vendredi 18 septembre 2026

Diables blancs de James Robert Baker

Diables blancs de James Robert Baker
Auteur : James Robert Baker
Maison d'édition : Monsieur toussaint louverture
Date de sortie : 6 février 2026
ISBN : 9782381962290
Pages : 288
Prix : 20,90

Résumé : Après avoir signé un best-seller avec un retentissant true crime, Tom Dunbar a disparu des radars. Son ambitieux second livre a fait un flop. Alors que les droits d’auteur commencent à se tarir, le restaurant imaginé par sa femme, la sublime et vénéneuse Beth, les précipite dans un gouffre financier. Ils vont tout perdre, jusqu’à leur maison avec vue sur l’océan, dans l’un des coins privilégiés de Los Angeles.

La situation est critique : hors de question pour Tom de renoncer à l’écriture et, pour Beth, de s’exiler dans un quartier de seconde zone. Heureusement, elle a un plan : soutirer de l’argent à son père, Bud Sturges, auteur à succès. Mais quand le richissime écrivain refuse, une idée sombre et dérangeante commence à s’insinuer dans les esprits survoltés de Beth et Tom…

Avec une voix unique, tendue, implacable, James Robert Baker, livre avec Diables blancs, resté inédit jusqu’ici, un récit démoniaque, où l’on sombre dans un maelström de folie et d’aveuglement. Œuvre brillante dans sa forme, corrosive par le fond, aussi noire qu’hilarante, cette satire fulgurante d’une élite de parvenus révèle, sous le vernis de l’intellectualisme, leur abjection.

MON AVIS : Imaginez que vous recevez des cassettes d'un ami qui vous avoue l'impensable. C'est ce qui se passe dans ce roman. Est-il besoin de parler du travail éditorial de monsieur toussaint louverture? J'adore cette maison d'édition. Je pourrai presque acheter leurs livres les yeux fermés. La couverture est géniale. Et quelle bonne idée d'avoir publié ce titre.
 
On est fasciné dans ce roman par l'évolution des personnages surtout de Tom Dunbar. On comprend vite qui est sa femme Beth. Elle a ouvert un restaurant complètement raté avec l'argent qu'a gagné son mari suite au succès de son livre. Lui-même se doutait de la mauvaise idée. Je vous laisse en découvrir les raisons. Ils sont endettés et tentent de trouver des solutions. Ou plutôt Beth met la pression à Tom d'écrire un nouveau livre à succès tout comme son éditeur. Sauf que rien. 

Autant vous dire que Beth est toxique et l'archétype de la femme qui veut conserver les apparences à tout prix. Elle demande l'aide de son père qui refuse. Et c'est là que tout bascule. On a Tom qui tente de garder la tête sur les épaules et Beth qui le pousse dans ses retranchements. Ces évènements poussent Tom a remettre en question ses choix de vie parmi d'autres. Il ne se trouve pas d'excuses et ouvre les yeux sur femme.

Dans ce roman, la moralité est totalement remise en question voir inversée. L'auteur montre l'envers du décors de la célébrité et d'être riche. Jusqu'où est-on prêt à aller pour de l'argent et conserver leur villa luxueuse et toutes ces apparences? 
 
En bref, ce roman est des plus surprenants. On suit les pensées de Tom et les évènements qui s'enchaînent. On est dans un thriller qui se moque de ceux qui sont en haut et oublient qu'ils peuvent tomber n'importe quand.

mercredi 16 septembre 2026

La guerre du pavot tome 1 de Rebecca F. Kuang

Autrice : Rebecca F. Kuang
Maison d'édition : De saxus
Date de sortie : 15 Mai 2025
ISBN : 978-2-37876-687-0
Pages : 654
Prix : 29,90 (existe en broché)

Résumé : Les relations entre l'Empire du Nikan et la Fédération de Mugen ont toujours été conflictuelles. Lorsque l'Empire se retrouve affaibli, la Fédération en profite pour l'envahir. Deux Guerres du pavot sont nécessaires pour vaincre et repousser l'ennemi mugenais vers le large.

Des siècles plus tard, au sud du Nikan, la jeune orpheline Fang Runin, qui n'a connu que la misère, se retrouve fiancée contre son gré. Pour échapper au mariage, elle se lance à corps perdu dans la préparation du Keju, un exigeant concours qui lui ouvre les portes de l'élitiste Académie de Sinegard.

Bien que discriminée par tous, elle se révèle redoutable, mais surtout dotée d'impressionnantes prédispositions au shamanisme. Tandis qu'elle apprend à saisir la vérité du monde et à apprivoiser ses puissants pouvoirs, Mugen envahit subitement les terres nikara. Une nouvelle Guerre du pavot éclate. Rin est prête à tout pour triompher, y compris faire appel aux plus imprévisibles et dangereuses des divinités.

MON AVIS : Prête à tout pour fuir un mariage, Runin prépare un concours d'entrée pour l'école la plus prestigieuse grâce à un maître qu'elle arrive à convaincre. On découvre vite qu'elle a la capacité d'apprendre rapidement tout ce qu'elle lit. Mais cet apprentissage n'est rien face à ce qui l'attend dans cette académie. On ne trouve que l'élite, les héritiers de militaire ou de personnes haut placés. Elle est la seule orpheline à réussir à y entrer. 

Runin est une jeune fille au caractère bien trempé. Elle sait qu'elle n'est pas la bienvenue dans ce milieu mais elle fait tout pour rester sans pour autant se laisser marcher sur les pieds.Parfois, on est surprise par les choix qu'elle fait et c'est tant mieux. On découvre les cours avec elle. L'autrice fait appel à des textes emblématiques de la Chine comme "l'art de la guerre" de Sun Tzu et Mengzi (je n'ai pas le nom du livre en tête). Plus on avance dans l'histoire et plus on voit la guerre arrivée.

Parmi les autres personnages, on rencontre Nezha que j'ai adoré détester mais...Je n'en dirai pas plus. Kitay est le personnage le plus raisonnable de ce roman. Je n'ai aucune idée de ce qu'il se passera pour lui par la suite. Il y en a d'autres qu'on rencontre mais celui qui m'a le plus marqué est Jiang. Il apporte une folie douce mais apprend des choses importantes. Le mieux est de lire le livre si vous souhaitez en savoir plus. Je n'ai pas tout vu venir le concernant mais je n'étais pas loin.
 
Rin a des prédisposition au shamanisme et apprend à maîtriser ses pouvoirs. Pour cela, l'autrice nous renvoie à des clés de la culture asiatique principalement par la méditation et observer le monde différemment. À mesure que l'histoire progresse, l'autrice nous surprend également sur cet aspect de l'histoire. On est même surpris très souvent. 

En bref, je pourrais vous en dire tant sur ce livre que ce serait bien trop long. J'ai l'impression de manquer de mots. Ce livre est brillant et j'ai hâte de pouvoir me plonger dans la suite. Cette autrice est une révélation et apporte une fantasy originale et surtout un travail absolument dingue. 

mercredi 9 septembre 2026

Ayako de Osamu Tezuka

Ayako de Osamu Tezuka
Mangaka : Osamu Tezuka
Maison d'édition : Delcourt
Date de sortie : 20 Juin 2018
ISBN : 9782413005025
Pages : 728
Prix : 29,99

Résumé : Dans le cadre du 90e anniversaire d'Osamu Tezuka, Delcourt/ Tonkam ressort, dans une prestigieuse intégrale, Ayako, oeuvre emblématique du célèbre mangaka !Ayako est une fille de la honte. Née de l'union incestueuse de son père et sa sœur, elle devra vivre cachée dans la cave de la maison familiale de 4 à 18 ans. Comment peut-elle alors se construire ? N'ayant pour seule visite que son frère, dont elle tombe amoureuse. Un véritable drame, très émouvant !

MON AVIS : On a tous déjà entendu le nom de Osamu Tezuka mais je n'en avais jamais lu. Je ne m'attendais pas à ce que ce titre soit aussi dur et cruel. Cette édition est une intégrale volumineuse. Les graphismes correspondent à ce que l'on connaît du mangaka. Pour ce qui est de l'histoire, âme sensible s'abstenir.
 
On suit une famille qui cache un secret sordide en la personne de Ayako. Elle est la fille d'un frère et une sœur. Voulant sauver les apparences et maintenir leurs affaires, la famille décide d'enfermer Ayako à la cave. Son frère, jeune à l'époque, est le seul inquiet pour elle et ayant un semblant de valeurs. Sauf que les traumas familiaux se transmettent.
 
On parle effectivement d'incestes mais aussi des conséquences du traumatisme sur une personne coupée du monde pendant 14 ans. Ce livre est vraiment très dur. La violence est physiques mais l'aspect psychologique est le plus exploité. On a juste envie d'aider Ayako en sachant qu'elle ne pourra jamais vivre comme tout le monde.
 
En bref, ce titre est vraiment violent et dur à lire. Il vaut mieux être prévenu avant. Avec le recul, je suis toujours choquée par ce titre à l'opposée de la réputation du mangaka. 

lundi 7 septembre 2026

Excaliber tome 1 : la fabrique des rois de Gabriel Katz

Auteur : Gabriel Katz
Maison d'édition : Scrinéo
Date de sortie : 24 Octobre 2024
ISBN : 9782381673707
Pages : 337
Prix : 22

Résumé : 
La Bretagne, envahie par des hordes barbares, sombre dans le chaos des guerres fratricides. Dans ces âges noirs où aucun seigneur ne parvient à s’imposer, deux hommes vont échafauder la plus grande supercherie de tous les temps : ils vont fabriquer un roi. Leur choix se porte sur Kay, un jeune noble aussi inconnu que prometteur. Il fondera ses pouvoirs sur une épée prétendument divine, qu’il sera seul à pouvoir tirer d’un rocher. Pour lui donner un trône, les deux hommes recruteront les meilleurs chevaliers du pays et ne reculeront devant rien ni personne. Une machination parfaitement huilée, qui se déroule à merveille… jusqu’à l’entrée en scène d’Arthur, le frère adoptif de Kay. Les deux hommes à l’origine de ce plan machiavélique, on les connaît aujourd’hui sous les noms de Lancelot et Merlin, et leur histoire est devenue un mythe. L’épopée de la table ronde revisitée avec brio par Gabriel Katz. Manipulations, jeux de pouvoir, guerre de clans dans un monde où naissent les légendes.

MON AVIS : Gabriel Katz est de retour en fantasy! J'adore cet auteur et il m'avait manqué dans ce genre-là. Que donne une réécriture du mythe arthurien version Gabriel Katz? J'appréhendais un peu parce que je connais l'histoire et surtout que c'est vraiment à la mode en ce moment. Mais l'auteur...J'adore sa plume et elle vous happe toujours. Surtout, il a l'audace de nous surprendre dès le premier chapitre. Ça va être compliqué de vous parler de ce titre sans rien spoiler.

Imaginer Lancelot et Merlin à l'origine d'un plan visant à faire de Kay un roi mais ce plan être remis en question à cause de Arthur, le frère adoptif de Kay. On nous présente les personnages de la table ronde sous un angle totalement nouveau. J'ai bien écrit tous. Il n'y a que Kay dont je n'avais pas trop de souvenirs mais les autres... C'est vraiment loin de l'image qu'on en a. 

Pour être tout à fait franche, j'ai bien aimé et j'ai eu ces effets de surprises dignes de l'auteur mais. Oui, il y a un mais. Il a fait tellement mieux (je pense à "le puits des mémoires" et tous ces titres dans le même univers) bien au-dessus. La plume est celle que l'on connaît. On a tout ce qu'on attend de l'auteur mais ça m'a semblé très "correct". Peut-être parce qu'il s'agit d'un tome un. 

En bref, une chouette lecture et une réécriture surprenante du mythe arthurien mais j'attendais plus. Je ne sais pas à quel niveau. Peut-être parce que je sais que l'auteur est capable de bien plus. 

vendredi 4 septembre 2026

Le beurre de Manako de Asako Yuzuki

Le beurre de Manako de Asako Yuzuki
Autrice : Asako Yuzuki
Maison d'édition : Calmann Lévy
Date de sortie : 5 Avril 2023
ISBN9782702183496
Pages : 350
Prix : 22,90 (existe en poche)

Résumé : Le quotidien de Rika, jeune journaliste ambitieuse mais surmenée, est bouleversé quand elle rencontre Manako, une femme accusée d’avoir assassiné trois de ses amants.
Pleine d’assurance, Manako ne cache pas son amour pour la cuisine somptueuse grâce à laquelle elle a su garder ses hommes. Rika veut à tout prix l’interviewer, et Manako y consent à condition que celle-ci se plie à ses demandes culinaires. Fascinée par ce personnage, Rika accepte.
Mais en changeant de régime alimentaire, elle gagne quelques kilos et pour la première fois, subit le regard des autres. Entre emprise et velléités d’indépendance,
Rika va mener son enquête sur le passé trouble de Manako, tout en prenant conscience des injonctions de la société à l’endroit des femmes.
Inspiré d’un fait divers qui a défrayé la chronique, Le Beurre de Manako est un roman délicieux saupoudré de tension psychologique et un portrait panoramique du Japon contemporain.

MON AVIS : Ce roman est inspiré de faits réels. On suit Rika, une journaliste qui a obtenu une entrevue avec Manako, une femme accusée d'avoir tué ses amants. Sauf que pour avoir une interview, Manako pose des conditions auxquelles se plient Rika. Toutes ces conditions sont en liens avec la cuisine. On s'aperçoit très vite que la journaliste est fascinée par Manako.
 
Ce qui est fascinant chez Manako est qu'elle est loin des standards de beauté. Encore plus au Japon. Pourtant, des hommes se sont intéressés à elle. Et Rika va découvrir en respectant les conditions de Manako ce que celle-ci a vécu : être une femme hors des cadres de la société et donc le regard des gens, les remarques et autres. Je n'en dis pas plus pour ne pas vous spoiler mais l'idée principale est là.

Au fil des pages, on découvre l'emprise qu'à Manako, en prison, sur Rika. On ne peut pourtant s'empêcher de se poser des questions. On est partagé entre empathie face au regard dur de la société sur cette femme différente et voir en elle une violence dangereuse pour les autres. En fait, on est comme Rika.

En bref, ce roman est fascinant tant il porte un regard loin d'être beau sur le Japon par du regard de Rika et l'affaire Manako. Mais ce qui est remis en question est valable dans le monde entier.

mercredi 2 septembre 2026

Yellowface de Rebecca F. Kuang

Yellowface de Rebecca F. Kuang

Autrice : Rebecca F. Kuang
Maison d'édition : Ellipsis
Date de sortie : 2 Mai 2024
ISBN : 9782385620141
Pages : 352
Prix : 18,90 (existe en poche et en relié)

Résumé : June Hayward et Athena Liu ont étudié ensemble à Yale, ont déménagé à Washington après avoir obtenu leur diplôme et sont toutes les deux écrivaines, mais les similitudes s'arrêtent là. Athena est une étoile montante de la littérature, et June n'est personne. Après tout, qui s'intéresse de nos jours aux histoires d'une fille blanche aussi banale qu'elle ?

Lorsqu'elle assiste à la mort d'Athena dans un accident invraisemblable, June agit donc sans réfléchir et vole le manuscrit que son amie et rivale vient de terminer – un roman sur les contributions méconnues du corps des travailleurs chinois pendant la Première Guerre mondiale. Et si June corrigeait le récit et l'envoyait à son agent comme s'il s'agissait de son propre travail ? Et si elle adoptait le nom de Juniper Song et jouait sur l'ambiguïté de son origine ethnique ? Quelle qu'en soit l'autrice, ce morceau d'histoire ne mérite-t-il pas d'être raconté ?

Mais June ne peut échapper à l'ombre d'Athena, et des révélations menacent de faire s'écrouler son succès volé. Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour protéger son secret ?

MON AVIS : On rencontre June, une jeune femme américaine jalouse de Athena, son amie?. Elles sont toutes écrivaines mais pendant que la première ne perce pas, la seconde a le succès. Un soir, alors qu'elles sont chez Athena, cette dernière meurt. June voit le dernier manuscrit de Athena et décide de le voler. Elle est convaincu qu'en le transformant un peu, elle pourra le faire passer pour le sien. Et ça fonctionne mais jusqu'à quel point?

June est le genre de personnage que je déteste. Elle est dans l'ombre d'Athena. C'est même pire que ça. On comprend vite qu'elle est jalouse de Athena : de son succès, de son talent et de tant d'autres choses. June est sombre, manque de confiance en elle. Très franchement, elle ne voit pas Athena comme une amie mais comme une rivale ou un modèle inaccessible. 

En temps normal, quand je déteste un personnage, je suis incapable de lire le livre. La plume de l'autrice nous emporte dans l'histoire et nous invite à réfléchir sur beaucoup de sujets. Elle arrive même à nous apprendre des choses sur les travailleurs chinois pendant la Première Guerre Mondiale. Par le biais de June, elle nous montre ce qu'il se passe dans l'envers du décors de l'édition. Finalement, les apparences et l'argent sont plus importants que tout alors que le livre est sensé être autre chose. On aborde également les discriminations, l'appropriation culturelle et tant d'autres sujets d'actualités.

En bref, ce roman m'a bousculé dans le bon sens. L'autrice aborde tous les sujets sensibles du milieu de l'édition qu'on voit sur les réseaux sociaux et oblige le lecteur à réfléchir d'un point de vue différent. Et comme c'est toujours le cas avec R.F. Kuang, c'est brillant.

samedi 29 août 2026

Un grain de sable dans la machine de Nicolas Celnik et Juliette Brigand

Un grain de sable dans la machine de Nicolas Celnik et Juliette Brigand
Auteur : Nicolas Celnik
Dessinatrice : Juliette Brigand
Maison d'édition : Le passager clandestin
Date de sortie : 17 avril 2026
ISBN : 978-2-36935-622-6
Pages : 128
Prix : 22

Résumé : Marie, graphiste indépendante installée dans un village breton, vit et travaille connectée. Trop connectée, peut-être. Jusqu’au jour où une rencontre avec un collectif opposé à un projet d’antenne-relais fait vaciller ses habitudes.

À travers le parcours et les questionnements de Marie, Un grain de sable dans la machine explore l’emprise concrète des technologies sur nos vies, ainsi que leurs conséquences sociales, écologiques et politiques.

Portée par un dessin au crayon tout en nuances, cette fiction documentaire invite à repenser nos liens au numérique.


MON AVIS : J'ai lu cette bande dessinée dans le cadre d'une rencontre littéraire. Honnêtement, la bande dessinée et moi, c'est compliqué. Pourtant, je lui ai laissé sa chance. On suit Marie, graphiste indépendante hyper connecté vivant dans un village breton, qui va rencontrer un collectif opposé à un projet d'antenne-relais. Cette rencontre va bouleverser son quotidien. 

J'ai mis un peu de temps à m'habituer aux dessins au crayon. Ils sont parfaitement adaptés au livre. La dessinatrice a dessiné des carrés ou des rectangles pour représenter les écrans. Ça permet aux lecteurs de réaliser à quel point on est connecté. Surtout Marie. C'est par son regard et le parallèle avec la vie des villageois qu'on découvre d'autres sujets.

L'opposition au projet d'antenne relais n'est que le début du problème. C'est par ce biais que l'auteur aborde d'autres sujets écologiques en utilisant l'humour et la fiction pour que ce soit plus digeste et sans les détails qui peuvent faire décrocher le lecteur. La bande dessinée est parsemée de doubles pages documentaires afin de mieux appréhender certains sujets. J'ai beaucoup appris et mieux compris l'opposition qu'il peut y avoir sur certains sujets. 

En bref, cette bande dessinée est une nécessité en plus d'être drôle par moment. Elle fait positivement réfléchir à notre rapport au technologie et nous pousse à savoir ce qu'on veut réellement pour notre monde future.

mercredi 26 août 2026

The untamed, artbook

The untamed, artbook


Maison d'édition : Komogi
ISBN : 9782494300071
Prix : 50

Résumé : Replongez dans l’univers envoutant de The Untamed grâce à cet artbook captivant. Le monde époustouflant du wuxia chinois reprend vie sous vos yeux.
Accompagnez l’équipe de production dans les coulisses de la série et assistez à la genèse de cet univers extraordinaire. Découvrez les étapes de création et les sublimes concepts artistiques, depuis les panoramas majestueux jusqu’aux moindres détails, des mots à l’image

MON AVIS : Je suis une grande fan de "mo dao zu shi" alias "the untamed" en anglais alias "le grand maître de la cultivation démoniaque" en français. Lors du premier projet ulule proposé par Komogi pour la version manwha, on pouvait avoir ce livre disponible seulement dans ce cadre. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai pris le plus gros pack. 
 
Comme vous le voyez sur l'image que j'ai prise sur le projet ulule, ce n'est pas seulement un artbook à l'effigie de l'adaptation en série, c'est l'occasion de découvrir l'envers du décor. J'ai appris énormément sur la création des décors et costumes de la série, le temps de préparation avant tournage. C'était passionnant. Je n'ai pas encore vu la série en entier de peur de me spoiler sans parler de la censure chinoise mais je la continuerai.
 
On reste quand même sur un artbook. L'objet livre est sublime. On n'a pas seulement des images issues de la série mais aussi des graphismes travaillés avant le tournage. C'est un régal pour les yeux. On a une comparaison entre ce qui est attendu et ce que les équipes ont créé jusqu'au détail de décors. Tout est soigneusement pensé.

En bref, je ne regrette absolument pas d'avoir lu ce livre aussi sur le fond que la forme. Le seul défaut est qu'il n'est plus imprimé.