mardi 17 octobre 2017

Dimash Kudaibergen

Dimash Kudaibergen

QUI EST-IL?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s'agit d'un jeune Kazakh de 23 ans considéré, à juste titre, comme la plus belle voix au monde. Ne nous arrêtons pas là. En plus d'être beau (ba oui, faut le dire), il est multi instrumentiste (guitare, piano, batterie, instrument traditionnel (connais pas le nom. Regardez la vidéo). Malheureusement, pour nous français, il n'est venu qu'une fois dans une émission de Patrick Sébastien et au festival de Cannes cette année mais le concert était privé pour les célébrités (pff et les fans français ont du faire le pied de grue devant je pense).

À son actif il n'a que peu de titres à son nom. Il est spécialisé dans les reprises qui donnent frissons sur frissons.

COMMENT L'AI-JE DÉCOUVERT? 

Complètement par hasard. Je voulais écouter Jane Zhang, une chanteuse chinoise (je crois) qui a fait une reprise impressionnante d'une chanson infaisable (elle l'a adapté à ses capacités soyons honnête mais il n'empêche que ça restait impressionnant). Dans la colonne de droite, youtube annonçait une vidéo avec la plus belle voix au monde masculine. Curieuse que je suis, j'ai cliqué... Et j'ai tout arrêté après sous le choc. Je n'ai regardé que ses vidéos et rien d'autre.

Vous connaissez la musique du cinquième élément? Cette musique faite en partie à l'ordinateur? C'est pas un soucis pour lui. En plus, il l'a faite juste après une autre que je ne connaissais pas du tout tout aussi impressionnante. Donc préparez-vous, vous allez en prendre plein les oreilles :



Sinon, si vous en voulez encore, je vous mets sos d'un terrien en détresse lors de son passage en France

Personnellement, c'est celle-ci que j'adore. On sent qu'il s'amuse. Je ne connais pas le titre de la chanson.


PS : pour les titres personnels, mon cœur balance entre les deux suivantes : 

"Korkemin". Bon, c'est un clip donc il faut avancer une bonne partie. Je la préfère en concert. Il l'a fait au début dans la première demi heure.

Bon, je crois que vous l'avez compris. Je ne prendrais pas la peine de décrire une voix aussi magnifique. Je vous laisse avec son concert complet disponible sur internet. Je me suis régalée.


dimanche 15 octobre 2017

Philocomix

Philocomix
Scénario : Jérôme Vermer / Jean-Philippe Thivet
Dessin : Anne-Lise Combeaud 
maison d'édition : Rue de sèvres
Date de sortie : 23 Août 2017
ISBN : 9782369813675
Pages : 184
Prix : 18

Résumé :
10 philosophes, 10 approches du bonheur.
Je pense donc je suis heureux ! Et si le chemin vers le bonheur passait avant tout par la pensée et la réflexion ? Comment définir le bonheur, à quelle aune le mesurer, existe-t-il un bonheur sans limite ? Replongeons avec humour dans les pensées de dix grands philosophes, de l’Antiquité au XIXe, pour comprendre quelles solutions ils proposent à ces épineuses questions. Que vous penchiez plutôt pour le « Pour être heureux il faut se connaître soi-même » de Platon ou le « il ne faut rien désirer que l’on ne puisse acquérir » de Descartes, voici dix philosophies de l’accomplissement personnel exposées avec précision mais en toute simplicité, pour aborder la rentrée bien armé. Et en bonus, un guide pratique nous rappelle que, s’il n’est pas toujours simple d’appliquer la philo aux situations concrètes de notre quotidien, c’est sûrement la voie du bonheur...

MON AVIS :  La couverture est superbe. Et bien sachez que la couverture est à l'image de ce que l'ont trouve à l'intérieur. On a, de plus, droit à des passages remplis d'humour parfois noir (avec Sénèque). Ça m'a rappelé des souvenir de cours de philosophie. 

Le point fort, c'est l'aspect ludique et éducatif. En effet, on redécouvre ou découvre des visions du bonheur par le biais de 10 philosophes. Je me souvenais de certains et d'autres non. Certains m'étaient complètement incompréhensibles en cours et là j'ai compris. Certaines pensées sont justes absurdes et les dessinateurs se sont fait plaisir de le montrer dans leur dessin. Ils ont également montré les aspects comiques de la vie privé de ces philosophes afin de comprendre ce qui les a amené à penser de cette manière.

En bref, une BD instructive et ludique possédant juste ce qu'il faut d'humour pour intéresser les plus et moins jeunes.

vendredi 13 octobre 2017

Hypersensibles - Mieux se comprendre, mieux s'accepter de Elaine N. Aron

Hypersensibles - Mieux se comprendre, mieux s'accepter de Elaine N. Aron
Auteure : Elaine N.Aron
Maison d'édition : Marabout
Date de sortie : 10 Mai 2017
ISBN : 9782501115001
Pages : 384
prix : 7,50

Résumé : Une personne sur cinq naît avec une sensibilité exacerbée.
Si l'hypersensibilité est loin d'être un défaut – la plupart des personnes concernées sont créatives et intuitives – elle leur empoisonne souvent leur existence.
 
Alliant les résultats de solides recherches à des découvertes cliniques, l'auteur propose  :

• des tests qui permettront aux lecteurs de cerner leur sensibilité particulière.
• des exemples pour aider les hypersensibles à mieux se comprendre grâce aux expériences vécues par d'autres.
• des exercices

Ce livre est conçu non seulement pour favoriser l'adaptation des hypersensibles aux différents aspects de leur trait de caractère, mais encore pour les inciter à en faire un atout dans leur vie professionnelle et personnelle.

MON AVIS : Ce livre devrait être lu par tous que vous soyez hypersensible ou non. On y apprend beaucoup sur les relations d'un hypersensible et sur son comportement. Et surtout, l'auteure ne dévalorise pas du tout les hypersensibles. Bien au contraire, on a des atouts et il faut les assumer. Ce n'est pas à nous de faire tous les efforts du monde pour rentrer dans le moule de la société. On peut faire des efforts mais l'autre doit nous accepter tel que l'on est. Il faut savoir que l'auteure est elle-même psy et hypersensible.

Alors, bien sûr, c'est plus facile à dire qu'à faire des deux côtés et en fonction de son hypersensibilité. Et oui, il existe plusieurs formes d'hypersensibilités. Tout dépend également de notre vécu. Nos points forts également en dépendent. En vous écrivant cette chronique, j'ai plein de choses qui me viennent à l'esprit. C'est hallucinant. La seule partie qui m'a un peu ennuyé concerne les relations amoureuses (je ne me sens pas particulièrement concernée) et celle sur les médicaments (peut-être un peu trop professionnel et le vocabulaire un peu médical m'est un peu passé au-dessus). Tout le reste est utile.

Sur la fin, certains passages étaient un peu exagérés. En effet, j'ai senti que l'auteure n'était pas tout à fait objective dans ses propos. Lorsqu'elle parle des traitements pour soigner le stress (le plus grand mal des hypersensibles), on sent vraiment qu'elle est contre ces traitements, qu'elle les condamne (en plus des laboratoires) mais tout en disant que si vous voulez ce traitement allez-y mais c'est pas bien...Vous voyez? C'est le discours qui dit "c'est mal mais fait ce que tu veux" ou comment culpabiliser des gens. Je vous rassure c'est le seul moment ou elle est dure. Le reste, on sent qu'elle connait le sujet, qu'elle l'a travaillé et surtout qu'elle comprend.

Je pense que je fais partie de ces êtres hypersensibles. Alors oui, ça secoue parce que le but n'est pas seulement de lire et d'accepter son hypersensibilité mais également de faire quelques exercices afin de la laisser s'exprimer. Mais honnêtement, je ne le regrette pas. Je n'ai pas pu faire tous les exercices mais le peu que j'ai fait aident vraiment.

En bref, je sais que la chronique est assez flou. Je le recommande vivement aux hypersensibles et pourquoi pas aux personnes qui en connaissent. Vous pourriez peut-être comprendre pourquoi c'est si contraignant de partir en voyage ou d'exprimer des sentiments que la société juge exagérée?

mercredi 11 octobre 2017

Yes, my destiny de Sachimo




Mangaka : Sachimo
Maison d'édition : Boy's love IDP
Date de sortie : 11 septembre 2017 en même temps
ISBN : 978-2-36877-566-0 / 978-2-36877-567-7
Pages : 128 par tome
Prix : 7,95 par tomes

Résumé : Dans un monde où alphas, bêtas et omegas commencent tout juste à cesser d’être séparés par castes, Aoi est l’héritier d’un riche clan d’alphas. Mais Aoi est né avec une double malédiction : il est omega, et il a trouvé son âme soeur en la personne de Saionji Jirô, alpha et aîné d’une autre riche famille. Renonçant à son héritage à cause de sa nature, Aoi se fait embaucher comme apprenti chez Jirô, afin de tester le lien qui les unis et d’apprendre à vivre, fier et indépendant, malgré son statut d’omega. Secondés par deux majordomes au caractère bien trempé, Aoi et Jirô devront faire face à leur destin.
Entrez dans un monde où majordomes sexy, pulsions incontrôlables et drame romantique se mêlent, pour le meilleur ou pour le pire...
Omegaverse dans toute sa splendeur, Kashikomarimashita, Destiny est un petit chef d’œuvre du genre, beau, riche et intelligent.


MON AVIS : Souvenez-vous : il y a plus d'un mois, je vous ai parlé d'un coup de cœur en manga "Tadaima Okaeri", un omegaverse. Je vous avais dit qu'il y avait un autre titre qui sortait à la rentrée. Et bien, le voici. En vaut-il autant la peine que le précédent? Oui et non.

Concernant le graphisme, je pense qu'avec les couvertures, ça donne un assez bon aperçu de la qualité. Encore que je pense que les couvertures auraient pu être mieux au vue de la qualité intérieur du manga. Les traits sont fins et un peu atypique par rapport à la majorité des mangas. On n'est pas dans les graphismes dit traditionnels du genre. 

Autre point fort : les personnages ont tous des personnalités très différentes les uns des autres. Aoi est très solaire, courageux et franc. Miyauchi, son majordome, est très mystérieux. Il faudra attendre le tome 2 afin d'en apprendre plus sur lui et de vraiment savoir quoi penser de lui. Jirô est à la base infecte mais on finit par se rendre compte qu'il n'est pas ce qu'on pense (j'y reviendrais après dans les thèmes abordés). Enfin, Kudô, un autre majordome, possède un fort caractère bien trempé.

Ce que j'ai apprécié, c'est le fait que les deux tomes peuvent se lire indépendamment l'un de l'autre. Il traite chacun d'un couple différent. Autre point fort réside dans le traitement très simple des relations et sans en rajouter. Une fois le couple formé, on passe. Pas besoin de s'étendre sur eux. ils mènent leur barque. Ça évite les longueurs inutiles et les pertes de temps. 

Les thèmes abordés sont également important. On y parle de discriminations par le biais des différentes catégories (alpha, béta et oméga), d'homosexualité féminine et masculine, des différences sociales et on y dénonce les agressions quel qu'en soit la forme.

En bref, j'ai beaucoup aimé ce titre. Les relations entre les personnages sont très bien traitées et avec justesses. Néanmoins, il n'arrive pas à la cheville de "Tadaima okaeri" pour moi.

lundi 9 octobre 2017

Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris

Autobiographie d'une courgette de Gilles Paris
Auteur : Gilles Paris
Maison d'édition : Flammarion
Date de sortie : 28 Septembre 2016
ISBN : 978-2081390706
Pages : 285
Prix : 4,90

Résumé : Un nom de cucurbitacée en guise de sobriquet, ça n’est pas banal ! La vie même d’Icare – alias Courgette –, neuf ans, n’a rien d’ordinaire : son père est parti faire le tour du monde « avec une poule » ; sa mère n’a d’yeux que pour la télévision, d’intérêt que pour les canettes de bière et d’énergie que pour les raclées qu’elle inflige à son fils. Mais Courgette surmonte ces malheurs sans se plaindre… Jusqu’au jour où, découvrant un revolver, il tue accidentellement sa mère. Le voici placé en foyer. Une tragédie ? Et si, au contraire, ce drame était la condition de rencontres et d’initiations – à l’amitié, à l’amour et au bonheur, tout simplement ?

MON AVIS : Tout le monde a entendu parler de ce livre. Je n'ai pourtant pas osé lire ce livre. On me l'a recommandé et j'ai essayé. Est-ce que ça vaut la peine de le lire? Oui. J'ai été très surprise par le style d'écriture. On croit vraiment à ce petit garçon de neuf ans avec sa façon qui lui est propre de s'exprimer. C'est surprenant par rapport à ce qui sort habituellement mais ça renforce l'aspect autobiographique.

On s'attache très vite à ce petit garçon qui a grandi un peu plus vite sur certains aspects que les autres enfants de son âge. L'histoire est cruelle mais heureusement, Courgette va vite rencontrer des personnes bienveillantes qui vont l'aider et le soutenir en la personne de Raymond par exemple. Le gendarme est touchant et adorable. Il possède un grand cœur et heureusement. Madame Papineau, la directrice du foyer dans lequel va vivre Courgette et accueillante et chaleureuse tout en restant professionnelle.

À son arrivé, il va tout de suite se lier d'amitié avec Simon. C'est le personnage dont on ne saura rien jusqu'à la fin. On rencontre également Ahmed, Jujube, les frères Chaffoin, Béatrice et Alice. Camille fera son arrivée plus tard. On rencontre également leur professeur, monsieur Paul très patient. Tous les personnages sont touchants. Les éducateurs sont tous proches des enfants et à leur écoute. On les apprécie également sauf Pauline. Comment on peut garder une éducatrice pareil?

C'est un roman fort, émouvant et touchant. On flirt avec la poésie et la naïveté de Courgette avec ces choses difficiles qui sont mentionnées. On y parle de viol, de drogues, de proxénétismes et de maltraitance. On sait que ces enfants ont vécus des choses difficiles et que le foyer et leur nouvelle demeure. Cela ne les empêche pas de penser encore à leur famille.

En bref, j'ai apprécié ce roman intense et fort en émotion. J'y ai appris quelque petites choses dont on ne parle jamais.

samedi 7 octobre 2017

Blue morning tome 1 de Shoko Hidaka

Blue morning tome 1 de Shoko Hidaka
Mangaka :Shoko Hidaka
Maison d'édition : Boy's love IDP
Date de sortie : 1 Juillet 2015
ISBN : 978-2-36877-456-4
Pages : 192
Prix : 7,95

Résumé : Une belle demeure, des domestiques, les lourdes responsabilités qui incombent à un jeune héritier du domaine familial et son froid et cruel précepteur... L'ambiance de Yuutsuna asa vous transportera dans un autre temps ! Devenez les témoins de l'histoire intemporelle du «Je t'aime moi non plus» !

Depuis la mort de son père, Akihito Kuze a dû endosser le rôle de Vicomte et reprendre les rênes de la famille. Et celui qui prend en main l'éducation de ce dernier n'est autre que le beau et intelligent intendant familial, Satoshi Katsuragi. Mais Katsuragi, qui est pourtant remarqué pour ses qualités en société agit de manière très froide avec Akihito. «Est-ce qu'il me déteste ?!» Akihito qui est attiré par Katsuragi veut connaître la raison de ce rejet ! Plongez dans cette épopée romanesque racontant l'amour d'un jeune vicomte et de son intendant !!

MON AVIS : Voilà un manga comme je les aime. Les graphismes sont très beaux. On rencontre Akihito, âgé de 10 ans, prenant la tête de la maison familiale en tant que vicomte. Il apprendra son statut grâce à son intendant Katsuragi. On suit l'évolution complexe de leur relation jusque Akihito approche de l'âge adulte. 

Ce manga montre la complexité de la haute société japonaise et des relations qui s'y font et s'y défont. On suit les différends statuts sociaux. Ce qui frappe également, c'est le caractère unique de Akihito par rapport aux autres personnes de son rang. Il ne s'est fait qu'un seul véritable ami et méprise les personnes de son rang voir ceux qui lui sont supérieurs. Il est doté d'une sensibilité rare et possède un sens d'analyse très développé. Ce qui surprend ce sont les réflexions faites par certains personnages. Ces réflexions nous amène beaucoup de questions en plus de celle concernant la relation entre Akihito et Katsuragi. Autre point important : je suis certaine qu'on est loin de savoir qui est réellement Katsuragi vis-à-vis du père de Akihito. Tout le monde évite d'en parler et craint que les raisons de son arrivé au sein de la maison Kuze se sachent. 

En bref, ce premier tome réussit nous apporte pleins de questions et nous pousse à acheter la suite. J'aime beaucoup ce manga en apparence simple mais plus complexe qu'il n'y paraît.

jeudi 5 octobre 2017

Ticket to Tokyo de Gaspard Walter

Ticket to Tokyo de Gaspard Walter
Auteur : Gaspard Walter
Maison d'édition : La Martinière
Date de sortie : 11 Mai 2017
ISBN: 9782732466484
Pages : 320
Prix : 25

Résumé :
Plongez dans l’éclat électrique des rues de Shinjuku, poussez les portes anonymes des bars de Golden Gai, contemplez les lueurs de l’aube depuis la cour silencieuse du sanctuaire Meiji, partez à la recherche des fantômes d’Edo dans les ruelles de Yanaka, et découvrez les contrastes fascinants de la « capitale de l’Est ». En 200 photos et 25 liens vers des vues à 360 degrés, vivez l’expérience unique d’un voyage inoubliable.
Ticket to… C’est la bande annonce de votre voyage, le carnet que vous n’avez pas eu le temps de faire, les photos que vous n’avez pas pu prendre. Retrouvez dans chacun des livres de la collection les détails, les impressions, les goûts et les atmosphères qui rendent votre voyage unique.

MON AVIS : Merci à Pluie de mots de m'avoir fait découvrir ce livre magnifique. Au vue de sa qualité, je pensais sincèrement que le prix serait plus élevé. Et bien non. 25 euros : je trouve le prix parfaitement abordable. On a tous vu des photos de Tokyo et souvent les mêmes. On parle toujours des cosplayeurs et autres quartiers connus de cette ville. Et bien, avec ce livre, vous découvrirez une autre image de Tokyo. J'ai eu l'impression de voir une partie de l'envers du décors. Les photos sont sublimes. On a vraiment l'impression d'y être. Le photographe n'a pas prix de photos des endroits connus volontairement. Pour lui, Tokyo ne se découvre pas comme les guides touristiques le voudraient. À juste titre. Certains endroits m'étaient inconnus. Certes, il  mentionne Shibuya (vous savez? Ce fameux carrefour que l'on voit tout le temps en photo?) ou encore Harajuku (le quartier des cosplayeurs entre autre chose) mais pour mieux montrer autre chose. Les photos sont prises à hauteur d'homme. C'est la force de ce livre.

Autre gros point fort : les textes. Il y en a peu mais c'est une véritable invitation au voyage. D'autant plus qu'il profite d'être guidé par une japonaise pour briser des rumeurs complètements fausses (les machine qui vendent soit-disant des tortues vivantes ou des sous-vêtements déjà utilisés). Bref, vous en apprenez beaucoup. À la fin de ce livre, on nous propose des adresses pour voyager à moindre coût à Tokyo. Certes, les prix sont élevés là-bas mais il est toujours possible de s'en sortir. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'ils adaptent leurs conseils de voyage en fonction du type de voyageur que vous êtes (Autant vous dire que je ferais parti des stressés).

En bref, je ne doutais pas un instant de la qualité de se livre que je prends plaisirs à feuilleter de nouveau. Il est fait non seulement pour les amoureux du Japon mais également pour ceux qui souhaitent s'y rendre.

mardi 3 octobre 2017

Mei Lanfang livre 3 une vie à l'opéra de Pékin de Lin Ying

Mei Lanfang livre 3 une vie à l'opéra de Pékin de Lin Ying
Manhuaga : Lin Ying
Maison d'édition : Urban China
Date de sortie : 25 Novembre 016
ISBN : 9782372590211
Pages : 192
Prix : 15

Résumé : Le 8 aout 1961, la Chine pleura la mort d'un de ses artistes les plus populaires : Mei Lanfang. Ce chanteur de l'Opéra de Pékin, qui faisait frémir d'émotion ses diverses audiences lors de ses interprétations de rôles féminins, commença sa carrière en 1904, à l'âge de dix ans. Pendant des heures, il entraina sa voix, appris la danse et répéta ses acrobaties, jusqu'à atteindre un niveau de raffinement qui le propulsa en Chine, mais également sur la scène internationale.
Yin Ling retrace d'un trait délicat la vie et la carrière de ce personnage extraordinaire, et nous offre également une plongée dans l'univers magique et méconnu de l'Opéra de Pékin. 

MON AVIS : Vous avez vu cette couverture? Et bien, ouvrez le manhua, vous en aurez encore plein les yeux. Rien que pour la qualité graphique, il faut l'acheter. La manhuaga dessine dans les détails avec un trait d'une finesse et d'une douceur rare. Elle a un style très aériens et élégants ce qui colle parfaitement avec l'opéra de Pékin. En plus, elle a dessiné des portraits de Mei Lanfang (je suppose qu'il s'agit de lui). Si vous tapez mei Lanfang sur internet et regardez les photos, vous verrez que l'on reconnait parfaitement les dessins de Lin Ying. La comparaison est évidente. Elle a fait un travail formidable de recherche pour aboutir à ce niveau. D'ailleurs à la fin, on a apprend que les gestes des mains des chanteurs d'opéra ne sont pas anodins mais expriment quelque chose. J'ai essayé de les reproduire mais c'est atroce. Mon admiration n'en est que renforcée.

Concernant l'histoire en elle-même, on voit les effets positifs et négatifs du succès qu'à connu ce chanteur d'opéra. Sa métamorphose en femme est hallucinante. On découvre d'autres talents qu'on ne lui connaissaient pas. C'est juste incroyable qu'un homme n'ayant pas fait d'étude ou quoique ce soit fasse preuve d'autant de talents et possèdent autant de connaissances sur des sujets si vastes. On rencontre également une jeune femme que j'ai apprécié de suite. Je serais curieuse de lire un livre sur cet homme. Je le trouve fascinant. Ça ne me surprend pas que les chinois aient pleuré sa mort.

En bref, je ne me lasse pas de cette série. Bien au contraire, j'en suis addict. Soyons sage et gardons la suite pour plus tard. 

dimanche 1 octobre 2017

Book en Stock: L'IMAGINAIRE et [ LES SORTILÈGES DES MOTS ]

Book en Stock: L'IMAGINAIRE et [ LES SORTILÈGES DES MOTS ]: Voici l'article de mon partenariat avec les filles du blog Book En stock. Venez et n'hésitez pas à poser vos questions.

C'est le 1er, je blance tout #9


Bonjour, nous sommes le 1er septembre. Voici venu le temps de notre rendez-vous mensuel créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire


TOP & FLOP


  TOP:


Un thriller surprenant aussi bien dans la construction que sur la psychologie des personnages.
 Attention si vous regardez le film, il me semble bien différent du roman.









Un manga psychologique très intéressant dont la fin surprend vraiment.











Ma deuxième réception de mon abonnement chez les moutons électriques. J'ai adoré ce roman dont je garde un très bon souvenir. En plus d'être un très bel hommage aux gueules cassées, on suit une enquête sur le meurtre de gagnants au loto dnas laquelle il est question de probabilité et de statistiques.







FLOP : Un seul mais j'ai fait le choix de ne pas en parler du tout sur le blog.Sinon, j'ai bien une lecture à côté de laquelle je suis passée, "Sherlock Holmes aux enfers"
Sherlock Holmes aux enfers











1 CHRONIQUE D'AILLEURS

J'ai vu ce livre sur le blog de Songe d'une nuit d'été. Je suis très curieuse concernant ce livre "Philocomix". Sa chronique m'a donné envie et les extraits également. C'est une BD parlant du bonheur par le biais de 10 philosophes. Voici le lien : https://songedunenuitdete.com/2017/09/10/philocomix-10-philosophes-10-approches-du-bonheur/

Je vous en mets une deuxième : Pluie de mots nous a fait une chronique sur un livre que je n'ai toujours pas lu (quoi? Non, je n'ai pas tant de livres à lire....quoique...si, peut-être mais un tout petit peu alors mdr). Ce livre s'appelle "tant que nous sommes vivants". Sa chronique me fait dire que je suis idiote de ne toujours pas l'avoir lu.

UN LIEN HORS LITTERAIRE

Vous en aurez deux cette fois-ci : Il y a une chaine youtube que je suis que j'adore. Les vidéos parlent à chaque fois d'un thème différend. Elles sont courtes et surtout on apprend des choses en s'amusant. La dernière parle de l'estime de soi :

L'autre lien concerne les articles hors chroniques et petites réflexions de Pluie de mots. Elle en fait pas mal sur des sujets différents. Je n'en ai pas un préféré mais dans la plupart des cas, je m'y retrouve et ça fait du bien de se savoir pas seule : http://pluiedem0ts.blogspot.fr/2017/09/joli-automne.html

Enfin, dernier lien : La tête en claire nous a fait un excellent article sur la dystopie. Je suis d'accord avec elle sur tout ce qu'elle a écrit. Merci beaucoup pour ton avis : https://lateteenclaire.wordpress.com/2017/09/23/et-si-la-dystopie-cetait-maintenant/
 

CE DONT JE SUIS FIÈRE

Euh...Mes nerfs ont bien tenu la route malgré, pardon pour l'aspect familier mais faut dire les choses comme elles le sont, le bordel au rectorat. Du coup, au moment ou j'écris ces lignes, je ne sais toujours pas si j'ai un poste. On nous raccroche au nez et on ne répond pas au mail (et on me parle de politesse?).

Côté positif, j'en profite pour lire et essayer de faire baisser ma PAL....Ou pas puisque je lis deux livres que j'en rachète donc, c'est pas top. Mais ce n'est pas grave. J'ai oublié de donner les livres à l'association pour la brocante (quelle tête en l'air en ce moment). Sinon, autre bonne nouvelle, j'ai droit aux APL. Bon, à voir, au vue de ce que Macron à prévu mais sûr, j'y ai droit en attendant de trouver du taf.

Et dernière bonne chose, vous! Oui, j'ai de nouveaux abonnés aussi bien par mail que sur la page facebook. Et en plus, j'ai plein de commentaires en ce moment. Ça me fait vraiment plaisir d'avoir vos avis et de voir si ce que je fais peut porter ces fruits.


Et vous? Ce mois d'Août? Bien ou pas? Qu'avez-vous lu?

vendredi 29 septembre 2017

Après le tremblement de terre de Haruki Murakami

Après le tremblement de terre de Haruki Murakami
Auteur : Haruki Murakami
Maison d'édition : 10/18
Date de sortie : 4 Janvier 2002
ISBN : 9782264033796
Pages : 160
Prix : 6,60


Résumé :
Japon, 1995. Un terrible tremblement de terre survient à Kobe.
Cette catastrophe, comme un écho des séismes intérieurs de chacun, est le lien qui unit les personnages de tous âges, de toutes conditions, toujours attachants, décrits ici par Haruki Murakami. Qu’advient-il d’eux, après le chaos ? Séparations, retrouvailles, découverte de soi, prise de conscience de la nécessité de vivre dans l’instant. Les réactions sont diverses, imprévisibles, parfois burlesques… Reste que l’art de Murakami est de laisser entrevoir, avec une infinie délicatesse, la part d’ombre existant derrière les choses et les êtres, invitant le lecteur à y déceler le reflet de ce qu’il porte en lui-même…

MON AVIS : C'est le seul roman de Murakami que je ne pensais pas lire. Néanmoins, je l'ai vu à une brocante littéraire et j'ai craqué. J'en profite pour vous recommander d'acheter les romans de cet auteur soit chez Belfond soit chez 10/18. J'ai eu une mauvaise surprise chez d'autres (je préfère éviter de préciser. Ça me fait mal d'y penser). L'essentiel est que je vous dise ce que j'en ai pensé.

Murakami est un auteur particulier et unique. Il n'y aura jamais de copie de son style et de son univers. Ici, c'est la preuve ultime. Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. Il y a une grande mélancolie dans ce roman. Les personnages que l'on croise ont une vie banal et ne se posent aucune question jusqu'à ce qu'il fasse une rencontre ou ouvre les yeux sur certaines choses au cours d'une discussion.

En bref, ce roman montre la part sombre et de folie de l'être humain sans pour autant le critiquer. À vous de voir si vous vous laisserez tenter.

mercredi 27 septembre 2017

Courrier des miracles tome 1 de Noboru Asahi

Courrier des miracles tome 1 de Noboru Asahi
Mangaka : Noboru Asahi
Maison d'édition : Komikku
Date de sortie : 8 Juin 2017
ISBN : 9782372872096
Pages : 176
Prix : 7,90


Résumé : Makoto a une vie de lycéen ordinaire jusqu’au jour où il vole au secours d’un pigeon attaqué par un corbeau. Cet événement anodin marque le début d’une série de malchances pour lui puisque sa petite amie le quitte et qu’il a un grave accident de moto. Il se réveille dans un monde parallèle où un accord lui est proposé. Il devra livrer des “miracles” à des humains s’il veut retourner dans son corps, plongé dans le coma. Il accepte ce marché malgré lui et va devoir persuader des gens d’accepter des paquets mystérieux renfermant des miracles ! D’apparence normale dans le monde réel, il est pourtant un fantôme et cette situation extraordinaire va l’amener à réfléchir sur sa propre vie.

MON AVIS : J'ai appris que ce manga ne comportait que 3 tomes. Quel bonheur les mangas courts. Merci à Komikku d'avoir publié ce titre. Il est vraiment très beau et il n'est pas non plus triste contrairement à ce que l'on pourrait penser. En effet, Makoto va être amené à réfléchir à ce qu'il attend de la vie en jouant les coursiers des miracles. Ce travail afin de récupérer sa vie ne s'avère pas si simple et l'oblige à se poser de multiples questions loin d'être idiotes et que l'on ne se pose pas habituellement. Au contact des autres et surtout de personnes, comme lui, un peu paumé, il va commencer à comprendre ce qui lui échappe. En arrivera-t-il à accepter que la vie ne soit pas faite que de cadeaux? C'est l'une des grandes questions.

Comme vous l'aurez compris, on y parle de la vie et de la valeur que chacun lui trouve. on y parle du bonheur et de sa signification. Il y a même une discussion autour de cette thématique entre des étudiants. Certes, cela semble philosophique, ça l'est même, mais on ne s'ennuie pas. Concernant les graphismes, ils n'ont rien d'exceptionnels mais n'enlèvent pas le charme de ce manga. Au contraire, il le renforce.

En bref, une agréable surprise de la part d'une des maisons d'édition incontournable à mes yeux en mangas.

lundi 25 septembre 2017

Monsieur Tout-Blanc : Chroniques coréennes de François Laut

Monsieur Tout-Blanc : Chroniques coréennes de François Laut
Auteur : François Laut
Maison d'édition : Atelier des cahiers
Date de sortie : 26 Avril 2016
ISBN : 9791091555203
Pages : 180
Prix : 13



Résumé : « On pourrait soutenir qu’un pays étranger est comme un personnage qui vous pose une question à laquelle on ne peut répondre qu’après l’avoir quitté. Si c’est la question de son identité, je ne sais quoi dire, à part constater que la Corée est double, « splendide et trouble » comme l’Inde de Mallarmé. Pendant mon séjour, j’en ai parcouru la géographie méridionale, balbutié la langue, j’ai rencontré ses habitants, j’y ai enseigné. »


MON AVIS : Je tiens à remercier Babelio et la maison d'édition " Atelier des cahiers" pour ce livre gagné dans le cadre de la masse critique. J'avais déjà lu un livre de cette maison d'édition que j'avais beaucoup aimé. Il n'est malheureusement pas sur le blog puisque lu avant la création de ce dernier. Concernant la littérature coréenne, j'en ai lu quelques uns et je les ai tous aimé jusqu'à maintenant.

C'est en réalité un recueil de nouvelles un peu particulier puisque certains personnages reviennent dans plusieurs d'entre elles. Ce n'est pourtant pas le fil de ce recueil. Lorsque je l'ai commencé, j'avoue que j'ai eu peur. J'ai eu un peu de mal à le lire au tout début. Je me suis même dit "l'auteur est français. Il n'arrivera pas à rendre l'esprit coréen dans ceux que j'ai lu jusqu'à maintenant". Je trouvais sur la première l'écriture très confuse. On ne savait pas à qui faisait référence le "il". Heureusement, des indices permettent de comprendre surtout à la fin.

Néanmoins, les autres nouvelles sont vraiment bien faites. J'ai été rassuré même si je gardais cette appréhension au creux de l'estomac. Pourquoi? Je ne sais pas. Je les ai lu les unes après les autres et rapidement. Le style est rapide et vivant. On a vraiment l'impression d'être au contact des personnages, de vivre avec eux. J'ai constaté que l'on parlait souvent dans les hautes sphères (célébrités, ambassades..). À contrario, quelques unes se passent au sein d'un niveau social plus modeste. Leur regard diffèrent en fonction du statut mais pas seulement. Il diffère en fonction de chacun.

On y parle des temples, de monuments célébrant un homme qui a fait l'histoire coréenne, d'endroits connus malheureusement pour le taux de suicide. On y parle de la nature, J'ai beaucoup apprécié le passage sur Gwangju dont on parle peu. On y parle de l'implantation du christianisme, de la colonisation des japonais et aussi du fait qu'ils mangent du chien. Ça paraît glauque mais il y a une belle réflexion au moment des JO à ce sujet.

Vous l'aurez compris. Beaucoup de thèmes sont abordés. La liste est un peu longue. On y parle, en plus du suicide et l'importance de la nature, de l'homophobie, du racisme, de l'histoire de ce pays, de différence, d'acceptation de soi, des apparences (chirurgie esthétique mais pas seulement), de la religion, de traditions. J'en oublie sûrement d'autres

En bref, j'avoue qu'au début je pensais que l'auteur n'aimait pas la Corée du Sud. Mais ce n'est pas ça. Il a souhaité montrer aussi bien le positif que le négatif de ce pays. C'est une bonne chose. On a trop l'habitude des reportages ou documentaires qui font rêver. On sait tous qu'on est loin d'être parfait et il l'a très bien fait sauf la première nouvelle que je n'arrive toujours pas à capter.


Sherlock Holmes aux enfers de Nicolas Le Breton

Sherlock Holmes aux enfers de Nicolas Le Breton
Auteur : Nicolas Le Breton
Maison d'édition : Les moutons électriques
Date de sortie : 5 Octobre 2017
ISBN :978-2-36183-385-5
Pages :176
Prix :15

Résumé :
On assassine aux Enfers.
On a tué, là où nul n’est censé mourir. Un damné a échappé aux tourments éternels… Seul, Sherlock Holmes élucidera ce mystère effroyable.
Mais comment le maître de la logique résoudra-t-il cette énigme dans le royaume de l’absurde, ce théâtre de masques, de faux-semblants et d’incohérence ? Assisté d’un Watson inattendu, l’enquêteur de Baker Street plonge dans les méandres de l’irrationnel, au plus profond des abîmes de la psyché humaine… et démoniaque. Il lutte pour sa sauvegarde et celle de ses compagnons dans l’inframonde au risque de s’y perdre, car il est dit que nul ne s’évade des Enfers s’il a partagé le repas des morts.
Dans ce thriller nourri d’occultisme, le grand détective affronte la terreur de la Clef de Salomon et du Dictionnaire infernal au cœur d’une intrigue policière fantastique. Les apparences se jouent de la raison, l’intelligence se trouble, et du chaos émerge la lumière d’un savoir inquiétant.

MON AVIS : J'aime beaucoup l'univers de Sherlock Holmes. Alors forcément, quand j'ai vu ce livre, j'étais contente. Est-ce que ça vaut un Sherlock Holmes? Non. Je n'ai pas retrouvé le Sherlock Holmes qu'on aime tant. J'ai retrouvé une ébauche. Ça ne m'a pas gêné plus que ça. 

Concernant l'écriture, l'auteur a une belle plume mais je crois qu'à force de faire de la rétention d'information, on finit par s'y perdre. Je peux me tromper mais par moment, je devais relire une phrase ou reprendre un passage sans être sûre d'avoir bien compris les sous-entendus ou quoique ce soit. Au final, je dirais que par moment c'était quand même confus.

Le sujet que je vais aborder est purement personnel : c'est quand même bien glauque le roman. En même temps, c'est les enfers. À quoi s'attendre d'autres? J'avais un peu zappé. Pour y être on y est. Donc ceux qui n'aiment pas les scènes glauques ou malsaines, passez votre chemin. J'ai eu quand même du mal parfois. Je visualise tout ce que je lis donc pour moi les scènes de ce genre, c'est compliqué. 

Concernant l'enquête, elle est faite sans être faite. On va de fausses pistes en fausses pistes. C'est pour ça que Sherlock m'a un peu déçu. En parallèle, il y a l'histoire de Mary a résoudre. J'avoue que cette partie m'a surprise et au final, on s'attarde plus sur ça que sur l'enquête. Peut-être l'une des raisons pour lesquelles je me suis sentie perdu.

Un point fort tout de même : les réflexions sur le comportement humain. On s'en prend plein la tête mais à juste titre. Il y a même un passage qui m'a rappelé la chanson de Soprano "le diable ne s'habille pas en prada". On arrivait même à un discours parfois philosophique. On n'est pas sûr de tout suivre mais on avance. 

En bref, une lecture qui m'a déçu par rapport à ce que j'en attendais. Je ne sais pas si je le recommande ou non. Je pense être passé à côté de quelque chose mais quoi?

samedi 23 septembre 2017

L'étranger de la plage de Kii Kanna

L'étranger de la plage de Kii Kanna
Mangaka : Kii Kanna
Maison d'édition : Boy's love IDP
Date de sortie : 9 Septembre 2016
ISBN : 978-2-36877-511-0
Pages : 192
Prix : 7,95

Résumé : Shun Hashimoto, gay, est écrivain en herbe, tandis que Mio Chibana est un lycéen mélancolique passant son temps à regarder la mer. Ils se sont rencontrés il y a de cela trois ans, sur la plage d’une petite île isolée d’Okinawa. Plus les jours passaient, plus les deux jeunes hommes se rapprochaient. Cependant, Mio ne tarde pas à devoir quitter l’île, et lorsqu’il y revient après trois longues année de réflexion, il se rend directement chez Shun pour lui avouer qu’il l’aime. Mais de son côté, le jeune écrivain a bien du mal à faire les premiers pas vers une relation amoureuse...

MON AVIS : Ce titre attirait mon regard depuis sa sortie. Les graphismes sont assez classiques mais l'histoire est vraiment touchante. Shun est un jeune homme qui devait épouser une femme choisie par ses parents, chose normal au Japon. Il ne s'est pas marié mais éprouve beaucoup de difficulté à assumer son homosexualité. Au Japon, les LGBT ne sont pas autant acceptés qu'on pourrait le penser. Preuve en est par le biais de Shun. Il est amoureux mais rejette sans cesse son petit ami, Mio. Mio est également attachant. Son passé est connu très vite même s'il n'en parle pas. Mio ne se pose pas de questions sur son orientation sexuel et accepte parfaitement ses sentiments. 

Ce que j'ai beaucoup aimé aussi, c'est l'évolution des deux personnages. C'est un one shot donc on n'a pas d'aspect mielleux. Il n'y a pas de romantisme du fait de leur découverte de la relation amoureuse. Le couple est maladroit. L'un est trop franc et l'autre passe son temps à fuir. 

En bref, ce manga est beau et défend parfaitement les LGBT. Je pense qu'il peut apporter beaucoup.

jeudi 21 septembre 2017

Creepy de Yutaka Maekawa

Creepy de Yutaka Maekawa
Auteur: Yutaka Maekawa
Maison d'édition : Éditions d'est en ouest
Date de sortie : 14 Mars 2017
ISBN : 978-4990874629
Pages : 315
Prix : 20

Résumé :
Un thriller psychologique glaçant
Takakura mène une vie paisible. Il vient d’emménager avec sa femme dans un quartier résidentiel de Tokyo. Sa profession d’enseignant en psychologie criminelle à l’université lui permet de se lever tard et d’éviter les trains bondés. Un dîner de temps à autre avec son étudiante préférée, sous prétexte de l’orienter sur son mémoire. Une vie paisible donc. Mais un jour, un camarade de lycée, devenu inspecteur, lui demande son expertise sur un cas de triple disparition qui date de huit ans. Rien d’alarmant jusqu’ici, et Takakura lui donne son avis. C’est à partir de là que l’existence routinière du professeur commence à se dérégler : une jeune fille se fait agresser près de chez lui, un voisin au sourire étrangement antipathique et dont on n’a jamais vu l’épouse, un incendie dans la maison d’en face, des meurtres... Takakura a l’étrange intuition que tout cela n’arrive pas par hasard.
Creepy (adjectif familier): louche, suspect, qui fiche la frousse, d’horreur, d'épouvante.
Comme son titre l’indique, ce thriller psychologique qui avance crescendo va vous donner la chair de poule.

MON AVIS : Vous savez que je ne suis pas très polar et thriller. Pourquoi avoir acheté ce roman alors? Déjà parce qu'il s'agit d'un auteur japonais et ensuite la maison d'édition semble spécialisée dans les littératures asiatiques. Enfin, le résumé m'a pas mal intrigué. Je sais que les auteurs asiatiques m'ouvrent toujours à d'autres univers que l'imaginaire. Je me suis dit que c'était l'occasion. Qu'en ai-je donc pensé?

En commençant les premières lignes, j'ai été dérouté par le style. J'avoue qu'au vue de mon genre littéraire de prédilection, je ne suis pas habitué à une écriture comme celle-ci. Pourtant, elle est simple et sans fioriture. Il n'y a pas besoin de réfléchir au sens de la phrase. Le seul petit bémol peut résider dans les quelques coquilles que l'on peut trouver (elles ne sont pas nombreuses. Je rassure). Je me suis tout de même très rapidement adaptée à ce style. 

Toutefois, ma capacité d'analyse a souffert au début. Je me suis même dit "j'espère que ce genre de raisonnement raté ne va pas durer tout le roman". Je vous rassure. C'est volontaire de la part de l'auteur. Ça ne dure que les premières pages. Cela permet surtout au lecteur de prendre le temps de comprendre qui fait quoi et pourquoi et à quel moment. J'avoue que le suspect est profondément tordu. Il y a un réel travail sur la psychologie des personnages et des évènements. C'est vraiment intéressant. C'est fait avec une intelligence que l'on voit rarement...Je reformule : que je vois rarement (ne lisant que peu de livres de ce genre, je suis bien en peine de juger). On nous prévient que ce thriller est crescendo et ce n'est pas pour rien. Je n'en dirais pas plus. 

Autre point fort, il y a peu de mots japonais et peu de référence à la culture japonaise. Donc pour les non connaisseur, aucune inquiétude. Vous pouvez le lire sans problème. Certes, j'adore la culture japonaise et vous pourriez penser que je l'écris sans vrai recul mais je ne suis pas la seule à le dire. Le libraire chez qui je vais faire mon ravitaillement a adoré et a précisé que, justement, les noms n'étaient pas difficiles et qu'il n'y avait pas cette particularité japonaise que l'on retrouve d'habitude. Je suis entièrement d'accord. Preuve en est, j'ai bien été dérouté au début alors que je lise énormément de livres asiatiques.
Pour les amateurs de suspens, est-ce un bon roman? Je dirais oui. Certaines révélations ne m'ont pas surprises (elles sont peu nombreuses) mais j'avoue que le dernier quart du roman (peut-être la moitié. J'avoue avoir été tellement prise par le roman que je n'ai pas fait attention) m'a profondément surprise. On ne s'attend pas du tout à cette direction. Ce qui est aussi agréable, c'est que la plupart des personnages flirtent avec la ligne à ne pas franchir. Pas dans le sens cinématographique mais psychologique. Du coup, on ne sait jamais si les personnages vont ou non basculer. 

Pour en revenir à la fin du roman, je ne dirais pas ce qu'il se passe mais une chose est sûre : elle est loin d'être toute blanche ou toute noire. Je chercherais après le film sur internet vu qu'il ne passera dans ma petite ville paumée mais je ne m'inquiète pas quant à la réalisation du film.
En bref, je me suis laissée surprendre par ce thriller qui va me réconcilier avec le genre. Ça me donne envie d'en lire d'autres. Je vous le recommande franchement.

Et oui, mon portefeuille est en train de hurler à la mort mais moi je suis contente. J'avoue que parfois, ça me rendait triste de voir tous ces livres dont on parle et de me dire "mouais, je le lirais pas. Je n'aime pas ce genre". Et bien cette petite voix va maintenant se taire.

mardi 19 septembre 2017

La photographe de Kenichi Kiriki

La photographe de Kenichi Kiriki
Mangaka : Kenichi Kiriki
Maison d'édition : Komikku
Date de sortie : 9 Novembre 2015
ISBN: 979-1-09-161075-9
Pages : 169
Prix : 16 (grand format


Résumé : À travers cette aventure lyrique, Ayumi, jeune étudiante en photographie, nous entraine dans les quartiers cachés de Tokyo dans lesquels il est possible de saisir des moments uniques et magiques, reflets de la pluralité de Tokyo. Du mémorial pour les écrivains et artistes à Tabata à la foire d’Asakusa non loin du célèbre temple, cette jeune photographe nous entraine avec émotion dans des univers bien réels où tout instant peut être saisi offrant une nouvelle vision, unique de la capitale du Japon.

MON AVIS : Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait un article d'un titre de Komikku. Je vais commencer par vous rassurez. Ce manga comporte 3 tomes pour le moment qui peuvent être lus , à mon sens, indépendamment les uns des autres. Le manga est en grand format ce qui explique en parti le prix. La deuxième raison est sa qualité mais là, vous devrez lire la suite pour en savoir plus.

Lorsque la maison d'édition a présenté ce titre, je me suis dit qu'il réunissait toutes les conditions pour me plaire. J'avoue que son prix a un peu retardé l'achat. Mais quelle erreur ce fut! J'ai rarement vu un manga avec des graphismes aussi réalistes. Je parle d'un véritable réalisme. J'adore le Japon. J'ai déjà lu pas mal de documentaire sur le sujet. Je ne parle pas de documentaires vu à la télévision. Vous pensez bien que j'en ai vu des photos et vidéos de paysage. Et bien là, j'ai eu l'impression de visiter le Japon tant les dessins sont travaillés. On s'y croirait jusque dans les moindres détails. Rien que pour ça, allez y.

Cependant, il a une autre qualité indéniable : la culture. Et oui, le mangaka nous présente avec brio non seulement les paysages japonais mais il en profite pour nous permettre de découvrir des choses méconnus sur le Japon. (Je ne connaissais pas les trois-quarts des lieux présentés alors imaginez l'originalité) Ainsi, je sais que je ne mourrais pas bête après avoir lu ce manga. J'ai découvert je ne sais combien d'auteurs connus au Japon que je ne connais pas (pas bon pour ma PAL mais c'est trop tard). On découvre les transformations des paysages suite à la seconde guerre mondiale. On apprend que 3 quartiers étaient et/ou sont des quartiers réputés pour l'art de part leurs occupants. 

Tout ça pour dire que ce manga est truffé de culture japonaise. On est vraiment dedans. On peut sentir l'esprit japonais et la culture de ce pays. On sent, voit et entend les odeurs, les couleurs et les bruits. Pourtant, les dessins sont en noirs et blancs mais tout est dans les détails.

Un petit défaut tout de même vraiment minime : entre chaque chapitre, l'auteur explique le choix de parler de tel endroit ou tel magasin. Ça, c'est intéressant mais le fait de répéter les dates des lieux est un peu agaçant. Ça coupe l'ambiance et du coup, ça m'empêche de le mettre en coup de cœur. 

En bref, je suis conquise par ce manga. Je le recommande évidemment aux amoureux du Japon mais également à tous ceux qui aiment les graphismes de qualité et les férus d'histoires et de livres.