Maison d'édition : Atelier des cahiers
Date de sortie : 23 avril 2026
ISBN : 978-24-88413-05-3
Pages : 152
Prix : 20
Résumé : Les espaces peuvent-ils être réparés ? Comment habite-t-on dans des lieux soixante-dix ans après une catastrophe ? Qu’a-t-on reconstruit quand une zone démilitarisée (DMZ) a tranché dans le vif des territoires auparavant cohérents et continus ? Comment vit-on aujourd’hui sur cette frontière, qui est une non-frontière, dans un contexte géopolitique qui n’est ni tout à fait la guerre, ni tout à fait la paix ?
C’est en restituant les matériaux d’une traversée de 500 km à pied sur le sentier de la Paix (DMZ Peace Trail) ouvert en septembre 2024 que l’autrice tente de répondre à ces questions. L’essai, qui dévoile les coulisses d’une enquête mobile le long du chemin, mêle une géographie culturelle de cette frontière toujours en construction (de son origine à ses paysages contemporains), une réflexion sur la marche comme démarche de recherche et un carnet de voyage.
On y croise des militaires bien sûr, mais aussi des cafés bobos, des cerfs‑vampires, des projets de vie alternative, dans des régions contrastées et insolites qui traduisent l’absurdité des espaces nés du conflit, où la cicatrice frontalière est un lieu de mémoire et de guérison.
MON AVIS : Voilà un livre original. On ne se pose jamais la question des frontières et surtout de ce qu'il s'y passe surtout entre les deux Corée. Valérie Gelézeau, géographe, a parcours le sentier de la paix proche de la DMZ. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en lisant cet essai et je ne suis pas déçue. J'ai été de surprises en surprises.
Au début du livre, on trouve des cartes montrant les changements de frontières au fil de l'histoire. Les deux dernières (celles d'aujourd'hui) vous aideront en cours de lecture. L'autrice en profite pour nous faire un rappel de la guerre de Corée. J'ai appris quelques petites choses en même temps. Ensuite, viens le temps de la traversée.
L'autrice présente pour chaque section du sentier une photo avec un texte faisant maximum deux pages. Elle va droit à l'essentiel. Sachez qu'elle n'a pas fait la traversée en une fois. On en comprend les raisons au fil des pages. Étant proche de la zone militaire, forcément, elle ne pouvait pas forcément prendre de photos. Pour certains sentiers, il fallait réserver. Elle nous parle aussi des rencontres qu'elle fait en cours de route.
Ce que je retiens de cet essai est le paradoxe entre la présence militaire très présente et la volonté de rendre touristique dans la mesure du possible le sentier de la paix avec toutes les contraintes qui vont avec. On devine un sentiment étrange de la part de l'autrice et parfois de l'ironie face à certaines situations (je pense à la visite de l'observatoire).










