dimanche 19 novembre 2017

La remontrance du tigre de Park Ji-Won

La remontrance du tigre de Park Ji-Won
Auteur : Park Ji-Won
Maison d'édition : Decrescenzo
Date de sortie : Avril 2017
ISBN : 9782367270579
Pages : 192
Prix :16


Résumé : Maquignons, mendiants, moines, poètes, courtisans… Le lecteur part à la découverte de la Corée médiévale. Dans ces courts récits, l’auteur coréen classique PARK Ji-won met en scène, à travers quelques anecdotes, la vie de gens issus du peuple auxquels il prête des qualités dont semblent dépourvus les gens de la bonne société. En nous faisant découvrir de nombreux aspects de la vie quotidienne en Corée au XVIIIe siècle, l’auteur, en digne moraliste de son temps, décrit les travers d’une société ancienne peut-être pas si éloignée de la nôtre.


MON AVIS : Merci à Dcrescenzo pour ce service presse. Je l'ai choisi pour la simple et bonne raison qu'il y est question de la Corée médiévale. Connaissant le Japon médiévale, c'était l'opportunité de comparer ses deux cultures.

Honnêtement, je ne m'attendais pas du tout à cette lecture mais tant mieux. Au contraire, ma curiosité n'en a été que plus forte. J'ai pris mon temps et surtout le temps de lire les notes en bas de pages. Le lexique en fin de livre est loin d'être inutile, bien au contraire. Sans le savoir, j'ai dans ma pile de livres à lire, un roman anonyme sur une histoire consacrée à une dame vertueuse. Je me demande si ce ne serait pas en lien avec cette femme dont on parle à la fin du livre. En tout cas, ça m'a juste donné envie de le sortir. 

L'entrée en matière m'a beaucoup plus puisqu'on y parle des relations humaines, de l'amitié et de ce qu'elle signifie. La question est de savoir qui peut-on qualifier réellement d'ami. Je ne saurais vous décrire chaque nouvelle tant elles sont denses. Certaines déconcertent puisque l'auteur joue avec l'histoire et montre des incohérences volontairement dans le but de dénoncer certaines choses. On voit une Corée du Sud loin d'être glorieuse dans les hautes sphères. 

L'auteur a une autre force : nous pousser à la réflexion, à la cohérence et surtout à rechercher des informations complémentaires. Certes, l'éditeur nous facilite grandement la tâche grâce au lexique et aux notes de bas de pages mais certaines questions persistent. Je remercie l'éditeur de m'avoir répondu d'ailleurs à deux d'entre elles. Les personnages ont réellement existé. On découvre des personnes ayant eu une importance capitale dans l'histoire de la Corée. On découvre une manière de pensée pas si différente de la pensée des sages chinois. Leur répartie m'a beaucoup rappelé, par moment, les contes des sages. On découvre également des lettrés dont je ne connaissais pas l'existence.

Si je devais choisir une nouvelle, je ne pense pas que je saurais en choisir une tant elles apportent toutes un regard sur la Corée du Sud qu'il soit politique, économique, social ou simplement humain. J'avoue que la femme que je suis retiendra peut-être la dernière consacrée à une femme mais l'shitoire de Gwang Mun ou celle de Heo Saeng sont excellentes (j'avoue que j'aurais adoré réagir comme Heo Saeng à un moment).

En bref, ce recueil de nouvelles est une mine d'informations. Je pense que je le relirais plus tard afin d'en prendre la pleine mesure et surtout avec le recul nécessaire. À tous ceux qui veulent apprendre, c'est le moment et aux passionnés de Corée ou de l'Asie, foncez. Il y a de quoi faire.



samedi 18 novembre 2017

Jompiru de Gustavo Roldan et Raul Nieto Guridi

Jompiru de Gustavo Roldan et Raul Nieto Guridi
Auteur : Gustavo Roldan
Illustrateur : Raul Nieto Guridi
Maison d'édition : Chocolat!
Date de sortie : 28 mars 2017
ISBN : 9782917516584
PAGES : 48
Prix :16

Résumé : Jompirú raconte l'histoire d'un jeune garçon qui retrouve son oiseau perdu et, chose moins banale, va rendre la nuit à son peuple. En effet, à la tombée de la nuit, dans le petit village où vit Jompirú, les habitants se rassemblent autour d'un feu de joie pour se raconter des histoires... Mais un soir, la nuit disparaît, et avec elle, bien sûr, les histoires autour du feu. Seule persiste une lumière éblouissante qui prive de rêves et de repos.
À force d'ennui et d'épuisement, les habitants se décident à partir à la recherche de la nuit… Magistralement, les dessins de Raúl Nieto Guridi restituent la lumière aveuglante, les tremblements de terre, les soupirs d'un géant, les ombres dansantes d'auditeurs au coin du feu… 

MON AVIS : J'ai reçu ce livre dans le cadre de la masse critique Babelio. Je ne connaissais pas du tout mais la couverture me plaisait bien. Le titre également m'attirait. Je me suis donc laissée tenter.

Les graphismes sont vraiment atypiques. J'ai feuilleté beaucoup d'albums jeunesses notamment dans le cadre du prix littéraire auquel j'ai participé cette année. Très peu possède cette qualité graphique si particulière. La force des graphismes est de réellement accompagnée le texte, de le sublimer et le mettre en avant. Il renforce l'impact des mots et l'ambiance voulu par l'auteur. Tout est en noir et blanc mais c'est normal au vu du contenu. C'est même logique.

Le texte est très bien écrit. Il est travaillé avec poésie mais reste accessible à un jeune public. On suit un jeune garçon  qui écoute les histoires de son peuple jusqu'à ce que la nuit disparaisse. Ne serait-ce que le contraste jour/nuit est saisissant. La luminosité est vraiment très présente. Les hommes ont besoin de cette alternance pour vivre. Ils ne peuvent s'habituer à une autre façon de vivre. On y parle également de différence. C'est même peut-être la véritable morale de cette histoire. 

En bref, c'est un album jeunesse très bien travaillé qui porte son message avec brio et intelligence.

vendredi 17 novembre 2017

Ceux du Mercure tome 1 : Kerys de Catherine Loiseau

Ceux du Mercure tome 1 : Kerys de Catherine Loiseau
Auteure : Catherine Loiseau
Maison d'édition : Hydralune
Date de sortie : 8 Septembre 2017
ISBN : 979-10-94812-31-0
Pages : 437
Prix : 15

Résumé :
Automne 1890
Sainte-Victoire, la capitale de Kerys, connaît une paix relative : les brigades du mercure veillent au grain, contiennent les attaques d’Abominations et scellent les failles par lesquelles ces féroces créatures apparaissent.
Cette fragile quiétude vacille quand une bombe explose au cœur de la ville. L’enquête de la police semble impliquer un mécanicien des brigades du mercure. Le capitaine Honoré Rocheclaire doit faire la lumière sur cet incident. Mais rapidement, l’affaire prend des ramifications inattendues. Pourquoi des ressortissants austréniens, nation en froid avec Kerys, se mêlent-ils de la partie ? Que cache Maximilien Rocheclaire, le brillant oncle d’Honoré ? Pourquoi les Abominations, qui jusque-là s’étaient tenues tranquilles, recommencent-elles à attaquer ?
Face à ces questions, les certitudes que les mercuriens tenaient pour acquises pourraient bien voler en éclats…
Ceux du mercure est le premier tome d’une trilogie alliant univers steampunk et horreur lovecraftienne, le tout avec une bonne dose d’humour et des personnages au caractère bien trempé. Au programme : aventure, action, Abominations, corsets et hauts-de-forme!

MON AVIS : Je tiens à remercier Catherine Loiseau de m'avoir proposé ce service presse et de m'avoir surprise avec la dédicace. Si j'ai accepté de le lire, c'est tout simplement parce que c'est du steampunk. L'autre raison est qu'il semblerait que ce soit lovrecraftien (j'avoue ne pas encore en avoir lu donc je ne peux pas juger mas c'était une entrée en matière). 

J'ai eu un début difficile lors de ma lecture mais le roman n'y est pour rien. Pourtant, je me suis fait peur. Je ne comprenais pas que je puisse ramer alors que je lis un roman d'un genre que l'aime particulièrement. J'ai eu très rapidement la question. J'avais besoin de lire autre chose avant. Une fois fait, j'ai pu réellement savourer la qualité de ce roman. 

On rencontre le capitaine Rocheclaire. J'ai bien cru que j'allais le détester avec son côté homme à femmes. Heureusement, c'est un personnage bien plus complexe. Dommage qu'on le voit si souvent à observer les femmes même si les scènes sont souvent très drôles puisqu'il est très vite embarrassé. Son oncle est un personnage fantasque qui m'a émue surtout à la fin avec son ami Léandre que l'on a si peu vu. J'aurais aimé en savoir plus. Éléonore est ma deuxième chouchoute. Un garçon manqué à l'intelligence remarquable. La doctoresse, Artémise, est le personnage qui évolue le plus au fil du roman. J'ai adoré son caractère bien trempé. Dommage qu'elle est accepté si facilement quelque chose avec le capitaine Rocheclaire. Mais le meilleur personnage de ce roman, c'est Ripley, l'androïde créé par l'once, Maximilien. Quelle génie ce personnage. Je l'ai juste adoré.

Concernant l'intrigue, elle est très vite addictive. On pense pouvoir s'arrêter à la fin de la situation présentée mais une autre s'enchaîne après les explications. Comme on veut tout savoir et tout comprendre, on est obligé de garder le livre en main. Les révélations sont surprenantes. Je ne m'y attendais pas. Ça m'a permis de comprendre pourquoi le roman n'a pas été mis dans une autre classification. Même le commissaire se fait avoir (un personnage malin et sournois qui n'a pas fini de nous surprendre non plus je pense). L'action est remarquable et très bien écrite. L'auteure nous permet de respirer pendant les combat mais pas trop non plus.

J'ai quand même eu une appréhension avant ma lecture. Lorsque je l'ai reçu, je me suis aperçue que le cerveau avait quand une capacité incroyable à effacer ce qui fait peur. Lorsque j'ai vu qu'il était question d'horreur, je me suis dit que j'allais avoir du mal sur certains passages. Finalement non. Je reste curieuse de savoir ce qui se cache derrière les créatures créées par l'auteure. On ne sait rien pour le moment mais on nous en dit suffisamment pour les redouter autant que les soldats.

Un autre point qui m'a surprise : l'écriture. En effet, on suit l'histoire du point de vue de plusieurs personnages mais ce n'est jamais précisé. Ça ne m'a pas gêné du tout. Bien au contraire, cela me paraissait tellement évident que je ne m'en suis rendue compte que tardivement. C'est tellement fluide et tellement bien travaillé que le lecteur n'a pas le temps de se dire "tiens on a changé de point du vue". On est dans l'histoire et on la lit de bout en bout.

En bref, ce roman m'a surprise a bien des égards. Certes, il y a quelques stéréotypes mais comme ils sont détournés, on en rit beaucoup. Pour le reste c'est intelligent, surprenant et efficace. Je lirais la suite avec plaisir. J'espère avoir des réponses à mes questions.

mercredi 15 novembre 2017

Les sœurs carmines tome 1 : Le complot des corbeaux de Ariel Holzl



Auteur : Ariel Holzl
Maison d'édition : Mnémos
Date de sortie : Mars 2017
ISBN : 978-2-35408-545-2
Pages : 272
Prix : 17

Résumé :
Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône. Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…

MON AVIS : J'ai lu ce livre en partenariat avec Book en stock et les éditions Mnémos pour le mois de décembre consacré à Ariel Holzl, l'auteur de ce roman qui me faisait de l'œil depuis quelque temps. L'objet livre est magnifique. Je pense que ça se voit et encore, vous n'avez pas vu l'intérieur. Au dos, il a été précisé que c'était un univers proche d'un Tim Burton. Il faut savoir que j'adore Tim Burton. J'ai donc un peu appréhendé ma lecture. La publicité était-elle réelle ou non?

J'ai commencé ma lecture sans rien savoir de ce livre. J'ai été très surprise par l'entrée en matière très gothique du livre. Ça fait vraiment penser à du Tim Burton avec beaucoup d'actions. L'intérêt de ce roman est qu'on découvre l'univers du roman en même temps que les personnages tout en rentrant dans le vif du sujet. Cela peut paraître compliqué comme ça mais ça ne l'est pas du tout. C'est même très simple.

On suit l'histoire du point de vue de Merry, une des sœurs Carmines. C'est une voleuse atypique (je vous laisse découvrir pourquoi). Malgré cela, elle est très polie et correcte et un peu réservée. Ça ne l'empêche pas d'avoir du caractère et de répondre quand c'est nécessaire. Elle sait se battre également. On rencontre, par son regard, Tristabelle, l'aînée des Carmines : une jeune femme superficielle avec un foutue caractère qui n'a pas trop conscience du danger et compte beaucoup sur sa sœur pour les finances de la famille. Elle connaît ses charmes et n'hésite pas à les utiliser lorsqu'elle croise un bel homme. Elle est aussi complètement insupportable avec ses exigences et ses remarques acerbes. Autre point de vue de l'histoire : Dolorine, la dernière des sœurs. En réalité, on suit son journal intime. Cette petite fille fait preuve de plus maturité que ses sœurs et en même temps, elle est très naïve et ne comprend tout ce qu'on lui dit. Elle est juste adorable. J'espère la revoir plus tard dans la série.

Concernant l'histoire, elle est top. On évolue dans un univers où la brume enveloppe la ville, où la mort est plus que présente partout. Je vous rassure. J'ai eu l'impression que l'auteur faisait un pied de nez à la mort. J'ai même eu un sourire sur une scène tant ça paraît improbable. J'ai trouvé dans l'écriture une forme d'humour ou plutôt d'espièglerie très amusante. On ne peut donc pas du tout déprimer en lisant ce livre. D'autant plus que Merry va se retrouver dans une affaire qui la dépasse. On va la suivre dans sa tentative de résoudre le problème et l'action est parfaitement écrite.

En bref, j'ai passé un moment surprenant et amusant en compagnie de tous ces personnages aux caractères bien trempées et à l'humour agréable et subtil. N'hésitez pas à vous y plonger. Si ce n'est pas un coup de cœur parce qu'il m'a manqué un tout petit quelque chose mais quoi? Je ne sais pas.


Lien de Book en stock: http://bookenstock.blogspot.fr/





lundi 13 novembre 2017

Les animaux fantastiques : les héros du film de Michael Kogge

Les animaux fantastiques : les héros du film de Michael Kogge
Auteur : Michael Kogge
Maison d'édition : Gallimard jeunesse
Date de sortie : 16 Novembre 2016
ISBN : 9782075076357
Pages : 144
Prix : 14,90

Résumé : Un ouvrage pour découvrir tous les secrets des héros du film «Les Animaux fantastiques».

Pourquoi Norbert Dragonneau est-il devenu magizoologiste? Comment la vocation de boulanger de Jacob est-elle née? Dans quelle école Queenie et Tina ont-elles étudié la sorcellerie? Et, surtout, quelle est cette terrifiante créature qui sème la terreur dans les rues de New York? Cet ouvrage fournit les réponses à toutes ces questions et plus encore en dressant un portrait fascinant des personnages, accompagné de nombreuses photographies. Héros ordinaires,  puissants Aurors, politiciens sans scrupules ou Seconds de Salem déterminés à détruire le Monde des Sorciers: chaque membre de la communauté magique et non-maj' du film révèle bien des surprises!

MON AVIS : Autant j'adore Harry Potter et tout ce qui s'y touche, autant je trouve que ce livre n'est pas très utile. En effet, tout ce qui se trouve dans ce livre provient du film. On n'apprend rien et surtout on pourrait se faire spoiler le film si on ne l'a pas vu. C'est dommage.

Oui, je vous entends d'ici dire que c'est commercial, que j'aurais du me méfier. L'année dernière je ne me posais pas de questions mais cette année si. À part l'édition illustrée et un autre, je n'ai rien acheté pour la simple et bonne raison que je trouvais les sorties de cette année inutile. Peut-être que ceux qui sont à fond y trouveront leur compte mais avec des livres comme celui-ci, je passe mon tour.

En bref, ce livre n'est pas utile pour apprendre quoique ce soit. Dommage. J'ai hâte que le prochain film sorte surtout au vue des quelques informations que l'on a.

samedi 11 novembre 2017

La montagne de livres de Rocio Bonilla

La montagne de livres de Rocio Bonilla


Auteur/Dessinateur : Rocio Bonilla
Maison d'édition : Père Fouettard
Date de sortie : 7 septembre 2017
ISBN : 978-2-37165-015-2
pages : 44
Prix : 13



Résumé : Lucas voudrait pouvoir toucher le ciel, être aux côtés des oiseaux et des avions. Les livres vont lui permettre de réaliser ce qu’il pensait impossible. De lecture en lecture, il va d’aventure en aventure, et construit peu à peu la plus haute montagne du monde qui lui permet de dépasser ses rêves et les nuages.

 MON AVIS : Imaginez un peu ma réaction en voyant la couverture et le titre du livre...Vous l'aurez compris : j'ai voulu le lire de suite. C'est chose faite. Ce livre est d'une simplicité incroyable mais le message passe parfaitement. L'auteur met en avant le principal intérêt de la lecture et de ses bienfaits. L'histoire est celle d'un enfant qui rêve de voler. Sa mère lui met un livre dans les mains en lui disant "il y a d'autres façon de voler". Et là, c'est le coup de foudre.

Alors j'en entends certains dire "mais c'est pour les enfants!" Et bien non...Enfin pas seulement. Je trouve que ce genre d'album est parfait. On est attendrit par ce petit bonhomme tenace et qui se bat pour son rêve. De manière surprenante pour lui, il va y arriver. L'enfant verra l'histoire différemment de nous, c'est sûr mais s'il est curieux, il pourrait se lancer dans la lecture ou d'essayer en tout cas. 

Les graphismes sont superbes. La couverture est déjà très belle mais à l'intérieur c'est encore mieux. les couleurs sont parfaitement choisies et leur harmonie est très jolie. Rien à redire. 

Cet album m'a même rappelé quelque chose. Lorsque je discutais avec un auteur lors de la fête du livre de Maubeuge, une maman était venu avec son fils qui devait avoir 3 ou 4 ans. Le petit garçon a vu les albums de l'auteur et semblait attiré. Il a demandé à sa mère à quoi ça servait. Avec l'auteur, on s'est arrêté et on les a observé discrètement. La maman lui a expliqué que c'était des livres lui étant destiné. On sentait qu'elle essayait de faire en sorte qu'il s'y intéresse, d'attiser sa curiosité. C'était vraiment très beau et ça nous a donné le sourire.

En bref, cet album est très beau et je suis ravie de l'avoir.

jeudi 9 novembre 2017

Comment recouvrir les livres de votre bibliothèque


Bonjour à toutes et à tous,

J'ai créé ma page youtube! Je ne sais pas encore si je ferais souvent des vidéos. Je pense peut-être à un bilan lecture par mois ou quelque chose du genre. Tout dépendra de l'accueil de la première vidéo. J'en ai eu l'idée en apprenant que certaines blogueuses auraient aimé apprendre à recouvrir leurs livres.

Je vous laisse avec la vidéo et attends vos commentaires avec impatience.

PS : on l'a faite avec les moyens du bord. On a vraiment pas le matériel mais si j'en fais d'autres, j'investirais.





J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me donner des idées ou à poser des questions.

Heaven Forest tome 1 : Darkwood de Andréa Deslacs

Heaven Forest tome 1 : Darkwood de Andréa Desleac
Auteure : Andréa Deslacs
Maison d'édition : Hydralune
Date de sortie : 26 septembre 2016
ISBN : 979-10-96618-00-2
Pages : 244
Prix : 13

Résumé :
Dans une Double Breytain en plein bouleversement industriel, l’effervescence règne autour du manaschiste, combustible fossile dont l’utilisation révolutionne le monde en cette fin de XIXe siècle. Au cœur du duché de Heaven Forest, peu importent les mutations sur la population qu’engendre son exploitation. Les autorités ont d’autres priorités, telle la sécurité des cargos du port où la mafia sévit.
Ainsi, quand le cadavre mutilé d’un inconnu est retrouvé à distance, on confie l’affaire – certes singulière, mais de peu d’importance – à l’inspecteur détective Rhys Overlake, arrivé le jour même en ville. Et si cette enquête s’avérait bien plus complexe qu’un malheureux fait divers sordide ?

MON AVIS : Merci à Andréa Desleac de m'avoir dédicacé le livre et merci à la maison d'édition. 

Chers abonnés, vous pouvez d'ors et déjà ajouter ce livre à votre liste d'achat! Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un roman aussi riche, aussi simple par certains aspects et si complexes sur d'autres. Ce roman est intelligent et surprenant. C'est très compliqué de me surprendre lorsqu'il y a une enquête. Et bien là, mon esprit d'analyse s'est fait avoir mais pas seulement. L'auteure manipule avec brio nos sensations et sentiments au cours de la lecture ce qui fait que notre capacité d'analyse s'en trouve faussé. Je m'incline fasse à ce talent. Aucun auteur n'a réussi à faire ça jusqu'à maintenant avec moi. Mais je vous sens intriguer alors je vais m'expliquer : 

Pour ceux qui ont vu le genre littéraire de ce livre, vous devez vous demander ce qu'est le gaslamp fantasy? Pour vous répondre simplement, je vais vous envoyer chez une blogueuse qui m'a fait découvrir ce genre mais pas avec ce livre : Le culte d'Apophis (cliquez sur le lien pour avoir la définition. Je ne saurais dire mieux). Néanmoins, cette histoire qui nous occupe est beaucoup plus complexe. On y trouve le cadre steampunk par le biais du décors et des comportements. On y trouve du polar par le biais de l'enquête juste incroyable. La fantasy est présente par l'univers et enfin du fantastique par le biais des "créatures"? (nous n'avons pas encore les réponses. Juste une vague idée). 

L'un des gros points forts de ce roman concerne les personnages. Ils sont extrêmement bien travaillé. Je dirais même ciselé. Nous rencontrons Rhys Averlake, un lieutenant de campagne au flegme britannique que j'ai tout de suite apprécié. C'est par son regard que l'on découvre Heaven Forest et surtout Darkwood, la ville où il a été muté. Pourquoi? Nous n'avons qu'une vague idée mais rien encore de concret. C'est par son regard que nous rencontrerons les personnages. Ensuite, nous aurons des chapitres du point de vue de la plupart d'entre eux. Lysbeth, une femme courageuse que j'admire mais vais-je encore l'admirer? Aucune idée! Je serais curieuse d'en apprendre plus sur sa fille Morgane. Chef Dopple, qui seconde Rhys, est un homme impressionnant très discret. Airon Offlight est un jeune policier très séduisant avec un franc parler et un avis bien net sur certains sujets. La seule personne qui m'est sortie par les yeux pour le moment est Maggy, la sœur de Lysbeth. Elle n'apparait que peu de temps mais je l'aurais bâillonné. Il y a un personnage dont je n'ai pas parlé volontairement afin de ne pas faire de spoiler (D'ailleurs je vais devoir en discuter avec l'auteure de ce personnage).

Deuxième point fort : le suspens. Combien de fois me suis-je faite avoir et sur tous les sujets? Ne serait-ce que le meurtre. je ne dirais rien à ce sujet mais j'ai espéré pendant un moment. J'ai eu le cœur serré quelques pages plus tard. Concernant la direction de l'enquête, on est aussi paumé que les enquêteurs. D'ailleurs, l'un d'entre eux m'a surprise. Lysbeth nous réserve des surprises. D'ailleurs, la dernière partie du roman nous donne un lot d'informations sous-jacents à décrypter mais aussi énormément de questions. Du coup, quand j'ai refermé le livre, je n'ai eu qu'une envie :lire la suite.

Troisième point fort : l'univers. L'auteure a créé un monde à part, un équivalent du nôtre. Elle l'assume parfaitement par le biais des noms des pays utilisés au début. L'Afrique se retrouve baptiser Alfri par exemple. Elle arrive à nous présenter un monde tellement réel que l'on y est. On se voit dans ce train observant Rhys et les figurants. On a vraiment le sentiment de connaître Rhys et de découvrir comme lui les us et coutumes de Darkwood tout comme ses légendes. Les religions abordées sont terrifiantes de vérités. On suit les discussions sans se dire une seconde que ça n'a rien à voir avec la nôtre. C'est incroyable comme idée.

Je vais d'ailleurs enchainer sur les thématiques. Comme vous le savez, le steampunk réinvente l'histoire. Ici, la question tourne autour de l'utilisation du manachiste à la place du pétrole (dans cet univers, le pétrole n'a pas fonctionné). On y parle des conséquences de son exploitation, du monde médicale, de politique, de religion, un peu de racisme (et encore?). On y aborde la tolérance, l'égalité homme/Femme de façon positive. 

En bref, ce roman, en plus d'être très riche et rempli de suspens, de découverte et de surprises. Je pense qu'on est loin de tout savoir. J'ai hâte de retrouver les personnages mais ce ne sera pas pour tout de suite.


mercredi 8 novembre 2017

Un notre monde


Hier après-midi (le 7 novembre 2017 pour les retardataires 😉), opération goûter avec ma meilleure amie (que je ne citerais pas, elle ne veut pas. Elle s'était planquée la vilaine) dans notre QG récemment découvert. On ira souvent y squatter je pense : c'est le salon de thé/magasin "Un notre monde" à Maubeuge.

Dès qu'on pénètre en ces lieux, on s'y sent bien, détendu et surtout on a envie de tout dévaliser. Leur thé est excellent (surtout le Kimono, n'est-ce pas Best friend?). La plupart des produits sont fait maison et c'est délicieux (les crêpes...miam). On y mange à toute heure. Ça fait une excellente sortie entre copine ou pourquoi pas en couple. Le personnel est super sympa, à l'écoute et naturel. Ils sont honnêtes.

Je pense que le mieux est de vous montrer une photo de la boutique de l'endroit où je me suis assise. Vous verrez, c'est un endroit convivial et chaleureux qui m'a rappelé le roman de Cécile Guillot "Les tribulations d'une gothique amoureuse" (excellent aussi. Je vous le recommande).

Je tiens à les remercier de m'avoir autorisé à faire cette petite mise en scène et de m''y avoir aidé.

Je vous donne l'adresse :
Un notre monde
9 avenue Albert 1er
59600 Maubeuge
Page Facebook : https://www.facebook.com/unnotremondemaubeuge/

Cet article a été co-écrit avec ma meilleure amie qui a lâché prise en fin d'article... 


mardi 7 novembre 2017

Vers l'ouest de Zheng Jianhe et Deng Zhihui

Vers l'ouest de Zheng Jianhe et Deng Zhihui
Scénaristes / Dessinateurs : Zheng Jianhe et Deng Zhihui
Maison d'édition : Urban China
Date de sortie : 22 Septembre 2017
ISBN : 9782372590488
Pages : 152
Prix : 7,90

Résumé : Xuan Zang, le moine sacré, peut enfin se reposer : son voyage en Inde est terminé et sa mission de rapporter en Chine les textes sacrés du bouddhisme est un succès. Mais des décennies plus tard, il découvre que le but des dieux n'était pas d'apporter la paix sur la Chine mais au contraire de récupérer les rouleaux sacrés pour contrôler le monde ! Le moine décide donc de reformer une équipe pour lutter contre les divinités du ciel, et de se mettre à nouveau en route vers l'Ouest ! 


MON AVIS : Merci aux éditions Urban China pour ce livre. Je le voulais et je l'ai gagné lors d'un récent concours.  J'ai appris énormément rien qu'avec les deux premières pages (attention, le sens de lecture est inversé par rapport à nous). J'ai appris que ce manhua était dans la continuité d'un grand texte chinois sauf qu'il semblerait que les auteurs se sont fait plaisir. Le texte d'origine s'appelle "La pérégrination vers l'ouest" de Wu Cheng'en dont je n'ai jamais entendu parler jusqu'à maintenant.

Vous savez à quel point j'aime cette maison d'édition? Ce titre confirme ce sentiment. Étonnamment, il s'agit d'un format semi-poche. Je n'ai pas l'habitude de ce fait mais pas grave. Ça ne me dérange pas. L'explication est à l'intérieur : les pages sont en couleurs du début à la fin. Je trouve que le prix est donné quand on sait que les mangas avec 4 pages couleurs dépassent les 9 euros (et encore c'était il y a quelques années. Maintenant, je n'ose imaginer). Le choix des couleurs est juste. Habituellement, je ne suis pas fan de ce style mais soyons honnête, cela correspond à l'ambiance. J'ai eu l'impression de lire un dessin animé pour vous donner un ordre d'idée.
Concernant l'histoire, elle est un peu basique. Ça m'a rappelé One Piece ou Fairy Tail (ou un mélange des deux. Je pense par rapport aux combats) mais en mieux. Ici, il n'y a pas l'aspect moral par rapport aux titres japonais. On y parle de différentes cultures, de religions, de respect, fidélité, loyauté et amitié. L'ambition est peut-être la valeur la plus représentative. N'ayant pas lu l'œuvre d'origine, je n'ai pas de clé pour comparer. D'après la maison d'édition, Vers l'ouest est un hommage et en même temps irrévérencieux. Je pense comprendre par le biais des moine. Je ne suis pas sûre qu'il se comporte de cette façon. Cela ne correspondrait pas du tout à l'image que l'on en a. Ils se sont bien amusés et ça se ressent.

En bref, voilà un titre qui m'a surprise par bien des aspects. Je lirais la suite avec plaisirs. Pour les amoureux de l'Asie, des animes et des légendes, n'hésitez pas une seule seconde. Les autres, vous pouvez essayer. Le titre est court et surtout sans prise de tête. Tout est très clair dès le début.