mardi 31 janvier 2017

One piece log livre 2 de Eichiro Oda

One piece
Mangaka : Eiichiro Oda
Maison d'édition : Hachette
Date de sortie : 9 septembre 2015


Résumé : Tout commence sur une potence, GOLD ROGER, ROI DES PIRATES, va être exécuté. Mais avant de mourir, il fait cadeau de son trésor, le « One Piece », à celui qui le trouvera ; un seul indice : il est caché quelque part dans ce vaste monde ! C'est ainsi qu'une gigantesque vague de piraterie s'abattit sur le monde entier !
Monkey D. Luffy parcourt la Grand Line, la zone maritime la plus dangereuse au monde, dans le but de devenir le nouveau roi des pirates et de s'approprier le fameux trésor. Accompagné de son équipage, il affronte de nombreux adversaires tous plus forts les uns que les autres, rencontre des êtres étranges et visite des lieux extraordinaires !
À travers les aventures de l'équipage de Chapeau de Paille, plongez dans un monde de piraterie où tout peut arriver !


MON AVIS : Un grand classique que quelques uns de mes amis dévorent en anime. Personnellement, rien à faire. Je ne suis pas accro du tout du petit écran et même de moins en moins. Pour preuve, plein de films asiatiques passent sur une chaine que l'on a, ce n'est pas pour autant que je les regarde.

Trêve de bavardage. Je ne reviendrais pas sur l'intrigue que tout le monde connait. Ou tout du moins, la base. Ici, nous rencontrons Usopp pour la première fois. Son histoire est touchante. Je n'ai jamais su si je trouvais ce personnage "nul" ou "bien". Pour sûr, il évolue et très rapidement. (Je connais tout de même une très grande partie des évènements mais en anime). Luffy reste fidèle à lui-même et comme le disent les personnages qui l'entourent, on se demande par moment si il fait exprès d'être idiot ou si il est vraiment comme ça. Nami court après l'argent et Zoro manie toujours aussi bien ses sabres. 

Soyons honnête, la trame des shonens y compris one piece est toujours la même. Le but est que les gentils défendent des valeurs morales tels que la loyauté, l'amitié ou autre. Ce que, généralement, les méchants ne respectent pas. De là, ils se battent et les gentils triomphent et la morale remporte la palme. Si en plus, des témoins sont là, c'est mieux. Je sais. C'est classique mais j'aime bien. On ne réfléchi pas. On se détend et on ne se pose pas de question. En plus, même si c'est très utopique, ça fait un peu du bien de croiser à nouveau certaines valeurs qu'on ne voit plus dans le réel ou très rarement.

Concernant le dessin, il est tel qu'un One Piece est  : pas forcément le plus classe mais on le remarque. Rien qu'à la couverture on sait que c'est ce manga et c'est pour ça que ça fonctionne aussi bien. Maintenant, pour ceux qui ne le sauraient pas, j'ai encore une trentaine de tome à lire. Et sachez également que le manga simple (et non la collection hachette que je fais) compte à ce jour 81 tomes. Nous savons qu'il y a un an ou deux (je compte sur vous mes amis pour préciser à mes lecteurs l'information), le mangaka a fait savoir que seulement la moitié était publiée...Tout ça pour dire qu'on en a encore pour longtemps.

En bref, c'est un manga sans prise de tête que je déconseille à ceux qui cherche l'originalité. Néanmoins, si vous avez du temps et de l'argent (oui, one piece c'est un budget), n'hésitez pas à jeter un œil à ce classique du manga.

dimanche 29 janvier 2017

Le silence


silence

Le réveil sonne. Le clic du bouton de la cafetière. Le bruit qu'elle fait lorsque l'eau coule. Les portes qu'on ferme et qu'on ouvre. La radio diffuse ses informations. Le froissement des vêtements. Les boît et les papiers... Tant de bruits dès le matin.

Les clés dans la serrure, les voitures, des voix, des murmures, parfois utiles souvent futiles, les écouteurs, les touches du clavier, les ordinateurs, les emballages du déjeuner, les couverts, le self, les talons... Tant de bruits dans la journée.

La télé, encore des mots qui veulent tout et rien dire, la radio, la musique, la vaisselle, les portes, l'eau du robinet, le sac qu'on pose, les fermetures éclaires... Encore du bruit.

L'heure de se coucher : pas de bruits ? Si. Notre vie est remplie de bruits. Nous avons oubliés le silence que la nature nous a offert. Nous avons préféré privilégier les bâtiments, la civilisation mais à quel prix?

Lorsque le bruit me pèse, j'aime m'imaginer cheminant en forêt. Un arbre isolé entouré de verdure se profile devant moi. Je m'y assieds et lis un roman. Rien d'autre. Pas un bruit, pas une personne avec moi. Juste moi et ce roman. Pas de portable, pas de musique ni ordinateur. Me couper du monde réel pour vivre l'irréel.


samedi 28 janvier 2017

Mei Lanfang tome 2 de Lin Ying

Mei Lanfang
Auteur/ Illustratrice : Lin Ying
Maison d'édition : Urban China
Date de sortie : 23 septembre 2016
ISBN : 9782372590204
Pages : 192

Résumé : Le 8 aout 1961, la Chine pleura la mort d'un de ses artistes les plus populaires : Mei Lanfang. Ce chanteur de l'Opéra de Pékin, qui faisait frémir d'émotion ses diverses audiences lors de ses interprétations de rôles féminins, commença sa carrière en 1904, à l'âge de dix ans. Pendant des heures, il entraina sa voix, appris la danse et répéta ses acrobaties, jusqu'à atteindre un niveau de raffinement qui le propulsa en Chine, mais également sur la scène internationale.
Yin Ling retrace d'un trait délicat la vie et la carrière de ce personnage extraordinaire, et nous offre également une plongée dans l'univers magique et méconnu de l'Opéra de Pékin. 

MON AVIS : Urban china is back sur le blog! Oui je sais. Je me lâche mais je les aime. Si je pouvais me faire réellement plaisir sur l'aspect financier, j'en dépenserai chez eux. Ce tome 2 est un cadeau de noël de ma meilleure amie. Je sais que tu vas le lire alors je te le dis à nouveau : merci beaucoup.

Comme pour le premier tome, la couverture et les graphismes sont juste...Je n'ai pas de mots. Je passe plus de temps à savourer les graphismes qu'à lire. Je prends le temps de déguster chaque page, chaque détail. Puis vient le texte et l'ambiance. Le tout forme une harmonie juste parfaite. Je sais. L'histoire n'est pas forcément des plus joyeuses. Encore moins, en sachant que c'est basé sur des faits réels et des archives de l'époque. Pourtant, je trouve juste l'histoire incroyable. 

Mei Lanfang est resté vraiment dans le droit chemin alors qu'il aurait pu accepter d'autres choses moins droites mais qui lui auraient rapporté plus. Huixin, son ami, nous fait de la peine, même pitié. Son histoire est vraiment difficile. Quand à Daxi, c'est le grand frère par excellence. Monsieur Qi fait son apparition et on l'adore. Il dégage une assurance et une douceur à la fois rassurante. 

En bref, je suis raide dingue des manhua de cette maison d'édition. Je ne sais pas où ils trouvent ces œuvres éblouissantes mais continuez. Je ne sais pas quel mot employé pour que vous ouvriez ne serait-ce qu'un de leur manhua (celui-ci par exemple) mais sachez que vos yeux en seront ravi.

Chronique du tome précédent ici

Les fées de Cottingley de Sébastien Pérez et Sophie de la Villefromoit

Les fées de Cottingley
Auteur : Sébastien Pérez
Illustratrice : Sophie De La Villefromoit
Maison d'édition : Soleil
Date de sortie : 16 Novembre 2016
ISBN : 978-2-3020-5596-4
Pages : 152

Résumé :

Oscillant entre mensonge et vérité, cette revisite de la célèbre affaire des Fées de Cottingley offre une vision peu conventionnelle de ces créatures !

Les Fées de Cottingleyou L’Affaire des Fées de Cottingleyfait référence à une légendaire série de cinq photographies qui montre deux fillettes, Elsie

 Wright et Francès Griffith, en compagnie de fées...

Cette série de photographies a jadis attiré l’attention de l’illustre écrivain écossais, Sir Arthur Conan Doyle, qui s’en servit pour illustrer plusieurs articles sur le sujet ainsi qu’un livre. Spiritualiste, il mena une enquête passionnée et interpréta ces photographies comme une preuve concrète de la réalité des phénomènes psychique; la réaction du public fut vive et les débats houleux entre ceux qui y croyaient et ceux qui n’y croyaient pas se multiplièrent durant des années. Alors que cette affaire demeure encore un mystère, cette magnifique édition illustrée, signée Sébastien Perez et Sophie de La Villefromoit, raconte l’histoire de Francès, la plus jeune des fillettes, telle qu’elle aurait pu se produire...




MON AVIS : J'ai découvert par hasard ce roman illustré sur facebook. Je ne regrette absolument pas cet achat basé sur une histoire vrai. L'écriture est très belle, très simple. L'histoire raconte plusieurs passages de la vie de Francès. Cette petite fille très pure et honnête a été embrigadée par sa cousine. C'est là que son innocence va commencer à vaciller. Néanmoins, ces jeunes filles n'ont pas conscience des répercussions de leur mensonge. On saute dans le temps tout au long du roman. L'essentiel reste autour de la forêt et des fées. 



Francès est très attachante. Elle aime vraiment ses parents et se trouve prête à tout pour sauver son père mais peut-être pas tant que ça. Elle sait faire la différence entre ce qui est bien ou non. Elsie, quant à elle, est obstinée, têtue comme une mule et en guerre contre son père. Elle aime attirer les regards sur elle. Le père de Elsie est blessant. Tout le monde doit lui emboiter le pas. La mère est soumise mais pas complètement. Quant aux parents de Francès, ils sont extraordinaires. On ne peut que les aimer.

Les graphismes présents dans le roman sont juste magnifiques. Ils renforcent le mystère contenu dans le roman de par les couleurs et les formes. On s'y croirait vraiment. De plus, le réalisme de ces dessins est juste bluffant. Quant aux thèmes abordés, ils sont plus que jamais d'actualité. on y parle de la nature et de son importance, de l'innocence qui s'envole et du souvenir ainsi que du mensonge.



En bref, je savais que ce roman me plairait. Et ça se confirme. Il est extrêmement beau aussi bien sur le fond que sur la forme. Si vous aimez le merveilleux et son côté sombre, foncez.

Innocent tome 9 de Shin'Ichi Sakamoto

Innocent
Mangaka : Shin'Ichi Sakamoto
Maison d'édition : Delcourt/Tonkam
Date de sortie : 30 Novembre 2016
ISBN : 978-2-7560-8277-6
Pages : 224

Résumé :
Quatrième bourreau d’une famille d’exécuteurs officiels, Charles-Henri Sanson fit tomber près de 3000 têtes, dont celle de Louis XVI. Retour sur la personnalité hors-norme d’un des plus célèbres tortionnaires de l’Histoire de France.

Suite à la paralysie de son père, Charles-Henri prend sa succession et devient bourreau officiel. Il enchaîne les exécutions, met à mort les figures les plus importantes de la révolution comme Danton et Robespierre et torture les condamnés à mort. Seul problème : être bourreau le dégoûte. De ce paradoxe va naître une personnalité trouble et fascinante qu’Innocent se propose d’explorer.

MON AVIS : Dernier tome de la première saison de cette série. La suite s'intitulera "Innocent - rouge". Les graphismes sont toujours aussi réalistes et bluffants. Le plus surprenant sur ce tome concernant les graphismes est que la qualité est de plus en plus nette et réaliste en allant vers la fin. C'est stupéfiant. Certes, cela aurait encore été plus bluffant en couleur mais déjà là à la fin, c'est incroyable. J'ai déjà parlé de ce manga. Vous savez à quel point je l'apprécie. Et bien sachez que la fin de ce tome est juste frustrante. On veut juste se ruer sur le prochain tome...Qui ne sort qu'en avril...Va falloir être patient.

Concernant l'intrigue, nous avons deux visions de la société qui se confronte : celle de Charles-Henri et celle de Marie-Josèphe. Charles-Henri a abandonné ses rêves de changer le monde. Marie-Josèphe lutte pour pouvoir conserver son poste et y parvient avec brio. On est attristé de voir Charles Henri devenir ce père que nous condamnerions aujourd'hui. Je plains son fils. La dauphine a du caractère. Dommage qu'elle s'assagisse si rapidement. On s'aperçoit qu'à cette époque, les mœurs étaient bien plus légères. L'homosexualité n'était pas aussi mal vu ni les travestis. Bien au contraire, dans la haute, c'était courant. Quand je pense qu'aujourd'hui, on regarderait de travers tout ça.

En bref, j'aime toujours autant ce manga qui nous en apprend bien plus sur la vie au 18ème siècle que les cours d'histoire. Si vous aimez l'histoire et les graphismes magnifiques, foncez. Vous aimerez à coup sûr.

Si vous souhaitez voir la chronique du tome précédent, cliquez ici

Fils d'Antigone de Irène Cohen-Janca

Fils d'Antigone
Auteur : Irène Cohen-Janca
Maison d'édition : Rouergue
Date de sortie : octobre 2016
ISBN : 978-2-8126-1128-5
Pages : 64

Résumé : Comment conserver la mémoire des morts ? Alors que son père vient de disparaître brutalement, Nat a quatre jours pour convaincre sa mère de l'enterrer et non de procéder à une crémation. Il y arrivera avec le soutien de sa copine et de son grand-père. La revisitation contemporaine d'un drame antique, d'une grande force.

MON AVIS : Ce roman est juste parfait! Je ne sais absolument pas quelle critique je pourrais en faire. Il est, certes très court, mais vous passez par toutes les émotions. Vous en prenez plein la tête et vous en prenez une très belle leçon. On n'a pas le temps de verser une larmes parce qu'à peine on ressent cette émotion qu'on passe à la colère, au désespoir puis au courage, à la force, à la cruauté. Bref, je pense que vous avez une bonne idée de ce que je veux dire. Et en 64 pages, c'est exceptionnel. 

L'écriture est fabuleuse, poétique et très métaphorique. On n'a l'impression de lire le journal de Nat ou une lettre écrite à son père décédé. Les mots sont choisis avec soin. Les phrases sont courtes. Parfois, il n'y a qu'un seul mot mais leur impact est juste. Ils touchent une corde sensible en nous lecteurs. Il n'y a pas un mot en trop, pas une phrase inutile, pas de description. Elles gâcheraient le propos tenu. Nat ne cherche pas à nous attendrir ni à nous faire perdre du temps. Il bouscule nos repères par sa franchise et ses mots et ses métaphores d'une cruauté implacable ou d'une justesse implacable. Au choix.

Je ne sais pas comment son entourage peut rester ainsi sans réaction face au comportement et au propos d'une cruauté implacable parfois de Nat. Il est prêt à tout pour que son père ne soit pas incinéré. En le lisant, je me suis dit que certaines métaphores étaient vrai. Par exemple, la différence entre incinération et crémation. Nat a raison la seule différence c'est ce qui brûle. C'est cruel mais vrai. Il a tout de même bon fond. Il est blessé au plus profond de lui. il subit cette perte qu'il n'est pas prêt à vivre. Il a besoin d'exprimer tout ça mais dans le fond, c'est lui qui connaissait le mieux son père.

Les thèmes abordés sont assez évident : le deuil, la perte d'un être cher, l'adolescence, la relation entre une mère et son fils mais pas seulement. On y mentionne le devoir de mémoire en rapport avec les camps de concentration. 

En bref, ce livre est une merveille. Si vous avez envie de vous sentir vivre et de ressentir tant d'émotions, allez-y. Et même si ce n'est pas le cas, lisez-le quand même. Ce livre devrait être lu par tous. Il est juste parfait.
coup de cœur
IMMENSE COUP DE CŒUR

Un violon dans les Maëres de Vincent Bartolone

Un violon dans les Moëres
Auteur : Vincent Bartolone
Maison d'édition : Audience
Date de sortie : Janvier 2017
ISBN : 9791096454020
Pages : 376


Résumé :
Idès est un paysan de Flandre, des Planes Terres, comme il les appelle affectueusement. Sa maison y est plantée, profondément enracinée, tout comme lui, et comme son père avant lui.
L’amour de cette terre, de son ciel bas, de son souffle de vent, de ses eaux qui la nourrissent: il aimerait le transmettre à son fils, Djuuste. Mais depuis l’enfance, depuis la disparition de sa mère et de sa petite sœur, Djuuste n’adresse plus la parole à son père. Que s’est-il vraiment passé le jour du drame ?
Le temps et les non-dits ont rompu le dialogue entre les deux hommes. Idès en souffre et endure en silence.
L’arrivée de Mikus, son petit-fils, va apporter un souffle de tendresse sur sa vie. Il va pouvoir enfin transmettre tout ce qui, entre ciel et terre, le fait vibrer et vivre: la respiration des Moëres, sa terre natale.
Dans le même temps, au village et dans la campagne avoisinante, un mystérieux violoniste propage sa musique. De l’aube à l’aurore, il envoûte les esprits. Qui est-il ? D’où vient-il ? Que cherche-t-il ?

MON AVIS :Vous savez à quel point j'aime les éditions Audience? Et bien celui-ci ne déroge pas à la règle. Pourtant ce n'était pas gagné. Au début, j'étais dérouté par le style de l'auteur. Je ne comprenais pas où il m'emmenait. Mais cela n'a pas duré longtemps. Rien que le violoniste nous pousse à lire le roman afin de savoir qui il est, quel est son rôle? On ne sait plus très bien s'il est un simple violoniste ou si son violon a un impact sur ce qui l'entoure. Une magie opère dans ses lignes. J'ai donc compris que j'avais affaires à un roman progressifs auquel il fallait laisser le temps de vivre.

En parlant de vivre, ici on parle de la vie d'un petit village du Nord. Mais pas seulement de la vie mais de la mort, des souvenirs, de l'amour et des regrets. L'auteur dépeind tous ces thèmes avec poésie et beauté, avec une justesse incroyable. On y parle également de la nature et du respect qu'on lui doit, de tout ce qui échappe à notre regard égoïste, à ne penser qu'à nous, à en oublier que nous ne serions rien sans elle. Plus j'avançais dans ma lecture et plus j'accrochais à ce roman, plus je voulais le lire à tel point que je ne pouvais pas le poser avant d'aller me coucher. Je savais que je ne saurais pas fermer l'œil sans l'avoir fini. Il est plus qu'addictif. Les mots que je lisais coulaient dans mes veines, prenaient corps. 

Je vous ai déjà parlé du violoniste. Il possède une magie qui régale. On tente d'imaginer la musique qui se dégage mais elle nous semble irréelle. C'est justement ça qui donne tout son charme à ce personnage. Ce n'est que vraiment tout à la fin que l'on comprend l'importance de ce personnage...et surtout que j'avais tout faux sur lui mais je n'étais pas loin. Nous rencontrons Idés, un monsieur qui tient par dessus tout à sa maison et ses terres. Il est émouvant, attachant, particulièrement buté et fier. Pourtant les émotions qui l'assaillent pourraient détruire beaucoup. Son fils Djuuste est détestable. Je n'ai pas du tout apprécié ce personnage. Je n'expliquerais pas la raison mais c'est juste horrible. On le comprend plus tard mais il n'empêche. Je ne ferais jamais ça à mes parents. La femme de Djuuste est adorable même si à la fin j'ai été déçue de son comportement. Mikus, son petit fils est adorable. Je voulais le voir encore plus. 

En bref, je n'en dirais pas plus afin de ne pas gâcher le plaisir de lecture. Vous devez absolument lire ce chef d'œuvre. Oui, c'est un chef d'œuvre, une peinture agrémentée d'émotions et d'humain. Je vous le recommande vivement.

COUP DE CŒUR

Le roi des fauves de Aurélie Wellenstein

Le roi des fauves
Auteur : Aurélie Wellenstein
Maison d'édition : Scrinéo
Date de sortie : 21 mai 2015
ISBN : 9782367403021
Pages : 352


Résumé :
Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort.
Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ».
Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…

MON AVIS : Ce roman a reçu le prix des Halliennales et je comprends pourquoi. Il est tellement addictif que je n'ai pas vu le temps passé et j'ai été frustrée de devoir attendre avant de le terminer. J'ai déjà lu un roman de cet auteur. En toute logique, j'ai commencé par le deuxième. Beaucoup ont dit qu'il était bien mais moins que celui-ci. Et bien je suis amplement d'accord avec eux. L'écriture est claire, nette et précise. L'auteur nous met tout de suite dans l'ambiance. Trois jeunes gens vont dans une forêt afin de trouver de la nourriture à leurs risques et périls. On le ressent jusque dans nos tripes. C'est vraiment très bien. On imagine les rues, les maisons, l'attitude des personnages. Rien à redire. juste parfait.

Elle ne s'arrête pas là puisqu'elle maintient le suspens à son comble jusqu'au bout du roman. Dans la plupart des cas, on se doute de comment va tourner le roman ou de la fin de ce dernier. Pas ici. Impossible de le deviner. Je ne sais pas si c'est parce que je me suis attachée à eux ou non mais il y a certains moments où je me disais non, l'auteur ne peut pas faire ça. Enfin, quand je pensais à l'auteur, tant l'histoire pouvait paraître réelle. On en vient plus à penser aux personnages. On n'arrive même pas à deviner en quels animaux vont se transformer chacun d'eux. 

Ivar est le personnage qui ouvre l'histoire et par lequel nous allons la suivre. Il est comme le grand frère de ce trio. On s'attache à lui. Il semble solide, sûr de lui mais il a ses peurs, ses sentiments qui par moment prennent le pas sur la raison. Il est très réfléchi ce qui lui permet de tenir mieux que les autres. Il n'en reste pas moins parfaitement humain. Je ne sais que penser de le fin le concernant. Je ne sais pas si j'en suis ravie ou non. Ensuite, il y a Kaya. Elle est pleine de fougue. Elle est prête à beaucoup de chose et à se sacrifier pour les gens qu'elle aime. Mais elle est un peu manipulatrice. Sans elle, est-ce que les garçons auraient fait ça? Pas sûre. Elle connaît ses charmes et n'hésite pas à les utiliser sans aller trop loin. C'est peut-être ça qui m'a empêché de l'apprécier pleinement. Oswald est celui que j'ai préféré. Il est honnête, un peu peureux et pas très optimiste. Sa personnalité se révèle de plus en plus au fil du temps. J'avais envie de faire comme Ivar : le protéger. Enfin, Hilde que nous suivons une partie de l'histoire est une petite fille des plus courageuses même pleine de sagesse. J'ai adoré sa transformation.

Quant aux thèmes abordés, c'est un hymne à la nature. J'ai eu le sentiment que ce livre est une façon imagé de lutter contre la chasse en comparant l'homme à l'animal que l'on chasse. On peut également y voir l'injustice. Pour pouvoir se nourrir, trois gamins tuent un lièvre parce que là-haut ils ne permettent pas aux gens de vivre à leur faim. Ils encaissent les conséquences de l'ingérence d'un gouvernement odieux et rempli d'argent. Pourtant, l'autre critique bien cuisante est le pouvoir. On le voit par bien des points de vue. Presque tous les méchants sont obnubilés par le pouvoir et en oublie l'humain. C'est parfaitement retranscrit et avec une justesse incroyable.

En bref, un coup de cœur pour cette histoire originale que je vous recommande fortement. Il n'a pas reçu de prix pour rien. Bien au contraire. On peut faire confiance aux halliennales.


Une chronique de son autre roman "les loups chantants"

dimanche 15 janvier 2017

La voie des oracles tome 1 : Thya de Estelle Faye

la voie des oracles tome 1 : Thya
Auteur : Estelle Faye
Maison d'édition : Scrinéo
Date de sortie : 9 octobre 2014
ISBN : 9782367401898
Pages : 400

Résumé
La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont pourchassés par la nouvelle Église.
Thya, fille de l’illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su qu’elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts.  
Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups d’assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir derrière la seule chance qu’elle a de le sauver… Se fier à ses visions et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé d’embûches et d’incroyables rencontres, voir le passé refaire surface, et réécrire l’Histoire…

MON AVIS : Qu'est-ce que je peux aimer ce qu'elle écrit...C'est le deuxième roman que je lis d'elle et je l'ai encore plus apprécié que le précédent. À peine a-t-on commencé la lecture de ce roman que nous sommes plongés dans l'histoire. On rentre dans le vif du sujet avec cette impression de voir le film passé sous nos yeux. J'adore cette sensation de voir ce que je lis. Je suis actrice dans ma lecture. De plus, le choix du personnage centrale pour ce début de roman est original. J'aurais même aimé le voir plus souvent. C'est également un point fort puisque rien ne se passe comme on l'imagine au sein de ce roman. 

Ce début nous permet ensuite de rencontrer Thya. C'est une jeune femme qui ne connait pas le monde et qui pourtant va devoir l'affronter. Ce qui est plaisant c'est qu'elle n'a pas appris à être une femme et son comportement s'en ressent. Elle ne prend pas soin d'elle. Elle se fiche de ça et pourtant sa dignité est restée intact. Sous ses airs fragiles se cachent une femme forte qui ne s'arrête pas face au premier danger venu. Puis, nous rencontrons Enoch, un maquilleur séducteur qui va s'avérer être loin du stéréotype du beau gosse écervelé. Enfin, viens Metthius. Je pense que c'est le personnage qui m'a le plus touché. Je n'en dirais pas la raison sous peine de spoiler. Il y en a un autre mais je ne le mentionnerai pas pour les même raisons. je ne sais d'ailleurs toujours pas quoi penser de lui.

Concernant l'intrigue, elle est extrêmement bien construite. L'auteur prend le temps de la développer afin de nous donner en douceur les réponses à nos questions. Les choses se complexifient au fur et à mesure mais pas au point de nous donner de maux de tête et tant mieux. Je comprends que ce roman ait plu à autant de gens. J'ai même envie de me gifler rien qu'à l'idée de ne l'avoir pas déjà acheté en 2015. Bref, passons. Ça ne sert à rien de revenir dans le passé. L'essentiel est que maintenant que je me suis rattrapée, je n'ai qu'une envie : aller à trolls et légendes à Mons et acheter la suite.

Concernant les thèmes, il y a la religion qui au premier plan. L'ancienne contre la nouvelle. Bref, comme dans beaucoup de guerres, la religion est utilisée comme motif pour tuer. Peut-être pour ça que je suis athée. Passons à l'amour. Et oui, il faut une petite histoire d'amour qui étonnement n'est pas encore déclaré complètement. La nature a également sa place surtout les créatures en rapport avec les éléments. Je les ai tous appréciés. Ils apportent une touche de magie tout à fait plaisante dans le roman. Malgré tout ces éléments positifs, il m'a manqué ce petit quelque chose pour que ce soit un coup de cœur mais pas moyen de savoir quoi.

En bref, j'ai adoré ce roman qui m'a bien frustré à la fin. J'ai juste eu envie de lire la suite mais je n'ai pas osé l'acheter de peur que ça ne me plaise pas mais...j'ai eu tort. pardonnez moi pour cette erreur. Je vous le recommande si vous souhaitez un peu de magie, de complot et de trahison dans votre lecture mais également d'amour, de pardon et courage.


vendredi 13 janvier 2017

Given tome 1 de Natsuki Kizu

given
Mangaka : Natsuki Kizu
Maison d'édition : Taifu
Date de sortie : 24 novembre 2016
ISBN : 9782375060308
Pages : 192

Résumé : Uenoyama est un lycéen féru de guitare et de basket. Seulement, la passion qui l’animait semble s’être éteinte pour laisser place à un quotidien morne, rythmé par de simples siestes. Un jour, il tombe sur Mafuyu, qui s’est endormi à l’un de ses endroits favoris, une superbe guitare Gibson serrée contre lui. Ce dernier le supplie alors de la réparer et de lui apprendre à en jouer. Si Uenoyama refuse catégoriquement au début, il finit par l’aider et va même jusqu’à l’intégrer dans son groupe.
Il découvre derrière la candeur de Mafuyu un talent incroyable et bouleversant. Malheureusement, ce dernier est également hanté par un lourd traumatisme qui l’empêche de s’exprimer pleinement…

MON AVIS : Cadeau de noël de ma meilleure amie. J'en avais entendu parler et le résumé m'avait quelque peu appelé. D'autant que cette collection chez Taifu est juste fabuleuse. Concernant les graphismes, ils n'ont rien d'exceptionnels mais sont très agréables. Ils confortent encore plus l'histoire. Les visages reflètent les émotions. Les personnages n'en restent pas moins charismatiques. Étonnement, j'ai tendance à trouver que le mieux réussi est Mafuyu.

Pour en revenir aux personnages, Uenoyama nous fait sourire et en même temps nous exaspère. Il est fainéant et pourtant, il est très gentil. Il a juste une façon très particulière de le montrer. Quand à Haruki, il est touchant, observateur et fin psychologue mais pas pour lui. Et enfin, nous avons Akihito, le beau gosse en puissance charismatique. On ne sait pas bien ce qu'il se passe dans sa tête mais il est loin d'être bête et beaucoup plus observateur que son camarade Haruki.  Puis, le nouveau venu dans ce paysage : Mafuyu. Il semble timide, solitaire et très naïf. Nanmoins, son obstinations vis-à-vis de Uenoyama va lui ouvrir un chemin. On n'a pas la réponse encore à nos questions le concernant mais je sens que ça va être dur de lire la suite et fin qui sort en ce mois de janvier.

Concernant les thèmes abordés, il y a la musique. On nous montre que ce n'est pas si facile même en amateur. Concernant les relations entre les personnages, on voit de tout : jalousie, entre-aide, interdit (enfin dans sa tête pour l'un d'entre eux). Les rumeurs de cours d'école font leur apparition. Quelles en seront les impacts? Aucune idée pour le moment. Pour sûr, ce manga m'a secoué et ce n'est que le premier tome. Le mangaka a fait un travail formidable. C'est assez rare qu'un manga me bouleverse, que je m'attache à ce point à des personnages et dès le premier tome encore moins.

En bref, si vous voulez lire un manga unique en son genre et bouleversant parlant de musique et d'humain, foncez. Vous ne serez pas déçu. Un coup de cœur

PS : J'ai fait une petite erreur lors de ma chronique. Il y aura pour sûr un tome 3 à cette série. La maison d'édition m'en a informé sur facebook. Je me renseignerais sur l'avenir de cette fabuleuse série.

mercredi 11 janvier 2017

1Q84 tome 3 de Haruki Murakami

1Q84 tome 3
Auteur : Haruki Murakami
Maison d'édition : 10/18
Date de sortie : 7 février 2013
ISBN : 9782264059260
Pages : 624

Résumé : Sous le double scintillement de 1Q84, le temps s’accélère et les vérités se confondent. La voix du détective Ushikawa s’invite, oscillant entre révélation et menace, sur la trace d’Aomamé et Tengo. D’un reflet à l’autre, dans la clairvoyance hypnotique de ce troisième volet, le passé s’apprête à livrer son chaos au seuil d’un nouveau rêve…


MON AVIS : Un Murakami ne se juge pas à mon sens. Il se lit point final. C'est une expérience littéraire. Ici, on vogue entre différend genre littéraire. On passe du thriller à la romance au fantastique. On est dans un monde parallèle au nôtre. Une sorte de copie. On y trouve une religion ou secte particulière. Dans ce tome-là, les personnages ont pris en assurance. Ils ont fini par comprendre certaines choses. Tengo réussi enfin à écrire pendant que Aomamé change radicalement de vie. Il faudra tout de même être patient avant de voir ces deux personnages réunis.

Concernant Ushikawa, le nouveau point de vue à l'histoire, c'est un personnage particulier. Il s'agit d'un détective particulièrement intuitif. C'est d'ailleurs assez récurrent chez murakami, ces personnages à l'intuition affutée. Tamaru, un garde du corps, fait de brèves apparitions. J'aurais aimé en apprendre plus sur lui.

Concernant l'écriture, c'est Murakami. On pourrait penser que les descriptions sont longues, qu'il se répète par moment. Pourtant, les détails ont leur importance. Le roman a un rythme lent au début puis au fur et à mesure des découvertes, des réponses, tout s'accélère. Le rythme devient plus effréné et les chapitres plus courts.

En bref, Murakami est un auteur que j'apprécie pour l'expérience. Chaque roman est différent et leur niveau de compréhension différent également. Je ne saurais le conseiller. Je ne vous donnerai qu'un seul conseil. Si vous lisez un de ces romans, ne vous posez aucune question et acceptez ce qu'il vous propose.

Chronique du tome 2

lundi 9 janvier 2017

SAEZ


saez le manifeste

J'ai longuement hésité avant de parler de cet artiste. Je vous expliquerai pourquoi après. Je l'ai découvert lorsque j'avais 15 ans avec le single de son quatrième album "debbie". J'avais adhéré de suite. Suite à cette découverte, je me suis renseignée sur lui et je ne l'ai plus lâché.

Il a sorti en tout 9 albums et un EP. J'ai une nette préférence pour ses albums acoustiques et encore plus le dernier. Ses textes peuvent s'avérer des plus poétiques, touchants voir nous mettre la larme à l'œil comme ils peuvent être franc parfois à l'extrême et choquer les chastes oreilles. 

Concernant des informations personnelles sur lui, je n'en ai pas parce que ça ne m'intéresse pas. C'est vraiment l'artiste que je veux entendre qui m'interpelle et qui me touche. Je n'aimerai juste pas me le mettre à dos. Lorsqu'il est en colère, il dit haut ce qu'il pense et sans aucune censure. Parfois ça fait mal mais toujours juste. 

LE MANIFESTE
Je vais commencer par vous parler de son dernier album "le manifeste : l'oiseau liberté". Cet album est un hommage aux victimes des attentas mais pas seulement. Il y fait comme à son habitude, une critique de la société. Tout le monde y passe mais, cette fois-ci, avec élégance. De plus, il utilise tant de références que nous avons de quoi apprendre. Il mentionne le petit prince, pierrot et colombine, Voltaire et tant d'autres. Concernant les musiques, nous avons principalement piano et guitare. 
Je vous mets le lien d'un des singles de cet album.

AUTRES ALBUMS

JOURS ÉTRANGES
Son premier album contient le single le plus connu de l'artiste "jeune et con". Il s'agit d'un album pop rock majoritairement mais on y trouve également une reprise de "my funny valentine" et une balade absolument fabuleuse : "crépuscule".
jours étranges saez
GOD BLESS
Double album. Nous sommes gâtés avec une première partie révoltée et très engagée contenant des musique rock, pop électro. Sur la deuxième partie, nous avons des mélodies très douces appelant à la nostalgie, à l'émotion. Nous découvrant non seulement le chanteur mais l'excellent musicien qu'il est avec une musique sans aucune parole de 14 minutes. J'aime beaucoup ce genre de musique made in Saez. mon coup de cœur de ce double album est le grand classique "je veux qu'on baise sur ma tombe". Ne vous fiez pas au titre, écoutez la.

god bless
DEBBIE
Troisième album pop rock. Sur cet album, Saez s'adresse directement à celui qui écoute. Les textes sont extrêmement bien travaillés et beaux. J'ai une petite préférence pour "clandestins" et "comme une ombre". Cet album critique la société et ses conséquences sur nous citoyens. Il est impitoyable mais avec une telle poésie, une telle écriture que l'on accepte.

debbie saez
VARSOVIE - PARIS - L'ALHAMBRA
Triple album pour l'édition collector. Nous sommes une fois de plus gâtés par Saez avec un album très triste puisqu'il y parle de sa rupture avec sa compagne. J'ai une nette préférence pour Paris. C'est l'album le moins triste. Concernant les textes, il peut faire penser à de grands artistes de la variété française. Il y apporte une émotion qu'on ne lui connaissait pas. La plus belle est, à mes yeux, "tango" : 10 minutes d'émotion sur un air de tango justement.

paris saez
A LOVERS PRAYER
Un album rock anglais. Je l'aime bien mais pas mon préféré. J'ai un vrai problème avec les artistes français qui chantent en anglais. On a une si belle langue. Bref, cela n'empêche pas que cet album reste très bien. 
yellow tricycle

J'ACCUSE
Le pochette de cet album a fait scandale auprès des féministes à tort. Saez voulait dénoncer la société de consommation qui poussait l'individu à ne devenir qu'un bout de viande et encore plus vis-à-vis des femmes. Les féministes n'ont pas compris ce message que tout le monde avait compris. Du coup, l'affiche a été censuré et retiré des métros. Saez a fait une autre affiche en expliquant la censure...Qui a été également censuré. Bref, ça a fait parler mais cela n'empêche que l'album est juste génial. C'est un plaisir incroyable d'écouter un artiste dire ce qu'on pense tout bas. Si je ne devais en choisir qu'une ce serait "des p'tits sous" mais j'avoue que les jeux de mots de "cigarettes" est juste jouissif.

j'accuse saez

MESSINA
Un deuxième triple album acoustique. La première partie, les échoués, ne contient que des textes forts et commence par une chanson crescendo "fin des mondes" qui balance bien sur la société et surtout la finance. La deuxième partie, sur les quais, parle des petites gens qu'on ne remarquent pas mais qui sont là et qui vivent ou survivent. Des soldats, couturières aux chômages aux étrangers. Enfin, Messine parle des histoires d'amour. De cet album je ne saurais en garder qu'une seule. Il n'y a rien à jeter. Pas une chanson au-dessus de l'autre.
messina saez

MIAMI
J'ai beaucoup moins bien accroché sur celui-ci que sur les autres. Il balance sur la haute société, le comportement de ces gens qui nous dirigent et avec une brutalité qui peut choquer. Je pense que c'est cet aspect très cru qui ne m'a pas plus alors que c'est juste la vérité.
miami saez

Voilà, j'ai fait le tour de ses albums mais sachez qu'il a publié un livre intitulé "à ton nom". C'est mon livre de chevet. Je l'ai lu déjà 5 fois. Je ne le connais pas encore par cœur mais rien qu'en le lisant, ça me fait du bien.
à ton nom saez

samedi 7 janvier 2017

Le carnaval aux corbeaux de Anthelme Hauchecorne

Le carnaval aux corbeaux
Auteur : Anthelme Hauchecorne
Maison d'édition : Chat noir
Date de sortie : Février 2016
ISBN : 9791090627963
Pages : 320

Résumé :
Ludwig grandit à Rabenheim, un petit bourg en apparence banal. Claquemuré dans sa chambre, il s’adonne au spiritisme. À l’aide d’une radio cabossée, il lance des appels vers l’au-delà, en vue de contacter son père disparu.
Jusqu’à présent, nul ne lui a répondu… Avant ce curieux jour d’octobre.
Hasard ? Coïncidence ? La veille de la Toussaint, une inquiétante fête foraine s’installe en ville. Ses propriétaires, Alberich, le nabot bavard, et Fritz Frost, le géant gelé, en savent long au sujet du garçon. Des épreuves attendent Ludwig. Elles seront le prix à payer pour découvrir l’héritage de son père.
À la lisière du monde des esprits, l’adolescent hésite…
Saura-t-il percer les mystères de l’Abracadabrantesque Carnaval ?


MON AVIS : C'est le deuxième roman de Anthelme Hauchecorne que je lis. Le premier m'avait tellement plu que j'ai voulu lire rapidement celui-ci. J'étais censée le lire lors des précédentes vacances mais mon instinct m'a dit "pas maintenant. Tu n'auras le temps d'ici la fin des vacances". Et j'ai bien fait de l'écouter. J'ai mis plus d'une semaine pour le lire. C'est long pour une lectrice comme moi. Que s'est-il donc passé? Bien des choses, chers lecteurs et lectrices.

Le style d'écriture est très différent du "journal d'un marchand de rêves" mais conserve cet aspect cinématographique. En tout cas, c'est la première impression que j'ai eu. L'écriture est plus simple. Pourtant, je ne sais pour quelle raison, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire au début. Il faut savoir qu'il s'agit d'un roman à plusieurs voix. On a celle de ludwig, Gabriel, Julia et Alberich. Certes, les personnages ont leur personnalité bien définie mais j'ai eu du mal à accroché. Je ne voyais pas où nous emmener l'auteur. Puis, mon cœur a savouré les dialogues avec les forains. C'était jouissif. On avait l'impression d'entendre une pièce de théâtre avec un phrasé d'époque. Toujours à juste titre. Sur cet aspect-là, tout est fait avec intelligence.

Heureusement, cette impression n'a pas duré. C'est un roman crescendo dans lequel les informations sont données au compte goutte. Chaque chose en son temps (c'est le cas de le dire). C'est peut-être ce qui lui a manqué au début. A force de retenir l'information, on ne sait plus quel est le but du roman. On nous met l'eau à la bouche avec des charades puis on doit patienter avant de comprendre un début de lien. En tout cas, c'est mon impression. Je sais que d'autres ont complètement adhéré à son roman. Je ne dis pas que je ne l'ai pas aimé. Bien au contraire, l'auteur se rattrape avec brio. Il a même failli me faire pleurer à la fin. D'ailleurs, je la trouve frustrante cette fin. Je n'en dis pas plus. 

Ce roman a d'autres atouts. En effet, on apprend beaucoup de choses autour des forains et de leur mode de vie. L'auteur mentionne la vie à une autre époque. On ne sort pas idiot de ce roman. Bien au contraire, j'ai eu besoin d'être parfaitement réveillé et d'avoir mon cerveau prêt à fonctionner pour le lire. Il nous fait travailler. Le lecteur ne peut pas être passif. Concernant les thèmes abordées, ils sont nombreux. Il y a évidemment l'adolescence et ses velléités d'indépendances, le harcèlement, la mort, la justice, les apparences et sûrement d'autres que j'oublie. Le harcèlement et la mort sont, à mon avis, les sujets les plus important du roman. 

J'en oubliais également autre chose : les illustrations. Deux pour le prix d'un. Nous avons Mathieu Coudray dont j'ai déjà mentionné à deux reprises le travail sur le blog. Je ne rajouterais pas d'éloges. Elles sont juste magnifiques et parfaitement dans l'ambiance. Cependant, Loic Carnavaggia n'est pas en reste. Le réalisme des illustrations est bluffante et donne plus d'ampleurs au roman. Il faut savoir qu'il s'agit du premier tome. Il n'en reste plus qu'un que je lirais. Je me disais bien que cette histoire ne pouvait pas finir comme ça. 

En bref, malgré un début un peu long, ce roman m'a tout de même plu. Si vous aimez les charades et la rencontre de deux époques paraissant différente qui ne les sont peut-être pas autant, foncez. Sachez que les droits de ce roman sont reversés à l'UNICEF.

jeudi 5 janvier 2017

Le chat zen de Kwong Kuen Shan

Le chat zen
Illustratrice : Kwong Kuen Shan
Maison d'édition : Pocket
Date de sortie : 3 novembre 2011
ISBN : 9782266221962
Pages : 96

Résumé :
« Une personne large d’esprit trouve ses aises même dans un endroit exigu. »
Proverbe chinois

Détachés, indépendants, élégants, philosophes sûrement, et si les chats, mieux que quiconque, nous ouvraient la voie du zen ?
Kwong Kuen Shan, artiste chinoise, présente ici quarante de ses plus belles aquarelles, associées à des proverbes chinois, des enseignements de la tradition zen, ainsi que des citations de Confucius.
MON AVIS : J'adore les chats. J'en ai trois à la maison dont une qui me colle dès que je suis en week end ou en vacances. Les esquisses de cette peintre sont magnifiques. Elles dégagent une forme d'apaisement qui correspond parfaitement à chaque citation utilisée. Les couleurs sont très belles et pas agressives. Bien au contraire, il y a une réelle douceur dans ses dessins. On sent également à quel point elle a observé les chats. Rien qu'à regarder les dessins, des souvenirs ont refait surface.

Quand aux citations, je connais déjà Sun Tsu pour avoir lu "l'art de la guerre". Confucius fait parti également de ces penseurs chinois dont les phrases font échos encore aujourd'hui. Les citations sont tellement logiques. Elles peuvent nous paraître évidente mais cela nous rappelle que l'homme a beau savoir qu'il a tort, il s'entête dans ses erreurs. Même si la volonté de l'auteur est différente. Elle nous explique l'existence de ce livre en introduction. C'est extrêmement intéressent. D'autant plus qu'elle ne perd pas de temps à tourner en rond. Elle nous apprend beaucoup sur l'histoire du zen en une page.

En bref, c'est un très joli livre apaisant et qui donne le sourire. Que vous aimiez les chats ou non vous l'aimerez.

mardi 3 janvier 2017

Le registre des chats imaginaires

Le registre des chats
Auteur et illustrateur : Mathieu Coudray
Maison d'édition : Maz édition
Date de sortie : novembre 2016
ISBN : 978-2-9552263-1-5
Pages : 120

Résumé : Livre illustré, tout en couleur. Il contient 120 pages entièrement illustrées et dédiées à des chats pas comme les autres : vous y croiserez le Manipulateur du Temps, l’Esprit de la Forêt, le Gardien des Royaumes et bien d’autres encore. Chacun d’eux est accompagné d’une histoire originale et inventée de toutes pièces. Indispensable aux amoureux des chats ! 



MON AVIS : J'ai vu ce livre sur facebook et je l'ai précommandé dans la foulée. Il est magnifique. Les illustrations sont tellement réalistes qu'on pourrait penser avoir croisé chacun de ces chats. Les couleurs sont très belles et dynamiques. Elles donnent plus de force à chaque chat et à son histoire sans parler des regards qu'ils possèdent. Les pages sont également illustrées par un arrière plan donnant cet aspect journal comme si des articles de presse étaient scotchés ou des illustrations de lieux existants réellement comme le cimetière du père-lachaise.

Concernant les textes, j'ai été plus qu'agréablement surprise. Mathieu Coudray a une plume absolument incroyable. Certains textes possèdent une poésie tout à fait exquise. Les jeux de sonorité donnent encore plus de plaisir à la lecture. Les témoignages ressemblent vraiment à des témoignages. On sait faire la différence entre le narrateur et les personnages qu'ils soient ou non des chats. L'aspect fantastique est extrêmement fort. Certaines histoires marquent plus que d'autres. J'ai un réel coup de cœur pour lady blanche.

En bref, je ne regrette absolument pas cet achat. Il est juste sublime et je prendrais plaisir à le relire. Un coup de cœur.
COUP DE CŒUR

dimanche 1 janvier 2017

Le petit théâtre de Rebecca Dautremer

Le petit théâtre
Illustratrice : Rebecca Dautremer
Maison d'édition : Gauthier Languereau
Date de sortie : 31 octobre 2012
ISBN : 9782013939492
Pages : 208

Résumé : Sur la scène du petit théâtre imaginaire de Rébecca Dautremer, près de 100 personnages surgissent de page en page et prennent vie, grâce à la magie d'un spectaculaire jeu de découpes. Avec un livret « Bonus », véritable promenade commentée par Rébecca Dautremer sur les nombreux secrets de tous ses albums.

MON AVIS : J'aime beaucoup le travail de cette illustratrice. Ici, l'illustratrice ne s'est pas contentée de nous offrir des illustrations éblouissantes, elle nous propose des découpes qui nous donnent l'illusion d'être réellement dans une pièce de théâtre. Page après page, on découvre de nouveaux personnages en arrière plan. Parfois on pourrait regretter la discrétion de ces illustrations.

Concernant la partie texte, je regrette qu'il n'y ai pas de logique ou d'histoire racontée au fur et à mesure. Moi qui prête souvent attention à ça, j'avoue avoir été déçue. En réalité, il s'agit plus ou moins d'un best of des personnages de Rebecca Dautremer. On a d'ailleurs la liste à la fin de l'ouvrage. Du coup, celui qui ne connait pas ou très peu le travail de cette illustratrice (comme moi. je suis encore novice en la matière) est perdu. 

Cependant, le livre ne perd pas de son intérêt. Il y a des citations de différentes œuvres très connu, d'autres phrases renvoient à des thèmes de société. Un enfant lisant ce livre avec ses parents pourra en discuter et découvrir d'autres livres. En somme, l'enfant peut voir s'ouvrir le champ des possibles en matière de littérature. 

En bref, malgré une esthétique parfaite comme à chaque fois, je suis tout de même déçue de la partie texte. J'en attendais plus. Pour ceux qui connaissent bien le travail de l'illustratrice, ce ne sera que pure bonheur, pour les autres ce sera sûrement en demi-teinte.