dimanche 6 novembre 2016

Je marche donc je suis de Pierre Zylawski

Je marche donc je suis de Pierre Zylawski
Auteur : Pierre Zylawski
Maison d'édition : Édition du Riffle
Date de sortie : Avril 2013
ISBN : 978-2-916204-61-1
Pages : 310

Résumé : Anéanti par la disparition de son Héloïse,
Jean de Mady s’est jeté sur le chemin des étoiles, jusqu’à Compostelle…
Des millions de pas, pour tenter de redonner un sens à sa vie.
Accompagnez-le dans son cheminement.
Pas à pas, vous serez ce pèlerin laïc qui va se nourrir de rencontres magnifiques. Ecoutez-le, il vous parle :
Des jeunes, des vieux, des quatre coins du monde. Un chef indien sorti de son Amérique. St Jacques sous son porche. Deux parents qui ont perdu leur fille vivante. Cette vierge noire sur un tas de sacs. Un jeune nanti qui veut changer de vie. Deux ravis au cœur d’or. Roland de Roncevaux sans sa légende. Des cathédrales. Des étoiles filantes. Des chants, des chants, Ultreïa… et ce gamin qui n’avait qu’une main… et Fred… et Ludo… et Zoé… et Léonie… et tous les autres.

MON AVIS : Alors là, je reste sans voix. Je ne sais pas comment chroniqué ce roman mais je vais essayer. Pour preuve, je ne ferais pas comme d'habitude. J'ai mis un peu de temps à m'immerger dedans. Je suis vraiment sortie de ma zone de confort livresque. Je n'ai pas l'habitude de ce style-là et encore moins par les choix de l'auteur. Je n'ai pas eu du tout ce à quoi je m'attendais. Si vous pensez lire juste le périple d'un homme sur le chemin de Compostelle, je vous direz "c'est en partie vrai". Et j'ajouterai même que c'est l'histoire d'un homme qui se cherche et de sa personnalité. C'est aussi le portrait d'une France éloignée des nouvelles technologie où la nature est mise en avant. On traverse un bout d'Espagne et c'est pareil. C'est rafraichissant. On respire. Pierre Zylawski nous pousse à la réflexion, à faire également ce cheminement de l'esprit et de l'âme mais sans la marche. Tant mieux, je ne suis pas sportive pour un sous. C'est pour ça que j'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire. Le chemin de Compostelle n'est qu'un prétexte pour rencontrer le monde. Je n'arrivais pas à trouver la voix qui s'exprimait. Mais au fil du temps, j'y suis parvenu.

Le roman est découpé en deux parties. J'ai largement préféré la deuxième. La première est sympa mais pousse à lire en douceur, à savourer, à prendre son temps. Et je ne suis pas la meilleure à ce sujet. Quand à la deuxième, c'est tout ce que j'aime. Certaines expressions me sont restées en tête. J'ai mis du temps à comprendre le principe des poèmes ou haïkus. Mais au final, j'ai trouvé que peut-être on pouvait voir ça comme une répétition mais également comme un moyen de marquer l'esprit du lecteur. Concernant Jean de Mady, il a eu toute ma sympathie. Si des hommes comme lui existaient en France et même dans le monde, on se porterait tous mieux. Je remercie au passage l'auteur de m'avoir induite en erreur concernant une chose à son sujet. J'ai imaginé Jean d'une façon tout au long et à la lecture de la dernière page, je me suis prise une claque monumentale. Chapeau pour cette révélation. Ça nous prouve à quel point les mentalités n'évoluent pas tant que ça et à quel point les stéréotypes ont la vie dure. Je pense que je m'en souviendrais.

En bref, si vous aimez les instants de vie saupoudrés de rencontres qui nourrissent l'âme, si vous aimez ces romans qui s'impriment non par leur écriture mais par leur âme, foncez. Il y a un quelque chose qui rend ce roman vraiment particulier. Ce n'est pas un coup de cœur mais on en retire une leçon qui ne peut que vous faire grandir humainement et ce à n'importe quel âge.

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