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vendredi 5 juin 2026

Anaïs Nin sur la mer des mensonges de Léonie Bischoff

Anaïs Nin sur la mer des mensonges de Léonie Bischoff
Autrice : Léonie Bischoff
Maison d'édition : Casterman
Date de sortie : 25 Janvier 2023
ISBN : 9782203254701
Pages : 192
Prix : 12

Résumé : Début des années 30. Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l’angoisse de sa vie d’épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre 2 continents, 3 langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s’est inventé, depuis l'enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d’explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C’est alors qu’elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s’avère la première étape vers de grands bouleversements.

MON AVIS : J'ai acheté la version sortie à l'occasion du festival de la BD d'Angoulême. Casterman propose plusieurs titre mettant en avant des personnalités féminines dont on connait au moins le nom...mais pas forcément l'histoire. Il existe la version de base et une version de luxe. Les graphismes sont sublimes à l'image de la couverture. Les couleurs sont choisies soigneusement tout comme le style de l'autrice.

Cette bande dessinée nous raconte le parcours de Anaïs Nin dans les années 30. Dès les premières pages, on sent qu'elle n'est pas heureuse, joue le rôle qu'on attend d'elle alors qu'elle rêve d'autres choses. Elle souffre. Au fil des pages, on découvre différentes facettes d'elle par le biais des hommes qu'elle fréquente. Elle tente une psychanalyse et continue de se chercher.
 
En bref, J'ai appris beaucoup grâce à ce titre sur une autrice emblématique. Les graphismes reflètent parfaitement la personnalité et les émotions de Anaïs Nin.

vendredi 10 avril 2026

Bouddha de Sachi Ediriweera

Auteur : Sachi Ediriweera
Maison d'édition : Vuibert
Date de sortie : Octobre 2023
ISBN : 978-2-311-15041-4
Pages : 288
Prix : 24

Résumé : Un voyage passionnant aux origines du bouddhisme !

Avant de devenir l’un des plus illustres guides spirituels de l’histoire, Bouddha était un jeune prince, Siddhartha Gautama, héritier du trône de Kapilavastu.

Élevé dans le luxe d’un palais dont il ne peut franchir les portes, coupé par son père du monde extérieur, il ne sait rien de la maladie, de la vieillesse, de la pauvreté ou du chagrin. Un jour, encore enfant, il se faufile hors des murs de sa prison dorée et c’est le choc ! La misère, la souffrance, le sens de la vie… : son unique but sera désormais de chercher à les comprendre.

Quelques années plus tard, Siddhartha quitte tout – son destin, son confort, sa femme et son jeune fils – pour entamer un long voyage spirituel, qui le fera moine, puis Bouddha.

Dans ce lumineux roman graphique, Sachi Ediriweera nous raconte la vie d’un homme hors du commun, en quête de sagesse et de vérité, parvenu à l’éveil par la méditation, et dont les enseignements ont changé le monde.


MON AVIS : Est-ce que je dois vous expliquer cet achat? Si vous me suivez, vous savez que je pratique le yoga depuis plus d'un an maintenant. Quand j'ai vu ce titre, je n'ai pas hésité. C'est d'autant plus intéressant que l'auteur a émis des regrets concernant son enfance. il n'était pas très attentif à l'école quand on lui enseignait le bouddhisme. C'est à l'âge adulte qu'il s'y est intéressé.

On nous raconte l'histoire d'un jeune prince nommé Siddharta élevé dans le luxe. Suite au décès de sa mère, son père le maintient enfermé dans le palais. Sauf que ce prince a soif de liberté et découvrir le monde. Alors qu'il est marié et père, il décide de tout plaquer et d'entamer un long voyage. Il commencera par rencontrer un moine. 

Cette bande dessinée nous raconte les origines du bouddhisme. Siddharta va explorer les différentes visions proposées jusqu'à découvrir la sienne. On fait un véritable voyage spirituel dans lequel on nous apprend les différentes valeurs du bouddhisme. En lisant cette bande dessinée, j'ai pensé au yoga. Il y a des choses qui font échos, qui m'ont totalement parlé.

Concernant les graphismes, la couverture donne une idée de ce que vous trouverez. Les pages sont toutes dans les teintes bleues et blanches. Ça apporte un apaisement qui va avec le thème proposé. Je voulais vous partager une page mais je ne la trouve pas. Celle de l'illumination de Bouddha. Elle m'a marqué tant elle est juste et est le point culminant de la bande dessinée.

En bref, je vous recommande cette bande dessinée, sublime aussi bien sur le fond que sur la forme. Si vous vous intéressez à la spiritualité, vous serez ravie. Ça vous apportera énormément à tous les niveaux.

vendredi 15 août 2025

Souvenir d'une montagne de Pak Wan Seo

Souvenir d'une montagne de Pak Wan Seo
Autrice : Pak Wan Seo
Maison d'édition : Atelier des cahiers
Date de sortie : 10 Juillet 2025
ISBN : 979-10-91555-95-1
Pages : 260
Prix : 18

RésuméSouvenir d’une montagne offre une rare restitution du quotidien des quelques civils restés à Séoul alors que la ville était tour à tour envahie puis abandonnée par l’armée populaire nord-coréenne et par l’armée nationale sud-coréenne.
Comme Marguerite Duras dans son cycle indochinois, Pak Wan-seo est revenue tout au long de son œuvre sur ce moment marquant de sa vie que seule la réécriture littéraire pouvait rendre tolérable : son enfance sous l’autorité d’une mère veuve et sombre qui veut faire d’elle une « femme moderne » et sa jeunesse pendant la guerre de Corée qui lui arrache un frère aîné, à la fois aimé et haï.
Grâce à son exceptionnelle mémoire et à un ton dont la franchise peut surprendre, Pak Wan-seo ressuscite un passé qu’elle avait médité durant plus de quarante ans. La violence de la guerre, la frustration et la douleur y sont passées au filtre d’un regard profondément humain.
Ce roman autobiographique se situe chronologiquement entre Hors les murs et L’Arbre nu ;  deux romans publiés par l’Atelier des Cahiers.

MON AVIS : Merci à la maison d'édition pour ce service presse.

Ce roman suit directement "Hors les murs". Je vous conseille de l'avoir lu avant. On retrouve Pak Wan-Seo en pleine guerre de Corée avec sa mère, sa belle-sœur et son frère. En arrière plan, on devine la guerre sur Séoul. Contrairement au précédent livre, j'ai eu un peu mal mais j'ai fini par comprendre pourquoi. L'ambiance est vraiment particulière ce qui est normal au regard de la situation. On ne sait jamais clairement à qui l'autrice a affaire (l'armée populaire ou nationale). En tout cas, c'était confus pour moi.
 
La narratrice nous montre la difficulté de se nourrir et de cohabiter dans ces circonstances. C'est également dans ces moments-là que l'on découvre les gens tels qu'ils sont. Personne n'est parfait. D'un côté, la mère ne jure que par son fils souffrant. On a l'impression qu'elle cherche presque à se débarrasser de sa fille. La tension entre les deux ne va que croissante sans forcément être verbalisé. Heureusement, au bout d'un moment, les choses deviennent plus claires.
 
Un aspect important de ce roman réside dans le travail qu'à trouver l'autrice à l'époque. On découvre vraiment comment les choses se passer : les salaires, les différents postes et surtout le public visé. Je trouve ça fou qu'elle est réussie sans savoir trop parler anglais. Elle se montre d'ailleurs honnête sur sa façon d'être.
 
En bref, ce roman est très intéressant et permet une immersion dans la Corée pendant la guerre. Même si le début m'a semblé confus, c'est justement du fait des armées aux visions totalement opposées.

mercredi 13 août 2025

Hors les murs de Pak Wan Seo

Hors les murs de Pak Wan Seo
Autrice : Pak Wan-Seo
Maison d'édition : Atelier des cahiers
Date de sortie : Mars 2020 (format poche en hiver 2025)
ISBN : 979-10-91555-65-4
Pages : 268
Prix : 18

Résumé : Ce texte autobiographique romancé décrit avec empathie et humour l’enfance et la jeunesse de la romancière dans une Corée bouleversée par l’occupation japonaise et la guerre de Corée. Mêlant destin individuel et histoire d’un pays, il tisse les drames avec brio et finesse, offrant à la littérature un important témoignage. Les lecteurs ne s’y sont pas trompés, en Corée où il s’est vendu à plus de 1,5 million d’exemplaires, et aux États-Unis où la traduction anglaise a été acclamée par la critique.

MON AVIS : Ce roman est le premier d'une trilogie. Je vous conseille d'avoir le deuxième tome sous la main "souvenir d'une montagne" tant les deux tomes se suivent directement. On suit dans celui-ci l'histoire de l'autrice de son enfance jusqu'au début de la guerre de Corée. Elle a grandi à la campagne pour rejoindre Séoul adolescente par la volonté de sa mère qui souhaitait qu'elle devienne une femme moderne.

Au cours de la lecture, vous découvrirez la vie à la campagne d'une petite fille, le rôle de chaque membre de la famille et la hiérarchie au sein de cette dernière. On apprend énormément de choses. L'impact du confucianisme est très présent mais on voit aussi que les choses ont un peu changé. Je pense à la mère de l'autrice qui a décidé de partir à Séoul contre l'avis de tous. Cette femme était extrêmement dure à cheval entre cette volonté de modernité pour sa fille et ses mensonges. Je vous laisserai lire le livre pour comprendre.

L'autre point du roman concerne l'histoire du pays. On sent la différence entre la campagne et la ville. L'autrice laisse l'histoire au second plan. Par exemple, l'occupation japonaise ne se devine que l'apprentissage du japonais à l'école avec une enseignante japonaise. Mais Pak Wan Seo étant encore jeune, elle suit le mouvement. C'est à la fin de la seconde guerre mondiale et le début de la guerre de Corée que les choses changent et l'ambiance également.

En bref, ce roman est une immersion dans la Corée avant la seconde guerre mondiale jusqu'au début de la guerre de Corée ainsi que l'évolution de la société. 

mercredi 25 juin 2025

Les gens de Bilbao naissent où ils veulent de Maria Larrea

Les gens de Bilbao naissent où ils veulent de Maria Larrea
Autrice : Maria Larrea
Maison d'édition : Grasset (publié en poche chez le livre de poche)
Date de sortie : 17 août 2022
ISBN : 978-2246831969
Pages : 224
Prix : 20

Résumé : L’histoire commence en Espagne, par deux naissances et deux abandons. En juin 1943, une prostituée obèse de Bilbao donne vie à un garçon qu’elle confie aux jésuites. Un peu plus tard, en Galice, une femme accouche d’une fille et la laisse aux sœurs d’un couvent. Elle revient la chercher dix ans après. L’enfant est belle comme le diable, jamais elle ne l’aimera.
Le garçon, c’est Julian. La fille, Victoria. Ce sont le père et la mère de Maria, notre narratrice.


MON AVIS : Je n'avais pas repéré ce livre lors de la rentrée littéraire de l'année passée jusqu'à ce que j'en entende parler dans la grande librairie. Ça m'a juste donné envie de lire ce livre. Pourtant, j'ai toujours peur qu'on m'en dise trop mais c'était tellement au-delà de ce qui a été dit.

Ce livre part d'une histoire dingue: une tarologue va apprendre à Maria qu'elle a été adopté. Elle, qui ne croit pas en tout ça, va pourtant y croire. Quelque chose résonne en elle à ce moment-là et elle va chercher la vérité. L'écriture est très cinématographique. C'est cohérent avec le métier de l'autrice, scénariste. Pour vous dire, j'ai VU un livre. Chaque phrase faisait émerger des images qui s'enchaînaient. J'ai compris pourquoi lors de l'émission, ils ont autant insisté sur ce point.

On ouvre le livre sur la naissance de Victoria en Espagne. On alterne des chapitres du point de vue de maria et d'autres sur le passé de ses parents, ce qui les a amené à Paris. Victoria a vécu des choses atroces. Elle est restée très douce et bien trop docile. On devine une femme magnifique qui n'a pas eu la vie qu'elle méritait. Pourtant, elle ne semble avoir aucun regret. Concernant Julian, le père de Maria, ce n'est franchement pas mieux. C'est lui qui a le plus subi et souffert. C'est en avançant dans la lecture qu'on en comprend à peu près les raisons. Lui se montre violent.

Maria a grandi dans un environnement particulier et surtout dans un endroit assez dingue. Elle vit dans un appartement au sein d'un théâtre. Imaginez un peu les personnalités qu'elle a du croiser. J'ai aussi le souvenir de cette scène dans laquelle Maria a l'audace de s'adresser à un grand réalisateur alors qu'elle est encore au lycée. La mise en forme de cette scène est d'ailleurs très bien trouvée. On suit l'évolution aussi de Maria et son combat pour retrouver ses parents biologiques. La grande histoire rencontre la petite.  

En bref, j'ai adoré ce livre que j'ai lu quasiment en une fois tant j'étais absorbée. Si vous voulez lire un livre digne d'un film hollywoodien, allez-y. Il faudra juste se souvenir que c'est une histoire vraie.

vendredi 20 septembre 2024

La prochaine fois que tu mordras la poussière de Panayotis Pascot

La prochaine fois que tu mordras la poussière de Panayotis Pascot
Auteur : Panayotis Pascat
Maison d'édition : Stock
Date de sortie : 23 Août 2023
ISBN : 9782234092525
Pages : 240
Prix : 19,50 (existe en poche)

Résumé : « Ce livre me fait peur. Le processus a été douloureux. Mon père nous  a annoncé qu’il n’allait pas tarder à mourir et je me suis mis à écrire.  Trois années au peigne  fin, mes relations, mes pensées paranoïaques,  mon rapport étrange à lui, crachés  sur le papier. Je me suis donné  pour but de le tuer avant qu’il ne meure.  C’est l’histoire de quelqu’un qui cherche à tuer. Soi, ou le père,  finalement ça revient au même. »

MON AVIS : Je ne sais pas comment vous parler de ce roman. Tout ce qui me vient à l'esprit, c'est que je l'ai lu en une fois et que j'ai fini "sur les genoux". C'est l'expression que j'utilise à chaque fois que j'y pense. Je suis restée assise dans mon canapé figée sur place après avoir posé mon livre. Ça vous donne une idée. Pour couronner le tout, j'ai frôlé la panne de lecture dans les jours qui ont suivi.

C'est le genre de livre que vous ne jugerez pas sur la forme. Seul le fond comptera et l'émotion qui en ressort. J'avoue pour une fois avoir regardé quelques avis sur Babelio pour essayer de mettre de l'ordre et de prendre surtout conscience de ce que j'ai lu. Ce qui en ressort, c'est que tout le monde en est ressorti bouleversé ou autre. Peu importe le mot. Personne n'en sort indifférent. Alors comment en parler?

Ce livre est le journal intime de l'auteur qu'il a écrit après que son père lui ai annoncé sa mort prochaine. Il retrace son parcours sans aucune censure. Il aborde principalement trois thèmes : le rapport au père, la dépression et l'acceptation de son homosexualité. L'auteur est sans concession et fait preuve d'une vérité sans violence envers lui-même. Il montre qu'il est un être humain avec ses qualités et ses défauts, même s'il se penche plus sur ses derniers. 

Honnêtement, il écrit des choses que je n'aurai jamais accepté de lire. Pourtant, même si l'écriture est très explicite, ça ne m'a pas dérangé puisque les descriptions sont importantes pour comprendre la lutte intérieure. Il y a quelque chose qu'on ne trouve pas habituellement dans les livres. J'ai utilisé le mot "vérité" mais c'est plus que ça. Au fil des pages, on suit sa descente aux enfers. On la voit venir mais lui non. Et c'est parfaitement retranscrit. Je pense notamment à la crise d'angoisse. Ça a tellement résonné en moi.

Concernant la plume, elle n'est pas parfaite mais le but est de faire un travail sur soi, de comprendre ce qu'on a refusé de voir ou de prendre conscience. Certains pourraient reprocher le manque de chronologie. Personnellement, ça ne m'a pas gêné. Si l'éditeur avait retravaillé la chronologie ou touché trop au style, on aurait perdu l'essence même de ce texte. L'impact n'aurait pas été le même. Pour moi, le texte est parfait tel qu'il est.

En bref, je ne sais pas si j'ai réussi à vous donner envie de le lire ni si j'ai bien retranscrit l'émotion qu'il a suscité pour moi. Je me contenterai de vous recommander de le lire que vous connaissiez ou non l'auteur.

mercredi 31 juillet 2024

La femme brouillon de Amandine Dhée

Autrice : Amandine Dhée
Maison d'édition : Folio
Date de sortie : 8 Novembre 2018
ISBN : 9782072743443
Pages : 144
Prix : 6,90

Résumé : «Le meilleur moyen d’éradiquer la mère parfaite, c’est de glandouiller. Si faire vœu d’inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c’est la subversion absolue. Le jour où je refuse d’accompagner père et bébé à un déjeuner dominical pour traîner en pyjama toute la journée, je sens que je tiens quelque chose.»

D’une écriture débordante d’ironie, Amandine Dhée évoque la maternité et cherche une alternative au rôle que la société voudrait lui assigner. Un livre désopilant qui écorne le fantasme idéalisant les femmes enceintes et mères parfaites.

MON AVIS : J'ai entendu parler de ce livre depuis sa sortie grand format mais le prix me refroidissait surtout au regard de la thématique. Je ne me sentais pas concernée de par ma volonté de ne pas avoir d'enfants. J'ai eu tort. J'ai jubilé en lisant ce roman autobiographique puisque l'autrice ne voulait pas d'enfant. Pourtant, elle tombe enceinte. S'ensuit des situations la faisant réfléchir au comportement des gens face à une femme enceinte.

Est-ce que j'imaginais lire un livre aussi féministe? Non. Je pensais me retrouver face à un livre sur la grossesse. Pas du doute. Certes, on en parle mais sous le prisme du féminisme. Certaines choses m'ont ouvert les yeux. je n'avais pas vu les choses sous cette angle. Autant la réaction de la famille face à la nouvelle ne m'a pas étonné du tout, autant le sentiment de l'autrice face aux réactions du parfait inconnu, je n'y ai jamais pensé.

Ce qui ressort de ce livre est qu'au final, la femme a le devoir toujours de donner la vie. Pendant la grosses, elle est traitée en reine mais les gens se montrent sans gêne avec elle. (J'ai tant d'images de ce genre en tête...je me suis choquée en pendant au mouvement me too mais que personne n'ai parlé de ces comportements) À côté, on s'aperçoit qu'une fois l'enfant naît, la mère n'existe plus sauf pour la critiquer sur tout. D'ailleurs, j'ai adoré la réflexion sur la mère parfaite mais avec un humour incroyable.

Pour ceux qui serait réfractaire au féminisme, je vous rassure. On est dans un féminisme juste. Elle ne va pas loin. Elle est réaliste et utilise des évènements concrets et vécus pour démontrer le problème de la société vis-à-vis des femmes. Le pire, c'est même la fin qui renvoie à des propos historiques juste choquants.

En bref, ce livre est juste le vécu d'une femme réaliste. Elle découvre un nouveau rôle par le biais de sa grossesse. Elle pose des tas de questions sur les conséquences tout en montrant le sexisme inconscient de la société à l'égard des femmes.

vendredi 10 février 2023

Tokyo vice de Jake Adelstein

Tokyo vice de Jake Aldelstein
Auteur : Jake Adelstein
Maison d'édition : Points
Date de sortie : 2017
ISBN : 9782757860816
Pages : 496
Prix : 8,40

Résumé : " Vous supprimez cet article, ou c'est vous qu'on supprime". Derrière la fumée de sa cigarette, Jake n'est pas vraiment en position de négocier. Premier journaliste occidental à travailler pour le quotidien japonais Yomiuri Shinbun, il court après les bons sujets. Et là, il en tient un. Un sérieux, un fumeux, un dangereux : le yakusa le plus célèbre du Japon s'est fait opérer secrètement aux Etats-Unis.
L'article vaut son pesant d'or. La mafia japonaise le sait. Et elle ne fera pas de cadeau à Jake.

MON AVIS : Merci à ma meilleure amie de m'avoir offert ce livre. Je ne sais pas comment vous parler de ce roman tant il est hallucinant. D'autant plus, en sachant que tout ce qui est écrit est vrai. Rien qu'en repensant au contenu, je ne sais par quoi commencer tant il est dense. Par contre, je ne recommanderai pas la série si vous tenez au respect de l'œuvre.  Rien qu'avec la bande annonce, j'ai vu une erreur qui ne m'a pas plu du tout au regard de l'importance du personnage.

Prenez un jeune américain devant trouver un travail rapidement au Japon sous peine de devoir rentrer aux États Unis. Il ne trouve rien de mieux que de postuler en tant que journaliste au sein d'un des trois premiers quotidiens du pays. Rappelons qu'il est considéré comme un gaijin (ou étranger). C'est là que notre découverte du Japon commence.

Au Japon, pour être journaliste, en tout cas, à l'époque des faits, on passe des examens d'entrée. Ce ne sera pas un spoiler. Il a réussi ses tests mais c'était intéressant et drôle à lire. On rencontre Jake qui ne se destinait certainement pas à ce métier. Le hasard a fait son travail. On sent quelqu'un d'intelligent, un peu gaffeur (rien que de penser à ce qu'il a fait pendant ses examens... J'aurai pu faire la même chose) et manquant de confiance en lui mais il a un sacré culot.

Au cours de sa carrière, il a vu de tout. D'ailleurs le roman est partagé en trois parti en fonction justement des gros dossiers qu'il a eu ou des endroits où il a travaillé. C'est au fil des ans qu'il va se retrouver à travailler avec différents groupes de yakuza jusqu'à déterrer quelque chose qu'il n'aurait pas dû : l'opération d'un yakuza aux États-Unis.

Ce livre possède pleins d'informations à plusieurs niveaux. On découvre l'envers du décor du Japon. On connaît son image "pure" et parfaite mais il n'en est rien. Jake est malin et son statut de gaijin va l'aider dans son travail pendant pas mal de temps. On découvre la vision que le Japon a de la prostitution et ses lois sur le sujet ou les livres publiés sur des sujets complètement dingues ((il nous donne d'ailleurs un top 1à si je me souviens bien des ventes de ces livres). Il ne s'agit que d'exemples bien sûr et de résumés. L'auteur en parle de manière bien plus détaillé.

Tout ce dont parle l'auteur est en rapport avec sa découverte de la culture japonaise mais surtout en lien avec les enquêtes en cours. Le métier de journaliste est tellement incroyable...Je n'aurai pas imaginer un seul instant les liens entre journaliste, police et yakuza. Ça me paraît improbable et pourtant...Ce n'est pas pour rien que l'auteur est sous protection policière. On en parle à la fin. Pareil. On se croirait dans une histoire inventée de toute pièce fait par hollywood mais non. Tout est réel. 

Concernant les personnages, il y en a beaucoup. On traverse tellement d'années que c'est juste impossible de retenir toutes les personnes présentes. J'ai eu quand même une préférence pour l'inspecteur Sekiguchi. Il est totalement à part. On sent le lien très fort entre les deux et pas seulement mais aussi avec sa famille. Il y a également Helena. Cette femme libre est stupéfiante. Son rôle est hyper important dans toute l'histoire.

En bref, ce livre est un coup de cœur pour moi. On y apprend tellement de choses sur le Japon, le métier de journaliste et sur des sujets typiquement japonais qu'il me paraît essentiel de le lire pour comprendre le Japon et l'évolution des yakuza.


lundi 11 octobre 2021

Ces héroïnes qui peuplent mes nuits de Mia Kankimaki

Ces héroïnes qui peuplent mes nuits de Mia Kankimaki
Autrice : Mia Kankimaki
Maison d'édition : Charleston
Date de sortie : 21 septembre 2021
ISBN : 9782368125571
Pages : 560
Prix : 22,50

Résumé : Que faire à quarante ans et des poussières, célibataire, sans enfant, quand on se retrouve soudain désœuvrée ? En quête d’un sens à sa vie, Mia lâche tout : son travail, son appartement, son pays, pour partir sur les traces des héroïnes dont les aventures habitent ses nuits. Elle rêve d’Alexandra David-Néel et de son courage, de l’intrépide Karen Blixen, du tour du monde de Nellie Bly. Alors, puisant sa force dans leurs parcours, elle nous emmène en Afrique du Sud, en Italie ou au Japon, à la rencontre de femmes qui ont défié le patriarcat et l’ordre établi, et dont les histoires ainsi liées tissent un puissant paysage de sororité.


MON AVIS : Merci à Babelio et à la maison d'édition pour ce service presse. Je ne m'attendais pas à un roman si épais. Ça m'a fait un peu peur...pour rien. L'autrice et narratrice de ce roman met en avant des femmes qui ont beaucoup pour l'histoire. On est dans l'idée du girlpower à une époque ou les femmes devaient rester à la maison.

Le roman est découpé en plusieurs partie. La première est consacrée à Karen Blixen et l'Afrique. J'avais déjà entendu ce nom sans pour autant m'y attarder. Cette femme était une héroïne à son époque. Aujourd'hui, elle serait très discutée par son rapport aux animaux. Ce que j'ai adoré dans cette partie, c'est la comparaison entre ce que Karen a vécu et ce que l'autrice constate de l'Afrique. On voit l'évolution de ce pays, des mœurs.

Mia a beaucoup d'autodérision. Elle montre que l'occident a conservé ses idées colonialistes de l'Afrique alors que ce pays a dépassé ce stade. Les livres qu'elle a lu sur le sujet sont tous à côté de la plaque dans leur recommandation. Elle finit par se laisser porter par ses guides. C'était passionnant à lire. On se croirait à ses côtés là-bas. 

Ensuite il y a une partie sur les voyageuses dont certaines que je connaissais. Isabella Bird est connu par les amateurs de mangas pour son voyage au japon mais elle a fait bien plus. On trouve Nelly Bly qui a fait un tour du monde (en plus de s'être fait interner volontairement) et Alexandra David Néel qui a voyagé à Lhassa. L'autrice mentionne une voyageuse japonaise. J'aurai aimé en lire plus à ce sujet tant j'ai été estomaqué par ce que j'ai pu lire sur le sujet.

Dernière partie consacrée aux artistes. Et quel sujet! On pourrait reprocher à Mia de s'être attardé sur l'Italie mais elle a eu parfaitement raison. Ce chapitre résume parfaitement la pensée qu'elle a eu en pensant à toutes ces femmes qu'elle admire. J'ai appris tellement....Je n'ai pas trop envie de rentrer dans les détails. Le mieux est de lire ce livre pour comprendre mon ressenti. 
 
Cette partie m'a mise en colère. De voir ces femmes, dont elle parle, si talentueuses ne pas être mise en évidence dans les musée, voir caché alors qu'elles ont bien plus de crans voir de talent que ces messieurs est pour moi, et l'histoire de l'art, une honte. Les choses semblent changer un peu mais trop lentement. les descriptions des œuvres de l'autrice m'ont donné envie d'aller dans des musées et de voir de mes propres yeux ces tableaux. 

En bref, ce roman résume parfaitement à quel point les femmes, aujourd'hui encore doivent se battre pour être égales aux hommes. Les choses n'ont pas autant changé qu'on le croit. Pour moi, on est loin même très loin de l'égalité et les hommes ont leur part dans cet échec. Parce que pour moi c'en est un. Preuve en est : les remarques admiratives des gens de voir Mia débarquée seule en Afrique.