lundi 12 janvier 2026

Tristesse et beauté de Yasunari Kawabata

Tristesse et beauté de Yasunari Kawabata
Auteur : Yasunari Kawabata
Maison d'édition : Le livre de poche (origine : albin michel)
Date de sortie : 10 Janvier 1996
ISBN : 9782253932536
Pages : 192
Prix : 6,90

Résumé : Oki, le romancier vieillissant, cherche à revoir un ancien amour. Elle avait seize ans, lui plus de trente. Au lendemain de la rupture, elle avait trouvé refuge chez les fous, lui dans l’écriture d’un roman qui devait lui apporter argent et gloire. En sortant de chez les fous, elle choisit de ne plus se donner qu’à l’art et devint peintre renommé. Un quart de siècle plus tard, il tente de renouer avec le passé. Mais le destin a placé aux côtés de la femme peintre une élève de dix-sept ans, diaboliquement belle et diaboliquement dévouée à son professeur.

MON AVIS : Je découvre cet auteur ayant reçu le prix nobel de littérature avec son dernier roman. Était-ce une bonne idée? Je ne sais pas. Qu'est-ce que j'en ressors? Aucune idée si ce n'est un sentiment de malaise. Je tiens à rappeler que ce roman est sorti en langue original en 1964. Vous allez vite comprendre pourquoi.

On suit un écrivain, Oki. Il décide de retrouver 20 ans après un ancien amour à l'occasion de la nouvelle année en regardant les cloches sonnées. Certes, il va avoir ce qu'il veut mais il ne va pas être reçu comme il l'espérait. En effet, Otoko est accompagné par une élève de 17 ans Keiko. On sent dans l'atmosphère que Otoko souhaite garder ses distances avec Oki.

Par ces retrouvailles, on découvre l'histoire qu'ils ont connu. Sur le coup, ça m'a mise mal à l'aise, Oki ayant 31 ans et Otoko 16ans à l'époque. Je me suis rappelée l'époque de publication du livre. Seulement, le malaise vient surtout du comportement de Keiko qui a décidé de venger sa professeur. Malgré le refus de cette dernière, elle n'en démord pas. C'en est même effrayant tant elle semble ressentir quelque chose de malsain pour Otoko. 

Plus on avance et moins on sait comment les choses vont se passer. Cette sensation étrange nous poursuit tout au long de la lecture. C'est la première fois qu'une lecture provoque ce type de sensation bizarre. J'ai trouvé la fin injuste et en même temps c'est ce qu'on appelle le retour du bâton. Par contre, la dernière page sous-entend quelque chose. Je pense avoir compris le sous-entendu mais sans certitude étant donné que rien n'est écrit clairement. Si c'est bien le cas, c'est une fin à la fois négative et positive.

Ce livre pose la question des conséquences de nos actes qui peuvent survenir longtemps après. On sent que le passé a un impact puissant sur tous les personnages sur le présent. On sent toutes les rancœurs et les émotions accumulées qui se déploient de plus en plus au fil des pages. Pour ce qui est du titre, la tristesse correspond à l'histoire et la beauté aux descriptions des paysages japonais qui font rêver.

En bref, ce roman est un savant mélange de beauté des paysages japonais et des femmes décrites ainsi que de la tristesse accumulée par Oki et surtout Otoko. Je ne sais toujours dire si j'ai aimé ou non ce livre tant il est atypique. Pour sûr, j'ai réagi mais ce que j'en ressors est plein de paradoxe.

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