mercredi 24 juin 2020

Les lutins urbains tome 1 : L'attaque du Pizz Raptor de Renaud Marhic

Auteur : Renaud Marhic
Maison d'édition : Ptit louis
Date de sortie : Octobre 2013
ISBN : 978-2-914721-80-6
Pages : 136
Prix : 8,50

Résumé :

On les croyait disparus à jamais, chassés de nos contrées par la modernité.

Erreur ! On peut bien avoir construit des villes à la campagne,

les lutins se sont faits urbains !

Et ils n’ont rien perdu de leurs pouvoirs d’agaceries, tracasseries,

et espiègleries…

Quel est donc cet inconnu qui s’en prend aux livreurs de pizzas, leur dérobant leur chargement sans jamais faire main basse sur l’argent ?

Gustave Flicman, jeune policier de la Grosse Cité, croise un soir le voleur. Si ce n’est pas un lutin, ça y ressemble bien…

Mais voilà le coupable arrêté : c’était un simple SDF. Affaire réglée.

Pas pour Gustave ! Qui ne se doute pas que sa quête du Pizz’ Raptor va le mener jusqu’à l’Université d’Onirie. Là où les Lutins Urbains ont trouvé refuge. Sous la protection du mystérieux Professeur B., Docteur en Lutinologie...


MON AVIS : L'auteur m'avait proposé de recevoir son roman en livre voyageur. Étant donné le prix d'envoi d'un livre, je me suis dit autant l'acheter. Et c'est ce que j'ai fait. J'ai mis du temps avant de me lancer dans la lecture de ce petit livre jeunesse. J'ai honte. En une heure, je l'ai lu. C'est dire. C'est aéré et écrit grand avec quelques illustrations.

On suit Gustave, policier de son état qui va se retrouver face à un voleur bien particulier. En effet, un gang vole des pizzas. Sauf que le voleur a un physique atypique. Ce n'est autre qu'un lutin mais personne n'est censé connaître leur existence.

Honnêtement, en commençant ma lecture, je me suis demandée dans quoi je mettais les pieds tant c'est loufoque, drôle et surtout on sent que l'auteur s'est amusé à écrire cette histoire de lutins voleurs de pizzas. La chose que j'ai retenu de ce livre notamment, concerne les sponsors de la police et autres administrations. C'était à mourir de rire. On ne peut s'empêcher d'imaginer dans la réalité ce que ça donnerait. L'absurde au pas possible.

L'aspect aventure est super bien fait. Je rappelle que c'est destiné à des enfants et je pense sincèrement que ces derniers rigoleraient bien en lisant ce roman. le point fort aussi est que vous pouvez vous rendre sur le site de la maison d'édition afin de devenir docteur en lutinologie avec un quizz. C'est fun.

En bref, j'ai passé un chouette moment. Lire ce livre m'a donné envie de lire encore après. Je n'avais qu'un livre avec moi à ce moment-là. J'étais assez frustrée.

lundi 22 juin 2020

Silens moon de Pierre Cendors

Auteur : Pierre Cendors
Maison d'édition : Tripode
Date de sortie : 14 Mars 2019
ISBN : 9782370551900
Pages : 200
Prix : 19

Résumé : En 1935, en Allemagne, un homme atteint sa quarantième année dans une solitude qu’il s’est choisie. Un héritage l’a mis à l’abri des soucis matériels. Mais il vit hanté à la fois par le souvenir d’un ancien et mystérieux voisin qu’il surnomme « le loup des steppes » et la découverte récente d’un homonyme dont il ne sait rien, sinon qu’il vient de mourir. Herne Heimlicht décide d’enquêter sur la vie de cet individu qui porte son nom, ignorant que sa quête va l’amener à devenir l’amant d’une artiste sublime : Nada Neander.

Construit comme un jeu de pistes, reposant sur une langue privilégiant la rêverie et la lenteur, Silens Moon poursuit l’exploration des thèmes qui traversent toute l’œuvre de Pierre Cendors : l’illusion des identités, les cohérences secrètes du monde.

MON AVIS : Ce livre que j'ai acheté chez ma libraire m'a appelé. Dès que je m'y rendais, je ne pouvais m'empêcher de le regarde, de lire et relire le résumer. C'est le coup de cœur de ma libraire. J'ai fini par craquer sans savoir si ça me plairait vraiment. C'est tellement loin de ce que je lis. Je ne sais pas comment je vais vous en parler. Pour moi la question de ce livre n'est pas : est-ce que j'ai aimé ou pas mais plutôt ai-je accepté ce qu'on m'a proposé.

Aujourd'hui, avec le recul, je pense que je le relirai pour voir si ma vision du livre changerai ou plutôt si je verrai des subtilités que je n'ai pas vu lors de ma première lecture. En toute honnêteté, j'ai été hypnotisé par ce roman. l'écriture est vraiment belle et adaptée. Pourtant, je sais qu'un roman dont l'histoire ne commence qu'à la moitié du livre a tendance à m'agacer. Ici pas du tout. J'ai pris le temps de le déguster. On ne peut pas lire en une seule fois un roman comme celui-là.

Dans la première partie du roman, on suit Herne Heimlicht qui va découvrir la mort de son homonyme inconnu pour lui par le biais d'un faire part de décès à son nom. À partir de là, il va vouloir en savoir plus sur cet homme. Ma curiosité l'a emporté et j'ai complètement oublié le résumé qui mentionnait une femme et une rencontre. Lorsque cette femme apparait le roman prend une autre ampleur. Le temps semble ralentir, les conversations sont différentes et plus profonde et les silences plus intenses.

En fait, on a l'impression d'être hors du temps, en marge du monde en lisant ce roman et les derniers chapitres sont à l'image de cette marginalité si je peux m'exprimer ainsi. La fin de ce livre m'a posé un réel questionnement pendant un certain temps au point que je demande l'avis d'Estelle, ma libraire. Je ne savais pas du tout comment l'interpréter. Ça m'a vraiment déstabilisé. La mise en page du roman est aussi agréable et nous permet de nous attarder sur le sens des mots et leur beauté.

En bref, ce roman m'a sorti des sentiers battus et tant mieux. J'adore ça. J'ai apprécié cette lecture qui pose les bonnes questions sans être moralisateur. Bien au contraire, on nous parle de la solitude comme il faut.

mercredi 17 juin 2020

Chroniques des cinq trônes tome 1 : moitiés d'âme de Anthelme Hauchecorne

Auteur : Anthelme Hauchecorne
Maison d'édition : Gulf Stream
Date de sortie : 3 Octobre 2019
ISBN : 978-2-35488-711-7
Pages : 521
Prix : 20

Résumé :

lundi 15 juin 2020

Le célèbre catalogue Walker & Dawn de Davide Morosinotto

Le célèbre catalogue Walker & Dawn de Davide Morosinotto
Auteur : Davide Morosinotto
Maison d'édition : L'école des loisirs
Date de sortie : 2018
ISBN : 9782211233682
Pages : 424
Prix : 18

Résumé : P'Tit Trois, Eddie, Min et Julie ne pourraient pas être plus différents, et en même temps plus amis. Ils partagent un catalogue de vente par correspondance, trois dollars à dépenser et un grand désir de découvrir le monde. Et quand, au lieu du revolver qu'ils ont commandé arrive une vieille montre qui ne fonctionne même pas, les quatre n'hésitent pas une seconde et partent vers Chicago pour récupérer leur revolver.
Au cours de leur voyage, ils rencontreront des tricheurs professionnels, des flics véreux, des méchants qui semblent gentils et des gentils qui ne le sont pas du tout... un crime non résolu et beaucoup, beaucoup d'argent...13 et +

MON AVIS : On suit quatre enfants qui, après avoir découvert de l'argent dans une boîte qu'ils ont pêché, décident de s'acheter un pistolet par le biais du célèbre catalogue. On est 1904 en Louisiane. Au lieu de recevoir un pistolet, ils vont recevoir une montre à gousset cassée. Les quatre vont partir pour Chicago par leur propres moyens afin de récupérer l'objet commandé.

Commençons par l'esthétisme. L'objet livre est magnifique. On y trouve des extraits du catalogue, des coupures de presse, des illustrations des personnages. Rien à redire. Concernant le scénario de base, pourquoi pas. À l'époque c'était courant. Par contre, le fait que ces quatre gamins puissent faire un voyage aussi long sans qu'on entende une seule fois parler des parents ou quoique ce soit de ce genre...Je ne sais pas. Ça m'a un peu gêné tout le long du livre.

Concernant P'tit trois, le chef de la bande, on sent l'aventurier. Il ne tient pas en place. Eddie est le peureux et hypocondriaque mais n'en reste pas moins malin. Julie est courageuse et observatrice. Enfin, Min, mon chouchou est le frère de Julie et noir. Je le précise parce que son statut a de l'importance au fil du voyage. La façon dont les noirs sont traités est clairement mis en avant par moment et avec justesse tout comme le statut de la femme.

Le voyage qu'ils font est intéressant. C'est vraiment le livre d'aventures et de découvertes. Ça ne m'a pas empêché de ressentir une gêne tout au long de ma lecture. Certes, on sent d'où vient le problème mais je trouve que c'est un peu facile. Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre.

En bref, un objet livre à l'aventure qui aurait pu être mieux sans ce petit quelque chose qui m'a empêché de croire pleinement à cette histoire. Heureusement que l'histoire se termine avec Min.

mercredi 10 juin 2020

Desire - Karasu tome 3 de Rohan Lockhart

Desire de Rohan Lockhart
Auteur : Rohan Lockhart
Maison d'édition : auto édition (maintenant chez MxM bookmark
Date de sortie : Septembre 2018
ISBN : 9782375747131
Pages : 205
Prix : 12

Résumé : « C'est l'histoire d'un été, un instant figé dans le passé » Daisuke et Sai sont amis depuis qu’ils sont enfants. Ils sont voisins, musiciens, compositeurs et jouent dans le même groupe. Ils ont grandi entremêlés, l’un aussi lumineux que l’autre est ombrageux. Daisuke a toujours cru en lui. Sai, lui, se pense retenu par ce secret qu’il n’a jamais encore su lui avouer. Cette chose qui lui est encore si difficile à confesser. Mais quelque soit les ombres, il n’y a que votre plus cher ami pour vous rappeler que les sentiments se déclinent à l’infini. Il n’y a que Daisuke pour murmurer à Sai, qu’il n’y aura jamais qu’une seule façon de s’aimer.
« C'est l'histoire d'un présent où les sentiments deviennent de plus en plus grands.»

MON AVIS : J'adore cet auteur et une fois de plus, ça a fait mouche. Honnêtement, il ne se passe pas grand chose. C'est une romance entre deux hommes. C'est simple sans fioriture et sans cliché. C'est le plus important.

Ce roman fait parti de la saga karasu dont j'ai déjà chroniqué un livre. Je vous rassure vous pouvez lire les romans dans le désordre. La preuve, c'est que celui-ci est le dernier. On parle musique mais surtout souvenirs, différences et secret. Daisuke et Sai sont voisins depuis toujours et font également partis du même groupe de rock (d'ou le nom de la saga).

Sai m'a beaucoup touché. Il est très sensible, manque de confiance en lui et se fait discret. En face, Daisuke enchaîne les conquêtes, est très ouvert d'esprit, séduisant et lumineux. Il travaille dans un restaurant bien qu'il n'en ai pas forcément besoin. Quand je parlais de différences, on ne peut pas faire mieux. À cela, ajoutons le fait qu'il n'est pas le même niveau social. L'un est enfant unique, l'autre pas. Et on peut en ajouter encore.

Leur relation est purement amical. Néanmoins, Sai a toujours été amoureux de Daisuke. Je pense ne pas avoir besoin de préciser le pourquoi du comment il ne s'est jamais annoncé au second. Je trouve l'évolution de la relation très belle et très élégante. On suit également les souvenirs de chacun dans leur découverte des relations amoureuses. J'ai été très étonné par les choix fait par l'auteur. Ces sujets ne sont pas abordés ou peu à ma connaissance : asexuelité, bisexualité et une autre forme dont j'avoue ne pas me souvenir du nom. C'est très bien traité avec beaucoup de douceur et d'émotions.

En bref, ce roman m'a fait beaucoup de bien. C'est pour ça que j'aime autant les romans de Rohan Lockhart. Il traite de sujets importants sans être niais ou guimauve. C'est réaliste et les émotions sont justes.

lundi 8 juin 2020

Lames vives tome 1 : Obédience de Ariel Holzl

Lames vives tome 1 : Obédience de Ariel Holzl
Auteur : Ariel Holzl
Maison d'édition : Mnémos
Date de sortie : Novembre 2019
ISBN : 978-2-35408-748-7
Pages : 336
Prix : 18

Résumé : Six destins se croisent et se brisent comme des chaînes dans ce roman aux personnages complexes et humains. Un récit d'aventure puissant, poignant et addictif sur la liberté et la lutte pour ses idéaux.

MON AVIS :Un nouveau roman de Ariel Holzl dans un style plus adulte. Honnêtement, j'ai eu un peu de mal au début. Pas à cause du roman mais d'une grosse déception de lecture qui a précédé celui-ci. Je me suis donc réfugiée auprès d'une valeur sûre : ce roman.

Dès le début, j'ai adoré la tonalité du roman. Dès le premier chapitre, le personnage de Griff m'a amusé. Ce qu'il s'y passe donne le ton et surtout, je crois que l'auteur à un truc avec la mort. Dans tous ses romans, la mort y a une présence particulière. J'aimerai bien savoir d'où ça vient. Tout le long de ma lecture, je me suis demandée dans quelle direction j'allais. Ça ne m'a pas dérangé puisqu'au fur et à mesure de ma lecture, j'obtenais des informations. Surtout le gros point fort de ce roman est les personnages.

Griff est franc et ne porte pas ce nom pour rien. Sa rencontre avec Minah va donner quelque chose d'intéressant. Minah est paradoxale. Elle ne veut pas faire de mal autour d'elle mais se lance dans une entreprise qui va l'obliger à aller à l'encontre de ce qu'elle est notamment par le biais de son pouvoir. Cette idée est géniale à exploiter tant ça peut apporter énormément à l'histoire. Encore plus au regard de l'univers créé par l'auteur. Ellinore m'énervait un peu : la fille parfaite sur tout avec une mère malade et que sais-je encore mais l'avancer de l'histoire m'a beaucoup plu. Elle n'est pas si parfaite et se montre assez naïve.

Saabr est mon personnage préféré. Elle est un bon soldat mais avec ses propres règles. Elle est rebelle pour quelqu'un étant censé se comporter comme un robot. Je me suis bien amusée à chaque chapitre la concernant. Son évolution m'a amusé et un peu stressé à un moment donné. J'ai hâte de découvrir la suite la concernant. Ensuite, Nazeem...Il me semble pathétique. Il est prêt à tout pour protéger Minah mais, je ne sais pas, il y a un truc qui me fait faire un pas en arrière avec lui. Enfin, le personnage inconnu m'a poussé dans ma lecture. C'est les chapitres les plus mystérieux. On ne sait pas à qui on a affaire. C'est délicieusement frustrant.

Je n'ose trop rien dire concernant le roman étant donné que j'ai mis du temps avant de comprendre l'univers créé au fil de ma lecture. Pourtant, les phrases du résumé disent tout ce qu'il y a à savoir. Pour une dystopie, ça change et pas qu'un peu. Aussi, on n'a pas de triangle amoureux et je l'en remercie. Concernant la fin, je le considère comme une fin à la Gabriel Katz. J'ai été plus que frustrée par cette fin. Je n'ai qu'un envie : lire la suite.

En bref, malgré un début compliqué non du à ce roman mais à une déception précédente, j'ai réussi à rentrer dans cette lecture complexe mais passionnante aux personnages charismatiques.

mercredi 3 juin 2020

Ni d'Ève ni d'Adam de Amélie Nothomb

Ni d'Ève ni d'Adam de Amélie Nothomb
Autrice : Amélie nothomb
Maison d'édition : Le livre de poche
Date de sortie : 2009
ISBN : 9782253124542
Pages : 182
Prix : 6,10

Résumé : Stupeur et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'âge adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d'Eve ni d'Adam révélera qu'à la même époque et dans le même lieu, j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier.

MON AVIS : Amélie Nothomb est de retour avec un roman qui se lit en parallèle de stupeur et tremblement. Ici, on s'attarde sur sa relation amoureuse avec un japonais voulant apprendre le français. On découvre grâce à ce livre les différences culturelles entre la France et le Japon. Ne serait-ce que les dîners au Japon, c'est quelque chose. J'ai adoré la tonalité du roman. On sent l'humour, l'ironie et la maladresse de Amélie dans toute sa splendeur. On a également un aperçu de l'évolution du Japon par le regard de l'autrice et de ses questions.

Par contre, j'ai trouvé Amélie très lâche à un moment donné. Ce n'est pas très honnête ce qu'elle a fait même si ça se comprend. On passe aussi rapidement par stupeur et tremblement puisqu'elle mentionne ce travail qu'elle a eu. D'ailleurs j'ai vu un article sur le sujet des postes qui ne servent à rien au Japon récemment. J'ai adoré le passage avec la montagne. J'ai juste eu envie de voir le film en espérant qu'il respecte le livre. Ça doit être amusant et en même temps instructif comme le livre.

lundi 1 juin 2020

Le spleen de Paris de Charles Baudelaire

Le spleen de Paris de Charles Baudelaire
Auteur : Charles Baudelaire
Maison d'édition : Le livre de poche
Date de sortie : 2003
ISBN : 9782253161202
Pages : 253
Prix : 3,60

Résumé : Lorsqu'il commence à publier ses petits poèmes en prose dans des revues et des journaux, Baudelaire a beau les qualifier modestement de " bagatelles ", il a pleinement conscience de ce qu'ils ont de singulier. Et nous le savons mieux désormais, ce qui s'inaugure de manière capitale dans ces textes qui visent à capter l'étrangeté du quotidien de son temps, ce n'est rien moins qu'une forme littéraire nouvelle. Rimbaud et Mallarmé vont s'en souvenir très vite - et bien d'autres après eux. Bien que le poète y songeât depuis 1857, l'année des Fleurs du Mal, Le Spleen de Paris ne parut que deux ans après sa mort, en 1869. Ses poèmes en prose constituaient pourtant à ses yeux le " pendant " de ses pièces en vers, et les deux livres, en effet, se font écho à maints égards. Mais à la différence des Fleurs du Mal, ce n'est pas ici un recueil composé qui nous est offert : un espace de liberté, bien plutôt, où le flâneur témoigne d'un nouveau regard venu à l'homme moderne pour lequel la réalité multiplie ses images.

MON AVIS : C'est la première fois que je lis ce livre contrairement aux fleurs du mal. J'ai fait l'effort de lire la préface même si elle se résume à deux pages au lieu de cinquante mais passons. Cela reste intéressant et m'a permis de mieux appréhender ma lecture. Ces poèmes en proses sont un plus aux fleurs du mal. Je dirai même que les deux se répondent ou se complètent. Je sais que je le relierai. Certaines m'ont plus convaincu que d'autres. j'ai été marqué par l'humanité dont fait preuve Baudelaire. Je pense à un passage ou il voit une famille devant le restaurant de luxe où il dîne accompagner. Il pense les inviter mais sa compagne les méprise...Comme quoi il y a des choses qui ne changent pas. Je ne sais pas ce que je pourrai en dire plus. C'est un classique dont on parle moins que son recueil mais il vaut la peine d'être lu. Certes, la sensation n'est pas la même mais les sentiments restent là. L'observateur qu'est le poète est présent. Il montre l'humain tel qu'il est.