lundi 26 juin 2017

La passe-miroir tome 3 : la mémoire de Babel de Christelle Dabos

La passe miroir tome 3
Auteure : Christelle Dabos
Maison d'édition : Gallimard 
Date de sortie : 1 Juin 2017
ISBN : 978-2075081894
Pages : 496
Prix : 18 euros

Résumé : Deux ans et sept mois qu'Ophélie se morfond sur son arche d'Anima. Aujourd'hui, il lui faut agir, exploiter ce qu'elle a appris à la lecture du Livre de Farouk et les bribes d'information divulguées par Dieu. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?
Dans un troisième livre vibrant, Christelle Dabos explore la merveilleuse cité de Babel. En son cœur, un secret insaisissable, qui est à la fois la clef du passé et celle d'un futur incertain. 

MON AVIS :  Je me suis précipitée pour acheter ce roman. J'ai même pu l'acheter la veille de sa sortie. Et je l'ai commencé. Alors, est-il aussi bien que les autres? Et bien non.

Les deux premiers tomes gardaient une rythmique à peu près similaire avec les mêmes personnages et cette créativité absolument divine. Dans celui-ci, on retrouve Ophélie maussade de retour chez elle comme si rien ne s'était passé ou presque. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce tome mais je ne me suis pas laissée abattre. Je me suis dit qu'au vue de ce qu'il s'est passé dans le tome précédent, l'auteure nous réservait de grosses surprises. Effectivement, pour être surprise je l'ai été mais peut-être un peu trop.

Ce tome est complètement différent puisque nous perdons ce qui fait l'essence de Ophélie (de mon point de vue). Je pense que c'était volontaire de la part de l'auteure. Elle voulait nous préparer à quelque chose mais je n'ai pas saisi. Il n'empêche qu'elle s'en prend plein la tête dans ce tome, notre héroïne. Même si elle prend beaucoup sur elle, qu'elle assume mieux qui elle est, il n'en reste pas moins que j'ai eu l'impression que tout le monde voulait la voir morte. Et au bout d'un moment ça m'a un peu fatigué.

Quand à Thorn, j'ai cru que je ne le reverrais jamais. J'ai beaucoup aimé son retour dans ce tome. L'idée était des plus originale et surprenante. J'ai cru le voir partout et j'ai été déçu chaque fois que ce n'était pas lui. Oui, parce que l'idée géniale de ce roman, c'est qu'on finit par penser comme Ophélie. La métamorphose de Thorn est impressionnante et fascinante. Son comportement envers Ophélie m'a par moment choqué mais il reste le personnage le plus mystérieux.

Enfin, concernant les décors et Babel, quel délice...Oui, j'ai adoré découvrir cette cité. Quelle idée géniale d'avoir créé le Mémorial. Il m'a fait rêvé. J'ai eu l'impression de me balader dans ce décors, de suivre Ophélie ou qu'elle aille. Tout a été super bien décrit. Nous découvrons également la fille de Bérénilde. Je pense qu'on a encore beaucoup de choses découvrir sur elle.

En bref, un roman qui m'a un peu déçu par rapport aux précédent mais on sent que la fin approche. Vous pouvez tout de même le lire. On apprend beaucoup sur la suite.

samedi 24 juin 2017

Contes des sages qui lisent dans les étoiles de Patrick Fischmann

 Contes des sages qui lisent dans les étoiles Patrick Fischmann
Auteur : Patrick Fischmann
Maison d'édition : Seuil
Date de sortie : 4 novembre 2010
ISBN : 9782021010831
Pages : 240
Prix : 18,50

Résumé :
Voici réunis dans un même recueil des mythes cananéen, celte, égyptien, grec, indien, maya, tahitien, chinois, etc., des légendes, kirghiz, aborigène, amérindienne, orientale, des contes et récits de la Renaissance et des Lumières ainsi qu'une fiction contemporaine. A travers les vastes espaces de l’imaginaire, les "sages qui lisent dans les étoiles" contemplent un univers qui abolit le temps ; du géant Orion à la Mer de lait, un monde peuplé d’astrologues, d’alchimistes et de savants poètes. On côtoie une étoile amoureuse et un panier volant, on rencontre l’Aurore, des elfes, Giordano Bruno, Titien, Mozart… On accompagne les rois mages, on va par les chemins de Compostelle, sous la voûte céleste où d’innombrables étoiles nous parlent de nous-mêmes et de notre Odyssée.
Une somptueuse iconographie dialogue avec la farandole, pour faire de ce livre un compagnon de voyage vers l’infini.

MON AVIS : J'aime beaucoup cette collection. Le titre m'a attiré tout de suite. Nous trouvons également des illustrations magnifiques. On voyage de par le monde mais pas seulement. On voyage dans le temps et on rencontre du beau monde. Mais est-ce suffisant? Et bien non.

Mon avis est purement personnel. Il est tout à fait possible que ce livre plaise à d'autres. Dans mon cas, je suis très partagée. En effet, le fait de voyager dans le temps et de part le monde me plait beaucoup. Ce livre à l'avantage de nous permettre de découvrir différentes cultures. On peut ainsi trouver celle que nous préférons. Néanmoins, je n'ai pas vraiment accroché à certaines. En les lisant, j'avais tendance à m'endormir sur la plupart. Ce n'est jamais bon signe. Même celle concernant la renaissance ce qui m'a vraiment surprise. Je pensais vraiment que j'accrocherais. Certains contes étaient vraiment complexes. j'aime beaucoup la complexité mais pas à ce niveau là.

Rassurez-vous, j'ai quand même pu en lire certains franchement sympa notamment celui sur Mozart ou Titien, celui sur les étoiles. Il y avait un côté magique et une nostalgie rafraichissante. Il me suffisait de me sentir éveillé pour savoir que je les aimais. La fin du livre est largement meilleure.

En bref, je n'ai peut-être pas complètement adhéré à ce livre mais j'ai u au moins faire le tri entre différentes cultures.

jeudi 22 juin 2017

Buck de Jody Revenson

Buck

Auteure : Jody Revenson
Maison d'édition : Gallimard jeunesse
Date de sortie : 3 Octobre 2016
ISBN : 9782075076234
Pages : 32
Prix : 18, 90

Résumé : Une plongée unique et interactive dans l'univers de Harry Potter!
LE LIVRE: Tenant de l'aigle, du lion et du cheval, l'hippogriffe est sans doute la plus fascinante des créatures imaginaires. Le livre révèle toutes les étapes qui ont permis de filmer cet être majestueux, des méthodes d'assemblage aux techniques d'animation.
LE KIT COLLECTOR: Accompagné d'instructions de montage simples et d'idées de décoration, le kit permet de construire une splendide maquette de Buck l'hippogriffe, le précieux allié de Harry Potter.

MON AVIS : Je l'ai trouvé! Yatta! Je savais qu'il existait et j'avais eu du mal à le trouver. Même le commander était impossible. Je ne m'étendrais pas pendant la chronique. La maquette va très vite à monter. Elle est magnifique et exposée dans mon appartement avec les autres. Je pense que c'est même la plus réussie et la plus solide.

Concernant le livre, on y apprend plein de choses concernant la conception de Buck et les difficultés qu'ils ont rencontré. Les versions 3D sont vraiment réalistes et super bien faites. Les idées qu'ils ont sont surprenantes. Les techniques étaient déjà très poussées à ce moment-là. Je me demande ce qu'ils auraient fait aujourd'hui en connaissant les nouvelles techniques.

Bref, soyons honnête, je l'ai acheté surtout pour la maquette mais j'avoue avoir été surprise par les informations que j'ai apprise.

mardi 20 juin 2017

Improvisation

Nous avons la chance d'être dans un pays libre. On peut porter ce que l'on veut, dire à peu près ce que l'on veut et penser comme le souhaite. On peut aimer une personne de même sexe sans être arrêté pour autant. Nous avons beaucoup de chances. Alors pourquoi ne sommes-nous jamais satisfait de ce que l'on a? Pourquoi certains ressentent le besoin de briser leur propre bonheur?

Dans ce beau pays qu'est la France, il y a certaines personnes qui s'inquiètent plus du fait que des couples LGBT puissent se marier que de la haine qui se propage ici. Ça me dépasse. On devrait plutôt s'entre-aider, se soutenir les uns les autres au lieu de s'insulter et s'humilier....Mais c'est tellement plus simple d'humilier quelqu'un afin de se sentir supérieur...Et vous n'en avez pas honte?

Pourquoi est-ce que j'écris cela? Parce que je vois des émissions comme TPMP qui ont un public jeune qui ne prend pas ses responsabilités, qui favorise la haine et qui peut encore être diffusé comme si rien ne s'était passé, parce que je vois au quotidien les comportements de chacun, parce que je vois certains hommes se comporter comme des chiens à l'égard d'une femme.

Je sais que je me berce d'illusions mais je rêve qu'on puisse pour une fois dans notre vie nous comporter comme on le devrait : comme des êtres humains. Ou plutôt devrais-je dire comme la part lumineuse de l'être humain.

dimanche 18 juin 2017

Kasane tome 8 de Daruma Matsuura

Kasane
Mangaka : Daruma Matsuura
Maison d'édition : Ki-OON
Date de sortie : 27 Avril 2017
ISBN : 9791032700785
Pages : 208
Prix : 7,65

Résumé : Grâce au marché passé avec Nogiku, une nouvelle étoile voit le jour, Saki… Très rapidement, la comédienne commence à se faire un nom et se voit proposer un rôle d’envergure : celui de lady Macbeth, qui est aussi le dernier personnage incarné par Sukeyo. Cette troublante coïncidence inquiète Kingo Habuta, d’autant que c’est Nobuhiko Uno, l’ancien amant de Kasane, qui interprétera Macbeth !
Mais ce n’est pas la seule menace qui pèse sur la jeune actrice, car Nogiku est désormais entièrement concentrée sur sa vengeance…

MON AVIS : On avance dans cette histoire complexe et on sent la fin qui arrive. En tout il y aura 12 tomes. Et je suis frustrée! La fin du tome nous laisse sur un suspens de malade. Que va-t-il se passer? Aucune idée. Il peut se passer tout et n'importe quoi. Je pense que Habuta reste tout de même sur ses gardes. Après, reste à voir si mon pronostique est bon.

Autant Kasane est rassurée. Elle ne vole plus le visage d'une personne. Maintenant c'est un accord qu'elle a passé qui le lui permet. Elle ne ressent de ce fait aucune angoisse. Elle s'est lancée un défit énorme qu'elle rempli avec succès... Et on attend début juillet pour savoir si elle va y arriver jusqu'au bout. On se demande si on va voir quelque chose se passer entre Nobuhiko et Kasane. Quand à Nogiku, elle veut toujours se venger mais en est-elle réellement capable?

En bref, ce manga continue d'exploiter la noirceur humaine sans faire de ce manga quelque chose de glauque et c'est toute la force de ce manga. On nous oblige à comprendre le point de vue des deux sœurs même s'ils sont divergents. Vivement juillet

vendredi 16 juin 2017

Six of crows tome 2 : la cité corrompue de Leigh Bardugo

Six of crows

Auteure : Leigh Bardugo
Maison d'édition : Milan édition
Date de sortie : 24 Mai 2017
ISBN : 2745978632
Pages : 662
Prix : 18,90


Résumé : VENGEANCE. COMPLOT. TRAHISON.
Une mission sépare Kaz et ses complices de la liberté.
Une mission pour survivre devenir riches et obtenir la gloire.
Une mission au cours de laquelle tout Ketterdam se dresse contre eux.
VIOLENCE. ALLIANCE. RÉDEMPTION.
Une partie mortelle. Six destins.
Quand les dés sont truqués, ils changent les règles du jeu…

MON AVIS : Quel génie! Ce roman est juste bluffant. Je pensais que l'auteure ne pourrait plus nous surprendre au vue de la qualité du précédent...Et bien, je m'incline. Je me suis fait avoir quasiment tout le long du roman. Elle ouvre des failles dans nos petits cœurs alors qu'on sait très bien que Kaz pense à tout mais on se fait prendre quand même. Combien de fois en lisant ce dernier tome, je disais à voix haute "non, tu n'as pas fait ça!" ou "Ça peut pas se passer comme ça". Je n'en dis pas plus, ce serait spoiler.

Concernant l'écriture, rien à dire. Les mots sont choisis avec soin. Elle arrive à ne pas trahir les évènements qui suivent. Je n'ose imaginer le travail que ça a pu lui demander. En plus, en lisant les dialogues, je n'ai jamais eu besoin de vérifier qui dit quoi. Je le savais par le biais de leur parole. Pour dire le niveau. C'est juste parfait. J'ai cherché les incohérences. À chaque fois que je pensais en trouver une, j'avais l'explication plus loin. C'est d'un frustrant. Et après, on n'arrive plus à réfléchir. On se retrouve dans l'action, à ne plus respirer, à s'inquiéter pour les personnages.

Concernant les personnages, je les aime tous. Au début, je me dis que Inej est un peu au dessus des autres et après je pense à Kaz, à Nina, Wylan, Jesper et Matthias. Ils ont tous leurs personnalités, leurs forces et leurs faiblesses. Et c'est ce que j'aime dans ce roman. Ils ont beaux être pourris jusqu'à la moelle, ils n'en restent pas moins des êtres humains. D'ailleurs, Kaz qui est sûrement le plus pourri et tordu de tous, est aussi sûrement le plus humain. En apparence, il est horrible mais au final tout le monde gagne avec lui et peu de gens murent. Au contraire, il ne veut pas de mort. On suit d'ailleurs sa relation particulière avec Inej. Au final, à la fin, on ne sait toujours pas ce qu'il en est. Ou on a une idée mais pas sûr.

Jesper reste fidèle à lui-même. Pourtant on en apprend beaucoup plus sur lui. On était loin de savoir ce qu'il se passe dans sa tête et surtout je suis super contente de ce qu'il trouve dans ce roman. On l'a tous espéré et on l'a eu. (Je ne spoilerais pas, rêvez pas mais je suis vraiment contente et en plus l'auteure nous a bien torturé. On l'attendait cette scène). Wylan est le plus naïf du groupe mais il va très vite grandir et finir par admettre les choses. Il va prendre beaucoup d'assurance même si j'avoue que j'ai eu peur à un moment donné. Je me suis même dit que Kaz le protégeait. Après je me suis dit "non, il pourrait être le prochain Kaz mais plus humain". J'aurais bien aimé un petit chapitre sur lui après la fin de l'histoire.

Nina et son franc parlé ont été présent mais également la découverte de son plus grand doute. le duo qu'elle forme avec Matthias est très drôle. À chaque fois, ils finissent pas se chamailler. Matthias la soutient et sait ce qu'il se passe dans sa tête. Matthias reste le guerrier qu'il est mais il évolue et comme le dirait le dicton, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Mais alors, quand même, l'auteur aurait pu nous épargné le concernant. J'ai pas pleuré (faut croire que j'ai adopté le comportement des personnages) mais ça m'a retourné quand même. Pourquoi avoir fait ça? Franchement je me pose la question.

En bref, cette saga est juste géniale. Je relirais la saga complète d'affilé juste pour vibrer plus longtemps et repartir à la rencontre de ces personnages si atypiques et attachants.

mercredi 14 juin 2017

Distopiary tome 1 de Tellmin' et Senga Fumitaka

Distopiary
Mangaka : Senga Fumitaka
Illustrateur : Tellmin'
Maison d'édition : Pika
Date de sortie : 5 AVRIL 2017
ISBN : 9782811634476
Pages : 212
Prix : 7,50

Résumé :  Un héros n'est rien sans ses compagnons...
Combattant, mage onirique, cuisinier, pilote, alchimiste, fruitier, mage nasal…
Dans cet univers, les classes sont déterminées dès la naissance. Celle d’exterminateur comporte les plus puissants et les pires héros.
L’heure est venue pour ces exterminateurs de partir en expédition afin de rassembler des “compagnons” qui leur permettront d’abattre le 23e roi du Mal…


MON AVIS : Je tiens remercier Babelio et Pika pour ce manga gagné lors de la masse critique spéciale BD et manga. Pika m'a également offert un extrait d'un manga "les brigades immunitaires". Il me semble génial et pédagogique puisqu'il traite des défenses immunitaires dans le corps humain mais de manière amusante.

J'aime l'originalité. J'aime être surprise et avec ce manga, j'ai été de surprise en surprise. D'abord, c'est une série courte (5 tomes en tout). Ensuite, on rentre dans le vif du sujet dès les premières pages. Habituellement, on a quelques pages présentant le personnage centrale. Ici, non. On le découvre au fur et à mesure et tant mieux. On est prévenu dès le début mais j'avoue avoir été plus que surprise de découvrir le secret de Tolza. D'autant plus dans un premier tome. En shonen, généralement, on découvre dans le temps, pas tout de suite.

Il faut reconnaître que ça permet une fin de tome surprenante. Non seulement de ce fait là mais également en ce qui concerne le roi du mal. Je n'en dis pas plus sinon ce serait un spoiler. C'est surprenant sans l'être. Je m'y attendais un peu sur un point mais pas sur le reste. 

Ce manga est d'autant plus original qu'il nous montre qu'il n'y a pas de bien et de mal. En effet, à partir du moment ou il y a des morts au cours d'une guerre, la frontière entre les deux notions est terminée. Alors au final qui est le moins sombre? C'est la question à laquelle tentera de répondre le manga.

Concernant les graphismes, ils sont classiques. Tolza m'a rappelé un manwhua que j'avais lu. L'esthétique du héros y ressemble beaucoup. La personnalité est totalement différente mais on ressent bien ces émotions quand il en a. Chaque personnage est travaillé même ceux de passages. C'est un régale. J'avoue avoir été surprise par l'effet jeux vidéos concernant les combats avec les points. Il ya une explication mais au début j'avoue que ça m'a fait rire. Beaucoup moins après. 

Petit reproche que l'on pourrait faire tout de même : on sent quelques influences de grand shonen comme one piece ou Fairy tail dans l'esthétique. Je le précise parce que concernant l'intrigue on en est loin.

En bref, j'ai été agréablement surprise par ce shonen atypique et bien fichu. Je suis curieuse de lire la suite.

mardi 13 juin 2017

Le maître des livres tome 11 De Umiharu Shinohara

Le maitre des livres
Mangaka : Umiharu Shinohara
Maison d'édition : Komikku
Date de sortie : 27 Avril 2017
ISBN : 978-2372872379
Pages : 181
Prix : 8,50

Résumé : Mikoshiba est un homme simple, presque banal, mais dans la bibliothèque où il travaille, il excelle. Découvrez ou re-découvrez en sa compagnie les grands classiques de la littérature jeunesse. Retrouvez ces émotions et sentiments enfouis qui vous ont fait vibrer dans le passé et apprenez de nouvelles leçons de vie pour avancer encore plus loin. Shôta, l’un des jeunes habitués de “La rose trémière”, a depuis quelque temps une attitude étrange. Il semblerait que ce soit à cause de ce que lui aurait dit l’un de ses camarades d’école… Un onzième tome rempli de tracas et de joie, où les protagonistes débattront sur la façon de devenir un adulte et un grand frère !!Découvrez ou redécouvrez tous ces grands classiques de la littérature jeunesse qui ont fait vibrer des enfants et des adultes dans le monde entier.

MON AVIS : Plus que 4 tomes avant la fin du manga!. Je suis à la fois ravie et triste. On s'attache à ces personnages que l'on suit à chaque tome. Les enfants deviennent adolescents et on voit bien les questions qu'ils se posent. Dans ce tome, On suit principalement Shota, l'un des premiers à s'être attaché à cette bibliothèque. Il se pose des tas de questions. Mikoshiba montrera ses talents incroyables de pédagogue et fin psychologue malgré les apparences. 

Le plus de ce manga est également l'un des éléments fondateurs du manga qu'on avait un peu perdu dans les tomes précédents : la découverte ou redécouverte des grands classiques. Ceux dont il est question ne sont connus que de nom pour moi. Je ne les ai jamais lu mais j'avoue que je serais curieuse de les lire. 

On découvre également le papa d'un autre personnage. On y parle par ce biais de l'image de la femme et du fait qu'elle ne soit pas si bien considéré. Heureusement que Miyamoto et sa gentillesse est là. Je me demande s'il finira par intégrer la bibliothèque...Il commence à faire parti des meubles...et à conseiller.

Les graphismes ne changent pas. Ils sont toujours aussi beaux et simples. On y voit quand même l'évolution des personnages. On a l'impression qu'ils sont pour la majeur partie d'entre eux plus posés et plus zen. Même Mikoshiba ne râle pas autant que d'habitude. Encore une peu mais pas beaucoup.

En bref, j'ai hâte de lire le prochain tome. Je suis dingue de cette série et elle me manquera.


Chronique du tome précédent ici



dimanche 11 juin 2017

Contes des sages samouraïs de Pascal Fauliot

Contes des sages samouraïs de Pascal Fauliot
Auteur : Pascal Fauliot
Maison d'édition : Seuil
Date de sortie : 3 Novembre 2011
ISBN : 9782021044768
Pages : 240
Prix : 17,90

Résumé :
Puisant dans la tradition orale et en quête de sources inexplorées, Pascal Fauliot nous livre ici une anthologie inattendue qui fait résonner toutes les dimensions de ces hommes d’élite, ces gentilshommes, qui n’étaient pas que des guerriers mais aussi, souvent, des lettrés.
A travers une mise en scène édifiante des grands principes des arts martiaux, de la stratégie, du code de l’honneur, du zen, on y découvre des leçons de vie empreintes de poésie et d’humanisme. Rônins, maitres d’armes, anonymes ou illustres, y côtoient les plus grands seigneurs de l’histoire du Japon, notamment les trois réunificateurs de l’âge d’or des samouraïs : Nobunaga, Hideyoshi et Ieyasu. Des légendes méconnues ou célèbres mais dans des versions nouvelles qui relatent des histoires réelles, magnifiées par des générations de conteurs et d’auteurs de pièces de marionnettes Bunraku et de théâtre Kabuki.

MON AVIS : J'adore cette collection. Elle est enrichissante. On se retrouve plongé dans un état d'esprit différent. On vit une culture différente et surtout une façon de vivre différente. Ici, c'est le Japon des samouraïs qui est mis à l'honneur. Je précise samouraïs puisque cette collection possède d'autres livres autour du Japon.

On peut commencer par l'objet livre. Oui, l'objet livre. Il est juste magnifique. Sa couverture est très simple mais efficace et rigide. Les pages sont en couleurs. Nous trouvons un signet. Et à l'intérieur, des estampes illustres à merveilles chaque conte. À la fin du livre, nous avons un glossaire très courts et les sources ayant permis à ce livre d'exister.

Mais le contenu est-il à la hauteur de l'esthétique? Oui, oui et oui. Vous connaissez les samouraïs? Et bien, on les retrouve comme ils sont dedans ainsi que le respect de la voie du bushido, les différentes sanctions pouvant être infligées et surtout l'apprentissage. La morale a une place très importante dans chaque conte. Même lorsque l'on y parle des rônin (les samouraïs déchus). La morale n'est pas la seule chose intéressante. On y apprend pas mal de chose sur des personnages historiques du Japon. On y mentionne Hideyoshi, Ieyasu ou d'autres illustres japonais dont on a entendu parlé au moins une fois si on est passionné par le Japon. 

Quand aux contes en eux-mêmes, ils possèdent cette poésie et cette élégance que l'on imagine pour des samouraïs. On pourrait douter de la véracité de certains mais n'oublions pas que le Japon aime les images. Il préfère raconter en poésie que de dire les choses telles qu'elles sont. Et c'est l'une des raisons pour lesquelles il me fascine. 

En bref, un beau livre comme il se doit. Vous pouvez le lire juste pour la beauté du texte ou par passion ou juste pour la sonorité de ces contes ou morales.

vendredi 9 juin 2017

To your eternity tome 1 de Oima Yoshitoki

To your eternity

Mangaka : Oima Yoshitoki
Maison d'édition : Pika
ISBN : 9782811635473
Date de sortie : 19 Avril 2017
Pages : 192
Prix : 6,95

Résumé :
Ici débute un voyage éternel...
“C’est à l’épreuve de la réalité que je saurai ce que je suis… Voilà pourquoi mon voyage commence.”
Un être immortel a été envoyé sur Terre. Il rencontre d’abord un loup puis un jeune garçon vivant seul au milieu d’un paysage enneigé. Ainsi commence le voyage de l’Immortel, un voyage fait d’expériences et de rencontres dans un monde implacable…
MON AVIS : Voici la tant attendue nouvelle série de la mangaka de A silent voice. Vous en souvenez vous? Non? Petit rappel : A silent voice raconte l'histoire d'un jeune homme souhaitant se racheter auprès d'une jeune femme sourde qu'il a harcelé à l'école. Ce manga est l'un des plus beaux que j'ai lu. Alors imaginez quand j'ai appris cette sortie...Je n'ai pas pu résisté. De plus, les critiques que j'en ai lu étaient excellente. Ai-je été convaincue?
Le design est toujours aussi bon. Cela reste dans l'esprit de la mangaka même si elle a modifié ce qui se dégage des dessins. En effet, on sent tout de suite que l'atmosphère sera différente de sa série précédente. Ce n'est pas gênant. Bien au contraire. Je me suis tout de suite attaché au loup et au au jeune garçon...Peut-être trop vite d'ailleurs. Je ne ferais aucuns spoilers. Si vous souhaitez comprendre, il faudra l'acheter.

La mangaka a cette particularité de mettre de l'humanité dans tout. Lorsque l'on rencontre le loup, il possède un regard et une réflexion peu commune. Il n'est pas humain mais veut comprendre. Il se sent bien. Personnellement, au début, je me suis dit "qu'est-ce que je suis en train de lire?". Peu de mangakas peuvent écrire une histoire commençant par une pierre jetée. Et elle y arrive. Après cette surprise, je me suis mise à lire cette histoire en la trouvant crédible et surtout originale. C'est son gros point fort. Je ne me souviens pas d'un manga de ce genre ni même de la façon de traiter cette histoire. Ce manga est vraiment unique.

Alors après l'avoir fini, qu'est-ce que je me suis dit? Je suis curieuse de lire la suite. Je n'ai absolument aucune idée de la suite que peut avoir ce manga. Je n'ai pas une once de possibilité. Je ne sais absolument pas où je vais me retrouver et c'est ça le plus agréable. Pour une fois, je vais lire un manga sans avoir une seule idée de quoique ce soit. 

En bref, si vous en avez marre des mangas dit "classiques", jetez vous dessus. Vous ne serez pas déçu. Si vous ne savez pas par quoi commencer en terme de manga, essayez mais en sachant qu'il est atypique.

mercredi 7 juin 2017

Culottées tome 1 & 2 de Pénélope Bagieu


Auteure/Dessinatrice : Pénélope Bagieu
Maison d'édition : Gallimard
Date de sortie : 22 septembre 2016 /26 janvier 2017
ISBN : 9782070601387 / 9782075079846
Pages : 144 / 168
Prix : 19,50/ 20,50




Résumé : Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés.
Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.
Sonita, rappeuse afghane et exilée militante; Thérèse, bienfaitrice des mamies parisiennes; Nellie, journaliste d'investigation au XIXe siècle; Cheryl, athlète marathonienne; Phulan, reine des bandits et figure des opprimés en Inde... Les Culottées ont fait voler en éclat les préjugés.
Quinze nouveaux portraits drôles et sensibles de femmes contemporaines qui ont inventé leur destin.


MON AVIS : J'ai un peu l'impression de me répéter mais je ne suis pas BD. Néanmoins, l'association dont je fais partie en a parlé lors d'une réunion. J'avoue à ma grande honte que s'ils n'en avaient pas parlé, mon regard ne se serait jamais arrêté dessus. Et quel dommage! Il y est quand même question des femmes qui ont pris en main leurs destins. Et oui, mon côté féministe s'est fait plaisir et à un peu grogner par moment.

Concernant les graphismes, effectivement, on n'est pas dans la BD classique. Les pages sont colorées judicieusement. les couleurs mettent en avant ce qui est important. Ça marque l'esprit autant que les mots. On a l'essentiel qui frappe les yeux et ajoute un plus au texte non négligeable. Par moment, on a un peu l'impression d'être dans un cartoon. C'est je pense volontaire de la part de l'auteure. Les sujets abordés n'étant pas facile, elle a trouvé une astuce dans le dessin afin d'alléger l'aspect sombre et de rendre la lecture plus agréable.

J'ai adoré rencontrer toutes ces femmes au caractère bien définie. On en connait certaines comme Joséphine Baker mais la plupart sont des inconnues pour nous. Et j'ai pris plaisir à les découvrir. Pour beaucoup, leur rapport à l'homme a été bouleversé d'une manière ou une autre. Je me suis même dit que d'une certaine manière, peu importe les années, cela n'a pas beaucoup changé. On y parle de violes, de violences conjugales, des stéréotypes et discriminations parmi d'autres sujets.

L'histoire de phulan est celle qui m'a le plus touché. Je l'ai admiré. Après tout ce qu'elle a traversé, réussir à tenir debout...je pense qu'on serait peu nombreuse à trouver ce courage là. Nellie m'a fait rire avec son franc parlé et sa volonté farouche de rester fidèle à ses principes.

En bref, je vous recommande ces BD. Elles sont extraordinairement vrai tout en faisant preuve d'humour par moment.

lundi 5 juin 2017

La princesse de l'aube de Sophie Bénastre et Sophie Lebot

La princesse de l'aube
Auteure : Sophie Bénastre
Illustratrice : Sophie Lebot
Date de sortie : 4 mai 2017
ISBN : 9782732476933
Pages : 32
Prix : 14,90

Résumé : Elyséa était une contrée lumineuse, où vergers et troupeaux abondaient. Mais un jour le sol se mit à trembler et le royaume sombra dans les entrailles de la terre. Ceux qui avaient survécus creusèrent des tunnels dans ce monde d'en bas, se nourrissant de champignons, s'habituant à l'obscurité et à la tristesse infinie. La reine donna pourtant naissance à une petite princesse prénommée Lucia, bientôt vénérée par son peuple comme la promesse d'une aube nouvelle...
Un conte intense, illuminé par une princesse prénommée Lucia...

MON AVIS : J'ai vue une première fois cet album. Je me suis détournée. J'ai résisté à la tentation de cette divine couverture. Oui, je sais. On ne juge pas un livre à sa couverture mais soyons honnête, celui-ci est juste magnifique. J'adore ce genre de graphisme. Puis, une blogueuse a fait une super chronique et j'ai craqué. Et quelle bonne idée!

Les graphismes sont encore plus beaux à l'intérieur. Si vous le pouvez, admirez les. Il n'y a rien à dire. La couverture reflète parfaitement l'ambiance de cet album. Tout est merveilleux au sens propre. On se retrouve plongé dans cet album sans le vouloir juste par les graphismes. Quand au texte, il est simple, élégant et efficace. Pas de fioritures et un soupçon de joie, juste ce qu'il faut.

On rencontre les parents de Lucia. J'ai eu beaucoup de tendresse pour les deux. Un couple royal dépassé par la situation mais qui reste humble.  Lucia, cette petite fille lumineuse, arrive avec son petit caractère bien trempé. Elle m'a fait rire et sourire. Elle fait preuve également de sagesse à la fin. Elle est ravissante. On pourrait reprocher la perfection du personnage mais il s'agit d'un conte et forcément, l'héroïne est parfaite. Le tisserand est incroyablement bien travaillé et très calme face à la boule d'énergie de Lucia.

Mon seul regret? J'aurais aimé en savoir plus sur le tisserand et en savoir plus sur l'après de l'histoire. Je suis un peu resté sur ma fin.

En bref, un conte lumineux qui fait du bien malgré cette légère frustration à la fin.

samedi 3 juin 2017

Un merci de trop de Carène Ponte

Un merci de trop
Auteure : Carène Ponte
Maison d'édition : Michel Lafon
Date de sortie : 9 juin 2016
ISBN : 978-2749929224
Pages : 283
Prix : 16,95

Résumé : S'il fallait décrire Juliette en un seul mot, " transparente " serait sans nul doute le bon.
Depuis qu'elle est toute petite, Juliette a toujours fait ce que l'on attendait d'elle. Pour ne pas déplaire, pour ne pas décevoir. Mettant de côté ses rêves et celle qu'elle est vraiment. Résultat, à trente ans, elle mène une vie sans relief, ennuyeuse au possible. Une vie où choisir entre lasagnes et sushis est un événement.
Pourtant, elle se sent de plus en plus à l'étroit dans cette vie, dans cette peau. Elle a envie de crier qu'elle n'est pas cette fille sans personnalité. Elle a envie d'aborder son voisin pour lui dire qu'il lui plaît.
Et, par-dessus tout, elle a envie d'enfin réaliser son rêve, celui de devenir écrivain.Il n'est jamais trop tard pour devenir soi. C'est ce que va découvrir Juliette au détour d'un merci, un merci de trop. Même si elle est alors loin d'imaginer ce qui va en découler (une démission, une histoire d'amour et... une surprise) ! 

MON AVIS : Quel délice! J'ai respecté les conseils de l'auteure et lu le roman face au soleil traversant ma fenêtre. Quelle bonne idée! Ce qui m'a frappé avec ce roman, c'est le fait que l'on ne se rend pas compte que l'on se retrouve dans le roman pour ne plus relever la tête. 

J'ai été très surprise par le ton donné au roman. On suit Juliette, jeune femme réservée manquant de confiance en elle mais qui a un sacré tempérament. On le ressent par le biais de ses pensées. Ses réflexions sont toujours sincères et remplies d'ironie. La légèreté de ton et la personnalité de Juliette en font un duo gagnant. Ajoutons à cela Nina, sa meilleure amie et c'est le graal. D'ailleurs je verrais bien la mienne se comporter comme Nina (Je sais que tu va lire ces lignes). Nous découvrons Luc dont je ne dirais rien. Il m'a fait profondément rire. J'avoue que l'idée était brillante de nous permettre de découvrir sa personnalité de cette manière.

Autre point fort, les émotions. On rit en même temps que l'héroïne. On a le cœur en miette comme elle et elle-même m'a profondément fait rire surtout sur la fin. Lisez si vous voulez savoir. Pour revenir à Juliette, je me suis retrouvée dans son personnage. J'ai compris ses réactions vivant à peu de chose près la même chose (je pense au début du roman). À la différence que je n'ai personne dans ma vie et que je ne suis pas amoureuse. 

Et le négatif dans tout ça? Et bien, il y a un ou deux passages que j'ai trouvé un peu long mais rien de dramatique. On pourrait éventuellement reproché les stéréotypes. Je m'explique. Sans faire de spoiler, on sait déjà comment va se terminer le roman. De mon point de vue, ce n'est pas un défaut. On suit l'histoire sans stresser et en sachant comment ça se finit. Et le roman est vraiment un roman qui fait du bien.

En bref, c'est un roman qui fait du bien. J'en suis ressortie avec le sourire. Si vous voulez une lecture drôle et rafraichissante, foncez. Vous ne serez pas déçus.

jeudi 1 juin 2017

C'est le 1er, je balance tout




Bonjour, nous sommes le 1er Juin. Voici venu le temps de notre rendez-vous mensuel créé par Lupiot du blog Allez vous faire lire


TOP & FLOP

TOP

Il m'a manqué un tout petit quelque chose pour le coup de cœur.

FLOP

Un livre dont j'attendais beaucoup qui n'a pas été traité comme je l'espérais...Un peu déçu.









1 CHRONIQUE D'AILLEURS

Littlepadfoot de Songe d'une nuit d'été a fait une chronique sur le roman "Normal(e) de Lisa Willaimson que je ne connaissais pas du tout. Sa chronique m'a convaincu de l'acheter. C'est un thème qui commence à être à la mode mais je n'en ai pas encore lu. (pourtant j'en ai un mais bon...J'ai une vie). Je ne l'ai pas encore acheté pour la simple et bonne raison que je me suis fixée un but à atteindre : acheter les livres prévus depuis longtemps...

Normal(e)

UN LIEN HORS LITTERAIRE

Pourquoi cet article? Tout simplement parce que je fais beaucoup plus jeune que mon âge et que le "Vous êtes stagiaire?" J'y ai déjà eu droit. J'ai déjà essayé de me vieillir et ça ne marche pas. Au début, j'en étais contente de faire plus jeune mais maintenant ça commence à m'agacer. D'où le choix de cet article.

CE DONT JE SUIS FIÈRE

Mon four m'a déclaré la guerre. Il m'a brûlé mon poisson et fait fondre un plat. En plus, comme je n'ai pas pu manger mon poisson, j'ai du coupé du saucisson à la cèpe. Je me suis coupée et pas qu'un peu même si la coupure est fine, elle était profonde.
Mais, j'ai gagné! Muahahahahahah. Heureusement que je ne lâche rien. Maintenant il a compris qui est le maître à l'appartement.

Bref, trêve de plaisanterie. J'ai à l'heure ou j'écris ces lignes, un compte financier de terminé. Oui, je travaille à l'intendance d'un établissement scolaire. Je suis en charge des comptes financiers. Rien à voir avec la lecture...Quoique...Faut tout vérifier et donc lire. Je suis fière d'en avoir fini un avant le mois de juin parce que c'était pas gagné. 

Et vous en ce mois de mai? Quoi de neuf?

mercredi 31 mai 2017

Le corps du livre de Guarnièri Mollier Massin

Le corps du livre


Auteur : Guarnièri Mollier Massin
À l'occasion de la fête de la librairie indépendante
Date de sortie : 1 avril 2017
ISBN : 2330075979

Résumé : Que raconte une jaquette indépendamment du contenu du livre ?
Comment sommes-nous captés par ces graphies déroutantes, par ces images, par ces motifs, par ces logos si familiers qui nous incitent parfois à la collectionner ?
Cette fusion du fond et de la forme interpelle le lecteur et chemine en lui nous ne savons pas toujours comment !
À travers cet ouvrage nous mènerons l’enquête afin d’élucider ces énigmes... 


MON AVIS : Merci à la fête de la librairie indépendante d'exister de ce cadeau à ceux qui le souhaitaient. On avait le choix entre un livre ou une rose. Me connaissant, pas besoin de me demander ce que je préférais. Ce livre parle du visuel du livre. Il est très intéressant. On apprend beaucoup sur l'évolution des couvertures mais également des technologies utilisées. Les intervenants témoignent de leur travail, de ce qu'ils ont tenté. Il peut paraitre parfois complexe mais c'est assez fascinant de voir la complexité que cela représente d'illustrer la couverture d'un livre.

Ce livre est également bourré de références littéraires. Je ne vous dis pas ce qu'il est advenu de ma wish list. C'en est désespérant. Les auteurs témoingnent de ce qu'ils ressentent à la vue de la couverture du roman.

En bref, un documentaire intéressant parfois un peu complexe et qui fait également envie.

lundi 29 mai 2017

La fille qui lisait dans le métro de Christine Féret-Fleury

Auteur : Christine Féret-Fleury
Édition : Denoël
Date de sortie : 9 mars 2017
ISBN : 9782207133958
Pages : 176
Prix : 17,90

Résumé : Juliette prend le métro tous les jours à la même heure. La ligne 6, le métro aérien. Ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est observer, autour d’elle, ceux qui lisent. La vieille dame, le collectionneur d’éditions rares, l’étudiante en mathématiques, la jeune fille qui pleure à la page 247. Elle les regarde avec curiosité et tendresse, comme si leurs lectures, leurs passions, la diversité de leurs existences pouvaient donner de la couleur à la sienne, si monotone, si prévisible.
Jusqu’au jour où Juliette décide de descendre deux stations avant son arrêt habituel, et de se rendre à son travail en coupant par une rue inconnue ; un pas de côté qui va changer toute sa vie. 

MON AVIS : Moi, amoureuse des livres, vous vous dites que j'ai adoré. Et bien, erreur. Je n'ai pas réussi à entrer dans le livre avant la dernière partie et encore pas tout à fait. Mais comment est-ce possible? 

La couverture a beau être alléchante, le résumé est un petit peu mensonger. Le style de l'auteur n'est pas en cause. Elle écrit bien. Rien à dire à ce sujet mais le résumé retrace le tout début du roman et on s'arrête là. Ensuite, c'est assez confus, lourd à mon sens. 

Je pense qu'un peu de précision s'impose. Je m'attendais à lire un roman dans lequel Juliette observerait des gens pendant leur lecture, leur réaction ou d'autres choses, que l'on découvrirait les titres des romans et pourquoi pas une rencontre entre amoureux des livres. Et bien, ce n'est pas ce qui se passe. Je ne dirais pas ce qu'il se passe mais les observations s'arrêtent au début. Ensuite, elle se retrouve "obligé" de donner des livres. Je n'ai rien contre. Cependant, moi, aimant les livres, je n'ai pas beaucoup ressenti cette amour là dans les livres.

En effet, on se retrouve avec un monsieur qui utilise un livre afin de garder la porte de son immeuble entre-ouverte. Comme Juliette, je n'ai pas apprécié. Certes, on a une explication mais quelqu'un qui se dit amoureux des livres ne ferait jamais ça. Les passages sur le lien qui unissent les hommes et les livres sont peu nombreux et trop en arrière plan. Ce qui compte, ce n'est pas les livres au final mais ce que va vivre Juliette. Parlons d'elle d'ailleurs. Je ne me suis pas attachée à elle du tout. On en apprend beaucoup sur elle mais j'ai trouvé ça des plus confus. Je la trouvais trop hésitante, effacée et encore. Je me demande même si j'avais vraiment un avis sur elle tant je ne rentrais pas dans le livre. Je lisais sans lire au début pour dire.

Nous avons Soliman. Un homme atypique, un peu fou mais tellement humain. Il accumule les livres et les aiment. Maintenant, on pourrait se dire oui mais...Il y a sa fille que j'ai beaucoup aimé. Une femme dans un corps d'enfant tant elle sait ce qu'elle veut. Comme son père elle aime les livres mais pas au même point. Nous avons Léonidas (j'avoue que ça m'a fait sourire) : un homme très élégant lisant toujours le même livre. On pourrait penser qu'il vient d'une autre époque. Il m'a touché mais pas assez. Peut-être aurait-il fallu qu'il soit plus travaillé.

Dernier point : les références littéraires cités. J'avoue avoir été surprise de trouver pas mal d'auteurs asiatiques nommés (Murakami, Shonagon et Otagawa entre autre. J'en ai lu deux et le dernier est dans ma PAL). Ensuite, nous avons principalement des grands classiques. Je n'ai pas de réels découvertes à part la poésie que cite Soliman. Le reste, on en a tous entendu parlé. J'aurais aimé également qu'il y ait un réel mélange des genres. En effet, je n'ai vu apparaître qu'un seul roman de l'imaginaire. Encore une fois, ce genre est oublié. L'auteur a voulu mettre en avant de grands lecteurs mais s'ils n'avaient pas été cloisonné, cela aurait été mieux. Là, c'est purement subjectif comme avis.

En bref, je n'ai pas été convaincu par ce roman dont j'attendais plus de choses et quelque chose de bien différent. Un point positif, on est loin des clichés.

samedi 27 mai 2017

Notes de chevet de Sei Shonagon

Notes de chevet


Auteur : Sei Shonagon
Maison d'édition : Mazenod
Date de sortie : 2014
ISBN : 9782850885921
Pages : 352
Prix : 179 euros
Autre édition : Gallimard à 13,50 euros

Résumé :
Les Notes de chevet sont l'un des plus beaux livres de la littérature japonaise. Composées dans les premières années du XIe siècle, au moment de la plus haute splendeur de la civilisation de Heian, par Sei Shonagon, une dame d'honneur, attachée à la princesse Sadako. Ces notes intimes proposent, sous forme de tableaux, de portraits, de récits, une illustration du Japon sous les Fujiwara.
Les impressions sur le vif de l'auteur, abordent tour à tour les choses qu'elle aime ou déteste voir, écouter, manger et boire, ainsi que des historiettes au sein de la cour impériale, des poésies et quelques avis sur ses contemporains.
Cette édition exceptionnelle est illustrée par les œuvres d'Hokusai, le maître japonais de l'ukiyo-e, dont le trait raffiné entre en parfaite résonance avec la sensibilité et la grâce de l'écrivain. Elle invite le lecteur à découvrir la manière japonaise de sentir le monde, la nature -partie indissociable de la vie affective et intime au Japon-, de se former à l'écoute des mille détails du quotidien et d'en goûter les beautés simples qu'il offre. Une introduction et des notes permettent de comprendre et savourer pleinement cette prose poétique, y compris tous les jeux subtils sur les mots.

MON AVIS : Je cherchais un livre comprenant les estampes de Hokusai. Je ne savais pas quel livre exactement je voulais. Par pur hasard, je suis tombée sur ce livre sur le site de la maison d'édition. J'ai craqué malgré le prix. C'est un ouvrage vraiment particulier. Je vous rassure. Si ce livre vous tente, il existe en format poche chez Gallimard mais sans les illustrations merveilleuse.
Parlons du coffret. Il est juste magnifique. Ne serait-ce que la couverture. Elle correspond d'ailleurs très bien à ce que l'on imagine de Sei Shonagon. Ensuite,  nous déballons les les livres. L'œuvre en elle-même possède une reliure à la japonaise. La qualité du papier est unique. J'avoue en avoir été surprise mais qu'est-ce que c'est agréable. Ajouté à ce livre, nous avons une introduction nous permettant de nous préparer au Japon de l'époque ainsi que des notes expliquant la subtilité du texte.

La plume de Sei Shonagon est fascinante. Rappelons qu'elle a réellement existé et que le texte a été écrit dans les années 990. Elle a une plume poétique, juste et remplie d'observation. Elle nous apprend à observer ce qui nous entoure dans le détail. On découvre la cour japonaise de l'époque. C'est somptueux et parfois dur. Sa relation avec sa maitresse est incroyable. Leur façon de communiquer est magique : l'échange de notes ou de lettres, les poésies. Mais le plus intéressant est de découvrir la personnalité de Sei. Elle a du tempérament et n'a pas peur de dire ce qu'elle pense, pas même à l'empereur. On apprend ce qu'elle aime ou non. Elle reste tout de même assez superficielle par rapport à l'esthétique.

Concernant les notes, sont-elles toutes importantes? Non, certaines ne m'ont pas paru essentielles. Pour d'autres, je n'ai pas compris le sens caché lorsqu'elle liste les montagnes ou autres. Néanmoins, la plupart des notes est essentielle. Certaines sont même amusante voir drôle. Les échanges, la poésie étaient de rigueur à cette époque et c'est ça qui m'a plu.

La grande question : quel rapport avec Hokusai? C'est très simple. Ils n'ont peut-être pas vécu à la même époque mais leur travail dit la même chose. Chaque estampe choisie représente parfaitement l'essence de la note qu'elle concerne. C'est assez incroyable de voir que ces deux personnes ont le même point de vue sur leur pays à des époques différentes. Ne parlons pas de la beauté des estampes que tout le monde connait. Je vous invite tout de même à découvrir les autres. Certaines sont justes encore plus belle que la vague.

En bref, un livre intéressant qui vaut largement son prix. Si vous aimez le Japon au point de vouloir en apprendre plus, foncez. Personnellement, je l'ai dégusté en douceur. Il invite à la douceur, à se poser et à se détendre.

jeudi 25 mai 2017

Éditions Malpertuis

Éditions Malpertuis

Et oui, nouvelle article consacré à une petite maison d'édition. J'avoue à me grande honte ne pas avoir de livres de leur maison d'édition. C'est pas bien. Je compte bien me rattraper. Il n'empêche que j'ai décidé de venir en aide aux maisons d'édition. C'est pour cette raison que j'en parle ici. Ne passez pas votre chemin. Et encore moins si vous êtes adepte de l'imaginaire.

Avant de commencer sérieusement cet article, je tiens à remercier les éditions Malpertuis d'avoir accepter de répondre à mes questions et encore plus de leur réactivité. J'espère que j'aurais tout dit. 

J'avoue avoir repéré quelques titres qui attirent ma curiosité. D'ailleurs, c'est leur point fort : les résumés. Ils affichent le ton tout en nous poussant à ouvrir le livre afin de comprendre un élément. Certains donnent la couleur (on devine l'horreur) tandis que d'autres on ne sait pas trop.

Les livres qui me font envie





 Oui, ça en fait un peu beaucoup mais c'est ça quand on ne prend pas le temps de consulter le net. (Vive le déménagement).
Et pourquoi une anthologie Malpertuis.

1) Qu'est-ce qui vous a donné envie de créer cette maison d'édition et pourquoi? 

La passion du fantastique d'abord, l'envie de défendre cette littérature, de donner leur chance à de jeunes auteurs. Et plus directement, l'envie de concrétiser deux projets de publication : "Le roi en jaune" de RW Chambers, et l'anthologie annuelle Malpertuis.  

2) En quoi est-elle différente des autres?  

Peu de gens se consacrent au fantastique, ça fait déjà une singularité. Maintenant j'ai aussi l'impression qu'on s'attache, peut-être plus que d'autres, à ne pas juste publier des choses distrayantes ou d'évasion, qu'on exige une certaine force ou intensité qui va au-delà de ça.  

3) Quelles sont les valeurs que vous souhaiteriez défendre?

Le fantastique ! Sous toutes ses formes, de l'horreur la plus frappante à l'onirisme le plus délicat. La qualité d'écriture. L'authenticité .  

4) Combien de livres publiez vous par an? Aimeriez vous en publier plus sur le long terme?

On fait entre 3 et 6 livres par an. Plus, on aimerait bien, mais ça demande des moyens, et il faut rester raisonnable.  

5)Comment voyez-vous l'avenir de votre maison d'édition?

 L'avenir, bien malin qui peut le voir...

Et vous? Qu'en pensez vous? Ça vous donne envie?

mardi 23 mai 2017

Les porteurs #1 : Matt de C.Kueva

Les porteurs
Auteur : C.Kueva
Maison d'édition : Thiery Magnier
Date de sortie : Avril 2017
ISBN : 979-10-352-0016-9
Pages : 304
Prix : 14.90

Résumé : Gaëlle a choisi d’être femme, Flo hésite encore. Matt, lui, sait que dans trois mois, il deviendra un homme. Dans cette société, tous les enfants naissent hermaphrodites. à seize ans, les adolescents doivent choisir leur sexe. Tous, sauf ceux atteints d’une déficience qui les condamne à un autre destin. On les appelle les Porteurs. Matt découvre qu’il est l’un de ceux là. Mais que cache vraiment la déficience des Porteurs ? Pourquoi l’État les tient-ils sous haute surveillance ? Une formidable histoire de manipulation, de secret d’Etat, et bien entendu, d’amour. 


MON AVIS : Quel roman! Il est juste incroyablement dans l'air du temps et au-delà de ça. L'écriture est très belle et juste. L'auteur a su adapter son écriture à chaque personnage mais également adopté le point de vue nécessaire extérieur lorsqu'il le fallait. C'est fait avec intelligence et beaucoup de réflexion. Et oui, ce roman n'est qu'en partie une dystopie. On a donc un roman mettant en avant les personnages et leur psychologie. 

L'histoire de ces adolescents devant choisir leur sexe à 16 ans est originale. C'est ce qui permet à ce roman d'être encore plus originale par la suite. En effet, on nous explique le pourquoi dans ce futur, tous les adolescents passent par cette phase...sauf certains dont Matt fait partie. On découvre cette société futuriste avec le passage de Flo. Ce personnage m'a beaucoup touché au début. Par la suite, je ne sais pas si ce personnage me touchera encore. Je ne sais que penser de son comportement. Ensuite, nous avons Gaëlle, fière d'être une femme. Elle est le stéréotype d'une femme. On pourrait reprocher à l'auteur ce fait mais non. Il n'en est rien. 

Le but de ce roman n'est pas seulement de montrer les différences entre les hommes et les femmes mais également de montrer qu'entre les femmes nous sommes différentes et toutes ne se comportent pas de la même façon de même chez les garçons.  Et c'est fait avec brio. La découverte de la féminité est développé dans le roman avec intelligence tout comme les changements chez les adolescents devenant femmes. Heureusement Gaëlle évolue. Mais je pense que nous n'en avons pas fini avec elle.

Enfin Matt, un jeune hermaphrodite intelligent et réfléchi mais qui passe son temps à fuir. Il en a parfaitement conscience et assume ce côté lâche. Le concernant, rien ne se passera comme prévue. Son évolution est surprenante. On se rend compte de l'impact des hormones sur l'être humain. L'aspect scientifique de ce roman est très bien mené. On ne s'ennuie pas.

Enfin, nous avons Lou. Un être mystérieux et pas tout a fait ce qu'il prétend être. Je n'en dirais pas plus. Je l'ai adoré dès son arrivé. Il a une aura particulière. Et je n'ai pas souvenir d'un personnage comme lui en littérature. Il séduira beaucoup de lectrices et lecteurs croyez moi. Ses longs cheveux et son regard...bref, passons. Nous ne savons rien de lui jusqu'à la fin du roman...Mais pas de spoiler.

Il est dans l'aire du temps simplement parce qu'il ne plaira pas aux extrêmes ni aux pures catholiques ni à ceux du sens commun... Enfin, à ceux qui ne sont pas tolérants. On y parle de thèmes d'actualités comme l'homosexualité féminine et masculine ainsi que de bisexualité, des LGBT, de l'adolescence et ses problèmes hormonales, des relations ado-parents, de l'avenir professionnel...Et tant d'autres thèmes.

En bref, ce roman est juste génialissime. Je vous le recommande vivement. Ce roman devrait d'ailleurs être dans l'obligation de le lire.

 

samedi 20 mai 2017

Les enfants de la baleine tome 5 &6 de Abi Umeda

Les enfants de la baleineLes enfants de la baleine

Mangaka : Abi Umeda
Maison d'édition : Glénat
Date de sortie : 2 novembre 2016 / 15 février 2017
ISBN : 9782344014905 / 9782344019849
Pages : 196 / 208
Prix : 6.90 euros

Résumé : Dans un monde où tout n’est plus que sable, un gigantesque vaisseau vogue à la surface d’un océan de dunes. Il abrite des hommes et des femmes capables pour beaucoup de manipuler le saimia, un pouvoir surnaturel qu’ils tirent de leurs émotions. Ce don les condamne cependant à une mort précoce.
À bord de la “Baleine de glaise”, ils vivent leur courte vie coupés du reste du monde.
Jusqu’au jour où, sur un vaisseau à la dérive, le jeune Chakuro fait une étrange rencontre…


MON AVIS : Ce manga est vraiment complexe lorsqu'on laisse un long moment s'écouler entre deux tomes. Cela ne m'a pas empêché d'être surprise par la suite des évènements. J'avais un peu peur justement que la série ne soit trop longue mais non. Au vue des évènements, rien ne peut être prévue. Nous connaissons enfin les secrets de la Baleine de glaise mais maintenant que faire?

Les personnages se révèlent les uns après les autres et de nouveaux apparaissent. Je pense que concernant ces nouveaux venus, nous ne sommes pas au bout de nos surprises à mon avis. J'ai adoré la relation qui s'est créée directement entre Roxalito et Suoh. Elle est très drôle et fraternelle. 

Les dessins sont magnifiques. La créativité est présente et surprenante. Rajoutons de la magie dans tout ça et c'est juste beau. On nous emmène dans ce monde inconnue et on y croit. 

En bref, une série qui me surprend et que je continuerais à suivre avec plaisir.

vendredi 19 mai 2017

Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l'imagination de Neil Gaiman

Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l'imagination


Auteur : Neil Gaiman
Maison d'édition : Au diable vauvert
ISBN : 9782846269469
Date de sortie : 15 Novembre 2014
Pages : 24
Prix : gratuit

Résumé : Le 14 octobre 2013, Neil Gaiman a donné une conférence à l'invitation de la Reading Agency, au Barbican Centre de Londres' Voici une retranscription intégrale de son discours.

Né en 1960 en Angleterre, Neil Gaiman est auteur de célèbres comics, scénariste et romancier. lauréat de nombreux prix, il est lu dans le monde entier. 

MON AVIS : Comment n'ai-je pas connu ce petit texte plus tôt? C'est une honte pour une lectrice comme moi qui fait de son mieux pour partager sa passion du livre. Cette retranscription du discours est superbe. Pour tous les amoureux du livres, c'est à lire d'urgence. Certains passages m'ont fait sourire (l'envie irrésistible de tourner les pages de ne pouvoir s'empêcher de lire encore). Bref, vous avez compris où je veux en venir. Certes, il parle du milieu littéraire britannique mais en France c'est pareil. Il y a un réel problème. Quand je pense que c'est les chinois qui sont les premiers à admettre que les littératures de l'imaginaire valent autant que les autres...Il y a comme qui dirait un paradoxe.

Oui, l'autre intérêt de ce texte est que l'on apprend beaucoup de choses sur le milieu, sur ce qu'il s'y passe et sur nos devoirs de citoyens et/ou lecteurs vis-à-vis des différents maillons de la chaîne du livre. Entre autre, les bibliothèques. Il nous en parle avec tant d'amour mais également tant de réalité...Il y est question des maisons d'éditions qui ferment à tour de bras...comme en France et de ce que l'on peut faire pour empêcher que cela continue.

En bref, tout citoyen doit lire ce texte s'il tient à ce que la culture puisse continuer à vivre. Je n'ai rien d'autre à dire. Je suis quasiment sûre de le relire ce texte.

mercredi 17 mai 2017

Édition Plume blanche

Je me souviens que je m'étais engagée à faire des articles sur des maisons d'édition. Je sais. Il n'y en a pas beaucoup à l'heure actuelle. Néanmoins, vous allez en avoir deux. Et oui, mes problèmes de santé et mon déménagement terminés, j'ai pu enfin consacré sur temps à ces articles prévu depuis un certain temps.

Je tiens à remercier les Édition Plume blanche d'avoir pris le temps de répondre à mes quelques questions et de leur disponibilité.

Édition plume blanche

Comment l'ai-je découverte?

Je l'ai découverte grâce à un auteur : Westley Diguet. En effet, il a publié "le règne du sang" que j'avais adoré (comme tous les romans de cet auteur). Pourtant, ce n'est pas à ce moment-là que je m'y suis réellement intéressée. Il a fallu que je m'intéresse au travail de Léna Jomahé pour apprendre qu'elle allait publier un nouveau roman. Je suis toujours dégoutée de ne pas avoir acheté le précédent. Ensuite, les halliénales. Un stand consacré à cette maison d'édition. J'y ai rencontré Léna Jomahé et Angela Arekin (pardon je n'ai pas encore lu le livre mais je le ferais promis). Depuis, ma wish list s'est considérablement allongé.


Les collections :

Quels sont les romans qui me font envie?

Je vous vois venir d'ici. Vous vous dites "tous". Et bien non même s'il y en a pas mal.
- À ma vie, à ta mort
- Ray Shepard
- Au delà des limbes
- Salem (j'avais failli lors des halliénales).

Ok, ça fait la quasi totalité du catalogue et en plus je ne parle pas des sorties à venir mais bon. Ils sont tentant. Je vous mets le lien de la maison d'édition : http://plumeblanche-editions.fr/

Questions/Réponses

1) Qu'est-ce qui vous a donné envie de créer cette maison d'édition et pourquoi?

Avant d’être éditrice, j’étais auteur et j’ai fais des années d’étude dans les Métiers du Livre et un jour, je me suis dis : pourquoi pas moi ? J’étais ce jour-là avec Sandra Triname, aujourd’hui l’une de mes meilleures auteurs (Salem et A ma vie à ta mort). Ainsi est née Plume Blanche. Durant des mois il a fallu réfléchir très précisément sur la ligne éditoriale, les collections, le nombre de parutions, la charte graphique, etc. Bref, cette maison d’édition c’est une grosse partie de moi, de ce que j’aime et les livres qui sortent sont tous des coups de cœur. 

2) En quoi est-elle différente des autres?

Juste à cause de ses coups de cœur, je pense. Je ne publie que 6 titres par an, soit un tous les deux mois et il s’agit vraiment de romans qui ont apporté quelque chose de magique. Je souhaite faire partager aux lecteurs un bout de rêve, un nouveau voyage au sein d’un univers qui vaut le coup !

3) Quelles sont les valeurs que vous souhaiteriez défendre?

Déjà, je défends les romans versions papier par rapport aux numériques même si on soigne les deux Ensuite, je tiens à la relation auteur-éditeur. Mes auteurs, je les connais tous, je discute avec eux, je compose avec chaque personnalité, essayer de les comprendre pour travailler au mieux leur roman. Ils mettent tous des mois, voire des années à écrire un texte qu’ils me remettent… et duquel il faut prendre soin !

4) Combien de livres publiez-vous par an? Aimeriez-vous en publier plus sur le long terme?

Actuellement, je publie 6 livres par an. J’espère, d’ici 2019, pouvoir sortir 10 titres à l’année et je n’irai pas au-delà. Il faut prendre le temps de mettre en avant chaque roman. Je veux essayer de faire en sorte que chaque titre rencontre son public, et donc, pour cela, il ne faut éviter d’en sortir trop !

5) Comment voyez-vous l'avenir de votre maison d'édition?

J’espère qu’on va continuer encore très très très longtemps d’exister !!!! Et de grandir ! Encore et encore jusqu’à ce que l’on trouve tous nos titres en librairie !!!     


Et voilà! Alors dites-moi tout! Vous aimez? Avez-vous repéré des titres qui pourrait potentiellement atterrir dans votre PAL?