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mercredi 29 juillet 2026

Le Narwal ou les tribulations coréennes d'un baleinier français de Pierre-Emmanuel Roux


Le Narwal ou les tribulations coréennes d'un baleinier français de Pierre-Emmanuel Roux
Auteur : Pierre-Emmanuel Roux
Maison d'édition : L'atelier des cahiers
Date de sortie : 9 Juin 2026
ISBN : 978-24-88413-08-4
Pages : 264
Prix : 25

Résumé : Au cœur de l’âge d’or de la chasse aux cétacés, un baleinier français, le Narwal, s’échoue au large de la péninsule coréenne, le 2 avril 1851. Du 20 avril au 8 mai, Charles de Montigny, premier consul de France à Shanghai, mène une expédition de sauvetage qui tire l’équipage d’affaire. Ces péripéties en terra incognita, interdite aux étrangers, s’achèvent non par un affrontement tragique, mais par un banquet mémorable avec les autorités locales.

L’épisode du Narwal bouscule l’idée d’une Corée foncièrement hostile à l’Occident pendant l’époque du Chosŏn (1392-1897). Il révèle une politique envers les étrangers infiniment plus complexe et illustre la subtile réalité des contacts sur le terrain, où s’entremêlent pragmatisme, transgression et humanisme, tout en soulignant que Montigny fut sans doute le premier diplomate européen à fouler le sol coréen.

L’affaire du Narwal offre, plus largement, un remarquable exemple de microhistoire globale et éclaire un épisode inédit de la "préhistoire" des relations diplomatiques franco‑coréennes, avant le premier traité de 1886. Elle renouvelle ainsi notre compréhension des premiers jalons d’une histoire commune trop souvent réduite à la répression du catholicisme et à une série d’expéditions punitives.

MON AVIS : Sans la confiance de la maison d'édition, je n'aurai pas découvert cette histoire : le naufrage du Narwal qui a entrainé la première visite d'un diplomate français en Corée. L'auteur nous propose de vivre ce fait historique sous la forme d'un roman d'aventures en se basant sur ses recherches aussi bien en France qu'en Corée. 
 
L'auteur a une plume très accessible. Il a surtout eu l'idée d'alterner les points de vue entre français et coréen. Cela permet de nous montrer les différences culturelles mais aussi les incompréhensions du fait de la langue malgré la présence d'interprètes. En effet, personne ne parle coréen, le pays étant inconnu. Ils passent donc par le chinois avec les défauts de traduction qui vont avec. Sans parler des préjugés du fait de rumeur sur ce pays méconnu qu'est la Corée.
 
Au fil des pages, Pierre-Emmanuel Roux nous montre également la différence entre les rapports coréens et français. On découvre par la même occasion l'administration coréenne et sa hiérarchie. On devine la complexité des échanges entres coréens et français du fait du confucianisme coréen et surtout des procédures. J'ai apprécié la subtilité concernant le rôle de Montigny dans le sauvetage du Narwal.
 
En bref, j'ai appris énormément au cours de ce roman. J'en appréhendais la lecture. Pourtant, ça se lit comme un roman et nous propose deux cultures complètements différentes qui se rencontrent. D'un côté l'occident et sa religion et de l'autre, la Corée et le confucianisme avec sa hiérarchie bien ordonnée.
 
Merci à la maison d'édition pour ce service presse 

lundi 27 juillet 2026

La végétarienne de Han Kang

La végétarienne de Han Kang
Autrice : Han Kang
Maison d'édition : Le livre de poche
Date de sortie : 2 Mars 2016
ISBN9782253067900
Pages : 216
Prix : 8,40

Résumé : Une nuit, Yonghye se réveille et va au réfrigérateur, qu’elle vide de toute la viande qu’il contient.
Guidée par son rêve, elle a désormais un but  : devenir végétale, se perdre dans l’existence calme et inaccessible des arbres et des plantes.
Ce dépouillement qui devient le sens de sa vie, le pouvoir érotique, floral de sa nudité vont faire voler en éclats les règles de la société, dans une lente descente vers la folie et l’absolu.

MON AVIS : J'ai rarement lu un livre qui me fasse autant réagir pendant ma lecture. On suit Yonghye, une femme comme les autres qui décide de ne plus manger de viande et elle va aller plus loin en rêvant de devenir végétale. Le livre est coupé en plusieurs parties chacune écrite du point de vue d'une persone de l'entourage de notre personnage principale. 

On commence par son mari. Il est juste...Je n'ai pas de mots. Il considère sa femme comme une femme à tout faire, la juge et j'en passe. je ne sais pas comment elle a pu épouser un homme pareil. Et en temps, l'autrice critique les attentes de la société envers les femme. On a également le beau frère qui est fasciné par elle et la sœur. 

Au final, on a trois points de vue sur l'évolution de Yonghye. Chacun l'observe à différents moments de son évolution. Tout le monde a son avis sur la situation mais personne ne lui demande son avis ou le pourquoi du comment. Elle semble avoir décidé de vivre comme elle l'entend et coupé du monde. Jusqu'où ce rêve influence Younghye ou est-ce la société qui en a attendu trop?
 
En bref, j'ai été frappé par ce texte. L'autrice mêle habilement critique de société dans ce roman décrivant une femme du point de vue de l'entourage et la folie qui s'empare d'elle. 

vendredi 24 juillet 2026

La nuit du faune de Romain Lucazeau

La nuit du faune de Romain Lucazeau
Auteur : Romain Lucazeau
Maison d'édition : Albin Michel imaginaire (existe en poche)
Date de sortie : 1 septembre 2021
ISBN : 9782226461582
Pages : 256
Prix : 17,90 

Résumé : Au sommet d’une montagne vit une petite fille nommée Astrée, avec pour seule compagnie de vieilles machines silencieuses. Un après-midi, elle est dérangée par l’apparition inopinée d’un faune en quête de gloire et de savoir. Le faune veut appréhender le destin qui attend sa race primitive. Astrée, pour sa part, est consumée d’un ennui mortel, face à un cosmos que sa science a privé de toute profondeur et de toute poésie. Et sous son apparence d’enfant, se cache une très ancienne créature, dernière représentante d’un peuple disparu, aux pouvoirs considérables. À la nuit tombée, tous deux entreprennent un voyage intersidéral, du Système solaire jusqu’au centre de la Voie lactée, et plus loin encore, à la rencontre de civilisations et de formes de vies inimaginables.

MON AVIS : On suit une petite fille isolée au sommet d'une montagne. On découvre par son regard la végétation qui entoure son logement. L'auteur nous fait comprendre qu'un dôme entoure le domaine et la présence de machines que l'on ne voit pas. Cette petite fille, Astrée, joue mais semble s'ennuyer. On devine qu'elle n'est pas ce qu'elle paraît. Elle est la dernière représentante de son peuple. Un jour, un faune, baptisé Polémas par Astrée, arrive. Son but était de rencontrer Astrée afin de trouver la solution pour préserver son espèce. En réponse, elle va l'emmener en voyage intersidéral.

La plume de l'auteur est magnifique. Elle est à la fois exigeante et poétique. Exigeante de part le côté scientifique et poétique par les réflexions sur l'univers sans parler des descriptions de ce que les personnages découvrent. Pour ceux qui pourraient avoir peur de lire le roman par son aspect scientifique, n'ayez crainte. L'essentiel de l'histoire ne réside pas dans l'univers. C'est l'aspect philosophique et poétique.

On sent que l'auteur est agrégé en philosophie. Les échanges entre Astrée et Polémas sont incroyables. Par la suite, au cours de leur voyage, les discussions vont montrer au faune ce qui l'attend. Surtout ce voyage va considérablement le transformer. Pas seulement lui mais aussi Astrée. L'auteur y aborde l'histoire du monde de manière métaphorique mais tellement clair.

En bref, ce roman est brillant. J'ai été fasciné par la créativité de l'auteur et les réflexions faites sur le monde. C'est incroyable d'allier la science, la philosophie et la poésie pour nous amener à réfléchir sur le monde. J'ai le sentiment d'oublier ou de ne pas savoir comment rendre la beauté de ce livre. 

mercredi 22 juillet 2026

Sorcery of thorns de Margaret Rogerson



Autrice : Margaret Rogerson
Maison d'édition : Big bang
Date de sortie : 16 Septembre 2020
ISBN9782362316593
Pages : 576
Prix : 19,95

Résumé : Elisabeth, élevée au milieu des dangereux grimoires magiques d'une des Grandes Bibliothèques d'Austermeer, le sait depuis son plus jeune âge. D'ailleurs, peu de temps après le passage à la bibliothèque du sorcier Nathaniel Thorn, un des ouvrages se transforme en monstre de cuir et d'encre, semant mort et destruction. Et c'est Elisabeth qui se retrouve accusée de l'avoir libéré. Forcée de comparaître devant la justice à la capitale, elle se retrouve prise au cœur d'une conspiration vieille de plusieurs siècles. Bien malgré elle, elle n'a d'autre choix que de se tourner vers son ennemi Nathaniel, et son mystérieux serviteur, Silas. Car ce ne sont pas seulement les Grandes Bibliothèques qui sont en danger, mais le monde entier... et face à ce terrible complot, Elisabeth va devoir remettre en question tout ce qu'elle croyait jusqu'ici, y compris sur elle-même.

MON AVIS : Pendant longtemps, je ne me suis pas intéressée à ce livre jusqu'au jour où j'en ai discuté avec ma libraire pour qui ça a été un coup de cœur. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ça me plaise. C'est à cause de l'étiquette "romantasy" que je l'ai fui. Dans ce roman, on suit Elisabeth, une jeune femme déterminée à devenir une gardienne au sein d'une Grande bibliothèque. Sauf qu'elle va être accusé d'avoir ouvert un livre qui s'est transformé en monstre.
 
Elisabeth est un peu gaffeuse sur les bords. Sa rencontre avec Nathaniel est déjà drôle mais lorsqu'il doit l'emmener devant la justice, leurs échanges sont vraiment drôle. L'autrice joue sur les stéréotypes que les personnages peuvent avoir. On découvre Nathaniel au fil des pages. Ce personnage est génial. À cela, on ajoute Silas, le serviteur. Je ne sais pas si l'autrice sait qu'elle a créé le meilleur personnage que j'ai pu découvrir. Il a un charisme incroyable.

Concernant l'histoire, j'ai adoré le principe des grimoires magiques. L'autrice donne des précisions et décrit son univers à la perfection. L'intrigue elle-même évolue et surprend. C'est pour ça que je ne mettrai pas ce roman en romantasy. La romance est vraiment en arrière plan si on peut parler de romance. En tout cas, c'est mon avis. Le fait que l'enquête pousse l'héroïne à tout remettre en question est top et surtout que le binôme ne soit pas simple encore plus.

En bref, j'ai été agréablement surprise par ce roman que j'ai adoré. J'en aurai même bien voulu plus même si l'histoire est bien terminée. L'autrice aurait pu creuser encore plus l'univers. Et ne serait-ce que pour Silas, lisez-le.

vendredi 17 juillet 2026

Les grues volent vers le sud de Lisa Ridzén

Les grues volent vers le sud de Lisa Ridzén
Autrice : Lisa Ridzén
Maison d'édition : La peuplade
Date de sortie : 7 mai 2026
ISBN : 978-2-925416-89-0
Pages : 432
Prix : 23

Résumé : Bo n’a plus beaucoup de temps devant lui. À quatre-vingt-neuf ans, il vit isolé dans un village suédois et sa santé décline rapidement. Sa solitude n’est troublée que par le va-et-vient de ses aides à domicile. Parmi les rares choses qui lui restent, il y a les appels à son meilleur ami et la fidèle compagnie de Sixten, son gros chien auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux. Bo aime s’endormir avec lui, sa main enfouie dans l’épais pelage. Quand son fils juge qu’il ne peut plus s’occuper d’un tel animal, l’orgueilleux Bo plonge dans un tourbillon d’émotions. Père et fils n’ont jamais su communiquer. Comment dire aujourd’hui ce qui compte vraiment? Bo dresse le bilan de sa vie, de ses liens familiaux, et se penche sur la façon imparfaite dont il a exprimé son amour au fil des ans.

MON AVIS : Depuis la sortie de ce roman, je m'arrêtais à chaque fois devant ce roman. Sans l'avis de mon amie libraire, je n'aurai pas franchi le pas. Pourtant, j'étais pleine d'appréhensions. On suit Bo, un homme de quatre-vingt-neuf ans vivant dans un village suédois. Il dépend des aides à domicile et a un chien Sixten. Son fils Hans passe régulièrement chez lui.

La plume de l'autrice est simple et efficace. On est vraiment dans les pensées de Bo. On ressent sa frustration, sa colère et sa tristesse. Les souvenirs se mêlent au présent de Bo. C'est par son passé que l'on découvre Fredrika, sa femme et Ture, son meilleur ami. Bo a du mal à se déplacer mais vu promener son chien. Sauf que son corps le rappelle à l'ordre. En parallèle, on suit la relation père/fils loin d'être simple.

Je cherche mes mots en écrivant cet avis. J'ai peur de ne pas choisir les bons ou rendre justice à ce roman incroyable. Ce roman est émouvant et très doux. C'est important d'aborder le sujet de la vieillesse et de la dépendance du point de vue de la personne concerné. La colère face à la perte d'autonomie est compréhensible. Ça nous pousse, lecteurs à faire preuve d'empathie. La décision de Hans de retirer Sixten à son père déchire le cœur. Personnellement, j'ai été partagé. Chacun aura son avis.

Il y a tant de thèmes abordés dont certains que j'ai mentionné au-dessus. J'aimerai juste m'attarder sur la communication entre le père et le fils. J'en ai voulu à Bo pour ce défaut au fil des pages. Quel tête de mule! Ce qu'il dit est tellement éloigné de ce qu'il pense...Il aime son fils mais ne sait pas communiquer. Presque comme un enfant. On peut saluer les personnages secondaires et surtout les aides à domicile. Autant vous dire que ce roman vous fera verser quelques larmes. Personnellement, je n'ai pu les empêcher de couler.

En bref, ce roman est magnifique et lumineux. Les émotions sont là sans jamais tomber dans le pathos. Ce livre devrait être lu par tout le monde afin de mieux comprendre ce que vivent les personnes âgées et les aides à domicile. Je manque de mots pour vous inviter à le lire. C'est un coup de cœur.

 

vendredi 10 juillet 2026

Lapin maudit de Bora Chung

Lapin maudit de Bora Chung
Autrice : Bora Chung
Maison d'édition : Rivages
Date de sortie : Mars 2025
ISBN : 978-2-7436-6633-0
Pages : 280
Prix : 9,20

Résumé : Un lapin envoûté qui dévore trois générations, une tête qui appelle sa mère depuis la cuvette des toilettes, des doigts glacés qui s'enfoncent dans la terre, un renard qui saigne de l'or, des cicatrices, des mots d'amour, du sang, un fantôme qui se hâte sur une grand-place de Pologne...
Maîtresse du réalisme magique, Chung Bora revêt dans ce Lapin Maudit les habits de la littérature de genre. Le lecteur pensera alors aux modèles féministes Margaret Atwood, Laura Kasischke et Cho Nam-joo. Et à Stephen King.
En développant un imaginaire sans limite, avec une exceptionnelle qualité littéraire, l'autrice offre des analyses complexes et fascinantes. Elle dénonce à travers ces dix nouvelles, qui tiennent parfois du conte ou de la fable, la cruauté de nos sociétés libérales, patriarcales et névrosées. Osez explorer les méandres ensorcelants de ce Lapin Maudit !

MON AVIS : Ce livre a été publié une première fois chez Matin calme mais je l'ai loupé. Heureusement, les éditions Rivages l'ont réédité en poche. Honnêtement, je préfère largement cette couverture qui reflète le contenu du recueil. L'autrice nous propose dix nouvelles à l'ambiance particulière. Je pourrai dire horreur mais je suis vigilante sur l'utilisation de ce mot. 

Je ne ferai pas un avis sur chaque nouvelle. Bora Chung sonde l'âme humaine et ses travers. Surtout ses travers. Vous trouverez des nouvelles qui pourront vous déstabiliser, une autre m'a rappelé les contes et d'autres sont mystérieuses. Tout est dans le sous-texte. Je trouve le résumé très juste. Rien qu'en le lisant, je me souviens de ce que j'ai lu et ressenti. 

En bref, j'ai été très surprise par ce recueil dont j'appréhendais un peu la lecture. L'autrice nous offre une critique intelligente des travers de l'humain bien au-delà de la simple critique de société. Je ne peux que vous recommander cette lecture qui vous fera réfléchir.

mercredi 8 juillet 2026

K-beauty de Claire Bettinelli , Claire Trinquet-Soléry

K-beauty de Claire Bettinelli , Claire Trinquet-Soléry
AutricesClaire Bettinelli , Claire Trinquet-Soléry
Maison d'édition : La martinière
Date de sortie : 17 mars 2026
ISBN : 9791040126249
Pages : 144
Prix : 29,90

Résumé : Le catalogue de l’exposition K-Beauty. Histoire d'un phénomène, présentée au musée Guimet.

La K-beauty, l'une des expressions les plus remarquables de la «vague coréenne» (Hallyu), dépasse la simple industrie cosmétique : conciliant tradition et innovation, elle crée et diffuse des codes visuels singuliers et marquants.

Si son ascension rapide et sa dimension parfois futuriste donnent l'impression d'un phénomène récent, la K-beauty est profondément ancrée dans l'histoire coréenne, en particulier celle de la dynastie Joseon (1392-1910). Les archétypes de beauté forgés à la fin de cette période, entre équilibre et vertu, naturel et sophistication, ont conservé leur attrait jusqu'à nos jours et continuent d'influer sur la culture populaire coréenne, et mondiale.


MON AVIS : Ce livre a une histoire un peu folle. Je n'avais pas l'intention de l'acheter mais mon amie libraire adorée a ouvert le livre pile sur la page qui m'a fait craquer. J'y reviendrai plus tard. Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas très portée sur l'esthétique. Alors le sujet du livre ne m'intéressait pas. Sauf que, lire ce livre m'a permis de comprendre encore mieux certains aspects de la société coréenne.

Il s'agit du catalogue de l'exposition du musée Guimet. Vous trouverez énormément de reproductions exposées notamment une photo de Félix des Stray kids (oui, c'est l'objet de mon craquage. Je suis fan de ce jeune homme et si ça peut encourager l'achat du livre...). Précisions : la Kpop est peu présente. On suit surtout l'évolution de la k-beauty.

En bref, es textes au début et à la fin du livre sont importants. Vraiment, lisez-les. J'ai fait le lien entre ma lecture sur le confucianisme coréen et ce beau livre. Je pense à la piété filiale surtout. C'était super intéressant.

vendredi 3 juillet 2026

L'anxiété et la dépression - 100 % illustré de Gwénaëlle Persiaux et Yoanna Micoud

L'anxiété et la dépression - 100 % illustré de Gwénaëlle Persiaux et Yoanna Micoud
Autrices : Gwénaëlle Persiaux et Yoanna Micoud
Illustratrice : Johanna Crainmark
Maison d'édition : Eyrolles
Date de sortie : 5 mars 2026
ISBN : 9782416022814
Pages : 144
Prix : 19,90

Résumé

Crise d'angoisse, phobie, anxiété généralisée ou bien épisode dépressif... Ce sont autant de manifestations que nous ou un proche avons pu connaître lors d'un passage de vie éprouvant, et pour lesquelles nous avons peut-être reçu un traitement. Mais soulager les symptômes ne suffit pas : il faut plonger sous la surface du problème et chercher à mieux comprendre l'anxiété et la dépression pour enfin s'apaiser véritablement et durablement !

Un trouble anxieux ou dépressif peut avoir plusieurs origines : de vieilles colères interdites, des tristesses jamais exprimées, des peurs qui nous ont figés ou d'autres nœuds émotionnels toujours actifs en souterrain...

Cet ouvrage, étayé par de nombreuses illustrations douces et gaies, décortique le fonctionnement des émotions qui nous traversent et nous bouleversent. Comment leur refoulement peut-il nous impacter ? Comment dénouer les blocages émotionnels ?

Ce livre 100 % illustré propose des pistes concrètes pour apaiser le quotidien et prendre soin des blessures plus profondes, afin de retrouver un équilibre émotionnel durable.


MON AVIS : J'ai reçu ce livre dans le cadre de la masse critique babelio. Comme quoi, babelio a encore eu la bonne idée de me choisir un livre qui arrive au bon moment. Je suis personnellement concernée par ces sujets alors forcément, j'ai hésité. Non parce que j'avais peur de me confronter au contenu mais parce que je pensais en savoir suffisamment. Et bien non.

J'ai adoré le format du livre. Il est hyper accessible. Les dessins apportent quelque chose aux textes Ils sont colorés. Les autrices sont psychologues cliniciennes donc aucunes inquiétudes à avoir. Bien au contraire, elles expliquent les mécanismes à la perfection et utilisent des exemples. D'ailleurs, elles commencent par rappeler ce que sont les émotions. J'ai été ravie de trouver les différents "niveaux" d'anxiété. Je n'aime pas écrire "niveaux" mais je n'en ai pas d'autres. J'ai même pu comprendre pourquoi j'en suis là et déculpabiliser sur certains points.

Au fil des pages, les autrices proposent des petits exercices que je ferai peut-être à l'occasion. Certains passages m'ont rappelé des souvenirs et m'ont permis de les voir d'un regard neuf. On trouve à la fin des exercices pour soulager le quotidien. Me concernant, je connaissais la plupart des exercices pratiquant le yoga mais j'en ai vu un ou deux à tester surtout quand je me trouve dans un lieu public.

En bref, ce livre est accessible à tous et déculpabilise. On apprend beaucoup sur l'anxiété et la dépression avec un très beau rappel que si les émotions existent, c'est qu'il y a une raison. J'ai même envie d'offrir ce livre à certaines personnes. Ça me faciliterait grandement la vie au lieu d'expliquer même si j'ai arrêté.

mercredi 24 juin 2026

Natsu, estampes d'été

Natsu, estampes d'été

Poète : Bashô
Maison d'édition : Scala
Date de sortie : Mars 2025
ISBN9782359883176
Pages : 64
Prix : 14,90

Résumé

Rester un moment
derrière la cascade
l’été commence

Célébration de l’été (natsu en japonais, 夏), ce livre fait dialoguer des estampes japonaises avec la poésie de Matsuo Bashô (1644-1694).

L’été au Japon, après une brève saison des pluies, c’est la chasse aux lucioles, le chant des cigales, les promenades en montagne, sur les lacs ou au bord de la mer pour trouver un peu de fraîcheur…

Reflets de l’impermanence, les saisons sont au cœur de la culture et de l’art japonais.


MON AVIS : J'ai découvert ce livre chez ma libraire en même temps qu'un autre. Les éditions scala ont publié un livre par saison proposant des estampes et des haïkus en lien avec la saison concernée.

Les estampes sont toutes sublimes et de peintres différents. Les haïkus nous invitent à la lenteur et à prendre le temps d'observer les estampes attentivement. 

En bref, l'idée des éditions scala d'allier estampes et haïkus sur une saison est une excellente idée. Et surtout, on nous invite à prendre du temps et à ralentir.

vendredi 19 juin 2026

La mue de Émilie Saitas

La mue de Émilie Saitas
Autrice/dessinatrice : Émilie Saitas
Maison d'édition : Tana
Date de sortie : 4 septembre 2025
ISBN : 9791030105933
Pages : 160
Prix : 24,05

Résumé
À l'écart du monde, mais en au plus proche de soi-même, ce pèlerinage au Japon invite à se perdre pour mieux se retrouver.

Au cœur de l'île de Shikoku se trouve le chemin des 88 temples, l'un des plus anciens lieux de pèlerinage bouddhiste du Japon. Ce périple de 1 200 km serpente à travers une végétation dense et sauvage, des montagnes escarpées et des routes interminables, longeant l'océan qui se déploie à perte de vue. À l'écart du monde et au plus proche d'elle-même, Émilie Saitas se lance dans cette nouvelle aventure huit ans après avoir découvert la marche sur le chemin de Compostelle. Ce journal de bord graphique capture chaque instant de ce voyage extraordinaire, dont le décor devient le théâtre d'une mue silencieuse, où le corps et l'esprit s'allègent et se libèrent. Entre rencontres imprévues, paysages à couper le souffle et instants de contemplation et d'introspection, cette marche en solitaire est bien plus qu'un simple défi physique : une ode à la lenteur et à la transformation que seul un voyage de cette ampleur peut offrir.


MON AVIS : Ma libraire a mis en évidence cette bande dessinée qui aborde un sujet dont j'avais déjà entendu parler mais jamais rien lu : le pèlerinage des 88 temples japonais. L'autrice et dessinatrice l'a fait et nous raconte ce qu'elle a vécu pendant les 1200 km parcourus. Je suis admirative. Elle l'a parcouru essentiellement seule.

Les graphismes sont très beaux et à l'image de la couverture. On découvre en même temps les paysages japonais. La nature y est très présente et ça fait du bien. Le choix du dessin ajoute à ce côté naturel. La peinture n'aurait pas eu le même rendu. On prend le temps d'observer chaque dessin.
 
Au fil des pages, on découvre le fonctionnement des temples et surtout la carte des temples. Le périple est loin d'être une partie de plaisirs. Il vaut mieux être sportif. L'autrice nous montre toutes les émotions par lesquelles elle passe. On sent l'aspect spirituel typiquement japonais. Elle parle des rencontres et rituels japonais à respecter.

En bref, j'ai adoré cette bande dessinée qui nous permet de découvrir un périple japonais qui permet une transformation physique et spirituelle. Et surtout un plaisir de couper des technologie. On découvre la mue de l'autrice au fil des pages.

mercredi 17 juin 2026

Doll Bones de Holly Black

Doll Bones de Holly Black
Autrice : Holly Black
Maison d'édition : Rageot
Date de sortie : 21 Août 2024
ISBN9782700282511
Pages : 288
Prix : 16,90

Résumé : Zach, Poppy et Alice partagent une passion : les jeux de rôle avec des fi­gurines. Ils ont inventé un monde à eux, peuplé de pirates, de cruelles sirènes, de voleurs et de trésors. Ce monde est dirigé par la Sublime Reine, incarnée par une inquiétante poupée de porcelaine qui semble tout observer depuis sa vitrine. Un jour, un incident pousse Zach à arrêter le jeu. La nuit suivante, la poupée se réveille. Si les trois amis ne remplissent pas la mission qu’elle leur confi­e, ils ne connaîtront jamais le repos…

MON AVIS : J'adore Holly Black mais j'admets avoir hésité concernant ce roman. J'avais peur que ce soit trop jeunesse pour moi. Je commencerai par râler. Pourquoi seulement en relié? Si encore il y avait une valeur ajoutée mais même pas. Ça n'a aucun intérêt. On suit trois amis qui jouent ensemble à un jeu de rôle. Parmi les jouets se trouvent une poupée en porcelaine. Elle est très belle mais aussi flippante. Dans les descriptions, on s'aperçoit qu'elle bouge ou qu'on en a l'impression. 
 
Suite à une évènement, les trois amis vont partir à l'aventure ensemble. Ça fait un moment que je l'ai lu. Je m'attendais à un côté horreur plus présent. On ne sait finalement pas à quel point la dimension fantastique est exploitée. Il y a juste une scène qui m'a marqué et qui est vraiment horrible. Même pour moi adulte, j'ai été des plus surprise de lire ça dans une livre pour enfants à partir de dix ans. 
 
Ça reste une livre intéressant dans l'évolution de l'histoire qui pousse chacun d'entre-eux à se montrer tel qu'ils sont. On devine leur personnalité et leur évolution par leur expédition. Chacun pense différemment. J'ai apprécié le personnage de Zach et ce qu'il représente. Mais ce voyage va les obliger tous les trois à revoir leur point de vue.

En bref, c'était une chouette lecture dont j'attendais autre chose. En même temps, en repensant à un passage, je pense que la dose d'horreur est amplement suffisante. 

vendredi 12 juin 2026

L'odeur des clémentines grillées de Lee Do-Woo

L'odeur des clémentines grillées de Lee Do-Woo
Autrice : LEE Do-woo
Maison d'édition : Decrescenzo
Date de sortie : Octobre 2023
ISBN : 9782367271163
Pages : 400
Prix : 23 (existe en poche)

Résumé

Haewon quitte son emploi de professeur de dessin à Séoul et retourne au village de Bookhyun où elle a vécu lorsqu’elle était adolescente. Elle retrouve son ancien camarade de classe, Eun-seop, qui gère la petite librairie Goodnight. Rapidement, elle fait la connaissance des membres hétéroclites qui composent le club de lecture. Au fil des livres qu’ils partagent et d’un journal pas si intime, le quotidien de la librairie va se confronter à des secrets ensevelis et des sentiments qui ne tardent pas à refaire surface.

L’Odeur des clémentines grillées est une histoire de pardon et de guérison, une ode à l’amitié, à la tendresse et aux livres qui nous rassemblent.


MON AVIS : J'aime beaucoup cet éditeur. Et ce livre aborde un thème que je connais bien mais je vais y venir. On suit Haewon qui va retourner dans son village d'enfance, Bookhyun, suite à un burn out. Elle va être surprise de retrouver Eun-Seop, un ancien camarade de classe, gérant une petite librairie. Ce n'est pas qu'une romance puisqu'on va suivre Haewon qui va se découvrir au fil des pages et au contact du club de lecture de la librairie. On a de temps en temps un chapitre qui est un extrait du journal du libraire.
 
J'ai adoré l'atmosphère du roman. L'histoire se situe dans un village de montagne coupé parfois par la neige. Honnêtement, le fait que ça se passe en hiver apporte énormément à l'histoire. Ça donne envie de couper son téléphone et son ordinateur et de retrouver un vrai contact humain en petite communauté comme dans le livre. Ou de rester à lire un livre chez soi le soir. 
 
La plume de l'autrice est différente des plumes coréennes que j'ai pu lire. J'en ai trouvé la raison avant même de me renseigner. L'autrice est de Busan et ça se ressent. (j'espère que c'est bien pour cette raison) J'ai apprécié suivre Haewon et son évolution au contact des autres personnages surtout Eun-Seop. Il est tellement calme et posé. En fait, tout est très calme dans ce roman et tout le monde prend son temps. Personne ne court. Ça fait un bien fou. 
 
En bref, j'ai passé un chouette moment avec ce roman et ses personnages. ne serait-ce que pour cette ambiance particulière et cette librairie chaleureuse, je vous le recommande. Ce n'est pas un coup de cœur. Je ne sais pas ce qui a manqué mais j'ai le sourire en repensant à ce roman.

mercredi 10 juin 2026

Un palais de colère et de brume de Sarah J. Mass

Un palais de colère et de brume de Sarah J. Mass
Autrice : Sarah J.Mass
Maison d'édition : France loisirs (disponible chez la martinière)
Date de sortie : Février 2018
ISBN : 9782732485218
Pages : 720
Prix : 21,90

Résumé :

Feyre a survécu aux défis d’Amarantha. Elle est devenue une Fae, créature immortelle, et a hérité de pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas.

Mais son cœur est resté celui d’une humaine, et elle ne peut effacer ce qu’elle a dû commettre pour sauver Tamlin et la Cour du Printemps…

Elle ne peut non plus oublier qu’elle a conclu un marché avec Rhysand, le redoutable Grand Seigneur de la Cour de la Nuit. Une semaine par mois, elle doit séjourner à ses côtés, dans son palais. Et si elle est d’abord réticente, elle va découvrir qu’il est loin d’être le Fae cruel et manipulateur qu’elle pensait connaître. Et, à ses côtés, elle va apprendre à dompter ses pouvoirs d’immortelle. Et douter de ce qu’elle ressent pour Tamlin…

Mais au-delà de la Cour de la Nuit, une menace se profile à l’horizon. Car les desseins du roi d’Hybern pourrait bien ébranler tout le royaume des immortels.

ATTENTION : Ce roman contient des scènes de sexe explicites. Nous la conseillons à partir de 16 ans


MON AVIS : Ça faisait longtemps que j'avais lu le premier tome. Je me souvenais parfaitement du début mais pas du tout de la fin. Je remercie donc Summaries books pour ses résumés spoilant. Ça m'a amplement suffit. On retrouve Feyre dans sa nouvelle vie de Fae. Elle doit s'adapter tout en prenant un nouveau rôle à la cour de printemps au côté de Tamlin.

Je ne peux pas trop en dire si vous n'avez pas lu le tome précédent. Je me souviens que j'étais impatience de découvrir ce second tome et la cour de la nuit. Surtout Rhysand qui me faisait douter tout le temps. Ce tome est bien au-dessus du précédent. On en apprend tellement sur l'univers des fae et surtout on sort de la cour du printemps qui me semblaient trop lisse. J'avais raison.

Dans ce roman, l'autrice dénonce la place de la femme qui est parfois considérée encore comme une potiche et une petite chose toute fragile. Certes, les évènements du tome précédent peuvent expliquer les comportements de certains mais pas à ce point. Surtout que Feyre communique et ne demande pas mieux que de participer à tout ce qu'elle peut. On suit son désarroi et son mal être jusqu'à ce que Rhysand la délivre. En tout cas, c'est mon point de vue. Tout ça pour dire que l'autrice met en avant les violences conjugales sous-jacentes, celles qui ne se voient pas.

Grâce à lui, Feyre va se rendre à la cour de la nuit. On va découvrir un monde totalement différent. Son grand seigneur va se dévoiler doucement mais sûrement. On découvre un homme en proie à ses propres démons mais surtout méfiant. Feyre est libre avec lui et le sera encore plus en lui accordant sa confiance. Personnellement, j'adorerai vivre là-bas. Quand on découvre l'histoire de cette ville, on est encore plus impressionné. On ne peut qu'apprécier Rhysand et le comprendre. Il n'est pas parfait et l'admet volontiers.

On rencontre de nouveaux personnages tous plus attachants les uns que les autres. J'ai bien ri devant le changement brutal d'ambiance à l'arrivée de Azriel et Cassian. C'est tellement à l'opposée de ce que Feyre a connu au côté de Tamlin qu'on ne peut pas réagir autrement. Ils sont les adjoints du grand seigneur et ont leur caractère. Autant Azriel est silencieux et décrit comme une ombre, autant Cassian est un soldat qui dit ce qu'il pense. Ajoutons Mor, une jeune femme exquise au caractère bien trempé et Amren qui peut parfois faire peur, vous avez un groupe dingue et franc. Ils seront toujours là pour Feyre et ont conscience de ce qu'elle a traversé psychologiquement.

Concernant les intrigues, on les enchaîne comme vous avez pu le lire. Ici, il s'agit de prévenir la suite des évènements. Faut-il encore convaincre Feyre. Ce second tome est très dense. Vous en apprenez toujours plus sur l'univers et j'ai l'impression que ce n'est qu'un début mais comme l'héroïne, on avait l'impression que la cour du printemps était tout. Et bien non, comme dans notre monde, il y a différentes cultures qui se côtoient avec plus ou moins de succès. Et comme nous, il y a des conflits et des règles à respecter.

En bref, j'ai adoré cette suite et me suis empressée de commander les deux prochains tomes. Je suis toujours frustrée de ne pas avoir la suite mais j'avoue que le prix de l'édition broché me fait un peu mal. Je ne vous parle pas de la version reliée. Honnêtement, au bout de temps d'année, je suis toujours aussi choquée de constater qu'aucun éditeur poche ne l'ai publié tant cette série est incontournable.

lundi 8 juin 2026

Le marché aux elfes de Christina Rossetti

Le marché aux elfes de Christina Rossetti
Poétesse : Christina Rossetti
Maison d'édition : Les belles lettres
Date de sortie : 24 septembre 2021
ISBN : 9782251452203
Pages : 120
Prix : 19

Résumé : Mystique, mélancolique et visionnaire, Christina Georgina Rossetti (1830-1894) fut, à l’époque victorienne, l’auteur d’une œuvre de premier plan. À l’occasion de son centenaire, Virginia Woolf lui rendra hommage dans l’essai dont nous donnons, en préface de ce volume, la traduction : Je suis Christina Rossetti.
Le Marché aux elfes (The Goblin Market), poème composé en avril 1859 puis publié dans le recueil éponyme en 1862, valut à Rossetti la célébrité et fit l’objet de diverses interprétations. Patrick Reumaux qui en signe la traduction, nous livre la sienne dans sa postface.

Aux aquarelles ésotériques et magiques du baron Casimiro Piccolo qui ornent le poème répondent, dans la postface, les portraits préraphaélites des protagonistes peints par Dante Gabriel Rossetti, frère de Christina.

MON AVIS : J'ai acheté ce livre juste à cause du titre. L'objet livre est sublime. Au fil des pages, on découvre des peintures sublimes. Le poème raconte l'histoire de deux sœurs dont l'une des deux met en garde la seconde contre les gobelins et elfes qui vendent tout ce qui se consomment à la tombée de la nuit. Évidemment, l'une des deux succombe à l'appel de ces créatures. Je vous laisse découvrir les conséquences. J'ai eu l'impression de retrouver ces histoires qu'on nous racontait enfant sous forme poétique. On visualise vraiment chaque mot et comprend la mise en garde derrière ce poème.

Avant, on trouve une introduction écrite par Virginia Woof et après une biographie du frère de la poétesse ainsi que les poèmes de Elizabeth Eleanor Siddal. Honnêtement, je n'ai pas compris l'intérêt d'ajouter cette postface. Le poème se suffisait largement à lui-même. D'autant que je me suis un peu endormie en lisant cette postface. Je précise que le poème fait 23 pages sur les 120 au total.
 
En bref, j'ai adoré le poème "le marché aux elfes" mais me suis sentie trompé sur la marchandise de part les postfaces dont je n'ai pas compris l'intérêt.

vendredi 5 juin 2026

Anaïs Nin sur la mer des mensonges de Léonie Bischoff

Anaïs Nin sur la mer des mensonges de Léonie Bischoff
Autrice : Léonie Bischoff
Maison d'édition : Casterman
Date de sortie : 25 Janvier 2023
ISBN : 9782203254701
Pages : 192
Prix : 12

Résumé : Début des années 30. Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l’angoisse de sa vie d’épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre 2 continents, 3 langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s’est inventé, depuis l'enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d’explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C’est alors qu’elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s’avère la première étape vers de grands bouleversements.

MON AVIS : J'ai acheté la version sortie à l'occasion du festival de la BD d'Angoulême. Casterman propose plusieurs titre mettant en avant des personnalités féminines dont on connait au moins le nom...mais pas forcément l'histoire. Il existe la version de base et une version de luxe. Les graphismes sont sublimes à l'image de la couverture. Les couleurs sont choisies soigneusement tout comme le style de l'autrice.

Cette bande dessinée nous raconte le parcours de Anaïs Nin dans les années 30. Dès les premières pages, on sent qu'elle n'est pas heureuse, joue le rôle qu'on attend d'elle alors qu'elle rêve d'autres choses. Elle souffre. Au fil des pages, on découvre différentes facettes d'elle par le biais des hommes qu'elle fréquente. Elle tente une psychanalyse et continue de se chercher.
 
En bref, J'ai appris beaucoup grâce à ce titre sur une autrice emblématique. Les graphismes reflètent parfaitement la personnalité et les émotions de Anaïs Nin.

mercredi 3 juin 2026

Le grand maître de la cultivation démoniaque tome 2 de Mo Xiang Tong Xiu

Le grand maître de la cultivation démoniaque tome 2 de Mo Xiang Tong Xiu
Autrice : Mo Xiang Tong Xiu
Maison d'édition : Bookmark
Date de sortie : 16 Août 2023
ISBN : 9791038131972 (relié)
Pages : 444
Prix : 29,99 (relié)

Résumé

Retrouvez la suite des aventures de Wei Wuxian et Lan Wangji dans ce deuxième tome rempli de rebondissements.

Sur la piste d'un corps démembré, Wei Wuxian et Lan Wangji arrivent aux portes de la ville de Yi : une vieille ville abandonnée, enveloppée de brume et remplie d'esprits agités.
Dans l’ombre, un ennemi diabolique rôde, annonciateur d’une histoire tragique et déchirante. Et lorsque l'identité du mystérieux cadavre se révèle, Wei Wuxian se retrouve propulsé en plein cœur des intrigues politiques du monde de la cultivation. Un monde dans lequel il vaut mieux garder ses ennemis proches. Et Lan Wangji plus proche encore.


MON AVIS : Comment vous parler de la suite sans spoiler? C'est compliqué. On est toujours dans un mélange des genres. On est dans de la fantasy horrifique avec une enquête. Wei Wuxian et Lan Wangji cherchent toujours à reconstituer le corps démembré. Ils vont se retrouver dans une ville abandonnée. je n'en dirai pas plus volontairement.

N'ayez pas peur de ce côté horrifique. Personnellement, j'étais accaparée par l'enquête. J'ai été fasciné par l'évolution de l'histoire. Wei Wuxian reste fidèle à lui-même. J'adore ce personnage. À lui tout seul, il porte l'histoire. Mais sans Lan Wangji, ce ne serait pas tout à fait pareil. Ça me rappelle une scène du roman qui est juste génial. On adore voir Lan Wangji saoul.
 
La fin de ce second tome donne juste envie de se jeter sur la suite mais je m'en empêche. Bientôt sort le dernier tome et après il n'y en aura plus. Je ne sais vraiment pas comment va évoluer l'histoire et je ne veux rien savoir. J'adore cette saga hyper originale. Et surtout j'apprécie que la romance ne prenne vraiment pas toute la place. On a juste une scène de temps en temps et encore.
 
En bref, je suis une grande fan de cette saga. Il n'y a absolument rien à jeter. Tout est important. J'adore ce côté enquête sur plusieurs couches bien plus complexe qu'il n'y paraît. La suite m'attend sagement dans ma PAL mais je fais durer le plaisir volontairement. 

 

vendredi 29 mai 2026

Les biscuits de Kim Sun-Mi

Les biscuits de Kim Sun-Mi
Autrice : Kim Sun Mi
Maison d'édition : Seuil
Date de sortie : 7 Mai 2026
ISBN9791023522389
Pages : 256
Prix : 15,90

Résumé : Autour de nous errent des personnes tellement tristes, seules ou brisées qu’elles s’effacent peu à peu jusqu’à disparaître complètement.
Jeseong est le seul à pouvoir les entendre. Il est hypersensible aux bruits et capte ce que nous ne percevons pas. Il s’est donné pour mission d’aider ces êtres, qu’il surnomme les « biscuits », à reprendre confiance en eux.
En ce moment, sa vie est plus bruyante que jamais, entre les disputes de ses parents, les rires moqueurs des brutes du lycée et le tapage de ses nouveaux voisins.
Mais quand sa route croise celle d’un biscuit très particulier, Jeseong va devoir ignorer ce vacarme pour se concentrer sur l’essentiel.

MON AVIS : Jeseong est un lycéen atteint de misophonie, hyperacousie et phonophobie : trois troubles de l'audition. Cela lui permet d'entendre ceux qu'il appelle les biscuits. Il s'agit de personnes qui s'effacent peu à peu par manque de confiance en soi entre autres choses. Il leur vient en aide avec ses deux meilleurs amis jusqu'au jour où un biscuit plus particulier va changer sa perception de son don.

La couverture est simple et efficace. Je vous conseille de regarder à nouveau la couverture une fois la lecture terminée. Elle prendra tout son sens. Je suis ravie de découvrir un personnage atteint de trouble auditif de ce genre. Moi-même faisant de l'hyperacousie, j'ai totalement compris ce qui est décrit et l'enfer que ça peut être au quotidien. Son ouïe est si fine qu'on le prend parfois pour un fou au point d'être interné en hôpital psy. Et mention spéciale au passage des motards. Ça m'a fait rire.

Concernant les biscuits, j'ai beaucoup aimé le principe : rendre visuel le mal être des personnes. C'est même très précis avec trois stades. La méthode employé pour aider ces personnes en souffrance peut paraître très simple à la lecture. Pourtant, qui le fait au quotidien? Pas grand monde. On découvre quelques histoires différentes.

Concernant la construction de l'historie, j'ai été plus que surprise par l'évolution de l'histoire. C'en est même amusant. Je n'ai vraiment pas vu venir le retournement de situation. L'autrice aborde des thèmes différents. Évidemment, il est question de handicap mais aussi de psychiatrie, maltraitance, santé mental et harcèlement principalement. 
 
En bref, ce titre m'intriguait à sa sortie et je suis ravie de l'avoir lu. Cette lecture m'a fait du bien de par les thèmes abordés et de par son originalité. Je ne peux que vous le recommander.
 
Merci à Babelio et à la maison d'édition pour ce service presse 

mercredi 27 mai 2026

Danser jusqu'à soi de Coline Pierré

Danser jusqu'à soi de Coline Pierré
Poétesse : Coline Pierré
Maison d'édition : Bruno Doucey
Date de sortie : 7 mai 2026
ISBN : 978-2-36229-577-5
Pages : 144
Prix : 17,50

Résumé : On dit que nos cellules se régénèrent durant des cycles qui durent sept ans. Que nos corps se renouvellent, nous offrant la possibilité de nous repenser entièrement. Ce sont ces corps multiples que Coline Pierré entreprend d’explorer : corps libre de l’enfant, corps en pleine mutation adolescente, et ce corps d’adulte, ce corps « trop obéissant », pétri de « colère intérieure », et pourtant en quête perpétuelle de mouvement et d’intensité. Mais comment renouer avec cette « enveloppe fragile » ? Par la danse, nous répond l’autrice dont les poèmes sont autant de chorégraphies déployées sur l’espace de la page. Par le geste qui libère et qui relie. Par la joie que l’on nourrit en se déplaçant, en faisant corps avec le corps des autres. Danser pour « ne pas s’effacer ». Pour redevenir « libres et indociles ». Et apprendre, enfin, à « accueillir la tendresse ».

MON AVIS : Je ne suis pas du genre à sortir et me poser dans des cafés et restaurants. Ça me demande trop d'énergie. Si je précise, c'est parce que j'ai lu ce recueil dans le seul café que je fréquente de temps en temps. Et ce jour-là, je n'étais pas franchement bien. On peut dire que ce recueil est arrivé au bon moment. C'est ce que j'appelle les livres du destin.

Le titre à lui seul m'a totalement parlé et renvoyé à ce que je traverse. J'essaie de me retrouver depuis quelques années. Autant vous dire que les poèmes que j'ai lu m'ont profondément touché. C'est quelque chose de si complexe. Et passer par le corps pour se découvrir est un excellent moyen. Personnellement, j'ai choisi le yoga.

« combien de danses pour arriver jusqu’à soi
combien de danses pour ne plus se voir flou
combien de couches à ôter
pour retrouver les désirs
nichés dans les corps anciens
combien de danses
pour désapprendre l’obéissance »

Coline Pierré aborde ce sujet comme une relation avec une justesse folle. Je n'aurai pas su décrire mieux le lien entre corps et esprit. On a tendance à ignorer le corps dans nos sociétés alors que c'est souvent lui qui nous alerte sur nos limites. Elle mentionne un peu le handicap qui me concerne également. Je retiens de la douceur dans la plume et le fait qu'elle prenne le temps. On sent son regard évolué au fil des pages. 
 
En bref, ce recueil est un énorme coup de cœur très subjectif mais c'est comme ça avec la poésie. Pour dire que je l'ai déjà relu. Je n'ai même pas mis de post-it. Je pourrai en dire tellement plus mais je vous laisserai le découvrir.

 

lundi 25 mai 2026

DMZ. Marche et démarche à la frontière coréenne de Valérie Gelézeau

DMZ. Marche et démarche  à la frontière coréenne
Autrice : Valérie Gelézeau
Maison d'édition : Atelier des cahiers
Date de sortie : 23 avril 2026
ISBN : 978-24-88413-05-3
Pages : 152
Prix : 20

Résumé : Les espaces peuvent-ils être réparés ? Comment habite-t-on dans des lieux soixante-dix ans après une catastrophe ? Qu’a-t-on reconstruit quand une zone démilitarisée (DMZ) a tranché dans le vif des territoires auparavant cohérents et continus ? Comment vit-on aujourd’hui sur cette frontière, qui est une non-frontière, dans un contexte géopolitique qui n’est ni tout à fait la guerre, ni tout à fait la paix ?
C’est en restituant les matériaux d’une traversée de 500 km à pied sur le sentier de la Paix (DMZ Peace Trail) ouvert en septembre 2024 que l’autrice tente de répondre à ces questions. L’essai, qui dévoile les coulisses d’une enquête mobile le long du chemin, mêle une géographie culturelle de cette frontière toujours en construction (de son origine à ses paysages contemporains), une réflexion sur la marche comme démarche de recherche et un carnet de voyage.
On y croise des militaires bien sûr, mais aussi des cafés bobos, des cerfs‑vampires, des projets de vie alternative, dans des régions contrastées et insolites qui traduisent l’absurdité des espaces nés du conflit, où la cicatrice frontalière est un lieu de mémoire et de guérison.

MON AVIS : Voilà un livre original. On ne se pose jamais la question des frontières et surtout de ce qu'il s'y passe surtout entre les deux Corée. Valérie Gelézeau, géographe, a parcours le sentier de la paix proche de la DMZ. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en lisant cet essai et je ne suis pas déçue. J'ai été de surprises en surprises.

Au début du livre, on trouve des cartes montrant les changements de frontières au fil de l'histoire. Les deux dernières (celles d'aujourd'hui) vous aideront en cours de lecture. L'autrice en profite pour nous faire un rappel de la guerre de Corée. J'ai appris quelques petites choses en même temps. Ensuite, viens le temps de la traversée.

L'autrice présente pour chaque section du sentier une photo avec un texte faisant maximum deux pages. Elle va droit à l'essentiel. Sachez qu'elle n'a pas fait la traversée en une fois. On en comprend les raisons au fil des pages. Étant proche de la zone militaire, forcément, elle ne pouvait pas forcément prendre de photos. Pour certains sentiers, il fallait réserver. Elle nous parle aussi des rencontres qu'elle fait en cours de route.

Ce que je retiens de cet essai est le paradoxe entre la présence militaire très présente et la volonté de rendre touristique dans la mesure du possible le sentier de la paix avec toutes les contraintes qui vont avec. On devine un sentiment étrange de la part de l'autrice et parfois de l'ironie face à certaines situations (je pense à la visite de l'observatoire).
 
En bref, je ne regrette pas cette lecture. J'ai découvert non seulement le sentier de la paix que je ne connaissais pas mais aussi la vie dans la DMZ. C'est quelque chose qu'il faut vraiment lire. Vous serez forcément surpris. 
 
Merci à la maison d'édition pour ce SP 

vendredi 22 mai 2026

Culbuter le malheur de Béata Umubyeyi Mairesse

Culbuter le malheur de Béata Umubyeyi Mairesse
Poétesse : Béata Umubyeyi Mairesse
Maison d'édition : Mémoire d'encrier
Date de sortie : 5 février 2024
ISBN : 978-2-89712-954-5
Pages : 124
Prix : 15

Résumé : Culbuter le malheur,  livre-phare marquant la commémoration des 30 ans du génocide des Tutsi au Rwanda (1994-2024). Un million de morts en trois mois. Des silences et des silences. Adolescente à l’époque, Beata Umubyeyi Mairesse a échappé au géno-cide. Elle offre dans ce double recueil les mots justes pour faire mémoire par une énonciation radicale de ce qui est un désir puissant de vivre à présent, au présent. L’autrice fait danser les mots-pagaille, les mots-bataille, entre ici et là-bas, entre hier et demain pour inventer un imaginaire décolonisé à offrir aux enfants du jour d’après.

MON AVIS : Merci à mon amie libraire d'avoir invité cette autrice/poétesse. Je n'ai acheté que son recueil de poésie afin de la découvrir. Depuis quelques temps, j'ai pris l'habitude de lire la poésie à voix haute afin de mieux ressentir chaque mot. Ce dernier est sorti pour les trente ans du génocide du Rwanda. Dans chaque vers, on ressent une intensité incroyable. Elle aborde des souvenirs de ce qu'elle a vécu, le deuil ou le féminisme.  

Tout est écrit de manière à ce que le lecteur puisse se retrouver dans l'émotion, de provoquer l'empathie. Chaque mot est choisi avec soin. Le sens est très important. Il est impossible de minimiser quoique ce soit. On sent au-delà des émotions, une force comme j'en ai rarement trouvé. Certains poèmes expriment de la tristesse, d'autres de la colère maîtrisée ou une ironie mordante et d'autres apportent une touche d'espoir. Elle finit d'ailleurs par un poème rempli de ce sentiment.

En bref, je découvre une plume intense parfois direct, parfois subtil montrant la multiplicité des émotions humaines et leur complexité. J'ai été touché au-delà des mots par ce recueil que je ne peux que vous recommander. Le titre est parfaitement choisi.