lundi 19 février 2018

Keisai, le maître du dessin abrégé de Matthi Forrer

Keisai, le maître du dessin abrégé de Matthi Forrer
Auteur : Matthi Forrer
Dessinateur : Keisai
Maison d'édition : Hazan
Date de sortie : 4 Décembre 2013
ISBN : 9782754107136
Pages : 832
Prix : 20

Résumé éditeur : Peintre de l’école ukiyoe, sous l’époque Edo, contemporain et rival de Kiyonaga, Utamaro ou Eishi, Masayoshi (1764-1824) semble avoir trouvé un certain répit après 1795, une fois appointé peintre officiel du daimyo ou gouverneur du domaine Tsuyama de la province de Misamasaka. Les loisirs liés à sa position lui permette d’explorer les voies d’un nouveau style qui lui valut la célébrité : tournant esthétique qui correspond à son adoption du nom de Kuwagata Keisai (en 1794, pense-t-on).
A partir de 1796, il publia en effet une série d’albums inaugurant un style graphique cursif et minimaliste au dessin virtuose et très suggestif sous le nom de Ryakuga ou style de dessins abrégés, genre qui n’était pas absent de la tradition mais qu’il relança par son talent. L’esprit de simplification de ses compositions, leur tour elliptique et leur veine humoristique rencontrèrent beaucoup de succès. Encouragé par cet accueil, il développa ce genre de croquis, dont devaient s’inspirer ses contemporains à commencer par Hokusai dans sa Manga, à travers un certain nombre d’albums conçus comme des encyclopédies et des manuels d’initiation au dessin. Cet ouvrage réunit pour la première fois l’ensemble de ces six albums dont le public français ne connaissait jusqu’ici que deux publications : le premier album de caractère général, Ryakugashiki (1796), puis ceux consacrés aux animaux (Choju ryakugashiki, 1797), aux personnages (Jinbutsu ryakugashiki,1799), aux paysages (Sansui ryakugashiki, 1800), aux proverbes (Kotowazagaen, 1808) et aux douze mois de l’année (Keisai ryakugaen,1823). Au XIXe siècle, les amateurs occidentaux prisèrent le style de Keisai, qui était apprécié par Rodin, autre dessinateur virtuose, et par le critique Théodore Duret, favorable aux impressionnistes et en particulier à Manet. Dans un livret imprimé à part, les préfaces originales des albums sont traduites du japonais ancien. Les planches sont commentées et l’ensemble introduit par le grand spécialiste Matthi Forrer.

MON AVIS : Ce coffret comporte cinq carnet remplis de dessins accompagnés d'un carnet de notes afin de comprendre les subtilités et autres choses du Japon de l'époque. Lorsque vous l'ouvrez, vous avez l'impression d'ouvrir un paquet cadeau.
 Les dessins sont sublimes. Chaque carnet aborde un thème : les animaux, les plantes, le quotidien, les festivités selon les différents mois de l'année de l'époque, les proverbes...Je vous mets la liste mais pas dans l'ordre. Je ne m'en souviens plus. Pour avoir une idée des dessins, voici quelques photos :



J'avoue que j'ai une large préférence pour les dessins de paysage. Cependant, les proverbes illustrés m'ont bien fait rire par moment. En France, on trouverait certains d'entre eux vulgaires. Heureusement, c'était à l'époque. Aujourd'hui, la plupart n'existe plus.

Je n'en dirai pas plus. le mieux est de découvrir la beauté de ces dessins tout en apprenant pleins de choses sur ce Japon du passé.

samedi 17 février 2018

Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert

Au bonheur des fautes de Muriel Gilbert
Autrice : Muriel Gilbert
Maison d'édition : France loisirs (Disponible également chez La librairie Vuibert)
Date de sortie : Février 2017 chez Vuibert
ISBN : 9782311101546 (chez vuibert)
Pages : 256
Prix : 13,99 chez France loisirs

Résumé : Comme le chats aime les souris, moi, j'aime les fautes. Les attraper, c'est mon plaisir - et mon gagne-pain : je suis correctrice au journal Le Monde.
Les fautes, elles sont partout car tout le monde en fait. Beaucoup sont drôles ou instructives, certaines sont belles comme des bijoux précieux.
Avec ce livre, j'ai voulu vous ouvrir la porte du bureau des correcteurs, lieu mystérieux où l'on tutoie les dictionnaires et où l'on s'interroge sur la couleur des vaches, la différence entre une mitraillette et une mitrailleuse, les noms des fromages et les accords du participe passé.
Mais je partage aussi mes trucs et astuces pour déceler les fautes en un clin d’œil et vous verrez qu'à l'heure des logiciels de correction rien ne remplace un bon vieux stylo rouge...
Muriel Gilbert nous transmet avec humour et érudition son amour de la langue et nous entraîne dans les coulisses d'un grand journal.

MON AVIS : Quel bonheur que ce livre! Le titre est parfaitement trouvé. Il drôle, rafraichissant tout en nous rappelant quelques règles d'orthographe et de grammaire oubliées par tout le monde (oui, j'ai bien écrit "par tout le monde). Je vais d'ailleurs essayer de respecter ces mêmes règles.

Le style de l'autrice nous happe à une vitesse incroyable. On suit son parcours de manière assez comique voir drôle. J'ai adoré les passages sur son fils (concernant l'apprentissage de l'écriture) et celui sur son arrivée au journal le monde. Je me suis également régalée sur les perles des fautes journalistiques qui donnent des phrases très bizarres. Heureusement que l'on suit l'actualité. Il ne s'agit que d'exemples mais il y en a d'autres. On découvre ce métier dont on parle si peu mais si essentiel qu'est le correcteur (ou ici la correctrice).

Tout le monde trouvera son compte dans ce livre. Elle utilise des anecdotes que tout le monde a pu vivre au moins une fois dans sa vie (les dictées et le bonnet d'âne) et déculpabilise les personnes pas très douées en orthographe puisque, comme elle le dit si bien, sans eux, elle n'aurait pas de boulot. Elle donne le revers de la médaille également qui est très drôle puisqu'on a tous nos petites manies mais là, c'est pour les correctrices. Je rêve d'entendre une conversation entre correcteur. Ça doit être drôle maintenant que je connais un peu leur façon de s'exprimer.

Elle aborde pleins de sujets comme l'évolution de la langue. Que ce soit la réforme de l'orthographe, la féminisation des métiers, de l'écriture inclusive ou des différentes réformes passées appliqué ou non. Tout y abordé. J'ai apprécié le fait que tout les sujets sont abordé de manière très clair et avec bienveillance et même beaucoup d'humour.

En bref, ce livre est une véritable pépite. Je pense que c'est un bon moyen de réviser à moindre coût son orthographe et en plus dans la bonne humeur.

jeudi 15 février 2018

Réception livres 15 février 2018

Qui suis-je? de Thomas Gornet

Qui suis-je? de Thomas Gornet
Auteur : Thomas Gornet
Maison d'édition : Rouergue
Date de sortie : Janvier 2018
ISBN : 978-2-8126-1506-1
Pages : 90
prix : 9,20

Résumé : Qui est donc Vincent ? Il ne le sait pas lui-même. Comme tant d’autres ados, il a du mal à trouver sa place parmi les autres collégiens et à comprendre ses émotions. Notamment quand débarque un nouveau, Cédric, un sportif, lui. Il va lui falloir une année de 3e pour prendre conscience de son homosexualité. Ce bref roman touche par sa profondeur, son humour, sa finesse, en évitant tous les clichés. Nouvelle version d’un roman paru en 2006 à L’Ecole des Loisirs. Adapté au théâtre en 2018, nombreuses représentations en milieu scolaire.


MON AVIS : J'adore cette maison d'édition notamment la collection Doado. Une blogueuse en a parlé en bien. En conséquences, lorsque je l'ai vu chez mon libraire, je n'ai pas pu résister. D'autant moins quand on sait que l'on traite d'un sujet qui me tient à cœur. Il est également très court puisqu'il fait 90 pages écrit en gros à l'intérieur et des chapitres ultra court.

Le roman se lit très rapidement. Le style est clair, net et précis. On a vraiment le sentiment de lire les pensées de Vincent. On s'attache à lui et comprend que quelque chose ne va pas. À lire ces lignes, vous pensez donc que ce roman est génial. Et bien, non. Je l'ai trouvé très moyen. En effet, même si on comprend très vite que Vincent découvre qu'il est homosexuel et comment cela se passe, j'ai trouvé ce roman assez stéréotypé.

Commençons par Vincent. Il est le stéréotype de l'homosexuel : blond, mince et nul en sport. Je pense que cela a permis de "justifier" le harcèlement dont il est victime et pourquoi tout le monde se moque de lui en l'appelant par des surnoms stéréotypés également. Ce qui fait qu'au final, tout le monde sait qu'il est gay sauf le principal intéressé. L'auteur n'exploite pas le débat intérieur réel de Vincent. on nous présente plutôt son débat avec ses deux meilleurs amis. Du coup, quel rapport avec son homosexualité?

Bref, malgré une bonne idée, je pense que le sujet aurait pu être mieux abordé et traité. Au final, il est plus question de harcèlement que de la découverte de l'homosexualité. Une légère déception.

mardi 13 février 2018

Box littéraire mille et un livres

J'ai reçu la box littéraire Mille et un livres dont le lien se trouve en barre d'info sur la vidéo. Je vous laisse regarder cette dernière si vous souhaitez savoir ce que j'ai reçu.

Concernant la commande en elle-même, ça a été très simple. Il suffit juste de lire et de remplir les cases. L'intérêt est d'autant plus important qu'on peut commander à l'unité sans abonnement. Bien au contraire, on ne nous pousse pas à nous abonner.

Pour les tarifs, je les trouve vraiment raisonnable. Je ne peux pas vous dire exactement ce que j'ai payé puisque j'ai acheté des marques-pages en plus. En tout cas, je sais que les prix moyens des box sont à peu près dans l'idée.

Pour les goodies, ici, pas de nourriture mais des objets tirés de sagas ou livres réputés. Je les ai tous adorés. Il sont trop beau. Petit bémol si c'en est un, le sac en tissu est vraiment petit. Je ne pourrai pas mettre grand chose.

Concernant le livre, c'est assez amusant puisque, sur le site, en fonction du thème, ils vous donnent des indices. À vous de trouver et surtout d'éviter d'acheter le livre qu'ils vont vous envoyer. J'ai adoré le principe d'autant plus que je n'avais jamais entendu parler de ce roman avant. J'ai été vraiment surprise et je suis curieuse de le lire. 

Seul point faible s'il en est un : ils ne proposent que du young adult donc à éviter pour ceux qui n'aiment pas.

Le pavillon des pivoines de Lisa See

Le pavillon des pivoines de Lisa See
Autrice : Lisa See
Maison d'édition : J'ai lu
Date de sortie : 8 mai 2009
ISBN : 978-2290014011
Pages : 478
Prix : 7,60

Résumé : Chine, XVIIe siècle. Recluse dans les luxueux appartements des femmes, Pivoine tue le temps avant son mariage. Mais plutôt que de se livrer aux exercices convenables - broderie ou chant -, elle préfère se plonger dans de dangereuses lectures qui exaltent l'amour fou. Lorsque, à l'occasion de son anniversaire, son père lui permet d'assister, cachée derrière un paravent, à la représentation de son opéra favori, Pivoine s'éprend d'un élégant poète. La passion brûlera la jeune fille et l'emmènera dans un voyage qui durera bien au-delà de sa propre mort..

MON AVIS : Ce livre ne m'appartient pas. Il est à ma mère qui, lorsqu'elle l'a terminé, m'a dit "lis-le!". Ce n'est pas comme si elle me l'avait prêté au mois de décembre et que je ne l'avais commencé qu'en janvier. L'essentiel est de l'avoir fini. 

Pourquoi avoir mis tant de temps pour le lire (en sachant que je l'ai terminé le 29 janvier)? Tout simplement parce que je voulais savourer la plume de l'autrice. On y trouve tant de poésie et d'humanité mélangé à une forme de pudeur que je ne pouvais pas le lire en une seule fois. Pivoine, une adolescente sur le point de se marier va mourir d'amour après avoir vu une pièce de théâtre qu'elle n'a eu que l'occasion de lire. 

Je vous rassure. Ce livre est loin d'être déprimant. En effet, la mort de Pivoine va nous permettre de découvrir toutes les croyances et tous les rituels en Chine à l'époque. Certains existent toujours d'ailleurs. On suit en parallèle l'évolution du pays puisqu'on traverse 23 ans de la vie de la jeune fille. Ce n'est pas rien. Tout y est abordé avec justesse et une poésie absolument divine. L'aspect historique du roman est plus que bien travaillé. J'ai même appris dans les notes de l'autrice que Pivoine et Ren ont réellement existé tout comme la pièce de théâtre à l'origine du mal d'amour. En réalité, cette histoire a réellement existé. L'autrice l'a romancé tout de même. Heureusement, parce que la scène des pieds bandés était vraiment dure à lire malgré la douceur qu'il y avait dans le texte.

Concernant les personnages, j'avoue avoir profondément détester Tan Ze, une jeune fille égoïste au pas possible. Pivoine est une jeune fille remarquable qui subit les affres de l'adolescence en silence. Ren est un homme charmant et aimant. La famille de pivoine va se dévoiler tout au long du livre et nous réserver son lot de surprises. Je suis admirative des parents. Quian Yi, quand à elle, est d'un calme olympien et très ouverte d'esprit. 

Les thèmes abordés me semblent évident. On y parle de l'adolescence, de l'amour, de la la jalousie, de communication, de secrets, de culture ainsi que du rôle de la femme dans la société parmi d'autres. il y a tant que je ne pense pas pouvoir tout lister.

En bref, cette lecture m'a agréablement surprise. Je ne peux que la recommander aux amateurs de poésie, d'amour, d'Asie et d'histoire.

dimanche 11 février 2018

L'ordre du labyrinthe de Lisa Goldstein

L'ordre du labyrinthe de Lisa Goldstein
Autrice : Lisa Goldstein
Maison d'édition : Les moutons électriques
Date de sortie : 5 Janvier 2018
ISBN : 978-2-36183-428-9
Pages : 256
Prix : 19,90

Résumé :
Étudiant l'histoire de sa famille pendant qu'elle travaille comme intérimaire à San Francisco, Molly Travers découvre qu'elle est la descendante de magiciens de cabaret qui faisaient de la véritable magie au dix-neuvième siècle, en compagnie d'un groupe d'occultistes nommé l'Ordre du Labyrinthe.
Élevée par une grande-tante après que ses parents soient morts dans un accident de voiture, Molly apprend par le détective privé John Stow qu'elle possède une famille dont elle ne savait rien. Leur enquête va dévoiler les sombres mystères d'une société occulte. Histoire de famille et histoire secrète s'avèrent tissées étroitement ensemble.

MON AVIS : J'ai lu ce livre en lecture commune avec Bookinette. En cours de lecture, j'ai été invité à la lecture commune sur livraddict des livres de mouton électrique reçu dans le cadre de l'abonnement (si vous êtes abonné, n'hésitez pas à vous y inscrire ici).

Dès les premières lignes, je me suis dit que ce livre sentait très bon. L'écriture est vraiment belle. Néanmoins, j'ai eu beaucoup de mal après le premier chapitre.J'ai eu un peu de mal à m'attacher à l'héroïne Molly. Son petit ami est une ordure qui ne pense qu'au succès. La vie de Molly bascule lorsqu'un détective privé enquête sur sa famille. Ce qui m'a gêné c'est l'aspect assez brouillon du roman comme si l'autrice ne savait pas trop comment commencer. Par la suite, ça va mieux. L'enquête avance avec pleins de mystères. Une réponse apporte une nouvelle question. Jusqu'au bout, on garde les plus importantes questions. Je n'ai d'ailleurs pas été surprise outre mesure par les réponses.

Une autre chose m'a empêché de savourer ma lecture : les erreurs soient de traduction soit de fautes. À certains moments, on  se retrouve soit avec le mauvais nom de personnages, soit avec une phrases au pluriel alors qu'il n'est question que d'une personne. Sans parler des inversions de mots ou de fautes de frappes ou de mots manquants. Du coup, ça m'a agacé.

Concernant l'intrigue, la famille de Molly pourrait réserver son lot de surprise mais tout m'a semblé tellement confus comme si l'autrice avait voulu noyer le poisson et nous embrouiller au point qu'en fait, elle a mis en avant le but de ce livre et la réponse en cours de lecture.

En bref, ce livre a été une légère déception pour moi. Je ne saurai pas recommandé ce roman à qui que ce soit.

vendredi 9 février 2018

Le mouron rouge tome 1 de Baronne Orczy

Le mouron rouge tome 1 de Baronne Orczy
Autrice : Baronne Orczy
Maison d'édition : Archipel
Date de sortie : Janvier 2018
ISBN : 9782377351121
Pages : 322
Prix : 7,80

Résumé : 1792. Paris est aux mains des révolutionnaires, qui vouent les aristocrates à la geôle ou à la guillotine.
Un chevalier anglais se donne pour mission de leur épargner la mort en facilitant leur évasion outre-Manche. C’est le baron Percy Blakeney, champion du travestissement et as de la rapière, qui agit sous le nom de « Mouron rouge ». Même son épouse, une actrice française expatriée, ne sait rien des manigances de son mari et de ses téméraires lieutenants.
Jusqu’au jour où son frère est enlevé, menacé d’être tué si elle ne révèle pas au Comité de salut public l’identité du comploteur… L’agent Chauvelin, patriote fanatique, est quant à lui prêt à tout pour démasquer le Mouron rouge…
Coups de théâtre, passion et trahison : aucun des ingrédients du genre ne fait défaut à ce fleuron du roman de cape et d’épée, à mi-chemin entre Dumas et Paul Féval.
MON AVIS : Merci à la maison d'édition pour ce service presse.

Lorsque j'ai lu le résumé de ce livre, j'ai été vraiment intriguée. C'est à contre-courant des romans sur cette période historique. Le roman est vraiment addictif et remplie d'informations données l'air de rien. Le lecteur pénètre au sein de l'aristocratie et voit tout ces faux semblants et ce besoin impérieux de faire attention tout le temps aux apparences. La maison d'édition a fait le choix de conserver un minimum le style de l'époque sans que ce ne soit trop lourd. Cela nous pousse vraiment à l'époque des faits.
Lorsque l'on rencontre Margueritte, on la déteste. Cependant, en quelques lignes, on change d'avis. On a mal pour elle. Ce personnage va nous mener de surprises en surprises. J'ai apprécié le fait que ses réactions soient réalistes. Certains jugeront que non mais je leur répondrai : que feriez-vous en pareil circonstance? Ne me souvenant pas du résumé, je me suis amusée à chercher qui était le mouron rouge (même si on nous le dit dans la préface. J'avais d'ailleurs un peu râlé). Au final, je comprends pourquoi on nous le dit dans le résumé. On le comprend pas tout de suite mais les indices sont vraiment gros. Je l'ai compris avant sa femme. Certes, elle avait de bonnes raisons de refuser à le comprendre mais bon.

Percy manipule bien son monde. On le prend vraiment, comme sa femme, pour un crétin fini alors qu'il est très certainement bien meilleur comédien que sa femme ne le sera jamais. Il excelle dans l'art d'espionner, de se déguiser et de manipuler les gens. Il aurait pu être magicien. Certains tiquent de langage m'ont un peu agacé au point que je les zappais mais il m'a vraiment amusé surtout une fois qu'on le vois vraiment en tant que mouron rouge. Les trois quarts de l'histoire étant écrite du point de vue de Margueritte, on ressent vraiment la même chose qu'elle. On se pose cent questions. Bref, on nous torture émotionnellement et ça en vaut la peine.

En bref, j'ai adoré cette lecture. Si vous aimez les romans d'aventures, historique et un soupçon de romance, c'est un parfait mélange.

Juste un peu de cendres de Aurélien Police et Thomas Day

Juste un peu de cendres de Aurélien Police et Thomas Day
Scénariste : Thomas Day
Illustrateur : Aurélien Police
Maison d'édition : Glénat
Date de sortie : 25 Octobre 2017
ISBN : 9782344014493
Pages : 128
Prix : 17,95

Résumé :
Le monde est en danger. Problème : ils sont les seuls à le voir…
Ashley Torrance, dix-sept ans, a un secret. Elle voit des choses dont les autres n’ont pas conscience. De ses yeux vairons, elle peut déceler la véritable nature de certains individus. Derrière leur apparence humaine se cachent des êtres effrayants liés entre eux par des filins de cendre et comme habités par un feu obscur. Qui sont ces monstres et quel est leur but ? Sur internet, Ash rencontre Bruce et Sunny, des jeunes gens qui partagent le même pouvoir. Ensemble, ils décident de prendre la route pour retrouver un dénommé Pilgrim. Le seul qui semble savoir la vérité.

MON AVIS : Je vais finir par être convertie à la bande dessinée. Pour ceux qui connaissent Aurélien Police, vous savez le talent que possède cet illustrateur. Il fait des couvertures de livres absolument magnifiques. Alors, quand j'ai entendu parler de cette BD, j'ai juste eu envie de l'avoir. Il a fallu que je l'ouvre dans une librairie pour craquer un peu plus tard.

Les graphismes sont juste incroyables. Ils sont sombres avec un soupçon de couleur rouge orangé. Ce n'est pas en noir et blanc mais presque. Pour comprendre les techniques de travail de Aurélien Police, il faut lire les dernières pages. Il explique qu'il utilise la peinture, la 3D, la photo et le numérique : un savant mélange de ce qui existe. Le rendu est unique et donne une ambiance en accord avec l'histoire. Le mieux est de vous mettre une planche  du début de l'histoire:

On rencontre Ashley, une jeune fille aux yeux vairons. Elle possède un don lui permettant de voir le vrai visage de certaines personnes. Généralement, ces personnes sont des personnes de classe sociale basse ou des marginaux, des gens blessés par la vie. Ce don va la mettre en danger et elle va voyager avec Bruce afin de comprendre. Ensemble, ils vont enquêter jusqu'à comprendre ce qu'il se passe.

L'histoire est très bien ficelé. On est dans une histoire dans l'ambiance zombie faible donc très peu de sang. Les créatures ne sont certes pas des zombies mais elles restent étranges et potentiellement dangereuse. J'ai apprécié le fait que Thomas Day est utilisé un aspect historique afin d'expliquer comment ces personnes se sont métamorphosées. Vous prenez un cours en accéléré sur les grandes crises américaines ou des drames historiques. C'est cohérent et original sans être gore. 

En bref, j'ai adoré cette BD au graphisme unique dont l'histoire est bien ficelée et originale. Je vous la recommande vivement.