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vendredi 7 août 2026

La mare au diable de George Sand

La mare au diable de George Sand
Autrice : George Sand
Maison d'édition : Folio
Date de sortie : 12 Octobre 1999
ISBN : 9782070411214
Pages : 240
Prix : 4,10

Résumé : La Mare au Diable est un lieu maudit où souffle l’angoisse. Près d’elle se déroule toute l’histoire. Un paysan, veuf avec ses enfants, cherche femme. Qui épousera-t-il ? celle qu’on lui a promise, ou une pauvre paysanne, harcelée par son patron ? Cette petite Marie est l’âme d’un paysage de rêve, et l’emblème de l’enfance éternelle.
Un roman d’amour, mais traversé par le cri des chiens fous, la nuée sanglotante des oiseaux, le fossoyeur épileptique. La voix de la terre s’y accorde avec celle de l’Âme enfantine : George Sand y parle avec force du sol natal et des premiers souvenirs.

MON AVIS : Ma libraire n'arrêtait pas de me dire de lire un roman de George Sand. Il a fallu qu'elle organise une soirée lui étant consacré pour que je tente ce titre. Je l'ai lu très rapidement. On suit un paysan, veuf qui doit rencontrer une femme dans un autre village. En partant, il doit déposer une paysanne afin qu'elle travaille. Sauf que rien ne va se passer comme prévue.

La plume est d'une facilité déconcertante à lire. Pourtant, il y a plusieurs niveaux de lecture. On est loin de la romance que l'on pourrait penser. Tout est plus profond. On parle de deuil mais aussi du travail paysan très présent tout au long du roman. On sent l'amour de la nature de la part de l'autrice. Il y a même un passage qui m'a fait appuyer sur pause. J'ai eu l'impression d'être en harmonie avec ce qu'elle décrit.

Le paysan est un homme bien, silencieux et à l'écoute. Il aime profondément ses enfants. Il n'a pas très envie de se remarier mais accepte de rencontrer une femme sans pour autant dire oui. Concernant la petite Marie, cette paysanne qu'il doit accompagner, elle est jeune mais sensible et réfléchie. Elle est bien plus mature qu'il n'y parait. On en oublierai qu'elle n'a que 16 ans.
 
En bref, j'ai été surprise d'être aussi vite happée par ce roman bien plus profond qu'une simple histoire d'amour. J'ai ressenti la présence de la nature tout au long de ma lecture avec la présence de personnages sensibles et profondément humains. Ça m'a fait du bien et surtout ça m'a donné envie d'en lire d'autres. 

jeudi 26 octobre 2023

Voyage vers l'ouest

Voyage vers l'ouest
Auteur : collectif, d’après l’œuvre de Wu Cheng'en
Maison d'édition : Fei
Date de sortie :  23 Octobre 2014
ISBN : 978-2359661996
Pages : 2819
Prix : 88,99

Résumé : Cet ouvrage est l'adaptation en lianhuanhua (bande dessinée chinoise traditionnelle) de l'un des quatre livres majeurs de la littérature chinoise : le Voyage vers l'Ouest, parfois appelé le Singe Pèlerin ou les Pérégrinations vers l'Ouest. Construit sur le style du conte, l'ouvrage nous fait suivre les aventures du moine Tripitaka, choisi par le Bouddha pour partir en quête du Canon des Trois Corbeilles (à l'origine du mouvement Zen) et permettre à la sagesse du bouddhisme de s'étendre sur toute lat. Chine. Il sera aidé dans sa quête par trois étranges parias, tous rejetés du Ciel pour avoir commis une faute grave à qui il a été accordé une chance de rédemption : le cochon Zhu Bajie, le moine des sables Shaseng et l'incontrôlable roi-singe Sun Wukong. Véritable récit initiatique, ode à l'humanisme et à l'amitié, le Voyage vers l'Ouest est une succession d'aventures métaphoriques où tous les travers humains sont représentés et vaincus par l'alliance paradoxale de la morale du moine Tripitaka et de l'esprit libre du singe Sun Wukong. Le coffret comprend 36 volumes, une carte A2 des étapes mythiques du Voyage vers l'Ouest et un livret connexe avec une préface de Vincent Durand-Dastès, 2 879 pages - noir et blanc - 89€

MON AVIS : Ce coffret est composé de 36 mini bande dessinée avec un carnet expliquant l'ouvrage et d'une carte sublime. Ma version étant d'occasion, je ne l'avais pas mais l'éditrice me l'a envoyé suite à ma rencontre avec un dessinateur de la BD le sixième dalai-lama (j'ai un sourire jusqu'aux oreilles en repensant à cette rencontre).

On suit l'histoire de Sun Wuking, un singe qui a, pardon pour l'expression, foutu un sacré bordel dans le ciel. Ayant dépassé les bornes, il sera enterré et coincé avec des pières jusqu'à ce qu'on lui propose de servir le moine Tripitaka dans son périple pour récupérer le canon des trois corbeilles dans les terres de l'ouest. Avec lui, on trouvera Bajie et Shaseng, deux autres personnages rejetés par le ciel également.

À chaque tome, ils vont devoir affronter des dangers tous plus divers et variés. À chaque fois, des démons veulent kidnapper le moine et nos trois compères vont devoir faire leur possible pour le sauver. Soyons honnête, c'est Sun Wukong qui agit à chaque fois. Une chose m'a agacé. Wukong a pleins de pouvoirs. Il décèle parfois des choses que personne ne voit. Pourtant, Tripitaka ne l'écoute jamais et souvent il se retrouve dans des situations délicates à cause de ça. J'ai eu envie de le secouer par moment. Ce qui fait qu'on est lassé par moment tant c'est répétitif.
 
Au fur et à mesure des tomes, ça me rappelait la construction des mangas shonen en plus court. Dans les mangas, c'est sous forme d'arc. Ici c'est sous forme de tome. C'est toujours la même construction : nos voyageurs arrivent, un démon débarque et Sun Wukong sauve tout le monde. En soit, c'est peut-être répétitif mais ça nous permet de découvrir pleins de choses sur la Chine notamment sur le bouddhisme. 

En bref, j'ai découvert l'histoire d'un personnage de la littérature classique chinoise. C'est le meilleur moyen d'en apprendre sur la culture de ce pays. Pour info, cette histoire est racontée souvent aux enfants pour leur inculquer de bonnes valeurs.

jeudi 4 mai 2023

La horde du contrevent de Alain Damasio

La horde du contrevent de Alain Damasion
Auteur : Alain Damasion
Maison d'édition : Folio (ma version est de 2011) (existe en grand format et en BD)
Date de sortie : première édition en 2007
ISBN : 9782072927515
Pages : 736
Prix : 12

Résumé : Un groupe d'élite, formé dès l'enfance à faire face, part des confins d'une terre féroce, saignée de rafales, pour aller chercher l'origine du vent.
Ils sont vingt-trois, un bloc, un nœud de courage : la Horde. Ils sont pilier, ailier, traceur, aéromaître et géomaître, feuleuse et sourcière, troubadour et scribe. Ils traversent leur monde debout, à pied, en quête d'un Extrême-Amont qui fuit devant eux comme un horizon fou.
Expérience de lecture unique, La Horde du Contrevent est un livre-univers qui fond d'un même feu l'aventure et la poésie des parcours, le combat nu et la quête d'un sens profond du vivant qui unirait le mouvement et le lien. Chaque mot résonne, claque, fuse : Alain Damasio joue de sa plume comme d'un pinceau, d'une caméra ou d'une arme…
Chef-d'œuvre porté par un bouche-à-oreille rare, le roman a été logiquement récompensé par le Grand Prix de l'Imaginaire.

MON AVIS : Qu'est-ce que j'ai eu peur de lire ce livre...Il a fallu une lecture commune pour que je m'y mette et surtout la venue de l'auteur pas loin de chez moi pour un spectacle musicale dont je me souviens encore. J'appréhendai cette lecture par ce que j'en avais entendu lors d'un club de lecture et aussi par son épaisseur.

On suit un groupe de personnes, ayant chacun une compétence précise, chargé de trouver l'origine du vent. Ils traversent donc le monde dans des conditions plus difficiles les unes que les autres. Il y a des règles à respecter dont la plus importante est d'être toujours à pied quoiqu'il arrive.

De tous les personnages, j'ai adoré Sov, le scribe. Peut-être aussi parce qu'il fait parti des personnages dont on connaît le plus les pensées. En effet, l'auteur fait le choix d'écrire le roman du point de vue des différents personnages. C'est indiqué par un symbole à chaque fois. Je vous conseille donc de garder le marque-page avec vous pour la lecture. Il recense tout et vous permet de vous adapter plus facilement surtout au début. Vous les retiendrez facilement au fil du temps.

Golgoth est le chef et se montre bourru. Son langage est rude. Il se montre très dur avec son équipe mais pour les protéger. Chacun des individus a son importance. Le principe de ce roman réside non seulement sur la quête mais on en apprend plus sur comment ils en sont arrivé là et l'envers du décor des décideurs. Ma seule petite déception et encore, c'est purement personnel, c'est de sous-entendre à de rares occasions la relation entre certains membres de l'équipe. Pourtant, c'est logique. Ils ont passé la majeure partie de leur vie en groupe et isolé. Ils ont des besoins et doivent les satisfaire. C'est pour ça que je précise que c'est mon avis. Je n'avais pas besoin de le savoir. Ça me paraissait inutile.

Il est compliqué de parler de ce livre unique en son genre. On comprend mieux pourquoi l'auteur a mis autant de temps à l'écrire. Je n'ai pas trouver d'incohérences. Au delà de la quête, il est surtout question de la survie d'un groupe sur la durée et l'évolution de chacun face aux difficultés qu'ils rencontrent. 
 
Je me dois tout de même de parler du troubadour. Son histoire est des plus particulière. J'ai adoré sa bonne humeur constante. Son évolution est étonnante. Il joue constamment sur les mots et raconte des histoires. Il y a une scène incroyable entre lui et un maître : une joute verbale. Ils échangent avec des règles bien précises. Ces passages m'ont régalé. J'ai savouré chaque instant. Je n'ose imaginer le temps que ça a demandé à l'auteur pour les créer.

En bref, ce livre est une véritable expérience de lecture. À vous de voir si vous voulez la tenter. Je ne le regrette pas une seule seconde.

mercredi 24 juillet 2019

Le dit du genji de Murasaki Shikibu

Autrice : Murasaki Shikibu
Maison d'édition : Diane de Selliers
Date de sortie : Septembre 2008
Isbn : 978-2903656461
Pages : 1312
Prix : 155

Résumé : Le Dit du Genji", ce grand classique de la littérature universelle dont Borges disait qu'il n'a jamais été égalé, fut écrit au début du onzième siècle par dame Murasaki, une aristocrate qui vécut à la cour impériale de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto). Cependant, écrit René Sieffert qui a travaillé à sa traduction près de vingt ans, "pas un instant je n'ai eu le sentiment d'un véritable dépaysement, ni dans le temps ni dans l'espace, mais au contraire me hantait l'impression constante d'être engagé dans une aventure mentale étonnamment moderne. Il m'a semblé découvrir des situations, des analyses, des dialogues qui pouvaient avoir été imaginés hier, si ce n'est demain." Ce "roman-fleuve", qui retrace le destin politique et la riche vie amoureuse d'un prince, le Genji, vaut autant par la vigueur de la narration que par l'évocation d'un climat, une atmosphère, un état d'âme, les accords d'une cithare ou le parfum d'un prunier en fleur - illustration parfaite de l'impermanence de ce monde et de la vanité ultime de toute entreprise humaine.

MON AVIS : Je me souviens avoir lu à de nombreuses reprises que toutes personnes passionnées par le Japon se devaient de lire ce texte fondamentale. Ma réponse est oui. Ça demande effectivement un certains budget que j'avais au moment de l'achat. Précisons tout de même que une page fait l'équivalent de cinq. On y trouve de nombreuses estampes toutes plus sublimes les unes que les autres.

Pour cette chronique, je vais avoir du mal tant il y a de choses à dire. J'ai mis un an et demi à lire ce texte. C'est très long mais il me paraît inconcevable de lire ce livre rapidement. Ce roman est rempli de poésies et d'expressions de l'époque. Il faut en saisir l'essence même et s'habituer à un calme absolu. C'est ce que je retiens de tout ce que j'ai lu mais pas seulement. On y trouve l'essence du Japon et certaines choses que l'on trouve encore au Japon.

Certes, je ne suis jamais allée au Japon mais je pense que la pudeur typiquement japonaise, tout le monde la connaît. Ici, on la retrouve. L'image de la femme aussi pourrait choquer par certains aspects n'importe quelles femmes de nos jours. Néanmoins, l'écriture et l'époque nous renvoie dans un Japon tel qu'on oublie. Par d'autres aspects, on s'aperçoit que les femmes japonaises avaient accès à l'art mais pas seulement. Il était obligatoire pour une femme de se cultiver et de savoir jouer de différents instruments de musique. C'est vraiment fascinant.

Les deux premiers tomes sont consacrés au Genji, un prince de l'époque Heian. Le dernier est consacré à son fils Kaoru. Il est question au cours de ce roman de l'impermanence des choses, de l'amour, de la séduction, de l'art sous toutes ces facettes, de la religion, du statut, des traditions, du passage du temps et de tant d'autres thématiques que je ne saurai vous lister entièrement au vu du nombre de pages.

Ce qui m'a également marqué au fil de ma lecture, c'est ma capacité à comprendre encore mieux le Japon. Il y a beaucoup de questions, que nous, occidentaux, nous posons au sujet de cette société. Je pense sincèrement que les réponses se trouvent dans ce roman. Comme mentionné plus, le plus flagrant est la pudeur extrême mais également dans les liens sociaux entre les femmes et les hommes. C'est vraiment très présent. Le fait que tout soit codifié aussi est important. Tout ça est encore très présent au Japon et se ressent même en étant à des milliers de kilomètres.

En bref, ce roman est un bijou à lire absolu pour ceux qui veulent comprendre cette société. Certes, c'est un investissement et ça prend du temps mais il se déguste, se savoure et surtout ça en vaut la peine. Je vous laisse le lien de la maison d'édition pour plus d'informations sur l'œuvre.