mardi 22 novembre 2022

Suis-je hypersensible? de Fabrice Midal


Suis-je hypersensible? de Fabrice MidalAuteur : Fabrice Midal
Maison d'édition
: Flammarion (existe en poche)
Date de sortie
: 20 Janvier 2021
ISBN
: 9782081457881
Pages
: 304
Prix
: 19,90

Résumé : Vous vous sentez différent des autres.
Vous êtes bousculé par trop d’émotions, trop de pensées, trop de sensations.
Vous vous en voulez de ne pas être calme, raisonnable, zen.
En réalité, vous avez un don. Apprenez à l’exploiter.

Je suis hypersensible et, pour comprendre ce qui m’arrive, j’ai mené une enquête. J’ai rencontré des spécialistes de différentes disciplines, des scientifiques, des neurologues, des physiciens, des anthropologues, des psychologues, des philosophes et des historiens. Je vous livre ici les

éléments de mon voyage au cœur d’un pouvoir méconnu et les moyens à mettre en œuvre pour le déployer.

MON AVIS : Quand ce livre est sorti, je ne pensais pas le lire pensant que j'avais à peu près fait le tour du sujet mais la vie en a décidé autrement. Au fil d'une discussion avec un médecin, ce dernier m'en a parlé. Il a appris beaucoup par le biais de cet essai et a compris certaines choses me concernant. Il m'a fortement recommandé de le lire me disant qu'il n'était pas comme la plupart des ouvrages sur le sujet. J'ai encore hésité et j'ai fini par craquer. J'ai bien fait. Je vous renvoie à la vidéo sur le livre pour comprendre ce qui m'a décidé.

J'ai bien fait parce que j'ai eu besoin de comprendre certaines choses. Je travaille beaucoup sur moi depuis quelques temps. Ce livre a été une bouffé d'air frais. Déjà "je pense trop" de Christelle Petitcolin m'avait pas mal aidé. Il m'arrive même de relire des passages à certains moments. Mais ce lire est vraiment bien fait. Il donne de véritables clés pour apprendre à accepter son hypersensibilité et surtout à la vivre positivement.

Certains chapitre m'ont forcément plus parler que d'autres. J'ai cru que j'allais pleurer en lisant certains chapitre. J'ai eu l'impression que quelqu'un mettait des mots sur des moments de ma vie ou des choses que j'ai vécu. J'ai même fait lire un chapitre à certains proches qui m'ont regardé avec le sourire et compréhension. Tout était dit. À chaque fin de chapitre, l'auteur fait un résumé et donner des exercices très courts à faire. J'ai d'ailleurs essayé d'en faire un surtout (je n'aime tellement pas faire la vaisselle que je suis malade en la faisant). Verdict : ça m'a aidé un peu mais pas totalement. Je pense qu'à force, ça deviendra un automatisme.

On parle aussi de sujets qui peuvent concerner beaucoup de gens. J'ai apprécié ce qu'il dit sur le stress et le burn-out qu'il considère comme des mots valise. C'est tellement juste. Il rappelle que le burn-out n'est pas la maladie du travail. Le burn-out est souvent lié à la violence au travail dont le manque de reconnaissance. Concernant le stress, pareil. Il rappelle que le stress est du à d'autres émotions. Il faut apprendre à connaître la véritable émotion qui se cache derrière. 

D'ailleurs, on parle souvent de méditation. Sachez que la médiation pour les hypersensibles ne peut en aucun se pratiquer de manière traditionnelle (exemple : la méditation de pleine conscience). La preuve, ça n'a jamais fonctionné avec moi. Juste une fois avec vidéo que j'avais trouvé mais pour les hypersensibles. Voilà toute la différence. Fabrice Midal explique très bien pourquoi et surtout qu'il faut arrêter de nous dire "calme-toi". On ne peut pas. J'ai donc testé la méthode de l'auteur qui fonctionne à merveille. C'est sur sa chaîne youtube.

J'ai mis des post-it partout (à se demander pourquoi j'en ai mis d'ailleurs😂). Vous trouverez aussi la perception de l'auteur concernant le mythe de narcisse que je trouve hyper intéressant tout comme Lucky Luke ou Proust. On a droit également à des aspects historique de l'hypersensibilité, des informations scientifiques sur le fonctionnement du cerveau. D'ailleurs ce passage, très simple, m'a permis de comprendre une particularité me concernant. Je n'aurai jamais cru trouver une explication sur quelque chose de précis.

En bref, ce livre est à lire pour toutes personnes hypersensibles et tous ceux qui veulent comprendre. Le seul reproche que je pourrai faire, c'est qu'il parle plus des personnes qui le vivent bien que de ceux qui le vivent pas très bien. Il n'y a qu'une phrase. J'aurai aimé qu'il creuse la question parce que vivre dans un monde comme le nôtre en étant hypersensible, c'est compliqué. Ça reste un détail au regard de tous les exercices qu'il donne.



mercredi 16 novembre 2022

Le contrat de Ella Balaert

Le contrat de Ella Balaert
Autrice : Ella Balaert
Maison d'édition : Des femmes
Date de sortie : Février 2022
ISBN : 9782721009364
Pages : 400
Prix : 20

Résumé :

Le Contrat est un roman baroque, à multiples facettes, miroirs, chausse-trappes et faux semblants, qui poursuit la réflexion de son autrice sur le statut du réel.
Qui signera ? Qui tire les ficelles ? Qui mourra ?

« Impossible, le corps n’oublie rien, mon petit : il accumule les expériences et superpose leurs traces, il sédimente, se stratifie comme les couches géologiques d’une montagne ou se grave comme les écritures successives d’un palimpseste, mais il n’oublie pas. Ceci dit, on peut toujours écrire sur sa peau une histoire qui en recouvre une autre plus ancienne. »

MON AVIS : Comment parler de ce livre sans rien spoiler? C'est difficile. Je peux commencer par vous dire que, lorsqu'un livre me fait réagir physiquement, c'est très bon signe. C'est le cas sur celui-ci. Je venais d'entamer ma lecture d'un chapitre avec LA révélation quand le téléphone sonna. Vous savez, ce moment de bascule dans un roman qui va totalement changer votre perception du livre? Et bien, je n'ai eu d'autres choix que de répondre. Et la personne au bout du fil a eu droit à mon impatience. Je sautais à pied joint dans mon appartement en lui disant "t'as pas honte! Je suis en pleine révélation de malade et tu m'interromps". J'insistais pour qu'il abrège la raison de son appel (qui pouvait bien attendre au passage). Et juste pour le plaisir de me faire souffrir (et aussi parce que ça devait être très drôle de m'imaginer chez moi), la personne a fait exprès de prendre son temps. Autant vous dire que cette lecture a été terminée le jour même.

Bref, vous avez compris. Cette lecture a juste été un coup de cœur. En même temps, c'est Ella Balaert. Ce nom est pour moi synonyme de qualité. On suit la rencontre entre Jeanne et Christophe. Ce n'est pas une romance, je tiens à la préciser. Jeanne est une autrice en manque d'inspiration et victime du syndrome de la page blanche. Elle manque de confiance en elle. Certains passages ont résonné en moi. L'écriture de Ella est d'une justesse incroyable sur tous les sujets qu'elle aborde pour ce personnage. Son écriture garde cette poésie qu'on aime tant.

Passons à Christophe. Ce personnage a un charisme dingue. Pourtant, soyons honnête. Il est détestable. Explication. Ce monsieur récupère un manuscrit écrit par son meilleur ami décédé dans un accident de voiture. Il décide de le publier. Jusque là, c'est beau. C'est la suite qui le rend détestable. Il trouve l'idée d'ouvrir une maison d'édition consacré aux dernières œuvres d'auteurs morts ou en passe de mourir. Petite précision : quand j'écris en passe de mourir, c'est plutôt l'idée de signer un contrat exclusif avec lui pour publier le tout dernier livre avant le décès de la personne. Il appelle la maison d'édition Thanatographe...Oui, vous avez bien lu. Les passages concernant Christophe sont remplis d'humour noir. Ça ne pouvait que me plaire.

Vous pensiez que c'était tout? Et bien non. On suit d'autres personnages. Je ne parlerai que de Marie-Madeleine. Que j'aime ce genre de personnages! Elle est exquise et nous amuse. C'est tout ce qu'il y a à retenir. C'est une dame âgée loin d'être comme on l'imagine. Je repense à certaines choses la concernant qui me font rire. J'ai été étonnée aussi par le prénom de sa petite fille (c'est le mien. Ça fait toujours bizarre. Elle n'est pas du tout comme moi).  Cette dernière est d'ailleurs, certes, joyeuse mais loin d'être bête. J'adore comment elle est avec sa grand-mère. Comme tous les personnages de Ella, il faut se méfier des apparences et surtout ses personnages évoluent et se dévoilent.

Le roman est coupé en deux parties. Le choix est des plus judicieux. D'ailleurs, en plus de l'écriture, la construction est parfaite. Combien de fois, je me suis faite avoir...Mais j'avoue qu'il y a ce fameux chapitre qui m'a choqué. Je n'aurai jamais pu imaginer ce genre de retournement de situation. Et j'en redemande. Je mets au défi quiconque de deviner toutes ses révélations. En écrivant mon avis, je me rends compte que ce roman monte crescendo. Plus on avance, plus on découvre des choses sur les personnages plus ou moins surprenantes. Mais c'est dans la deuxième partie que tout s'enchaîne et que tout se rejoint. Si vous voulez comprendre quoique ce soit, il faudra aller au bout de sa lecture.

En bref, ce roman est un coup de cœur. L'écriture de Ella Balaert est un régal. Je mets au défi n'importe qui de ne pas finir addict et de ne pas réagir au retournement de situation (d'ailleurs je couperai le téléphone à l'avenir).




mardi 8 novembre 2022

Point du jour de Léo Henry et Stéphane Perger

Auteur : Léo Henry
Illustrateur : Stéphane Perger
Maison d'édition : Scylla
Date de sortie : 30 Juin 2017
ISBN : 9782954930381
Pages : 170
Prix : 10

Résumé babelio: C'est un petit bouquin abondamment illustré par Stéphane Perger, dont l'action prend place dans un univers co-créé avec lui. Il contient cinq nouvelles dont deux inédites, quatre short-short jadis diffusées en nouvelle par email, et une novella épique de 111 111 signes jamais lue de ce côté-ci du rêve.

MON AVIS : Merci à Babelio et la maison d'édition pour ce service presse. Ce livre a été plusieurs fois proposé en masse critique et je l'ai sélectionné à chaque fois. J'étais très curieuse de le découvrir. À l'intérieur, vous y trouverez de très belles illustrations.

Concernant le contenu, c'est compliqué. Pendant une bonne partie de ma lecture, je ne comprenais rien. Le problème est qu'il n'y a pas de résumé clair. Je n'ai donc pas m'appuyer dessus. J'ai donc fait quelques recherches sur babelio (pas de résumé du tout sur le site de la maison d'édition). Et j'ai bien fait. J'ai été rassuré de lire l'avis d'une personne qui n'a rien compris non plus à ce livre alors qu'il a adoré tous les autres livres de l'auteur.

J'ai donc persisté. Premièrement, parce que le livre est cours. Ensuite, parce que j'ai apprécié le style de l'auteur. Je vous rassure. Par moment, j'ai compris certaines choses. J'ai beaucoup aimé le personnage de Benny, une androïde. C'est aussi un point fort. Je pense que le problème de ce livre est qu'on le lit comme n'importe lequel. À la fin, on nous indique un ordre différent de lecture. Je pense que j'aurai compris ce livre avec cette ordre là.

La seule chose dont je suis sûre est le fait que tout se passe dans un monde inventé par l'auteur qui s''appelle justement point du jour. On rencontre différents personnages dont un seul est humain. Les autres sont androïde, lombric, des rats ou des baleines et deux autres dont je ne me souviens plus. De toutes les nouvelles, la seule que j'ai réussi à comprendre est "la ballade de Gin et Bobi". Elle est le centre névralgique de tout le livre et permet de comprendre les autres nouvelles.

Le problème est que, pour les autres nouvelles, je me suis demandée ce que j'étais en train de lire et à quoi carburait l'auteur tant ça me paraissait...Je n'ai pas les mots. En même temps, je ne comprenais rien. Je ne dis pas que j'ai tout compris après mais disons que j'ai réussi à relier des évènements à d'autres mais c'est tout.

En bref, ce livre est un ovni total. j'ai mis du temps à en faire la chronique pensant que j'allais finir par comprendre quelque chose mais non. Pour un autre avis, je vous mets le lien de la chronique que j'ai lu pendant ma lecture.

vendredi 28 octobre 2022

The Rose


Ça faisait longtemps que je ne vous avez pas présenté une nouveauté musicale. Aujourd'hui, c'est le groupe pop rock coréen The Rose. Composé de quatre membres, ils ont tous fait leur service militaire. Le groupe s'est créé avant d'arriver dans une agence. Je vous passe l'histoire compliquée avec elle. Aujourd'hui, ils ont leur propre agence, écrivent, composent et arrangent leur musique.

Dès leur début, j'ai senti un potentiel mais il manquait ce quelque chose d'indéfinissable. Et j'avais raison d'y croire. Ils viennent de sortir un premier album complet "heal" qui est d'une beauté dingue. Aucuns morceaux à jeter. Je serai presque tentée de les écouter en boucle mais je ne veux pas me lasser.
Le groupe est composé de deux chanteurs et guitaristes (Woosung et Dojoon), d'un batteur (Hajoon) et d'un bassiste (Jae Yeong). Dojoon est aussi au clavier. Ne me demandez pas de choisir une chanson parmi d'autres. Elles sont toutes dans le même esprit. J'écoute l'album en faisant l'article pour la troisième fois mais je ne saurai pas en choisir une. Je peux juste vous dire que le clip du premier single m'a surprise.

Leur musique me rappelle un peu ce que fait le groupe Nell dont j'ai déjà parlé sur le blog. Ils gardent quand même leur identité. Il y a aussi deux instrumentales. J'aime beaucoup ça en Corée. Je les trouve excellent dans ce domaine



Bref, le mieux est de vous laisser vous faire votre propre avis avec les deux clips mis en ligne:




Qu'est-ce que vous en pensez?

jeudi 27 octobre 2022

Les exportés de Sonia Devillers

Les exportés de Sonia Devillers
Autrice : Sonia Devillers
Maison d'édition : Flammarion
Date de sortie : 31 Août 2022
ISBN : 9782080283207
Pages : 288
Prix : 19

Résumé :
Ma famille maternelle a quitté la Roumanie communiste en 1961. On pourrait la dire « immigrée » ou « réfugiée ». Mais ce serait ignorer la vérité sur son départ d’un pays dont nul n’était censé pouvoir s’échapper. Ma mère, ma tante, mes grands-parents et mon arrière-grand-mère ont été « exportés ». Tels des marchandises, ils ont été évalués, monnayés, vendus à l’étranger.
Comment, en plein cœur de l’Europe, des êtres humains ont-ils pu faire l’objet d’un tel trafic ? Les archives des services secrets roumains révèlent l’innommable : la situation de ceux que le régime communiste ne nommait pas et que, dans ma famille, on ne nommait plus, les juifs.
Moi qui suis née en France, j’ai voulu retourner de l’autre côté du rideau de fer. Comprendre qui nous étions, reconstituer les souvenirs d’une dynastie prestigieuse, la féroce déchéance de membres influents du Parti, le rôle d’un obscur passeur, les brûlures d’un exil forcé. Combler les blancs laissés par mes grands-parents et par un pays tout entier face à son passé.
 
MON AVIS : J'ai découvert ce livre par ma libraire. J'ai hésité à l'acheter au regard de la thématique. Puis  j'ai vu l'émission "Le quotidien" lors de laquelle l'autrice a présenté ce livre et j'ai réservé dans la foulée un exemplaire. Je n'ai pas su résister à ce besoin d'en savoir plus. Je voulais le lire rapidement mais ce ne fut pas le cas. Par contre, ce livre m'a mis une claque. C'est, pour moi, un devoir de le lire.

Sonia Devillers nous présente dès le début un résumé de ce que l'on va lire mais ce n'est rien à côté du reste. Ensuite, elle présente sa famille surtout du côté de sa mère. En lisant ce livre, j'essayais vainement de faire le lien avec mes cours d'histoire. Force est de constater que jamais je n'ai entendu parler de la Roumanie pendant cette période historique. Ce qui est cohérent, si je peux l'écrire comme ça, en découvrant les décisions prises par les différents pouvoirs en place.

Rien qu'en essayant de donner mon avis, j'en ai froid dans le dos. Je ne sais pas comment vous transmettre l'importance de ce que l'on apprend tant, par moment, je me disais "non, impossible. Il n'y a que dans les films qu'on voit ça". Je ne parle pas de l'Allemagne mais bien de la Roumanie et uniquement ce pays. La façon dont ils ont opéré est juste ignoble. Mais le plus dingue, c'est que l'autrice n'a jamais entendu ses grands parents parlaient de ça. Bien au contraire, ils disaient plus ou moins, qu'il n'ont rien vécu de particulier.

En creusant, elle va apprendre beaucoup de choses notamment par le journal intime d'un roumain qui a vécu les mêmes périodes qu'eux. On voit les persécutions des juifs même après la guerre. Et c'est justement avec le changement de pouvoir qu'on est écœuré. Les juifs sont encore la cible du pouvoir communiste. C'est pour cette raison que beaucoup ont quitté la Roumanie sans bien savoir ce que leur départ caché : du troc.

Les familles souhaitant partir payaient une somme indiquée par le passeur et celui-ci négociait avec le gouvernement pour l'échange de ces personnes contre du bétail au début puis de l'argent. C'est juste immonde et immoral. Le plus choquant, dans ce livre, réside dans les extraits d'archives et les chiffres que l'autrice met en avant à la fin du livre.

Combien de fois en lisant ce livre, je me disais "ça va s'arrêter là. C'est bon. On ne peut pas faire pire". Et bien si. La seule question que je me pose concerne le passeur. Est-ce qu'il a juste profité de la situation du pays pour se faire de l'argent ou est-ce qu'il souhaitait aider des gens? On ne le saura jamais. J'aime à penser qu'il a fait au mieux (pour me rassurer et trouver un peu de positif quelque part). 

Au regard du vécu de sa famille, Sonia Devillers fait aussi un constat effroyable : les juifs ont passé leur vie à fuir un pays peu importe dans lequel ils ont vécu. Ce qui me rappelle le titre d'un chapitre du lire : "apatride" tout comme un passage poignant d'une roumaine qui ne connait pas personnes juives après tous ces évènements. Alors qui peut répondre à cette question : Pourquoi le monde s'acharne autant sur des êtres humains sous prétexte qu'ils sont juifs? De quel droit?

En bref, j'en ai sûrement trop dit sur ce livre mais vous pouvez me croire : ce que je viens d'écrire n'est rien comparé à ce que j'ai lu. Honnêtement, pour moi, il n'est pas question de coup de cœur ou non. Il est indispensable de lire cet essai. Je vais quand même mettre un coup de cœur même si j'ai l'impression de manquer de respect aux victimes et familles des victimes.


jeudi 20 octobre 2022

Édition de L'orma : quelques lectures

Bonjour à tous,

J'ai lu plusieurs livres de cette maison d'édition et j'ai décidé de les regrouper dans un même article. J'en achèterai d'autres. C'est une certitude. Les éditions de L'orma publie les lettres d'auteurs connus dans un format que l'on peut envoyer tel quel. Personnellement, c'est tellement beau que je n'oserai pas faire comme il le recommande. Je l'enverrai sous enveloppe avec un suivi.


Pessoa Pourquoi rêver les rêves des autres?
C'est le premier livre que j'ai lu. Ma libraire était fascinée par ce personnage après l'avoir découvert par sa correspondance. Tellement qu'elle a commandé une anthologie de ses textes pour sa librairie. Elle m'en a parlé et ça m'a rendu curieuse. Pessoa était multiple. Il avait plusieurs identités mais aussi plusieurs écritures.

Ça ressent dans ses lettres. Le style est tellement différent qu'on ne peut pas se tromper sur l'identité. Je félicite la maison d'édition d'avoir réussi à rendre ça clair et lisible. C'est passionnant de voir son évolution avec le temps et les différentes personnalités reliées à chaque pseudonyme.



Poe la lettre volée et autres enquêtes
Livre suivant : étonnement, j'ai acheté ce livre en sachant que j'ai "les contes macabres" illustrés par Benjamin Lacombe dans ma PAL. Je ne savais pas que ce livre était un recueil de nouvelles écrit par l'auteur. Ils ont choisi ce livre comme dixième publication. J'ai adoré cette lecture. Dès la première nouvelle, j'ai eu l'impression de plonger dans une enquête à la Sherlock Holmes. C'est juste génial.
 
Ces nouvelles ont été traduites par Baudelaire qui était fasciné par cet auteur. Rien que là ce livre me rassure sur les contes que je possède. Je sais que j'aimerai ma lecture.


Baudelaire, comment ne pas payer ses dettes
Enchaînons justement avec ce poète emblématique. J'avoue avoir hésité à l'acheter de peur de perdre ce mythe que je sais loin de l'être. Tout le monde sait que ce poète était loin d'être comme il faut. Heureusement, ici, dans ses lettres, on voit un homme qui vit dans son monde. Il voit la pauvreté. Ce passage m'a marqué quand il est dans un restaurant en charmante compagnie et il est marqué par sa situation en comparaison d'une famille ayant faim devant ce même restaurant.

Mais, j'ai ri face à la facilité du poète à dépenser son argent au point de trouver toutes les astuces possibles pour ne pas payer ses dettes sans parler de ses relations avec sa mère très financière. Je rigole rien qu'en y repensant. Rien que pour ça, il faut le lire.


Dickinson un volcan silencieux, la vie
Enfin, une grande poétesse. Les rares poèmes que j'ai lus d'elle étaient magnifique. Autant vous dire que j'ai prévu de me procurer un recueil. C'est pour cette raison que j'ai acheté ce livre.

Honnêtement, c'est celui que j'ai le moins aimé. Je n'en ai d'ailleurs pas trop de souvenirs à part d'une femme restant à la maison à rêver d'aimer un homme, de s'adresser à sa famille sur des sujets classiques pour une femme de son époque et pourtant, on sent une intelligence dingue. Pour ça que j'ai été un peu déçue. Ça ne change pas mon envie de découvrir ses poèmes.



En bref, l'idée des éditions de l'orma est juste excellente. C'est l'occasion de découvrir ou redécouvrir des auteurs d'une manière différente. On peut avoir envie de lire les livres de ces derniers mais, me concernant, si déception il y a, ça ne m'empêche pas de maintenir ma wish list.



mardi 18 octobre 2022

L'empire électrique de Victor Fleury

L'empire électrique de Victor Fleury
Auteur : Victor Fleury
Maison d'édition : Bragelonne
Date de sortie : 15 février 2017
ISBN : 979-1028102449
Pages : 471
Prix : 9,90 (seulement poche mais j'ai le grand format)

Résumé : En cette fin du XIXe siècle, au cœur de l’Empire Électrique, les technologies voltaïques ont transformé la civilisation. L’Europe, sous le règne de Napoléon II, domine la planète.
Pourtant…
Un terroriste insaisissable menace l’ordre établi en Écosse française. Les Bonaparte décident de recourir aux services d’un prisonnier politique aux talents fameux, un certain Sherlock Holmes…
Marc Frankenstein est l’héritier d’une lignée de savants. Il pratique une science revitalisante, la médecine voltaïque. Un soir, la police vient le chercher à son domicile. Le docteur devra faire face aux sombres secrets de sa famille…
L’Australie est une terre de non-droit où sont déportés les utopistes de tout poil. Gavroche Thénardier, vieux révolutionnaire, est capturé et enfermé dans le terrible bagne Vidocq. Pour s’évader, il rassemble une équipe de prisonniers…
Le capitaine Nemo, cet infâme pirate, ressurgit après trente ans de silence pour attaquer la flotte française. Le lieutenant Justinien, son ennemi de toujours, embarque à bord du Léviathan pour lui donner la chasse…

MON AVIS : Je viens de découvrir que le grand format n'existe plus. En tout cas, pour le moment. Je l'ai lu il y a pas mal de temps mais comme vous le savez, j'ai pris pas mal de retard. J'adore le steampunk et ici on est servi.

Il s'agit d'un recueil de nouvelles surprenant. Chaque nouvelle met en avant des personnages emblématiques de la littérature. C'est le point fort de ce livre. Dès la première nouvelle, j'ai été étonnée par la construction. Jusqu'au bout, on ne sait pas quel personnage a été utilisé. Toutes les nouvelles sont construites à peu près comme ça. C'est intelligent et on se prend au jeu de chercher de qui il s'agit. 

Mais, cette construction, bien qu'intéressante, finit par lasser. Au fil des nouvelles, l'attention décroit sur ce point. Heureusement, l'auteur utilise également des personnages que je ne connaissais pas comme le baron Samedi ou Fu Manchu. J'ai donc fait quelques recherches. J'ai appris quelques petites choses grâce à cette lecture.

Parmi les personnages que l'on trouve, il y a Sherlock Holmes (parfaitement respecté), Raspoutine, Frankenstein, Cosette, Gavroche et Lanthier. Pas mal de nouvelles sont dans l'esprit du thriller. Les enquêtes sont bien faites et surprenantes.

Petit détail et pas des moindres : vous trouverez un fil rouge. C'est peut-être pour ça la construction plus ou moins répétitive du livre. Nous endormir pour mieux nous surprendre. Je ne l'ai pas vu venir. 

En bref, c'était une bonne lecture. J'ai son second livre qui se déroule dans le même univers à lire.