vendredi 21 août 2026

Le livre des portes de Gareth Brown

Le livre des portes de Gareth Brown
Auteur : Gareth Brown
Maison d'édition : Sonatine
Date de sortie : 10 avril 2025
ISBN : 9782383992103
Pages : 592
Prix : 24,90 en grand format (10,70 en poche)

Résumé : Cassie Andrews travaille dans une petite librairie newyorkaise. Elle mène une vie plutôt tranquille jusqu'au jour où un de ses clients décède en laissant derrière lui un ouvrage rempli d'inscriptions dont il allait lui faire cadeau, le Livre des Portes. Cassie et sa colocataire Izzy vont bientôt découvrir que cet ouvrage a un incroyable pouvoir. Grâce à lui, chaque porte s'ouvre à l'époque et à l'endroit que l'on désire. Les deux amies font alors la connaissance d'un homme, Drummond Fox, qui leur révèle l'existence d'autres livres magiques : le Livre de la Chance, le Livre des Illusions, le Livre de la Douleur... Autant d'artefacts qui, s'ils tombaient dans de mauvaises mains, pourraient s'avérer terribles. Leur mission est désormais claire : percer le mystère de l'origine de ces livres, et les réunir afin de les mettre à l'abri. Mais, dans l'ombre, une mystérieuse femme veille, avec d'obscurs desseins...

Quête initiatique, lutte contre les forces du mal, voyages dans le temps... tous les ingrédients sont réunis ici pour un fantastique plaisir de lecture. En plus de personnages formidablement campés auxquels on s'attache immédiatement, Le Livre des Portes est aussi, et surtout, un hommage sans précédent aux pouvoirs merveilleux des livres et des histoires.

MON AVIS : On suit Cassie, libraire à la vie tranquille. Un jour, elle va trouver un client habitué mort et surtout un livre à côté de lui : le livre des portes. Il s'apprêtait à lui offrir. Ce livre a le pouvoir d'emmener son propriétaire où il veut à l'époque voulut. Ça semble génial sur le papier. D'ailleurs, c'est ce que ressent Cassie et sa colocataire Izzy. Néanmoins, elles vont attirer le danger.

L'objet livre est sublime. Lorsque je suis allée le chercher chez ma libraire, je ne m'attendais pas à trouver un jaspage magnifique. La couverture est juste parfaite et donne juste envie d'explorer l'univers. Concernant la plume, on visualise parfaitement l'histoire. On est comme Cassie, fasciné par ce livre qui permet de voyager dans le temps et l'espace. Il y a quelques précisions annonçant certaines limites. 
 
Au fil des pages, on va découvrir qu'il existe de nombreux livres possédants des pouvoirs différents et surtout certains de leurs propriétaires pas forcément sympathiques. Parmi les personnages que l'on rencontre, il y a Drummond qui cherche justement à trouver le livre des portes. Il faudra être patient avant d'en connaître la raison.

Ce livre met en avant l'amour des livres mais met en avant d'autres sujets. On aborde l'obsession de posséder et du pouvoir à n'importe quel prix avec les dangers que cela comporte. L'auteur nous prouve également que rien n'est tout blanc ou tout gris. Tout dépend de l'utilisation que l'on fait des livres.
 
En bref, j'ai adoré ce roman. Je me suis doutée que ce livre ne serait pas qu'un cadeau mais je ne m'attendais pas à une histoire aussi dense et créative. J'ai été fasciné par les messages très justes derrière. je suis curieuse de lire son nouveau roman. J'attends sa sortie poche.

mercredi 19 août 2026

Le palais de sang de June Hur


Le palais de sang de June Hur
Autrice : June Hur
Maison d'édition : Bayard
Date de sortie : 4 Novembre 2025
ISBN : 979-10-363-7338-1
Pages : 416
Prix : 17,90

Résumé : Corée, 1758.
Fille illégitime, Hyeon, 18 ans, a réussi à devenir infirmière au palais à force de travail et d’acharnement. Elle n’a d’autre but que d’effectuer son métier discrètement et, peut-être, gagner enfin l’approbation de son père. Lorsque quatre femmes sont sauvagement assassinées en une nuit et que sa mentor est accusée, Hyeon décide d’enquêter en secret pour prouver son innocence.
Elle croise alors la route d’Eojin, un jeune inspecteur. Ensemble, ils plongent dans les recoins les plus sombres du palais. Mais les secrets mortels qu’ils découvrent les mènent vers une piste sanglante et dangereuse…

MON AVIS : On suit Hyeon, fille illégitime, qui a réussi à devenir infirmière au palais impérial. Elle mène son quotidien discrètement jusqu'à ce que sa mentor soit accusée du meurtres de quatre femmes. Hyoen, curieuse par nature, va réussir à voir les corps et va mener l'enquête. C'est à ce moment-là qu'elle croise la route de Eojin, jeune inspecteur.

Hyeon est une femme brillante. Elle est intelligente et observatrice. On découvre assez rapidement sa plus grande faille. Cela n'empêche pas Hyeon d'être loyale envers sa mentor qu'elle sait innocente. Évidemment que son enquête ne va pas se passer comme elle l'entend. Eojin va la surveiller et ils vont finalement travailler ensemble discrètement. Eojin est un personnage que l'on découvre que plus tard. Son histoire m'a profondément touchée. Concernant le personnage du prince qui a une place particulière, il est inspiré d'un prince ayant réellement existé

J'ai été étonné par la qualité de ce roman. Tout est vraiment travaillé. On découvre la vie au palais, les traditions à respecter et les différences sociales. Je pense par exemple au fait que les hommes ne peuvent toucher les femmes pour les soins ou même pour l'autopsie des corps. Le confucianisme est vraiment très présent. L'autrice y aborde la corruption notamment et la place de la femme particulière. J'aurai adoré que l'autrice creuse le personnage de la mère de Hyeon.

Pour ce qui est de l'enquête, je n'ai rien vu venir. L'autrice s'amuse à nous envoyer sur de fausses pistes. on se prend au jeu de récolter les indices et de découvrir ce qui se cache derrière toutes ces histoires. Croyez moi, on est loin de tout savoir. Je ne pensais pas que l'histoire serait aussi complexe.

En bref, j'ai été agréablement surprise par ce roman aux multiples rebondissements et mettant en avant la culture coréenne dans les moindres détails. Je ne peux que vous le recommander.

vendredi 14 août 2026

Soli Deo Gloria de Deveney et Cour

Soli Deo Gloria de Deveney et Cour
Auteur : Jean-Christophe Deveney
Dessinateur : Édouard Cour
Maison d'édition : Dupuis
Date de sortie : 3 Octobre 2025
ISBN : 9791034768974
Pages : 280
Prix : 30

Résumé : Nés sous le ciel crasseux du « Saint-Empire romain germanique », Hans et Helma étaient destinés à une vie de labeur et de pauvreté. Leur don et leur amour pour la musique s'offriront à eux comme un espoir, une lueur dans leur quotidien sombre et terreux. 
Après la disparition de leur famille, ils vont être recueillis par un ermite musicien qui va leur faire découvrir la richesse des sons de la nature. 
Accueillis ensuite dans un pensionnat religieux, ils vont apprendre les bases de la lecture et du solfège, leur permettant de déchiffrer les plus belles partitions de leur époque.
Adoptés par un margrave, seigneur de guerre, ils découvriront ensuite la beauté des instruments de musique. 
Les palais de plusieurs villes européennes seront enfin les témoins silencieux de leur réussite et de leurs plus cruelles déceptions. 
Empruntant les codes du roman d'apprentissage, Soli Deo Gloria offre un récit dur empreint de beauté et d'espoir. 
Pour la première fois, Jean-Christophe Deveney met son talent d'écriture au service du trait précis et élégant d'Édouard Cour. Ensemble, ils offrent un titre époustouflant de beauté.


MON AVIS : On suit un frère et une sœur qui ont un talent inné pour la musique. Helma chante divinement bien et Hans, un excellent musicien. Malheureusement pour eux, la musique est mal vue où ils vivent. Après avoir tout perdu, ils vont rencontrer un ermite qui va leur apprendre l'importance de la nature puis leur voyage va les emmener à voyager de part le monde afin d'apprendre la musique.

Rien que la couverture de la bande dessinée est un appel. Pourtant, vous savez que je suis un peu frileuse. je pensais attendre l'avis de ma libraire mais j'ai craqué. Le thème de la musique me fascinait. Les dessins sont tous en noir et blanc sauf la musique qui se traduit par des touches de couleurs par endroit assez rare. J'ai trouvé ça judicieux. 
 
Par le biais de la musique, on suit également le parcours d'un frère et une sœur. Ils ont vécu dans les mêmes endroits. Pourtant, leur rapport à la musique tout comme leur personnalité sont totalement différents. Helma semble joyeuse et plus mature. Hans semble renfermé, méfiant et surtout a un besoin de reconnaissance.
 
En bref, cette bande dessinée est un hymne à la musique. On en voit aussi bien le côté positif que le côté négatif. Parce que, oui, on peut salir la musique. On y aborde aussi le danger des hautes sphères, des apparences et de l'argent.

lundi 10 août 2026

Tout sur Geroge Sand (ou presque) de Ella Balaert

Tout sur Geroge Sand (ou presque) de Ella Balaert
Autrice : Ella Balaert
Maison d'édition : Cours toujours
Date de sortie : 19 Mai 2026
ISBN : 979-10-91750-29-5
Pages : 128
Prix : 20

Résumé

La vie de George Sand est un éblouissement ! Grande amoureuse, féministe à sa manière, émancipée voire scandaleuse pour son époque, cultivée et habile de ses mains, amie des arts, engagée du côté des opprimés, républicaine et pacifiste, écologiste avant l’heure, profondément maternelle… et surtout, grande femme de lettres, à l’écriture féconde et subtile. Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil, née en 1804, devient baronne Dudevant à son mariage en 1822, et George Sand à trente ans, avec la publication de son roman Indiana. Elle publie plus de 70 romans, connaît un considérable succès et est la seule femme écrivain de son époque à vivre de sa plume.

Tout sur George Sand (ou presque), écrit par Ella Balaert, passionnée par cette grande figure littéraire du XIXe siècle, est à savourer au gré de sa curiosité, à travers des textes et des documents précieux, qui dessinent par petites touches le portrait d’une femme d’exception et d’une œuvre sensible et engagée.


MON AVIS : J'aime beaucoup Ella Balaert. Ma libraire a organisé une soirée consacrée à George Sand. C'est pour ces deux raisons que j'ai acheté ce livre. Je vais commencer par l'objet livre. Il est construit de telle manière que vous pouvez le lire dans l'ordre que vous voulez. Au début, on vous propose quatre chemins de lecture possibles mais libre à vous de feuilleter comme vous voulez. Personnellement, je l'ai lu dans l'ordre des pages.

Le livre contient des photos et illustrations nous permettant de nous plonger dans l'univers de cette autrice méconnue. On découvre une femme moderne avant l'heure. Elle s'intéresse à tout et à un rythme de vie particulier. Elle est féministe, écologiste et une femme d'affaire et amoureuse souvent. Elle aime l'art dans son ensemble. On l'a découvre peintre également. Je pourrai dire beaucoup de choses mais le mieux est de lire ce livre. Après cela, vous voudrez lire les romans de George Sand. Vous pouvez me croire.

En bref, j'ai été impressionné par cette femme loin des clichés que l'on pourrait croire et malheureusement, si peu mise en avant. Elle n'a jamais été aussi moderne qu'aujourd'hui. 

vendredi 7 août 2026

La mare au diable de George Sand

La mare au diable de George Sand
Autrice : George Sand
Maison d'édition : Folio
Date de sortie : 12 Octobre 1999
ISBN : 9782070411214
Pages : 240
Prix : 4,10

Résumé : La Mare au Diable est un lieu maudit où souffle l’angoisse. Près d’elle se déroule toute l’histoire. Un paysan, veuf avec ses enfants, cherche femme. Qui épousera-t-il ? celle qu’on lui a promise, ou une pauvre paysanne, harcelée par son patron ? Cette petite Marie est l’âme d’un paysage de rêve, et l’emblème de l’enfance éternelle.
Un roman d’amour, mais traversé par le cri des chiens fous, la nuée sanglotante des oiseaux, le fossoyeur épileptique. La voix de la terre s’y accorde avec celle de l’Âme enfantine : George Sand y parle avec force du sol natal et des premiers souvenirs.

MON AVIS : Ma libraire n'arrêtait pas de me dire de lire un roman de George Sand. Il a fallu qu'elle organise une soirée lui étant consacré pour que je tente ce titre. Je l'ai lu très rapidement. On suit un paysan, veuf qui doit rencontrer une femme dans un autre village. En partant, il doit déposer une paysanne afin qu'elle travaille. Sauf que rien ne va se passer comme prévue.

La plume est d'une facilité déconcertante à lire. Pourtant, il y a plusieurs niveaux de lecture. On est loin de la romance que l'on pourrait penser. Tout est plus profond. On parle de deuil mais aussi du travail paysan très présent tout au long du roman. On sent l'amour de la nature de la part de l'autrice. Il y a même un passage qui m'a fait appuyer sur pause. J'ai eu l'impression d'être en harmonie avec ce qu'elle décrit.

Le paysan est un homme bien, silencieux et à l'écoute. Il aime profondément ses enfants. Il n'a pas très envie de se remarier mais accepte de rencontrer une femme sans pour autant dire oui. Concernant la petite Marie, cette paysanne qu'il doit accompagner, elle est jeune mais sensible et réfléchie. Elle est bien plus mature qu'il n'y parait. On en oublierai qu'elle n'a que 16 ans.
 
En bref, j'ai été surprise d'être aussi vite happée par ce roman bien plus profond qu'une simple histoire d'amour. J'ai ressenti la présence de la nature tout au long de ma lecture avec la présence de personnages sensibles et profondément humains. Ça m'a fait du bien et surtout ça m'a donné envie d'en lire d'autres. 

mercredi 5 août 2026

La floraison des sakuras de Dana Blue

La floraison des sakuras de Dana Blue

Autrice : Dana Blue
Maison d'édition : Salammbô
Date de sortie : 8 mai 2025
ISBN : 9782382113165
Pages : 324
Prix : 24,90

Résumé : Haru, fils d’un dignitaire japonais au service du shogun et guerrier accompli, se joint aux troupes nippones dans leur tentative d’envahir la Corée sous domination chinoise. L’armée est vaincue, Haru est fait prisonnier. Déshonoré par la défaite, craignant pour sa vie, Haru est pourtant laissé en vie. Ses traits délicats et son physique androgyne fascinent l’empereur chinois Xiong Li, qui ne peut se résoudre à faire trancher un aussi joli visage...

Captif d’un destin inattendu qui le conduit à intégrer le harem royal –traditionnellement réservé aux femmes – il devient à la fois l’objet et la source d’un trouble profond...
L’empereur, au sommet de sa puissance, oscille entre désir possessif et peur de ses sentiments face à ce jeune protégé.
Haru et Xiong Li entament un jeu subtil et passionné, entre rejet et attirance, soumission et domination, amour et indifférence dans l’atmosphère envoûtante de la Cité interdite.

MON AVIS : C'est le premier roman de cette maison d'édition que je lis. On suit Haru, soldat japonais fait prisonnier par l'empereur chinois Xiong Li. Ce dernier prend, au début, Haru pour une femme. Même s'il découvre que Haru est bien un homme, Xiong Li est fasciné par la beauté androgyne de Haru et l'intègre à son harem.

Autant le dire tout de suite, ce livre contient des scènes de smut très explicites. On est aussi dans une relation toxique. Au regard du résumé, on ne peut que s'en douter sans parler de l'époque. Xiong Li va luter contre lui-même. Il n'assume pas son attirance pour Haru et ne peut y résister dans le même temps. Haru est handicapé suite à la défaite de l'armée japonaise. Autant dire que leur relation sera tumultueuse et parfaitement décrite.

À côté, l'autrice montre le fonctionnement du harem et de toutes ces intrigues. On a même une enquête en arrière plan dont je n'ai pas vu le dénouement. Certes, le roman met en avant la relation entre les personnages principaux mais elle explore d'autres sujets. On a même une petite enquête. J'ai surtout trouvé intelligent de faire passer Haru pour une femme. 

En bref, j'ai apprécié cette romance bien qu'elle soit effectivement toxique. On se rappelle juste de l'aspect historique du roman.  

mercredi 29 juillet 2026

Le Narwal ou les tribulations coréennes d'un baleinier français de Pierre-Emmanuel Roux


Le Narwal ou les tribulations coréennes d'un baleinier français de Pierre-Emmanuel Roux
Auteur : Pierre-Emmanuel Roux
Maison d'édition : L'atelier des cahiers
Date de sortie : 9 Juin 2026
ISBN : 978-24-88413-08-4
Pages : 264
Prix : 25

Résumé : Au cœur de l’âge d’or de la chasse aux cétacés, un baleinier français, le Narwal, s’échoue au large de la péninsule coréenne, le 2 avril 1851. Du 20 avril au 8 mai, Charles de Montigny, premier consul de France à Shanghai, mène une expédition de sauvetage qui tire l’équipage d’affaire. Ces péripéties en terra incognita, interdite aux étrangers, s’achèvent non par un affrontement tragique, mais par un banquet mémorable avec les autorités locales.

L’épisode du Narwal bouscule l’idée d’une Corée foncièrement hostile à l’Occident pendant l’époque du Chosŏn (1392-1897). Il révèle une politique envers les étrangers infiniment plus complexe et illustre la subtile réalité des contacts sur le terrain, où s’entremêlent pragmatisme, transgression et humanisme, tout en soulignant que Montigny fut sans doute le premier diplomate européen à fouler le sol coréen.

L’affaire du Narwal offre, plus largement, un remarquable exemple de microhistoire globale et éclaire un épisode inédit de la "préhistoire" des relations diplomatiques franco‑coréennes, avant le premier traité de 1886. Elle renouvelle ainsi notre compréhension des premiers jalons d’une histoire commune trop souvent réduite à la répression du catholicisme et à une série d’expéditions punitives.

MON AVIS : Sans la confiance de la maison d'édition, je n'aurai pas découvert cette histoire : le naufrage du Narwal qui a entrainé la première visite d'un diplomate français en Corée. L'auteur nous propose de vivre ce fait historique sous la forme d'un roman d'aventures en se basant sur ses recherches aussi bien en France qu'en Corée. 
 
L'auteur a une plume très accessible. Il a surtout eu l'idée d'alterner les points de vue entre français et coréen. Cela permet de nous montrer les différences culturelles mais aussi les incompréhensions du fait de la langue malgré la présence d'interprètes. En effet, personne ne parle coréen, le pays étant inconnu. Ils passent donc par le chinois avec les défauts de traduction qui vont avec. Sans parler des préjugés du fait de rumeur sur ce pays méconnu qu'est la Corée.
 
Au fil des pages, Pierre-Emmanuel Roux nous montre également la différence entre les rapports coréens et français. On découvre par la même occasion l'administration coréenne et sa hiérarchie. On devine la complexité des échanges entres coréens et français du fait du confucianisme coréen et surtout des procédures. J'ai apprécié la subtilité concernant le rôle de Montigny dans le sauvetage du Narwal.
 
En bref, j'ai appris énormément au cours de ce roman. J'en appréhendais la lecture. Pourtant, ça se lit comme un roman et nous propose deux cultures complètements différentes qui se rencontrent. D'un côté l'occident et sa religion et de l'autre, la Corée et le confucianisme avec sa hiérarchie bien ordonnée.
 
Merci à la maison d'édition pour ce service presse 

lundi 27 juillet 2026

La végétarienne de Han Kang

La végétarienne de Han Kang
Autrice : Han Kang
Maison d'édition : Le livre de poche
Date de sortie : 2 Mars 2016
ISBN9782253067900
Pages : 216
Prix : 8,40

Résumé : Une nuit, Yonghye se réveille et va au réfrigérateur, qu’elle vide de toute la viande qu’il contient.
Guidée par son rêve, elle a désormais un but  : devenir végétale, se perdre dans l’existence calme et inaccessible des arbres et des plantes.
Ce dépouillement qui devient le sens de sa vie, le pouvoir érotique, floral de sa nudité vont faire voler en éclats les règles de la société, dans une lente descente vers la folie et l’absolu.

MON AVIS : J'ai rarement lu un livre qui me fasse autant réagir pendant ma lecture. On suit Yonghye, une femme comme les autres qui décide de ne plus manger de viande et elle va aller plus loin en rêvant de devenir végétale. Le livre est coupé en plusieurs parties chacune écrite du point de vue d'une persone de l'entourage de notre personnage principale. 

On commence par son mari. Il est juste...Je n'ai pas de mots. Il considère sa femme comme une femme à tout faire, la juge et j'en passe. je ne sais pas comment elle a pu épouser un homme pareil. Et en temps, l'autrice critique les attentes de la société envers les femme. On a également le beau frère qui est fasciné par elle et la sœur. 

Au final, on a trois points de vue sur l'évolution de Yonghye. Chacun l'observe à différents moments de son évolution. Tout le monde a son avis sur la situation mais personne ne lui demande son avis ou le pourquoi du comment. Elle semble avoir décidé de vivre comme elle l'entend et coupé du monde. Jusqu'où ce rêve influence Younghye ou est-ce la société qui en a attendu trop?
 
En bref, j'ai été frappé par ce texte. L'autrice mêle habilement critique de société dans ce roman décrivant une femme du point de vue de l'entourage et la folie qui s'empare d'elle.