Maison d'édition : Bruno Doucey
Date de sortie : 7 mai 2026
ISBN : 978-2-36229-577-5
Pages : 144
Prix : 17,50
Résumé : On dit que nos cellules se régénèrent durant des cycles qui durent sept ans. Que nos corps se renouvellent, nous offrant la possibilité de nous repenser entièrement. Ce sont ces corps multiples que Coline Pierré entreprend d’explorer : corps libre de l’enfant, corps en pleine mutation adolescente, et ce corps d’adulte, ce corps « trop obéissant », pétri de « colère intérieure », et pourtant en quête perpétuelle de mouvement et d’intensité. Mais comment renouer avec cette « enveloppe fragile » ? Par la danse, nous répond l’autrice dont les poèmes sont autant de chorégraphies déployées sur l’espace de la page. Par le geste qui libère et qui relie. Par la joie que l’on nourrit en se déplaçant, en faisant corps avec le corps des autres. Danser pour « ne pas s’effacer ». Pour redevenir « libres et indociles ». Et apprendre, enfin, à « accueillir la tendresse ».
MON AVIS : Je ne suis pas du genre à sortir et me poser dans des cafés et restaurants. Ça me demande trop d'énergie. Si je précise, c'est parce que j'ai lu ce recueil dans le seul café que je fréquente de temps en temps. Et ce jour-là, je n'étais pas franchement bien. On peut dire que ce recueil est arrivé au bon moment. C'est ce que j'appelle les livres du destin.
Le titre à lui seul m'a totalement parlé et renvoyé à ce que je traverse. J'essaie de me retrouver depuis quelques années. Autant vous dire que les poèmes que j'ai lu m'ont profondément touché. C'est quelque chose de si complexe. Et passer par le corps pour se découvrir est un excellent moyen. Personnellement, j'ai choisi le yoga.
combien de danses pour ne plus se voir flou
combien de couches à ôter
pour retrouver les désirs
nichés dans les corps anciens
combien de danses
pour désapprendre l’obéissance »
Coline Pierré aborde ce sujet comme une relation avec une justesse folle. Je n'aurai pas su décrire mieux le lien entre corps et esprit. On a tendance à ignorer le corps dans nos sociétés alors que c'est souvent lui qui nous alerte sur nos limites. Elle mentionne un peu le handicap qui me concerne également. Je retiens de la douceur dans la plume et le fait qu'elle prenne le temps. On sent son regard évolué au fil des pages.











