Maison d'édition : Robert Laffont
Date de sortie : 19 Octobre 2023
ISBN : 9782221272923
Pages : 288
Prix : 19,50 (disponible en format poche)
Résumé : Dans une ville-État appelée Town, une femme est retrouvée morte dans une voiture abandonnée. Immédiatement, la police oriente ses recherches vers la résidence Saha.
Town est la ville la plus riche du monde. Foncièrement inégalitaire, elle est divisée entre riches et pauvres. Les plus démunis, dépourvus de tous droits, vivent dans la résidence Saha, occupant des logements sans eau ni électricité, condamnés à accepter les travaux les plus pénibles pour survivre. C’est là que se sont réfugiés, un soir, Jingyeong et son frère Dogyeong, trempés et grelottant de froid.
La police soupçonne rapidement Dogyeong, qui disparaît. Sa sœur part alors à sa recherche avec l’aide d’un groupe de marginaux. Commence pour elle la quête de la vérité sur le système qui régit Town, bien plus sombre que ce qu’elle pouvait imaginer…
Pandémie, immigration clandestine, naufrages, médias contrôlés par l’État, justice expéditive… La plume acérée de Cho Nam-Joo nous livre une dystopie qui résonne étrangement avec notre monde. Et qui met surtout en lumière l’inébranlable volonté de certains de lutter pour leur liberté.
MON AVIS : J'avais lu "Kim Jiyoung, née en 1982" de l'autrice que j'avais adoré. Je ne me suis pas pour autant ruée dessus tant ce livre est différent. On est dans de l'imaginaire. Au début de l'histoire, on suit Dogyeong, un jeune homme qui est à disparaît après la mort d'une femme. On s'attend à suivre une enquête mais pas du tout. Ça m'a sûrement perturbé.
En effet, on se trouve dans un monde pleins d'inégalités. Les Saha (ce qui explique le nom) sont tout en bas. Ils héritent des emplois considérés comme dégradants. Tout en haut, vous trouvez les Habitants, les plus riches. Au sein de la résidence Saha vivent essentiellement des immigrés ou des personnes n'ayant pas réussi à obtenir le statut d'Habitant. Ils n'ont ni eau ni électricité ni rien. Ce qui est surprenant est l'existence de la résidence alors qu'elle aurait du être détruite.
Je ne sais pas dans quel genre ce roman est classé. Je pense à de la dystopie mais je n'en suis pas certaine. Certes, beaucoup de choses le confirment. Pourtant, à la lecture, on devine un futur proche et les différentes discriminations reflètent notre société actuelle avec exagération. La différence réside aussi dans les méchants de l'histoire. Et c'est là que je suis perdue. Je ne peux évidemment rien dire. La fi est perturbante.









