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mercredi 4 février 2026

Arctique solaire de Sophie Van der Linden

Arctique solaire de Sophie Van der Linden
Autrice : Sophie Van der Linden
Maison d'édition : Denoël
Date de sortie : 3 Janvier 2024
ISBN : 9782207180297
Pages : 128
Prix : 15

Résumé : « J’ai peint tête en l’air, le regard fixé sur ces déploiements, et vécu une apothéose quand les roses et les mauves ont fait leur entrée en scène. Mes gestes à l’unisson de ce déluge chromatique. Zébras, taches, morsures, les couleurs pures et la lumière en lutte. »

Comme tous les hivers depuis trente ans, Anna part seule plusieurs semaines peindre les paysages des îles Lofoten, capter leurs subtiles variations de lumières. Cette épouse d’un célèbre architecte se soustrait chaque année à la bonne société suédoise pour répondre à l’impérieux appel de ces terres arctiques. L’âge venant, elle espère réaliser le tableau exceptionnel qui lui vaudra enfin la reconnaissance de ses pairs.
Inspirée par l’œuvre d’Anna Boberg (1864-1935), Sophie Van der Linden se glisse dans son intériorité, sonde ses attentes et ses ambitions, ravive ses souvenirs. D’une plume impressionniste, elle évoque le geste créatif et la quête artistique d’une femme d’exception.

MON AVIS :  J'ai été attiré par ce titre posé sur la table de ma libraire. J'ai résisté mais elle en a dit tellement de bien en club de lecture que j'ai craqué. L'autrice nous propose de découvrir Anne Boberg, une artiste peintre du XIXème siècle. Je n'y connais rien en peinture. C'était l'occasion. Cette femme est sous-estimée par ses pairs.

Heureusement, son mari, architecte, est très ouvert d'esprit et l'encourage dans son travail au point de la laisser partir seule dans les îles Lofoten en Norvège. Ce couple est très soudé. On sent la confiance et l'amour indéfectible qu'ils se portent. Anne Boberg est une femme de caractère. On la découvre par le biais de ses souvenirs d'enfance mais aussi en tant qu'artiste. Les deux sont-elles si éloignées que ça l'une de l'autre? Pas du tout.
 
Par moment, on rencontre la femme que la bonne société attend qu'elle soit mais la femme forte voir rebelle n'est jamais loin. Elle est à la recherche de liberté artistique et surtout elle rêve de peindre un tableau exceptionnel qui serait validé par tous. C'est la raison de son exil. De la femme "parfaite", on voit l'artiste coupée du monde et possédée par son art au point d'en oublier de ranger, mange et toutes les tâches ménagères. On est de la femme au foyer. 
 
L'autrice n'avait pas pour but de parler de féminisme mais impossible de ne pas le mentionner tant cette artiste peintre était féministe avant l'heure. On nous présente si peu de peintres féminines que c'est un plaisir d'en découvrir une nouvelle. Les descriptions des toiles donnent juste envie de les voir. On les visualise parfaitement. On en viendrait presque à vouloir se rendre sur place. Je n'ai pu m'empêcher de faire une recherche.

En bref, j'ai découvert une artiste peintre de caractère et au talent indéniable qui mériterait bien plus de reconnaissance. Je vous recommande ce texte qui allie l'art et le féminisme avec des décors somptueux loin de ce que l'on connaît dans la peinture.

lundi 29 mai 2017

La fille qui lisait dans le métro de Christine Féret-Fleury

Auteur : Christine Féret-Fleury
Édition : Denoël
Date de sortie : 9 mars 2017
ISBN : 9782207133958
Pages : 176
Prix : 17,90

Résumé : Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible.
Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie. 

MON AVIS : Moi, amoureuse des livres, vous vous dites que j'ai adoré. Et bien, erreur. Je n'ai pas réussi à entrer dans le livre avant la dernière partie et encore pas tout à fait. Mais comment est-ce possible? 

La couverture a beau être alléchante, le résumé est un petit peu mensongé. Le style de l'auteur n'est pas en cause. Elle écrit bien. Rien à dire à ce sujet mais le résumé retrace le tout début du roman et on s'arrête là. Ensuite, c'est assez confus, lourd à mon sens. 

Je pense qu'un peu de précision s'impose. Je m'attendais à lire un roman dans lequel Juliette observerait des gens pendant leur lecture, leur réaction ou d'autres choses, que l'on découvrirait les titres des romans et pourquoi pas une rencontre entre amoureux des livres. Et bien, ce n'est pas ce qui se passe. Je ne dirais pas ce qu'il se passe mais les observations s'arrêtent au début. Ensuite, elle se retrouve "obligé" de donner des livres. Je n'ai rien contre. Cependant, moi, aimant les livres, je n'ai pas beaucoup ressenti cette amour là dans les livres.

En effet, on se retrouve avec un monsieur qui utilise un livre afin de garder la porte de son immeuble entre-ouverte. Comme Juliette, je n'ai pas apprécié. Certes, on a une explication mais quelqu'un qui se dit amoureux des livres ne ferait jamais ça. Les passages sur le lien qui unissent les hommes et les livres sont peu nombreux et trop en arrière plan. Ce qui compte, ce n'est pas les livres au final mais ce que va vivre Juliette. Parlons d'elle d'ailleurs. Je ne me suis pas attachée à elle du tout. On en apprend beaucoup sur elle mais j'ai trouvé ça des plus confus. Je la trouvais trop hésitante, effacée et encore. Je me demande même si j'avais vraiment un avis sur elle tant je ne rentrais pas dans le livre. Je lisais sans lire au début pour dire.

Nous avons Soliman. Un homme atypique, un peu fou mais tellement humain. Il accumule les livres et les aiment. Maintenant, on pourrait se dire oui mais...Il y a sa fille que j'ai beaucoup aimé. Une femme dans un corps d'enfant tant elle sait ce qu'elle veut. Comme son père elle aime les livres mais pas au même point. Nous avons Léonidas (j'avoue que ça m'a fait sourire) : un homme très élégant lisant toujours le même livre. On pourrait penser qu'il vient d'une autre époque. Il m'a touché mais pas assez. Peut-être aurait-il fallu qu'il soit plus travaillé.

Dernier point : les références littéraires cités. J'avoue avoir été surprise de trouver pas mal d'auteurs asiatiques nommés (Murakami, Shonagon et Otagawa entre autre. J'en ai lu deux et le dernier est dans ma PAL). Ensuite, nous avons principalement des grands classiques. Je n'ai pas de réels découvertes à part la poésie que cite Soliman. Le reste, on en a tous entendu parlé. J'aurais aimé également qu'il y ait un réel mélange des genres. En effet, je n'ai vu apparaître qu'un seul roman de l'imaginaire. Encore une fois, ce genre est oublié. L'auteur a voulu mettre en avant de grands lecteurs mais s'ils n'avaient pas été cloisonné, cela aurait été mieux. Là, c'est purement subjectif comme avis.

En bref, je n'ai pas été convaincu par ce roman dont j'attendais plus de choses et quelque chose de bien différent. Un point positif, on est loin des clichés.