samedi 29 juillet 2017

Mauvais genre de Chloé Cruchaudet

Mauvais genre

Dessinatrice et scénartiste : Chloé Cruchaudet
Maison d'édition : Delcourt
Date de sortie : 18 Septembre 2013
ISBN : 978-2-7560-3971-8
Pages : 160
Prix : 18,95


Résumé : Paul et Louise s'aiment, Paul et Louise se marient, mais la Première Guerre mondiale éclate et les sépare. Paul, qui veut à tout prix échapper à l'enfer des tranchées, devient déserteur et retrouve Louise à Paris. Il est sain et sauf, mais condamné à rester caché. Pour mettre fin à sa clandestinité, Paul imagine alors une solution : changer d'identité, se travestir. Désormais il sera... Suzanne. 


MON AVIS : Médiathèque, que je t'aime! (Et non, je n'aime pas Johnny Hallyday) Je me mets à lire pas mal de BD. Pour le moment, je n'achète pas n'étant pas encore très à l'aise mais il semblerait que je sache les choisir. 

Cette BD est l'adaptation d'un essai que je ne connais pas. J'ai quand même le chique de choisir des BD qui tourne autour de la Première guerre mondiale. Je ne le fais pas exprès. Je le jure. En la feuilletant à la médiathèque, je m'étais dit "elle sort de l'ordinaire. Je la prends". Et effectivement, ça sort de l'ordinaire. L'histoire nous semble bien romantique au début avec ces deux personnes un peu gauches mais tellement honnêtes. Ce couple nous touche jusqu'à ce que la guerre arrive. Tout va changer.

En effet, Paul déserte. Il va devoir se déguiser, cacher qui il est aux yeux de tous sauf de sa femme afin de survivre puisque c'est bien de cela dont il s'agit. Néanmoins, la guerre a fait son œuvre sur lui tout comme sa nouvelle identité et les découvertes qui en découlent. C'est parfois déconcertant. Je sais que je n'aurais jamais lu cette BD en tombant sur certaines pages. Ma pudeur en a pris un coup mais pas totalement.

En effet, le choix des couleurs, les graphismes adoucissent la dureté de ce qu'on lit et voit. Que cela soit les morts pendant la guerre ou les bois de paris, rien n'est censuré mais cela ne choque pas complètement. On sait mais on n'est pas dégouté. On nous pousse à ouvrir les yeux sans brutalité. On arrive à comprendre le pourquoi du comment. L'humain est prioritaire. On suit juste la descente aux enfers de Paul qui entraine doucement sa femme dans cet enfer mais jusqu'où?

Autre point positif : le suspens. En effet, on suit un procès mais de qui et de quoi? Jusqu'au bout, on ne le sait pas. On pense savoir mais non. Chaque possibilité est éliminé l'une après l'autre. C'est fait avec intelligence et le soucis du détail.

En bref, une BD flirtant avec l'art qui ouvre les yeux sur les conséquences de l'horreur de la première guerre mondiale.


 

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