monde. C'est par son regard que l'on va découvrir cet univers.
 
Comme son nom l'indique, le magasin propose des rêves à la vente. C'est déjà original mais l'autrice va plus loin. Le paiement est en différent et uniquement si le rêve a eu un impact sur le client. Les descriptions sont très détaillés. Je visualisais chaque endroit que ce soit les différents étages du magasin, la rue ou autres paysages décrits. On nous explique même comment sont créer les rêves. C'est passionnant. Je vous laisse découvrir tout ça.

Au sein du magasin, nous rencontrons une foule de personnage : le grand patron, la chargée d'accueil en passant par les responsables d'étages, clients et auteurs...Il y a de tout. J'ai eu un coup de cœur pour le patron. L'autrice a eu l'intelligence de transposer le réel dans cette ville où le sommeil est roi. On ne peut que sourire à voir les clients se promener en pyjama. L'ambiance de ce roman est comme un bonbon. On se laisse prendre par l'univers sans s'en apercevoir. L'autrice a vraiment pensé à tout. Elle trouve des explications jusque dans les moindres détails.

Les rêves sont un prétexte pour aborder des thèmes des plus légers au plus dures. Pourtant, on garde le sourire tout au long de la lecture. Chaque personnage semble clicher mais au fur et à mesure des pages, on se rend compte qu'ils sont souvent plus subtils qu'il n'y paraît. Ce que je retiens de ce livre, c'est que le rêve est utile à tout le monde tout comme les cauchemars. Je n'en dirai pas plus de peur de vous gâcher la surprise.

En bref, comme je l'ai écrit plus tôt, ce livre est un bonbon. Il fait du bien et donne le sourire. Personnellement, je voulais rester dans cet univers et en apprendre plus sur ces personnages. Il y a tellement de choses à faire avec un univers aussi riche.

mardi 11 mai 2021

Multi chroniques BD asiatique


Cette bande dessinée regroupe 4 nouvelles mettant en avant des exemples de femmes chinoises. Ces nouvelles sont enseignées dans les écoles chinoise afin de montrer quelles qualités les femmes doivent avoir. J'ai particulièrement apprécié celle consacrée à une famille de guerrière. Une autre est consacrée à une femme qui se fait passer pour un homme afin de pouvoir aller dans une école d'élite.


Cette BD raconte la véritable histoire de l'autrice qui vit aux États Unis. Elle a connu la transition de la Chine après la mort de Mao. C'est très intéressant puisqu'elle mentionne des faits historiques que l'on ne connaît pas forcément ou dont on a vaguement entendu parler en cours d'histoire. À cela s'ajoute la propagande chinoise.
Petite découverte fort sympathique. Ce monsieur poste des textes courts sur les réseaux sociaux accompagné par les illustrations dont vous pouvez voir un aperçu sur la couverture. Au regard de son succès, voici la version livre. Il en a publié un autre que je n'ai toujours pas acheté. Ce livre est à l'image du titre : simple et calme. Il y a une page qui m'a fait vraiment rire. La style est tellement élégant par rapport à la thématique. C'est hallucinant. C'est vraiment de l'art. Je sais que je relirai ce livre à l'occasion.

mercredi 6 mai 2020

Le chat qui venait du ciel de Hiraide Takashi

Auteur : Hiraide Takashi
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : 5 Septembre 2006
ISBN : 9782877308717
Pages : 130
Prix : 6,10

Résumé : Voici un roman touché par la grâce, celle d'un chat " si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrême ". Quand un jeune couple emménage un jour dans le pavillon d'une ancienne demeure japonaise, il ne sait pas encore que sa vie va s'en trouver transformée. Car cette demeure est entourée d'un immense et splendide jardin, et au cœur de ce jardin, il y a un chat. Sa beauté et son mystère semblent l'incarnation même de l'âme du jardin, gagné peu à peu par l'abandon, foisonnant d'oiseaux et d'insectes. Tout le charme infini de ce livre tient dans la relation que le couple va tisser avec ce chat qui se fond dans la végétation exubérante pour surgir inopinément, grimpe avec une rapidité fulgurante au sommet des pins gigantesques, frappe à la vitre pour se réconcilier après une brouille. Un charme menacé, car ce qui éveille en nous la beauté et appelle le bonheur est toujours en sursis... Hiraide Takashi, qui est avant tout poète, a insufflé une lumineuse et délicate magie à cette histoire du " chat qui venait du ciel ", son premier roman, largement autobiographique.

MON AVIS :J'ai eu peur au début de ne pas aimer ce roman. Beaucoup trop de descriptions et de blabla mais nécessaire à la suite. Un couple sans enfant va s'attacher au chat de leur voisine à force de le voir dans leur cours. On va suivre la vie du couple en parallèle avec celle du chat et de son comportement.

Au final, il se passe ce qu'il se passe dans la vraie vie : les chats manipulent les hommes et c'est l'homme qui se fait avoir une fois de plus. Je n'ai pu que sourire face aux situations décrites dans le roman vu que je les ai connus. Pour faire simple, en plus de nous manipuler, le chat veut prendre la place de l'homme en manger comme lui, en prenant sa place dans le lit sans parler de sa façon de nous regarder parfois.

C'est un livre pour les amoureux des chats. C'est certains. En parallèle, on suit l'évolution du Japon au travers du prix de l'immobilier. C'est très intéressant. Certains évènements m'ont surprises. Je ne les ai pas vu venir. Mais surtout, une fois qu'on a un chat, on en veut d'autres.

En bref, c'est un livre qui se lit vite une fois passé un début un peu long et intéressant.

lundi 6 avril 2020

Le livre du thé de Okakura Kabuzô

Le livre du thé de Okakura Kabuzô
Auteur : Okakura Kabuzô
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : 2006
ISBN : 9782877308519
Pages : 170
Prix : 6,10

Résumé : Depuis un siècle, Le Livre du thé, qui offre une introduction des plus subtiles à la vie et à la pensée asiatiques, s'adresse à toutes les générations. Et ce grand classique, qui a permis naguère de jeter un pont entre l'Orient et l'Occident, n'a rien perdu de sa force et peut encore éclairer notre modernité. Le trait de génie d'Okakura fut de choisir le thé comme symbole de la vie et de la culture en Asie : le thé comme art de vivre, art de penser, art d'être au monde.
Il nous parle d'harmonie, de respect, de pureté, de sérénité. Au fond, l'idéal du thé est l'aboutissement même de cette conception zen : la grandeur réside dans les plus menus faits de la vie. Qui cherche la perfection doit découvrir dans sa propre vie le reflet de sa lumière intérieure. Aussi la voie du thé est-elle bien plus qu'une cérémonie : une façon de vivre en creusant aux racines de l'être pour revenir à l'essentiel et découvrir la beauté au cœur de la vie.

MON AVIS : J'ai lu ce livre en grande partie dans la salle d'attente du cabinet dentaire. Oui, je sais. C'est très bizarre. Ce livre est extrêmement intéressant puisqu'on y parle du thé mais pas seulement. C'est un essai expliquant l'histoire du thé, de la cérémonie du thé et de tout ce qui y touche y compris d'un de vue historique.

J'ai appris énormément de choses. Par exemple, le thé était en poudre normalement. Pour comprendre pourquoi on a des feuilles maintenant il faudra lire le livre. Il peut paraître complexe mais pas tant que ça. Je pense qu'on est réceptif sur ce qui nous intéresse. Je l'ai lu il y a un moment maintenant. J'ai aussi été fasciné par les descriptions concernant les éléments du décor et de vaisselles et comment ils sont choisi pour la cérémonie.

L'aspect historique est important concernant le thé et la mise en place des cérémonies. Non seulement au Japon. On mentionne d'autres pays mais également un grand maître de cérémonie. J'ai été choqué par ce passage et admirative du comportement de ce maître. On voit la sagesse poindre, la patience et surtout la concentration que cela demande.

En bref, un essai fascinant sur cette boisson si chère à beaucoup de lecteurs. Pour les amateurs, ça peut être intéressant de le lire comme pour ceux qui veulent comprendre l'Asie.

lundi 30 mars 2020

Noir sur blanc de Jun'ichirô Tanizaki

Noir sur blanc de Jun'ichirô Tanizaki
Auteur : Jun'ichiro Tanizaki
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : 3 Mai 2018
ISBN : 978-2-8097-1311-4
Pages : 251
Prix : 19,50

Résumé :
Mizuno, romancier, s'inspire d'un nommé Kojima, rédacteur dans une maison d'édition, pour former le personnage de son nouveau roman et lui donne par erreur le même nom. A la fin du roman, le personnage est assassiné par un tueur démoniaque qui ne laisse aucune trace. Le vrai Kojima meurt bientôt dans d'étranges circonstances, pendant que Mizuno vit une passion intense avec une femme mystérieuse dont il ne connaît ni le nom ni l'adresse.
Quand les soupçons se referment sur l'écrivain, il est bien incapable de prouver son innocence … On retrouve dans ce roman inédit les secrets de fabrication des grands romans de Tanizaki : des situations équivoques et perverses où la fiction rattrape le réel, une atmosphère d'inquiétante étrangeté fondée sur le sexe et la mort.

MON AVIS : J'avais adoré "l'éloge de l'ombre". Je n'ai pas hésite une seconde à acheter ce roman. On change de registre avec un thriller. Le héros ressemble beaucoup à l'auteur. D'ailleurs ce dernier le reconnait pas mal. Le personnage principal est un écrivain à la recherche de l'inspiration. Et il va la trouver en s'inspirant d'une personne réel en la tuant à la fin.

Mais cette histoire, de fictive, va devenir réel. Mizuno va paniquer et devenir complètement paranoïaque. D'autant plus que ce n'est pas un auteur tout à fait honnête. Ce personnage peut être détestable. Je l'ai trouvé personnellement pathétique. Par moment, j'avais envie de le secouer et d'autres rire.

Concernant la fin, je l'ai adoré. Ça m'a bien fait rire. Je pense que ce roman est un thriller humoristique. En tout cas, il était chouette et j'ai bien l'intention d'en lire d'autres.

vendredi 3 mai 2019

La papeterie Tsubaki de Ogawa Ito

La papeterie Tsubaki de Ogawa Ito
Autrice : Ogawa Ito
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : Août 2018
ISBN : 978-2-8097-1356-5
Pages : 384
Prix : 20

Résumé : Hatoko a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand-mère. Le moment est venu pour elle de faire ses premiers pas comme écrivain public, car cette grand-mère, une femme exigeante et sévère, lui a enseigné l’art difficile d’écrire pour les autres.
Le choix des mots, mais aussi la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre. Hatoko répond aux souhaits même les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : elle calligraphie des cartes de vœux, rédige un mot de condoléances pour le décès d’un singe, des lettres d’adieu aussi bien que d’amour. A toutes les exigences elle se plie avec bonheur, pour résoudre un conflit, apaiser un chagrin.
Et c’est ainsi que, grâce à son talent, la papeterie Tsubaki devient bientôt un lieu de partage avec les autres et le théâtre des réconciliations inattendues.

MON AVIS : Enfin, j'ai lu un roman de cette autrice! Pourquoi ai-je autant attendu? On rencontre Hatoko. Elle rentre à Kamakura afin de reprendre la papeterie Tsubaki. Ce n'est pas une simple papeterie. Hatoko est également écrivain public. Ce roman est vraiment fascinant de part son écriture poétique et ce que l'on y apprend.

L'autrice mêle parfaitement passé et présent. Hatoko se souvient de son enfance, de ce que sa grand-mère lui a appris et imposé. On sent une nostalgie profonde et très belle. On pense que cette femme était extrêmement dure avec Hatoko. On peut néanmoins penser au système éducatif japonais qui l'est. La jeune femme nous présente dans le même temps le métier d'écrivain public au Japon.

Ce métier est vraiment fascinant. Je suis certaine que je devais avoir les yeux brillants en lisant ce livre. On découvre des traditions sur la préparation de l'encre, le choix du papier et même du timbre par exemple. C'est juste magique. J'ai du mal à trouver un mot juste pour vous exprimer la beauté de ce livre qui ne s'arrête pas là pour autant. 

Au fil des pages, nous rencontrons différents personnages à commencer par Madame Barbara. Quelle surprise de lire ce nom dans ce roman. Cette personne est vraiment plaisante et apporte beaucoup à Hatoko sans trop en faire. On s'aperçoit bien vite que Kamakura est un endroit où il fait bon vivre et où tout le monde sait tout de tout le monde. Chaque client que va recevoir Hatoko restera dans la suite du roman. Au final, le métier d'écrivain public rassemble des personnes qui se sont confiées à Hatoko. 

Concernant les thèmes abordés, je vais probablement en oublier. On y aborde le deuil, les rencontres, les traditions et la culture japonaise. Au début du roman Hatoko est très solitaire mais elle s'ouvre au fur et à mesure. On la voit devenir une étincelle pleine de douceur et de pudeur à l'image du japon.

En bref, ce roman est un coup de cœur, un coup de foudre même bien plus que ça. Depuis que je l'ai lu j'y pense souvent. J'ai d'autres livres de l'autrice à lire. J'espère qu'ils seront à l'image de celui-ci : doux et pudique avec ce soupçon de magie à la japonaise.


lundi 21 mai 2018

La bête aveugle de Edgawa Ranpo

La bête aveugle de Edgawa Ranpo


Auteur : Edogawa Ranpo
Maison d'édition : Philippe picquier
Date de sortie : 28 Mai 1999
ISBN : 978-2877304399
Pages : 157
Prix : 6,10


Résumé : Un masseur aveugle, fasciné par la perfection du corps féminin, entraîne ses victimes de rencontre dans des mises en scène cruelles et perverses où les plaisirs sensuels et les amours troubles deviennent très vite des jeux douloureux. Caresses raffinées pour les plaisirs extravagants d’un esthète qui célébrerait l’art dans un monde de beauté purement tactile.


MON AVIS : Et voici le dernier livre de cet auteur lu. Il a écrit d'autres livres mais je ne les ai pas encore en ma possession. Ce roman est très difficile à lire. J'étais sur le point de vous mettre une mise en garde : Attention scène extrêmement violente! Sauf que malgré moi, je l'ai lu jusqu'au bout alors que d'habitude, je ne lierai pas ce type de roman. Je l'aurai fermé dès les scènes de violences. Alors pourquoi l'ai-je terminé?

Pour commencer, autant vous dire que ce roman est digne, si ce n'est plus, d'un épisode d'esprit criminel bien tordu avec les détails en prime. Oui, vous avez bien lu. Autant j'aime bien esprit criminel, autant ce roman détaille pas mal le premier meurtre. On ouvre le roman avec une danseuse un peu hautaine qui veut voir la sculpture faite à son effigie. C'est à ce moment-là qu'on rencontre la première fois l'aveugle ou le criminel comme vous préférez. 

Cet homme, dès le début, on le sent pas du tout. C'est un pervers. Aucun doute là-dessus. Tout au long du livre, il va trouver le moyen de séduite (pour la plupart) des femmes d'une bonté incomparable. Il va à chaque fois procéder de la même façon. Ses femmes vont réagir de façon différentes. La première va se soumettre de manière extrême. Les autres vont être piégées. Concernant les violences en détails, je vous les épargnerai donc ici.

Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas lu ma chronique sur "L'île panorama" : cet auteur utilise le roman policier ou thriller pour mettre en avant l'art. J'avoue que je pensais bien à cet aspect en lisant le roman mais jamais je n'aurai cru que le but de cet aveugle était celui-là. La question finale reste donc la même : peut-on tout sacrifier au nom de l'art?

En bref, ce roman a été compliqué à lire par l'horreur mais il y a toujours cet espèce de fascination en dehors qui opère. Heureusement que j'avais le ventre vide lorsque je l'ai lu quand même.

jeudi 17 mai 2018

L'île panorama de Edogawa Ranpo

L'île panorama de Edogawa Ranpo
Auteur : Edogawa Ranpo
Maison d'édition : Philippe picquier
Date de sortie : 25 Juin 1999
ISBN : 978-2877304405
Pages : 157
Prix : 7

Résumé : Pour réaliser un rêve fabuleux, un étudiant, passionné par les oeuvres d'Edgar Poe, entreprend la construction d'une île idéale conforme à son imagination : usurpation d'identité, assassinat, délires mentaux, mystifications et mises en scène fantastiques nous entraînent dans un monde étrange et merveilleux, un paradis sur terre qui pourrait bien s'appeler aussi l'enfer. Pour s'en faire une idée, le lecteur devrait sans doute puiser dans ses cauchemars les plus extravagants, les plus cruels, mais aussi les plus beaux. 


MON AVIS : Deuxième roman de cet auteur que je lis. Il est vraiment atypique. Il exploite la folie et les travers de l'être humain jusqu'au bout. En effet, un étudiant sans histoire va basculer complètement lorsqu'il apprendra le décès d'une personne à qui il ressemble parfaitement. Il va tout faire pour pouvoir réaliser son plus grand rêve mais qu'elle en sera le prix?

C'est un peu la question de base de ce roman mais pas tant que ça. En effet, on ne peut s'empêcher de se dire que l'intrigue est impossible. L'auteur passe beaucoup de temps à décrire l'île au sein de laquelle le personnage principal va créer ses panoramas. Tout est tellement détaillé qu'on en oublierai presque l'histoire. On se pose énormément de questions sur la possibilité ou non de réaliser ces œuvres dans la vie réelle.

En une phrase, l'auteur nous rappelle le but initial de cette visite dans cette île. Il arrive à écrire des choses difficiles avec élégance et sans monstruosités. C'est d'ailleurs un point commun que j'ai trouvé avec le précédent "Le lézard noir" sans parler du fait que tout est fait au nom de l'art. On oscille vraiment sur le même sujet entre fascination et horreur tout du long sans pouvoir détourner le regard.

En bref, cet auteur est vraiment atypique. Son écriture fascinante peut déstabiliser par le biais de ce qu'il se passe réellement. On ne sait jamais jusqu'où l'histoire va aller.

vendredi 27 avril 2018

Le lézard noir de Edogawa Ranpo

Le lézard noir de Edogawa Ranpo

Auteur : Edogawa Ranpo
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : Juin 2000
ISBN : 978-2-87730-497-9
Pages : 160
Prix : 6,10


Résumé : Une enquête de Kogoro Akechi, et certainement le plus célèbre roman policier d’Edogawa : un cambriolage rocambolesque lancera le détective dans une course-poursuite sur les traces d’une femme fatale et sans scrupules surnommée « le Lézard noir ». Un enlèvement réussi et des travestissements déconcertants mettront à mal sa perspicacité et conduiront le lecteur dans un labyrinthe secret et inattendu, jusqu’à un musée extravagant.


MON AVIS : J'ai découvert cet auteur grâce au manga "la photographe". La bibliothèque, devenue musée, qu'il possédait semble impressionnante surtout dans la classification des œuvres. Vous l'aurez compris. Pas besoin d'en savoir plus pour lire les romans d'un des plus grands auteurs du Japon. Pour bien m'achever, la maison d'édition a sortie un coffret comprenant 3 romans de ce monsieur qui est juste magnifique. C'est également l'occasion pour moi de m'essayer une fois de plus au roman policier puisque c'était la spécialité de Edogawa Ranpo.

L'histoire est d'une simplicité telle qu'au début, je pensais qu'on me prenait pour une idiote. Les ficelles sont tellement évidentes qu'on sait tout. En même temps, le point de vue adopté est omniscient. On sait donc tout ce que pensent les protagonistes (il y en a 3 principalement) par les biais des dialogues. 

Cependant, peu importe que les ficelles soient aussi évidentes, rien ne prépare au final incroyable et bien glauque de ce roman. Je n'aurai jamais imaginé quelque chose de ce genre. En effet, contrairement au peu de polar/thriller que j'ai pu lire, l'auteur s'intéresse plus au pourquoi qu'aux personnage et à leur psychologie. En même temps, vu le niveau, je pense que je préfère ne pas savoir ce qu'il se passe dans la tête du méchant.

L'écriture est très simple, peut-être trop mais en ayant connaissance de la fin, je me demande si ce n'est pas volontaire. L'auteur aurait-il voulu endormir son lecteur pour mieux le surprendre après? D'autant qu'on pense vraiment avoir toutes les cartes en mains mais pas tant que ça. Les secrets sont la clés de ce roman fort court mais bien calculé au sein duquel l'art de la manipulation est de rigueur.

En bref, j'ai passé un moment sympathique avec ce roman court. Je lirais les deux autres prochainement.

lundi 23 avril 2018

Fils de l'eau de Gu Byeong Mo

Fils de l'eau de Gu Byeong Mo
Auteur : Go Byeong-Mo
Maison d'édition : Philippe picquier
Date de sortie : Février 2016
ISBN : 978-2-8097-1157-8
Pages : 192
Prix : 7

Résumé : Pour échapper à la noyade, un enfant développe des branchies qui lui permettent de vivre dans la solitude de l’eau et le bonheur d’être libre au milieu des poissons. Recueilli par un vieil homme et son petit-fils, il mène avec eux une vie fruste et innocente au bord du lac où ils vivent, forcé de cacher sa singularité aux yeux des autres.
Profondément ancré dans la réalité de la Corée d’aujourd’hui, ce roman distille un charme secret. Imprégné de l’odeur de l’eau et des algues, de la violence de la pluie, il conte l’histoire d’un être à part, dont la différence est à la fois un malheur et une grâce, avant de devenir le moyen de sauver les autres.

MON AVIS : Je n'ai pas de mots pour ce livre. Il est emprunt d'une magie, d'un charme que l'ont trouve rarement dans un roman. L'histoire commence avec une jeune femme qui est sauvé de la noyade par un Gon, un jeune homme possédant des branchies. 

Ce livre est très bien construit puisque un chapitre sur deux retracent des passages de l'enfance de Gon suivi par un chapitre avec la jeune femme retrouvant la trace de Gon. La construction de l'histoire est vraiment intelligente. Cela permet de prendre conscience de l'évolution de Gon dans le temps en douceur. Ce personnage est vraiment attachant et naïf. En effet, il n'est jamais allé à l'école. De ce fait, il ne comprend pas toujours tout mais sa sensibilité lui permet de voir au-delà des apparences. Il est aussi très obéissant au sens positif du mot.

Gon grandit avec un vieux monsieur accompagné de son petit fils Kangha. Kangha sera toujours odieux et très dur avec Gon par jalousie mais en cas de problèmes, il est le premier à être présent. Le grand-père apprécie la présence de Gon et s'inquiète pour lui. Il va l'élever du mieux qu'il peut. Leur relation à tout les trois sera toujours complexe et toujours dans la difficulté et la violence. À côté, on suit cette jeune femme qui change du tout au tout suite à sa rencontre avec Gon. Elle s'est faite une promesse et compte la tenir. Elle semble soulagée et heureuse par rapport au début du roman.

L'écriture de l'auteur est emprunt de poésie et de pudeur malgré la palette d'émotions exploitées. On a à peine le temps de ressentir une émotion que l'on en ressent une autre. Ceci est du à la complexité des personnages et surtout des émotions qu'ils ressentent surtout dans le cas de Kangha. Il est sûrement le personnage le plus complexe émotionnellement. Le fait que Gon possède des branchies et ses capacités qui en découlent en fait un personnage homme-sirène et donc apporte une touche de rêverie, fantastique au roman qui ajoute un charme supplémentaire à l'écriture.

En bref, ce roman est un véritable coup de foudre. Je pense m'acheter prochainement son autre roman tant j'ai aimé celui-ci. je vous le recommande fortement.

COUP DE FOUDRE



samedi 21 avril 2018

Qui est le plus grand? de Ichiyô Higuchi

Qui est le plus grand? de Ichiyô Higuchi


Autrice : Ichiyô Higuchi
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : Mars 1996
ISBN : 9782877302654
Pages : 120
Prix : 6



Résumé : Qui est le plus grand ?, appelé à devenir un classique de la littérature japonaise, est une des oeuvres les plus attachantes de l’auteur (1872-1896), morte à vingt-quatre ans, qui traversa l’ère Meiji à la manière d’une étoile filante. Les personnages principaux sont des enfants qui font l’apprentissage de la vie dans le Yoshiwara, le quartier des plaisirs d’Edo (Tôkyô).

MON AVIS :  J'ai beaucoup aimé un livre de cette autrice que je relierai. Je n'ai donc pas hésité à acheter celui-ci. Néanmoins, il n'a pas grand rapport avec le précédent. En effet, on est dans le Japon du 19ème siècle. L'autrice utilise beaucoup de choses typiquement japonaises. Si on ne connait pas les références ou les objets, la compréhension est difficile. Certes, à la fin du livre, un lexique nous aide mais ça coupe la lecture.

Si ce n'était que ça, ce ne serait pas gênant mais l'autrice exploite de nombreux personnages. Le lecteur doit dont être très attentif passant de la liste de personnages à retenir qui s'enchainent rapidement au lexique afin de comprendre des éléments qui apportent à l'ambiance. Surprenant quand on sait que tous ses personnages vivent dans le même quartier. 

Personnellement, ça ne m'a pas trop dérangé. En effet, avec tous ce que j'ai lu sur le Japon, je n'ai eu besoin que de la moitié du lexique( il y a énormément d'annotations dans la première partie.). Je me suis perdue concernant les personnages a un moment. Je n'ai pas su trop différencier deux personnages masculins. 

On suit principalement quatre enfants dont une jeune fille de 13 ans. J'ai eu du mal à l'apprécier. En même temps, ils sont tous un peu complexe avec leur problèmes personnels. J'ai été très étonné par la fin. Elle nous laisse en suspens tout en sous-entendant que le destin de ces enfants est déjà tracé dès le début du livre. L'écriture est fluide mais pleine de sous-entendu. On n'est pas toujours très sûr de bien comprendre. Seule la fin nous permet de comprendre pleinement.

En bref, voilà un roman extrêmement court complexe que je ne conseillerai qu'aux personnes ayant déjà des bases solide sur le Japon ou une patience de compréhension bien ancrée.

dimanche 9 juillet 2017

Haikus de Sôseki

Haikus de Sôseki
Auteur : Sôseki
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : Août 2009
ISBN : 2-8097-0125-8
Pages : 144
Prix : 8

Résumé :  Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son œuvre nous est encore inconnue, Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie : moments de grâce, libérés de l’étouffante pression de la vie réelle, où l’esprit fait halte au seuil d’un poème, dans une intense plénitude.

« Affranchis de la question de leur qualité littéraire, ils ont à mes yeux une valeur inestimable, puisqu’ils sont pour moi le souvenir de la paix dans cœur… Simplement, je serais heureux si les sentiments qui m’habitaient alors et me faisaient vivre résonnaient, avec le moins de décalage possible, dans le cœur du lecteur. »

Ce livre propose un choix de 135 haïkus, illustrés de peintures et calligraphies de l’auteur, précédés d’une préface par l’éditeur de ses Œuvres complètes au Japon.

MON AVIS : Toute personne appréciant l'Asie et plus particulièrement le Japon a entendu le nom de Sôseki dans sa vie au moins une fois. Je fais partie de ces personnes et à ma grande honte, je n'avais toujours rien lu de lui. Concernant les haikus, j'en ai déjà lu mais pas les siens. J'ai toujours eu un peu de mal avec les haikus. Je n'en comprenais pas le sens ni l'intérêt...jusqu'à maintenant.

Je tiens à remercier l'association qui me l'a vendu. Je l'ai eu pour rien mais je peux vous dire qu'il est comme neuf. Il n'a pas une égratignure.

Et oui, les haikus ont un sens caché. Ça, personne ne va me contredire. La plupart du temps, on y parle des saisons ou du temps qui passe mais pourquoi? C'est la question que je me posais. Grâce à ce livre, j'ai pu comprendre que le haiku est un art qu'on ne pratique pas comme ça sans arrière pensées. Les mots sont choisis avec soin. Certains mots ne sont employé qu'en automne et d'autres en hiver. Ils permettent de situer le haiku en fonction des saisons et de leur donner une couleur. Ensuite, c'est en fonction de son vécu. Avec chaque haiku écrit par Sôseki, nous avons une explication par le biais de ce qu'il avait vécu au moment de l'écriture. J'ai pu voir le sens caché des mots et la poésie prendre forme. Là, j'ai pu être touché. On ne considère pas Sôseki comme le maître du haiku pour rien. 

Cependant, nous ne découvrons pas seulement Sôseki comme auteur de haikus mais également comme peintre. Ces peintures sont magnifiques. Si je pouvais en afficher dans mon appartement...Je passerais mon temps à les regarder. Elles sont apaisantes. Elles dégagent une douceur rare. Si vous connaissez un musée qui expose ses peintures, dites le moi. Pour une fois j'accepterais d'y mettre les pieds.

En bref, j'ai beaucoup appris sur le haiku grâce à ce livre. Je verrais maintenant les haikus d'un œil nouveau.

mercredi 19 avril 2017

Louange de l'ombre de Tanizaki Jun'Ichirô

Louange de l'ombre
Auteur : Tanizaki Jun'Ichirô
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : Janvier 2017
ISBN : 978-2-8097-12
Pages : 112
Prix : 13 euros

Résumé : "Nous, les Orientaux, là où il n'y a rien nous faisons surgir l'ombre et cela crée de la beauté."
Voici enfin proposée une nouvelle traduction du livre fondateur de l'esthétique japonaise du clair-obscur et du presque rien, du subtil et de l'ambigu, opposée au tout blanc ou noir écrasé de lumière rationaliste de l'Occident.
La profonde couleur de la laque, obtenue par accumulation de couches de ténèbres. Le chatoiement de l'or et des rutilants costumes du nô et du kabuki, surgissant de la pénombre et dérobant leur clarté aux lampes à huile. La lumière tout intérieure des pâtisseries traditionnelles qui semblent rêver dans leur assiette. L'architecture de l'apaisement par les matières éteintes, le bois, la paille, contre l'hygiénique céramique.
Rédigé en 1933 dans une langue scintillante d'élégance et d'ironie, ce classique nous parle non pas d'un monde disparu mais de celui que nous voudrions faire advenir : moins de clinquant, plus de beauté modeste et de frugalité. 

MON AVIS : Ce livre est un classique de la littérature japonaise que je ne connaissais pas. Il a été écrit en 1933. Je vous vois venir d'ici. "Mais c'est vieux!" ou "Ce n'est plus d'actualité!" Je vous arrête tout de suite chers abonnés ou lecteurs de passage. Ce livre est toujours d'actualité si ce n'est plus encore sur pas mal de sujet. C'est assez impression. Certains passages m'ont fait sourire voir rire tant cela me renvoyait à des souvenirs personnelles. Pourtant, je ne suis absolument pas japonaise. Alors en quoi ce livre est-il si fabuleux?

Commençons par l'écriture de l'auteur. Il a écrit cet ouvrage comme il l'a pensé. En tout cas, cela donne cette impression. Cette authenticité est touchante. On ne peut s'empêcher d'imaginer l'auteur observer un endroit ou un objet et de voir l'expression de son visage à la lueur d'une pensée personnelle naissante. Sa capacité de raisonnement est fascinante. Son style est clair, simple et efficace mais doté d'une élégance incroyable. Il arrive tout de même à nous parler des toilettes et à rendre le sujet intéressant. (Ne riez pas. C'est très sérieux. J'avoue que ça me faisait rire jusqu'à un passage qui expliquait le pourquoi il mentionne le sujet).

Poursuivons sur le fond de ce texte. Comme dit précédemment, il est fascinant non dans le Japon des années trente que l'on évoque mais dans le fait qu'il est toujours d'actualité. L'histoire de l'invention d'un simple stylo plume et de son impact sur la société japonaise nous semble improbable et pourtant. Je vous recommande vivement de le lire si vous souhaitez en savoir plus. Ça m'a réellement stupéfaite. Il y parle également des différences entre les occidentaux et orientaux pour reprendre ses mots mais également les points communs, l'impact des nouvelles technologies, la place des personnes âgés dans une société toujours plus accès sur la jeunesse...Beaucoup de sujets toujours actuels, vous en conviendrez.

Toutefois, je vais vous expliquer pourquoi il n'aura pas de petit cœur coup de cœur. J'ai trouvé la fin un peu longue. Il se répétait un peu dans ses propos autour du théâtre nô et kabuki. Malgré ma fascination, j'avoue que quelques pages en moins n'auraient pas été de refus. (Il fallait bien que je lui trouve un défaut)

En bref, j'avais acheté ce livre pour répondre à ma passion pour le Japon sans forcément avoir un réel intérêt pour le thème et j'en ressors bousculé et plus que satisfaite. À lire d'urgence.

jeudi 22 décembre 2016

Qu'est devenu l'homme coincé dans l'ascenseur? de Kim Young-Ha

Qu'est devenu l'homme coincé dans l'ascenceur?
Auteur : Kim Young Ha
Maison d'édition : Philippe Picquier
Date de sortie : Avril 2011
ISBN : 2-8097-02583
Pages : 146

Résumé : Chez Kim Young-ha, les vampires ne mordent pas, les écrivains ont peur de leur ombre, et c'est par amour qu'un homme devient invisible. Lorsque ses histoires se colorent de fantastique, c'est une étrangeté qui serait comme l'empreinte rémanente d'une vérité philosophique. Parfois, dès le réveil, vous avez le pressentiment que tout ira de travers. Une de ces journées où les gestes les plus simples comme se raser, prendre le bus ou monter dans un ascenseur peuvent avoir des conséquences désastreuses. Où la succession de catastrophes devient une cascade de gags révélateurs de l'absurdité de notre condition.
Entre Kafka et Buster Keaton, des nouvelles scintillantes d'humour noir. Un régal !

MON AVIS : C'est la deuxième fois que je lis un roman coréen et comme la fois précédente, c'est un plaisir. Cet auteur est très réputé. Je ne le savais pas mais je vais m'intéressais de très près à ce qu'il fait. Ici, nous avons un recueil de nouvelles. Je vais vous dire ce que j'ai pensé de chacune d'elle :

La première porte le titre du livre. Au moment où j'écris ces lignes, sachez que j'ai une poisse phénoménale depuis un mois. Apparemment, elle aurait tendance à s'arrêter (espérons). Si je vous explique ça, c'est parce qu'il est question de la journée désastreuse d'un homme. En lisant cette nouvelle, je me suis dit que je n'étais pas si poissarde que ça finalement. En plus de donner le sourire, parce que avoir la poisse à ce niveau là, quand même, il faut le faire, cette nouvelle rassure pour les personnes comme moi. C'est même de l'art au niveau de ce monsieur.  Elle est excellente. Le plus incroyable surtout, c'est qu'on s'aperçoit qu'on ne sait pas finalement ce qu'il advient à la fin. Et le pire, on s'en fout un peu. L'auteur nous montre tout de même certains aspects pas très reluisant de l'humanité et ses conséquences.

Deuxième nouvelle : L'auteur a publié le récit d'une de ses lectrices qu'il a reçu sous enveloppe. Habituellement, je ne lis pas ce genre de choses. Ça ne m'intéresse pas. Mais j'avoue que, comme l'auteur, l'histoire nous prend et nous transporte sans qu'on ne s'en aperçoive. Avis à mes proches, si vous voulez me caser, je veux bien un homme comme son mari. Il est certes un peu bizarre mais au moins il respecte les femmes et n'est pas un obsédé. Bref, trêve de bavardages. Sachez tout de même qu'elle y parle de sa vie privée. Elle est un peu loufoque et un peu fantastique mais on se retrouve embarquer dedans sans s'en rendre compte. 

Troisième nouvelle : L'amour à haute tension. J'ai été moins enthousiaste pour une raison un peu stupide. Je suis toujours un peu gênée lorsqu'il est question de relation physique écrite de cette façon. J'avoue que ça m'a un peu rebuté même si ça fait partie intégrante de l'histoire. J'ai eu le sentiment que la femme n'était pas respectée. Maintenant la question est de savoir qui des deux se fait vraiment avoir...J'ai tendance à penser que c'est monsieur mais bon. Je pense que chacun aura sa vision de cette nouvelle. Elle puni plus ou moins le comportement de l'homme mais la femme on ne sait pas. On y découvre également une facette de la société coréenne. le mariage n'est pas forcément amoureux, les difficultés financières. L'invisibilité reflète le fait que l'humain  n'existe pas tant que ça. Tant que tu peux permettre de rapporter de l'argent on te voit sinon tu es inexistant. Un peu comme partout ailleurs.

Quatrième et dernière nouvelle : l'homme qui n'avait pas d'ombre. Un écrivain suit son instinct. Il est fidèle et loyal mais n'a pas vraiment confiance en lui malgré ce qu'il peut montrer. Nous découvrons les relations assez complexes de ses deux amis. Au final, il est très peu question de lui. Il le fait même plus ou moins remarqué mais de manière subtile. C'est l'ami qui écoute mais ne se confie pas. Je n'en dirais pas plus de peur de spoiler. Elle m'a beaucoup touché. Je l'ai même trouvé triste au final. on ne s'en aperçoit qu'en fermant le livre.

Concernant le style d'écriture, l'auteur nous offre des phrases simples et efficaces. Pas de fioriture ni descriptions. C'est inutile et futile. Ces personnages sont très forts à chaque fois. On se retrouve embarquer dans leur quotidien involontairement avec force. Lorsque la nouvelle se termine, on en voudrait un plus sur l'avenir de ces personnages même si on se doute que l'on apprendra rien de plus. 

En bref, je l'ai à peine commencer que je l'ai terminé. Tout de suite, j'ai voulu lire un autre livre de cet auteur voir si sur un roman l'effet serait aussi fort. Je crois que je préfère la plume coréenne à la japonaise.

dimanche 4 décembre 2016

Corbeau noir cygne blanc de Isabelle Genlis et Qu Lan

Corbeau noir cygne blanc
Auteur : Isabelle Genlis
Illustrateur : Qu Lan
Maison d'édition : Picquier jeunesse
Date de sortie : 20 octobre 2016
ISBN : 978-2809712087
Pages : 70

Résumé : Dans le ciel de ce paysage, Corbeau noir et Cygne blanc accompagnent de leur course un conte qui nous rappelle que dès l’origine étaient le métissage et la fraternité.
Déplié sur toute sa longueur (8.50 m), cet album devient un très grand rouleau où toute l’histoire peut se lire d’un seul coup d’œil. Comme un paysage plein de beauté et d’enseignement que l’on découvrirait du haut d’une montagne. 

MON AVIS : Rien qu'à la couverture, on ne peut que craquer pour cet album. Lorsque j'ai vu la maison d'édition, je n'ai pu résisté. J'aime beaucoup ce qu'ils font. Et je suis dingue des cultures asiatiques. Je m'attendais à ce que cela se passe dans un pays en particulier et il n'en est rien. Je dis tant mieux. Cela surprend et le charme opère encore plus.

Les graphismes sont réellement sublimes. Je vous donne juste un conseil : essayez de le lire en ayant déplié complètement le rouleau (ou la fresque). L'effet en est réellement décuplé. Je salue l'audace de la maison d'édition. Une véritable magie opère. Lors de ma première lecture, je n'ai pu savouré la fresque dans son ensemble. Je n'ai pas de place dans ma chambre. Je l'ai fait tout de suite après tant les graphismes m'ont éblouie par leur douceur et leur force. Je n'avais qu'une envie : le relire encore et encore. 

L'histoire est très simple. Elle est belle, pure et douce. La poésie apporte encore plus de douceur. Ce conte est tout bonnement fabuleux. Je n'en dirais rien de peur de spoiler ou de vous gâcher le plaisir de la lecture et/ou des yeux. Les sujets abordés sont, qui plus est d'actualité. On y parle de l'appartenance à un groupe, de l'ouverture à l'autre, de l'entraide et tant d'autre sujet. On pourrait dire qu'il s'agit d'un appel à la tolérance. 

En bref, je n'ai qu'une chose à vous dire : savourez cet album aussi bien sur le fond que sur la forme. N'oubliez pas de prévoir une pièce de plus de 8m50 de long minimum et ne tenez pas le livre vers le bas sinon vous aurez une mauvaise surprise. Cela ne change rien à la qualité de cet album.