Auteur : Pierre-Emmanuel Roux
Maison d'édition : L'atelier des cahiers
Date de sortie : 9 Juin 2026
ISBN : 978-24-88413-08-4
Pages : 264
Prix : 25
Résumé : Au cœur de l’âge d’or de la chasse aux cétacés, un baleinier français, le Narwal, s’échoue au large de la péninsule coréenne, le 2 avril 1851. Du 20 avril au 8 mai, Charles de Montigny, premier consul de France à Shanghai, mène une expédition de sauvetage qui tire l’équipage d’affaire. Ces péripéties en terra incognita, interdite aux étrangers, s’achèvent non par un affrontement tragique, mais par un banquet mémorable avec les autorités locales.
L’épisode du Narwal bouscule l’idée d’une Corée foncièrement hostile à l’Occident pendant l’époque du Chosŏn (1392-1897). Il révèle une politique envers les étrangers infiniment plus complexe et illustre la subtile réalité des contacts sur le terrain, où s’entremêlent pragmatisme, transgression et humanisme, tout en soulignant que Montigny fut sans doute le premier diplomate européen à fouler le sol coréen.
L’affaire du Narwal offre, plus largement, un remarquable exemple de microhistoire globale et éclaire un épisode inédit de la "préhistoire" des relations diplomatiques franco‑coréennes, avant le premier traité de 1886. Elle renouvelle ainsi notre compréhension des premiers jalons d’une histoire commune trop souvent réduite à la répression du catholicisme et à une série d’expéditions punitives.
MON AVIS : Sans la confiance de la maison d'édition, je n'aurai pas découvert cette histoire : le naufrage du Narwal qui a entrainé la première visite d'un diplomate français en Corée. L'auteur nous propose de vivre ce fait historique sous la forme d'un roman d'aventures en se basant sur ses recherches aussi bien en France qu'en Corée.
L'auteur a une plume très accessible. Il a surtout eu l'idée d'alterner les points de vue entre français et coréen. Cela permet de nous montrer les différences culturelles mais aussi les incompréhensions du fait de la langue malgré la présence d'interprètes. En effet, personne ne parle coréen, le pays étant inconnu. Ils passent donc par le chinois avec les défauts de traduction qui vont avec. Sans parler des préjugés du fait de rumeur sur ce pays méconnu qu'est la Corée.
Au fil des pages, Pierre-Emmanuel Roux nous montre également la différence entre les rapports coréens et français. On découvre par la même occasion l'administration coréenne et sa hiérarchie. On devine la complexité des échanges entres coréens et français du fait du confucianisme coréen et surtout des procédures. J'ai apprécié la subtilité concernant le rôle de Montigny dans le sauvetage du Narwal.
En bref, j'ai appris énormément au cours de ce roman. J'en appréhendais la lecture. Pourtant, ça se lit comme un roman et nous propose deux cultures complètements différentes qui se rencontrent. D'un côté l'occident et sa religion et de l'autre, la Corée et le confucianisme avec sa hiérarchie bien ordonnée.
Merci à la maison d'édition pour ce service presse