lundi 29 mai 2017

La fille qui lisait dans le métro de Christine Féret-Fleury

Auteur : Christine Féret-Fleury
Édition : Denoël
Date de sortie : 9 mars 2017
ISBN : 9782207133958
Pages : 176
Prix : 17,90

Résumé : Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible.
Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie. 

MON AVIS : Moi, amoureuse des livres, vous vous dites que j'ai adoré. Et bien, erreur. Je n'ai pas réussi à entrer dans le livre avant la dernière partie et encore pas tout à fait. Mais comment est-ce possible? 

La couverture a beau être alléchante, le résumé est un petit peu mensonger. Le style de l'auteur n'est pas en cause. Elle écrit bien. Rien à dire à ce sujet mais le résumé retrace le tout début du roman et on s'arrête là. Ensuite, c'est assez confus, lourd à mon sens. 

Je pense qu'un peu de précision s'impose. Je m'attendais à lire un roman dans lequel Juliette observerait des gens pendant leur lecture, leur réaction ou d'autres choses, que l'on découvrirait les titres des romans et pourquoi pas une rencontre entre amoureux des livres. Et bien, ce n'est pas ce qui se passe. Je ne dirais pas ce qu'il se passe mais les observations s'arrêtent au début. Ensuite, elle se retrouve "obligé" de donner des livres. Je n'ai rien contre. Cependant, moi, aimant les livres, je n'ai pas beaucoup ressenti cette amour là dans les livres.

En effet, on se retrouve avec un monsieur qui utilise un livre afin de garder la porte de son immeuble entre-ouverte. Comme Juliette, je n'ai pas apprécié. Certes, on a une explication mais quelqu'un qui se dit amoureux des livres ne ferait jamais ça. Les passages sur le lien qui unissent les hommes et les livres sont peu nombreux et trop en arrière plan. Ce qui compte, ce n'est pas les livres au final mais ce que va vivre Juliette. Parlons d'elle d'ailleurs. Je ne me suis pas attachée à elle du tout. On en apprend beaucoup sur elle mais j'ai trouvé ça des plus confus. Je la trouvais trop hésitante, effacée et encore. Je me demande même si j'avais vraiment un avis sur elle tant je ne rentrais pas dans le livre. Je lisais sans lire au début pour dire.

Nous avons Soliman. Un homme atypique, un peu fou mais tellement humain. Il accumule les livres et les aiment. Maintenant, on pourrait se dire oui mais...Il y a sa fille que j'ai beaucoup aimé. Une femme dans un corps d'enfant tant elle sait ce qu'elle veut. Comme son père elle aime les livres mais pas au même point. Nous avons Léonidas (j'avoue que ça m'a fait sourire) : un homme très élégant lisant toujours le même livre. On pourrait penser qu'il vient d'une autre époque. Il m'a touché mais pas assez. Peut-être aurait-il fallu qu'il soit plus travaillé.

Dernier point : les références littéraires cités. J'avoue avoir été surprise de trouver pas mal d'auteurs asiatiques nommés (Murakami, Shonagon et Otagawa entre autre. J'en ai lu deux et le dernier est dans ma PAL). Ensuite, nous avons principalement des grands classiques. Je n'ai pas de réels découvertes à part la poésie que cite Soliman. Le reste, on en a tous entendu parlé. J'aurais aimé également qu'il y ait un réel mélange des genres. En effet, je n'ai vu apparaître qu'un seul roman de l'imaginaire. Encore une fois, ce genre est oublié. L'auteur a voulu mettre en avant de grands lecteurs mais s'ils n'avaient pas été cloisonné, cela aurait été mieux. Là, c'est purement subjectif comme avis.

En bref, je n'ai pas été convaincu par ce roman dont j'attendais plus de choses et quelque chose de bien différent. Un point positif, on est loin des clichés.

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