vendredi 30 janvier 2026

Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel

Un bon écrivain est un écrivain mort de Guillaume Chérel
Auteur : Guillaume Chérel
Maison d'édition : Mirobole
Date de sortie : 15 Septembre 2016
ISBN : 978-2375610329
Pages : 241
Prix : 19,50

Résumé : Augustin Traquenard doit animer un débat littéraire dans un ancien monastère des Alpes-Maritimes. Seront présents dix écrivains très médiatiques, les poids lourds de l'édition : Frédéric Belvédère, Michel Ouzbek, Amélie Latombe, Delphine Végane, David Mikonos, Kathy Podcol, Tatiana de Roseray, Christine Légo, Jean de Moisson et Yann Moite. Chacun a reçu un courrier anonyme le conviant pour le week-end dans l'austère bâtisse reconvertie en résidence d'auteurs. Tout est fin prêt pour l'événement : l'entrée du train en gare de Saorge, la rencontre devant un public ravi de voir les stars de Saint-Germain-des-Prés, les questions sur le thème "Littérature et modernité", le cocktail dînatoire puis la séance de dédicaces. Mais rien ne se passe selon le programme. Dès l'arrivée au couvent, l'histoire dérape. C'est bien connu, un bon écrivain est un écrivain mort.

MON AVIS : Pourquoi ai-je acheté ce livre? Pour son titre. Rien que ça m'a fait craquer. J'aime bien ce genre de livres dans lesquels l'auteur n'hésite pas à critiquer ce qui n'est pas censé être possible. On suit des auteurs invités dans un monastère afin de participer à un débat littéraire. Le monastère existe réellement.

Rien que les noms des auteurs font sourire voir rire. On les reconnait : Amélie Latombe, Michel Ouzbek, Delphine Végane ou encore Augustin Traquenard pour l'animation. Je ne vous ferai pas l'affront de vous donner les véritables noms. L'auteur joue sur ce que l'on sait de ces auteurs pour nous amuser. À voir les noms transformés pour certains, on devine déjà. L'auteur nous apprend ou nous rappelle des choses sur ces auteurs. Je pense surtout à Frédéric Belvédère (oui je garde la version de Guillaume Chérel).

Jusque-là rien de bien grave mais les choses vont déraper. Le titre vous donne une idée de ce que l'on va lire. L'auteur n'épargne personne y compris lui-même. Il remet en question la rentrée littéraire et surtout la qualité littéraire des auteurs qui publient tous les ans. Je me souviens encore du texte lu à table annonçant que chacun d'entre eux est coupable de quelques choses. J'ai jubilé. Ça fait un bien fou.

En bref, j'ai passé un super moment de lecture. J'en attendais peut-être un peu plus. Ça n'empêche pas une belle satire sur le milieu littéraire qui fait du bien.

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