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mercredi 14 septembre 2022

La maison des feuilles de Mark Z. Danielewski

La maison des feuilles de Mark Z. Danielewski
Auteur : Mark Z. Danielewski
Maison d'édition : Monsieur Toussaint L'ouverture
Date de sortie : Août 2022
ISBN : 9782381960647
Pages : 702
Prix : 29,50

Résumé :

En rentrant chez eux un soir, les Navidson - Will, Karen et leurs deux enfants qui viennent à peine d'emménager en Virginie - découvrent qu'une nouvelle pièce a surgi dans leur maison, comme si elle avait toujours été là. Simple inattention ? Canular élaboré ?

Mètres, plans et appareils de mesure sont réquisitionnés, et soudain, l'explication la plus étrange devient la plus évidente : le foyer des Navidson est plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur.

Très vite, d'autres changements surviennent : un mur se décale, une nouvelle porte apparaît dans le salon, et derrière elle un couloir étroit et obscur. Photoreporter de renom et aventurier intrépide, Will s'y risque un soir mais, manquant de se perdre dans ce qui s'avère être un dédale immense, décide de mettre sur pied une équipe d'explorateurs chevronnés afin d'étudier ce passage qui paraît sans fin et qui, très vite, se révèle l'être pour de bon.

Plongée cinématographique dans le labyrinthe d'une maison impossible, ce roman tout en méandres pourrait bien cacher en son sein un minotaure ... car au cœur d'une obscurité abyssale et toujours croissante, de temps à autre résonne un grondement impie et menaçant qui semble vouloir déchirer les murs et dévorer les rêves.


MON AVIS : Depuis que j'ai entendu parlé de ce livre, je le voulais. Encore plus en sachant que monsieur toussaint l'ouverture s'est chargé de l'édition. C'est, pour moi, un gage de qualité. Après avoir vu une vidéo consacrée à ce livre qui avait été déjà publié chez un autre éditeur, j'aurai pu être freiné mais non. Bien au contraire. On me présente un livre complexe, je me jette dessus. Et j'ai eu la chance de trouver un exemplaire chez ma libraire. 

Une fois rentrée, je l'ai feuilleté pour voir la mise en page comme pour toutes mes nouvelles réceptions. Habituellement, une fois suffit. Pour ce roman, j'ai passé un temps dingue à tourner les pages en jubilant d'avances à l'idée de lire. Honnêtement, je n'ai pas réussi à me retenir. J'ai commencé à le lire le jour même. C'était plus fort que moi.

Nous découvrons Johnny Errand dans le prologue, qui suite à la mort d'un monsieur (Zampano), va récupérer ses travaux. Zampano a imaginé un film et toutes les critiques faites autour. C'est impression. Au fil des pages, nous trouvons des notes de pages. Ces notes renvoient à des références ou des digressions de Johnny Errand. C'est déroutant au début mais on se laisse porter. La curiosité l'emporte. Comment Zampano a pu créer un texte pareil aussi détaillé et surtout pourquoi il touche tant Johnny Errand? 
 
Pour le film, on suit la famille Navidson qui découvre un couloir qui n'existait pas avant dans leur maison. Au fur et à mesure, le couloir se transforme en une pièce supplémentaire. Les choses deviennent de plus en étrange lorsque la famille de rend compte que la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Comment l'expliquer?

Ce livre est malin et parfaitement maitrisé également dans la forme. La mise en page reflète le chemin des personnages dans la pièce secrète de la maison. Plus il y a de texte, plus le chemin est long et inversement. Lorsqu'ils sont perdus, il est nécessaire d'avances, de reculer et de tourner le livre. C'est fascinant. Je me suis éclatée. C'était jubilatoire. L'autre point important concerne les annexes. J'ai joué le jeu en lisant les annexes au moment ou elles étaient mises dans les notes de bas de pages. Ce n'est pas inintéressant. Ça permet de comprendre beaucoup de choses mais aussi de les complexifier au point de ne plus savoir ce qui est vrai et ce qui est faut.

En bref, j'ai adoré ce livre. C'est une véritable expérience littéraire de part la mise en page et les différents niveaux de lectures. L'autre aspect réside dans les mises en abîme. L'auteur a du galérer à construire ce livre sans spoiler quoique ce soit et sans se perdre. Surtout que le but est quand même de nous perdre par moment.

lundi 3 août 2020

Moi ce que j'aime , c'est les monstres de Emil Ferris

Moi ce que j'aime c'est les monstres Emil FerrisAutrice : Emil Ferris
Maison d'édition : Monsieur toussaint l'ouverture
Date de sortie :
ISBN :
Pages : 416
Prix : 70 pour la version limitée

Résumé : Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle en plein cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants.

MON AVIS : Ça fait pas mal de temps que j'ai lu cette bande dessinée. Elle est vraiment à part dans le milieu. Les graphismes sont forts et ont vraiment un impact supplémentaire par rapport au texte. J'ai craqué pour la version limité. Elle peut paraître cher mais ça les vaut largement. On a deux livrets bonus et d'autres choses bien sympathique notamment la couverture détachable que vous voyez ici.

Je ne reviendrai pas sur le résumé assez explicite. Ça résume parfaitement l'œuvre. Mais c'est tellement plus ça. Karen est vraiment une enfant atypique tout comme son frère. Karen est victime de harcèlement à l'école. Son frère est censé s'engager dans l'armée pour la guerre de corée. Et en parallèle, Anka, la voisine se suicide mais pourquoi? Karen et son regard d'enfant veut comprendre et se dit qu'elle va enquêter.

C'est par son regard qu'on va découvrir l'histoire de sa voisine qui a survécu à la seconde guerre mondiale. Avec cette bande dessinée, on passe par toutes les émotions. D'autant plus que Karen n'a pas appris ni connu l'horreur de la guerre et encore la seconde. Certaines pages m'ont marqué au fer rouge comme la vitrine rempli de paire de chaussure à talon. Je n'en dis pas plus pour ceux qui ne l'ont pas lu mais le contexte fait qu'on a froid dans le dos.

Heureusement, on a des passages qui permettent de respirer. Par le biais de son frère, on visite des musées, on révise l'art et surtout on découvre la particularité de cette famille. Les difficultés de la vie sont abordées.

Ce que je retiens de cette bande dessinée, c'est la mise en avant de l'histoire, de l'art et le fait que l'humain n'apprend jamais de ces erreurs. J'ai hâte de lire le second tome que j'achèterai également en limité si c'est possible. J'avoue être encore touché par cette BD que j'ai lu pourtant en avril.